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LE CRI DE LA BERNACHE

LE CRI DE LA BERNACHE
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LE CRI DE LA BERNACHE
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24 août 2026

OUI PATRICK, J'AI FAIT UNE CONNERIE

Le jour où je l’ai vu jeter les premières pierres dans l’océan, j’ai su que cet homme avait raison. Pourquoi ? Je n’en sais toujours rien.

Il cherchait une solution pour reconquérir l’espace que la mer lui avait dévoré, et cela me semblait être une juste cause. Sans doute une cause perdue d’avance. Mais son entêtement ne pouvait susciter que du respect.

Pendant des décennies, au prix d’une fortune engloutie dans son obsession, Benoît Bartherotte a bâti une digue de 500 mètres. Un ouvrage démesuré qui lui a permis de façonner son paradis, mais aussi d’attiser les clivages et les haines. Il devenait, à sa manière, « l’Indien de la Pointe ».

Je l’ai rencontré deux fois. Deux rencontres les yeux dans les yeux, qui m’ont permis d’entrevoir la profondeur du personnage et de me faire une idée de l’homme. Mon idée. Pas une conviction. Je préfère toujours laisser une place au doute.

C’est aussi pour cela que je le défendrai toujours lorsqu’il s’agit de saluer le travail titanesque, presque éternel, de cette digue.

Mais aujourd'hui, quelque chose me trouble.

Le Cap Ferret a changé. L’argent y fait désormais la pluie et le beau temps. Et les incendies de cet été ont révélé combien l’irrationnel pouvait faire perdre la tête, y compris aux plus fortunés.

Dans ce contexte, l’intervention de Benoît Bartherotte dans la construction, sans autorisation, d’un pare-feu à l’entrée du village me laisse perplexe.

Non pas parce que je pense qu’il en est incapable. Mais parce que je me demande : qu’avait-il à y gagner ?

Le feu était maintenu au Grand Crohot. Après les tergiversations, hasardeuses et tardives, de la mairie et de la préfète, un pare-feu a finalement été établi à Claouey par les autorités. Un solide rempart qui rendait la progression des flammes jusqu’à la Pointe extrêmement improbable.

Alors pourquoi poursuivre ?

Quelques coups de téléphone à de très hautes instances auraient permis d’obtenir une forme de légitimité pour achever un ouvrage momentanément à l’arrêt. Peut-être. Je n’en sais rien. Et c’est précisément là que commencent mes interrogations.

Car aussitôt, une formidable campagne médiatique s’est mise en marche.

Les journaux, les chaînes de télévision : partout, on est venu chercher Benoît Bartherotte. On lui a donné la parole, la lumière, le costume du chevalier blanc.

Il faut reconnaître qu’il excelle dans l’exercice. Il parle bien. Il sait convaincre. Et il n’est certainement pas insensible à la flatterie.

Mais, derrière cette avalanche de louanges, je ne reconnais pas complètement l’homme que je croyais connaître.

Et cela me rend triste.

Depuis que Xavier Niel et son épouse ont accentué leur présence et leur influence sur la presqu’île, depuis que des accords et des intérêts communs semblent s’être noués, j’ai parfois le sentiment que Benoît Bartherotte n’est plus tout à fait le même.

Peut-être est-ce injuste.

Peut-être est-ce simplement le temps qui passe.

L’âge peut aussi brouiller la lucidité. Ou peut-être est-ce moi qui me trompe.

Mais j’ai cette étrange impression d’un homme devenu prisonnier d’un système, d’une époque qu’il ne maîtrise plus complètement.

Et dans cette histoire de pare-feu, quelque chose me dérange profondément : Benoît Bartherotte prend toute la lumière.

Et derrière cette lumière, je me demande si l’on ne regarde pas trop peu ce qui se passe ailleurs.

Je ne comprends pas.

Alors oui, je le dis : ce pare-feu à l’entrée du Ferret ne me semblait pas nécessaire. Et surtout, de quel droit peut-on décider d’intervenir sur le domaine public sans en demander l’autorisation ?

La question n’est pas de savoir si Benoît Bartherotte est un homme courageux. Il l’est.

La question n’est pas non plus de nier tout ce qu’il a accompli. Ce serait absurde.

La question est simplement de savoir pourquoi, cette fois, il a choisi de franchir une ligne qu’il aurait probablement été le premier à dénoncer chez quelqu’un d’autre.

Et c’est peut-être cela qui me trouble le plus.

Je ne cherche pas à condamner. Je cherche à comprendre.

Parce que l’homme que j’ai connu, celui qui lançait ses premières pierres dans l’océan, celui qui se battait presque seul contre la mer, celui dont l’obstination forçait le respect, me semblait précisément être celui qui ne se couchait devant personne.

Alors, en attendant peut-être les réponses, j’aimerais simplement qu’un jour Benoît Bartherotte me glisse à l’oreille :

« Oui Patrick, j’ai fait une connerie. »

 

6 août 2026

LE MONSTRE A MORDU

(photo maximilien Lamy/afp)

C'est seulement quelques jours après L'APRÈS que j'ai enfin pu trouver les mots à coucher sur le papier. Rien à faire, je n'y arrivais pas. Une colère noire, froide, toujours présente dans mes tripes, m'empêchait de prendre le moindre recul face à cette catastrophe.

Une catastrophe tellement prévisible, rendue possible par l'inaction des instances et par des décisions promises depuis si longtemps, mais jamais tenues. Les cols blancs ont préféré alourdir la dette en assainissant 200 mètres de la Seine pour les Jeux olympiques plutôt que de financer les Canadair pourtant annoncés.

Dès les premières canicules, un frisson me parcourait l'échine lorsque je rentrais chez moi et que le souffle de l'air brûlant s'engouffrait entre les rangées de pins.

Au moment de l'évacuation, j'étais en déplacement. C'est avec la boule au ventre et à contre-cœur que j'ai accepté la décision de ma femme de prendre la route de l'exode, en emmenant ma mère avec elle, pour rejoindre cette interminable file d'exilés bloqués aux portes du brasier.

Cet éloignement m'a fait comprendre la véritable raison de ma colère.

Le temps des règlements de comptes viendra. Il y aura matière à établir les responsabilités. Alors, j'ouvre le bal.

- Cet incendie n'aurait jamais dû atteindre une telle ampleur si les promesses avaient été tenues.

 

- La préfète Sophie Brocas a, selon moi, démontré les limites de son action, semblant totalement dépassée par l'ampleur des événements.
 

- L'État français a failli dans sa mission régalienne, apparaissant hors sol et absent au moment où la situation exigeait une réponse à la hauteur.
 

- Les chaînes d'information en continu, BFM TV et CNews, ont été lamentables. Entre sensationnalisme, fausses informations, images trompeuses et interviews découpées au montage jusqu'à déformer les propos tenus, tout semblait bon pour maintenir le téléspectateur sous tension afin qu'il continue à consommer de la publicité. Honte à eux.

Pourtant, au milieu de ce malheur, de très belles choses sont apparues.

Face à l'adversité, nous avons montré que nous étions capables de nous unir, de prendre les bonnes décisions et d'agir sans attendre l'autorisation de l'administration. Cette solidarité m'a profondément réchauffé le cœur et a fait reculer, pour un temps, mon côté misanthrope.

Les maires des communes touchées par cet incendie ont été exemplaires dans leur gestion. Petit bémol toutefois pour Philippe de Gonneville, maire de Lège-Cap-Ferret, qui a parfois semblé hésitant, avec quelques décisions que j'ai jugées maladroites.

Et, pour une fois que je ne l'égratigne pas, je tiens à adresser une mention spéciale à Bruno Lafon, maire de Biganos, qui a su tenir tête à Emmanuel Macron et à son entourage. J'espère qu'il poursuivra ce combat avec la même fougue et la même détermination.

Mon WhatsApp a explosé après la publication de cette photo d'illustration, qui a fait le tour de la planète. Même mes amis indiens s'inquiétaient pour moi. Les bâtons d'encens et les offrandes ont probablement rempli les temples.

Cette photo résume parfaitement l'époque que nous vivons. Il n'est pas nécessaire de porter un jugement sur les personnes installées sous le parasol. Il suffit simplement de réfléchir en gardant à l'esprit que cet été sera probablement le plus frais des décennies à venir.

Nous vivons tous cette tragédie avec un ressenti différent. Mais une chose est certaine : nous devrons rester unis pour mettre en œuvre les meilleures décisions afin qu'un tel drame ne se reproduise plus. Surtout, ne laissons pas le temps poser un simple pansement sur des cicatrices qui exigent de véritables réponses.

Pour finir, je voudrais exprimer mon immense gratitude aux pompiers, aux agriculteurs, aux volontaires, aux bénévoles et à toutes celles et tous ceux qui ont contribué à cette lutte acharnée.

Merci à vous.

Continuons à être solidaires envers les sinistrés. Ils ont encore besoin de nous.

9 juillet 2026

L'ETE SERA CHAUD...TRES CHAUD

 

Quand les images dérangent, il reste toujours le récit.

Avec ces canicules à répétition, mes neurones avancent à la vitesse d'un escargot asthmatique. Heureusement, il y avait une date que je n'avais pas laissée fondre au soleil : le 1er juillet, jour du procès d'Yves Foulon, maire d'Arcachon, poursuivi pour des faits d'injures, de menaces et de violences à l'encontre de l'élu écologiste Vital Baude.

J'avais écris plusieurs billets satiriques ou le délire avait atteint son paroxysme, sûrement à cause de la chaleur, ou les défenseurs de «Son Altesse Sérénissime» se prenaient pour Cyrano de Bergerac sous le balcon de Roxane récitant leur plaidoirie avec un accent balkanien mais mes amis m'en ont dissuadé en me demandant un billet plus éditorial.

Depuis la diffusion de la vidéo par Vakita, cette affaire avait largement dépassé les limites du Bassin. Les images avaient fait le tour des rédactions nationales. Chacun pouvait se forger une opinion à partir de ce qu'il voyait, plutôt qu'à partir de ce qu'on lui racontait.

Avec Serge, avocat, et Philippe, juriste, nous avions décortiqué cette affaire sous toutes les coutures. Le 1er juillet, j'attendais donc les comptes rendus d'audience avec une certaine curiosité. Les premiers articles sont tombés en début de soirée. Puis Sud Ouest a publié son récit de l'audience vers 22 heures. Enfin, La Dépêche du Bassin est allée jusqu'à modifier son édition pour annoncer les réquisitions du procureur :

«quatre mois de prison avec sursis et 10 000 euros d'amende.»

Ce qui m'a le plus marqué n'est pourtant pas la décision de la peine requise. C'est la stratégie de défense.

Lorsqu'une vidéo existe, lorsque chacun peut observer la scène, il devient difficile de contester frontalement les images. Il reste alors une autre voie: en changer la lecture. Déplacer le centre de gravité du débat. Faire du prévenu une victime des circonstances, des médias, voire d'un prétendu acharnement. Pendant ce temps-là, celui qui se dit victime se retrouve, à son tour, placé sur le banc des accusés au travers des plaidoiries.

C'est un grand classique du procès pénal. Rien d'illégal à cela : la défense utilise tous les arguments qu'elle estime utiles à son client. Mais chacun est libre d'apprécier leur force de conviction.

En revanche, j'ai quitté cette audience avec un léger sentiment de frustration concernant la partie civile qui il me semble, n'a pas été à la hauteur. Il y avait vraiment matière à pousser Yves Foulon dans ses retranchements, quitte à prendre de l'objection.

Vital Baude a impressionné par son calme. Pas un mot plus haut que l'autre. Pas d'emportement. Une attitude qui, à mes yeux, lui a davantage servi que bien des plaidoiries.

Mais certaines contradictions méritaient peut-être d'être davantage mises en lumière.

L'une d'elles m'interroge particulièrement. Sauf erreur de ma part, Yves Foulon n'avait jamais présenté d'excuses publiques à Vital Baude après les faits. Pourtant, devant le tribunal, il aurait indiqué avoir présenté ou renouvelé ses excuses. Cette affirmation aurait gagné à être confrontée aux déclarations publiques et aux éléments connus du dossier. Dans un procès, les mots comptent autant que les silences.

Le tribunal rendra son jugement. Lui seul dira le droit.

Mais cette audience rappelle une chose essentielle : une vidéo montre des faits. Ensuite commence une autre bataille, celle de leur interprétation. C'est souvent là que se joue la partie la plus subtile. Les images parlent. Les plaidoiries tentent parfois de leur faire dire autre chose.

Et nous... nous écoutons les deux.


C'est indéniable, l'été sera chaud...très chaud.


Bonnes Vacances et prenez soin de vous.

 

 

15 juin 2026

LA TÊTE AILLEURS

Avec cette farniente estivale précoce, je dois vous avouer que j'ai vite appliqué ma devise "Prendre plaisir à ne rien faire". Cependant comme disait l'autre " Rien de neuf à El paso".

Donald Trump s'enlise lourdement dans sa guerre avec l'Iran quand son narcissisme ne fait plus rire grand monde. Benjamin Netanyahou abuse ouvertement de destructions massives à ses voisins s'assurant d'asperger du glyphosate sur les ruines fumantes. Sa jubilation de ses actes est aussi grande que le silence de la communauté internationale.

La grande messe de la coupe du monde de football va servir de jeux aux peuples en cachant les scandales humanitaires dans la liesse populaire.

Sur le bassin d'Arcachon les tiroirs caisse sont bien lubrifiés pour une saison estivale qui s'annonce prometteuse. Son Altesse sérénissime crème antirides alias Yves Foulon maire d'Arcachon prépare fébrilement son procès avec son vieil ami avocat Benoît Duclos Ader. Avant de choisir l'emplacement de son bracelet électronique, il soigne ses administrés en virant lamentablement les bambins de l'école historique Osiris dans de vulgaires Algecos afin de récupérer et transformer le lieu en un centre médicalisé connecté pour personnes âgées.

https://www.ladepechedubassin.fr/gironde/arcachon/l-ecole-osiris-sacrifiee-sur-l-autel-du-troisieme-age-29118716.php

 

Le marronnier avant saison sur les contrôles nautiques du plan d'eau mais surtout autour du banc d'Arguin alimente les gazettes .Le constat est que les infractions sont supérieures à celles de l'année dernière. Les contrevenants continuent de sourire et balancer virtuellement des bras d'honneur aux autorités soucieuses de privilégier la prévention afin de ne pas froisser le business de la plaisance. En bref, rien ne change, l'impunité apaise toujours les coups de soleil.

https://www.sudouest.fr/gironde/arcachon/bassin-d-arcachon-exces-de-vitesse-intrusion-en-zone-de-protection-enceintes-musicales-sur-le-banc-d-arguin-avec-les-beaux-jours-toujours-les-memes-infractions-29471324.php

 

Alors tous ces braves gens sont allés se consoler à la soirée blanche sur la plage Pereire à Arcachon organisée par son Altesse sérénissime... Ça y est, j'entends déjà les commentaires arriver à mes oreilles :
« -Vous ne faites que critiquer,vous êtes un triste sire, vous ne voulez que rien ne bouge,barrez vous et bla bla bla...gnan gnan gnan.»
Ben oui je trouve que ce genre de festivité n'a aucun sens si ce n'est que d'être une concentration de personnes bling bling et prout prout venus montrer leur fidèle corporation au maître du lieu et se retrouver ensemble pour pouvoir dire on y était. Il faut quand-même revenir à la genèse de la soirée blanche pour bien comprendre mon point de vue. C'est Eddy Barclay qui dans les années 70 décidait d'inviter ses amis proches pour une soirée déglinguée avec juste la contrainte d'être tout de blanc vêtu. Une fiesta no limit entre riches ou les fêtards invétérés du show business de tous les milieux artistiques pouvaient laisser libre l'exubérance de leurs délires. Au petit matin, il n'était pas rare de voir Carlos dans la piscine avachi dans une bouée sirotant le fond de sa coupe de champagne sous le regard hilare de Jack Nicholson et sous les notes de piano d'un Elton John finissant de sniffer sa ligne de coke. Nous sommes donc très loin de la soirée de 19 à 23 heures ou l'on emmène son rosé, son panier repas et le cendrier de plage, ou Marie Andrée un peu éméchée se trémousse sur les premiers rythmes du Dj devant les bouilles moqueuses de ses chérubins avant d'applaudir un feu d'artifice à 100 000 balles et rentrer à la Kasbah car il ne faut surtout pas déranger la bourgeoisie du front de mer après minuit. Désolé cette mascarade ne m'intéresse pas. Le dress code blanc a été institutionnalisé par les fêtes gasconnes et marketté dans les années 90 pour ne pas différencier les classes sociales ou seule la couleur du bandanas pouvait indiquer le lieu de la ville. Le but de ces fêtes et ferias est d'oublier le quotidien pour se mélanger avec les autres en partageant la joie de vivre de peñas en peñas jusqu'à ce que l'ivresse emporte l'âme au bout de la nuit. Pour ma part je n'ai jamais réussi à garder un tee-shirt blanc propre plus d'une heure et je préférerais mettre un jean ou un short. Avec les tapas je m'en fous partout! Un gros dégueulasse. L'avantage c'est que je n'étais pas le seul... Donc pour moi, ces soirées blanches sont un rassemblement de moutons bêlant à l'unisson pour dire que l'herbe était bien fraîche. Une mise en scène d’un art de vivre standardisé. L'emploi du mot mouton n'est pas péjoratif. Il symbolise simplement le moyen et l'action d'accoutumer la masse populaire. Ainsi le berger en haut du contrefort peut surveiller son troupeau, tranquille et paisible.
C'est une fête qui devient un produit marketing géré comme un plan de communication municipal, parce que la machine économique et immobilière est lancée, qu'elle tourne à plein régime et qu'elle a besoin de ce "gazon synthétique" bien propre pour rassurer la clientèle qu'elle cherche à attirer. La spontanéité et la joyeuse pagaille des peñas d'antan font peur à la nouvelle bourgeoisie du front de mer. On veut bien du pittoresque, mais un pittoresque "Disney", sur fond de carte postale, sans odeur de friture ni éclats de voix après minuit.
https://www.sudouest.fr/gironde/arcachon/bassin-d-arcachon-c-est-tellement-classe-une-soiree-blanche-sur-la-plage-a-pereire-c-est-une-soiree-dans-le-luxe-29462758.php

 

C'est avec beaucoup de tristesse, que deux êtres exceptionnels sont partis rejoindre le souffle de la liberté, la beauté de l'humanisme. La pensée d'Edgar Morin restera la définition de la sagesse et David Hockney un génie artistique aux œuvres éternelles ou la liberté avait des couleurs acidulées, il disait :
"Je pense vraiment que le monde est extraordinairement beau, à condition de le regarder.”
Chapeau Bas et bon vent à vous Messieurs. 

 

 

20 mai 2026

LE CANON QUI FAIT BOUM

Le 4 juillet 2026 au parc des expositions de La teste de Buch se tiendra le banquet le canon Français

 

Le mythe que nous utilisons que 10 % de notre cerveau est totalement faux. En fait si nous sommes tous différents, notre corps fonctionne avec la même mécanique. Nous avons tous une Ferrari mais chacun ne l'utilise pas de la même manière.

Le cerveau fonctionne à 100% 24/24 en établissant des connexions dans des zones bien spécifiques quand nous le demandons et il a une capacité suffisamment grande et vaste pour dépasser de très loin ce qu’un humain utilise normalement dans une vie. Nous avons le pouvoir d'activer ou non les zones utiles à ce que nous sommes, ou pas. C'est pour cela que l'on dit parfois

«lui, il n' a pas la lumière à tous les étages».

Son seul problème est qu'il est malléable et manipulable jusqu'à notre subconscient et avec l'essor des réseaux sociaux et de la technologie notre vision sur notre position existentielle amène un désordre idéologique qui non conscient peut être extrêmement dangereux. Jusqu' ici rien de nouveau point de vue scientifique sauf qu'on oublie trop souvent ou qu'on néglige l'histoire contemporaine de notre humanité.

Son évolution est le fruit de communications engendrant un consentement des populations pour le bien ou le mal. Sans être péjoratif c'est la définition de la propagande. Heureusement des capacités de résilience arrivent à sauver et à donner raison à une justice même si la puissance du pouvoir de certaines démocraties peut démontrer le contraire. À l'ère de la société de consommation le marketing et les techniques de ventes furent enseignées dans toutes les écoles de commerce. Le but n'est pas de vendre un produit mais de provoquer le désir pour que le consommateur l'achète avec son intime conviction.

Pour y arriver rien de mieux que d'utiliser les capacités du cerveau et ainsi, on peut vendre de la glace à un esquimau. Nous sommes tous à la même enseigne. Confrontés à longueur de journée à la manipulation intellectuelle et résister n'est pas une mince affaire car la banalisation des choses supprime l'empathie pour mieux se réfugier dans son moi profond.
 

Dans plusieurs billets je vous ai parlé du livre d'Edward Bernays Propaganda qui montre les mécanismes du consentement pour les sociétés de masses:
 

"La manipulation consciente et intelligente des habitudes et opinions des masses est un élément important de la société démocratique. »
 

En gros, pour lui, si des millions de personnes doivent agir ensemble, quelqu’un finit nécessairement par “organiser” leurs perceptions jusqu'à leur banalisation.

Qui se soucient du sort des Palestiniens, des ukrainiens, de la famine au Soudan?! C'est la seule différence entre le marketing et la propagande. Les similitudes entre les deux augmentent notre indifférence.
 

C'est pour cela que le bruit et les rumeurs autour des repas gastronomiques identitaires le Canon français méritent d'y accorder de l'attention.. Deux jeunes personnes ont inventé un concept événementiel identitaire soi-disant festif pour promouvoir la culture française. Réunir un maximum de personnes dans une salle pour partager les produits du terroir en affichant pleinement son appartenance identitaire par des chants patriotiques de 12 à 17 heures,pour 80 euros par personne. Voilà le côté marketing de leur produit.
 

Tout d'abord, même si ce n'est pas ma tasse de thé, je n'ai rien contre ce genre de manifestation. Cependant rien n'est déshonorant que de dire que le concept penche lourdement pour une droite républicaine.
 

Déjà, à mon humble avis, sortir torché en fin d'après-midi, remonté comme un coucou ne présage rien de bon pour la fin de soirée et pour 80 euros , je préfère les mettre ailleurs.
 

Le hic, c'est que chanter cinq fois la marseillaise en braillant la main sur le cœur , de reprendre les refrains de Michel Sardou, Joe Dassin et Michel Delpech me paraît un chouia ringardosse. Mais, pourquoi pas?! Sauf qu'un milliardaire français d'extrême droite est devenu actionnaire de cette société. C'est quand même un peu dérangeant.( Sauf pour Cnews et Vincent Bolloré). La communication tourne à plein régime et les réseaux sociaux sont saturés d'images conviviales, alimentant le succès de ces repas. Les dissidences entrent dans le game et les polémiques nourrissent la communication.
 

Il ne peut y avoir aucun doute. Ces mécanismes de communication utilisés rappelent ceux de la propagande identitaire. Maintenant, il reste à savoir si chaque participant est prêt, est disponible pour cautionner une idéologie d'extrême droite.? Le danger est de croire que le canon peut faire boum.

 

5 mai 2026

FAUTE DE GRIVES ON MANGE LES MERLES

 

Ça y est, nous y sommes. Les présidents des instances communautaires du bassin d'Arcachon viennent d'être élus et le titre du billet résume à lui seul les résultats.

«Faute de grives, on mange les merles».

J'aime bien ces vieux dictons ou citations un peu désuets mais tellement remplis de bon sens.

Après à peine une semaine en poste le général «Mister trois étoiles» alias Thierry Gouaichault le nouveau maire de La Teste de buch en bottant les fesses de son prédécesseur, s'est aperçu une fois élu à la présidence de la COBAS que la gestion de bon père de famille prônée par la «Queen gujanaise la baleine» alias Marie Hélène des Esgaulx lors des précédents mandats était en fait qu'une vulgaire martingale qui a laissé un vide sidéral dans la caisse de l'institution. Cet homme qui a fait carrière au service de l'état découvre que dans ce territoire, la fonction de maire qui devrait être similaire à la sienne, est plutôt de chercher les moyens de se servir dans les caisses de l'état pour satisfaire un clientélisme fidèle afin de pérenniser un fonctionnement assurant une mainmise sur les administrés. Avec cette découverte le bonhomme est tombé de son fauteuil et il est fort à parier qu'avec le temps, ce novice de la politique locale va encore rechuter de plus belle en approfondissant les dossiers en cours. Il va être intéressant de suivre ses réactions et ses décisions pour peut-être y voir enfin une prise de conscience sur la gravité environnementale et l'urgence d'actions nécessaires pour la sauvegarde du bassin d'Arcachon.

Au nord, à la COBAN suite au chaos monumental orchestré par l'énorme bourde sénatoriale de l'ancien président qui avait fait imploser l'instance toute entière, un boulevard était tout tracé pour «le Dentiste» alias Philippe de Gonneville le maire de lège Cap Ferret. Réélu à la surprise générale, encore sous extasy dans l'euphorie sa victoire, il va devoir convaincre pour ramener un peu de discipline et de paix dans ce nid à frelons, tout en déclarant une totale transparence dans les décisions à venir. Peut-être qu'un des membres du bureau lui demandera de rembourser les millions d'euros que sa mairie avait perçu sans justificatif, pendant des décennies. Ne dit on pas :

« les bons comptes font les bons amis et qui paie ses dettes s'enrichit.»
 

Quand au siège suprême, la Rolls à pépettes du bassin d'Arcachon le SIBA, il fallait une personne qui aime chanter les pieds dans la merde. Qui de mieux que notre coq gascon «le Béguey» alias Bruno Lafon le maire de Facture Biganos pour s'atteler à la tâche. Et la tâche est gigantesque. Faut dire que l'ancien président Son Altesse Sérinissime crème antirides alias Yves Foulon est grillé comme une saucisse oubliée sur le barbecue après la vidéo choc qui a réduit instantanément son royaume à la seule ville d'Arcachon où il reste encore en odeur de sainteté. Une ville ou même l'Abbé Pierre a été réhabilité de ses péchés. Cependant la justice pourrait lui porter un coup fatal pour son trône à la mairie. Pas pour les insultes où il sera à l'amende mais pour les menaces proférées envers son opposant. Je crains que sa défense de la villa Salesse, sa maison comme il dit, en voulant se faire passer pour une victime sera une très faible circonstance atténuante face à la gravité des faits. Maintenant c'est à la justice de décider... Donc le Béguey est très fier de récupérer un mandat inespéré et pour son intronisation, son discours en était tout aussi surprenant.
 

«-Comme vous, j'ai été heurté que l'on félicite le SIBA pendant soixante-dix ans pour son action et que tout change en quelques semaines.»
 

D'abord pour ma part je n'ai pas été heurté car depuis des décennies nous sommes nombreux à dénoncer les manquements, les dérives et les décisions de cette instance. Effectivement dans les années 70, le réseau des eaux usées tout autour du bassin d'Arcachon était une prouesse ( mise à part le déversement prévu à quatre kilomètres du wharf pour finalement être réduit à quelques centaines de mètres) De plus, dixit Robert Cazalet l'ancien empereur, cet exceptionnel ouvrage devrait couvrir l'utilisation jusqu'à 80000 habitants. Aujourd'hui nous sommes environ plus de 150000 résidents hors saison touristique et mis à part quelques pansements pour rassurer l'opinion publique, le constat factuel est un réseau complètement obsolète. Nous subissons les inconvénients, les ravages mais les décisions à prendre, les millions d'euros promis ne sont que fadaises pour camoufler leur responsabilité à ce désastre.

 

Le bassin on l'aime, on le protège est le seul leitmotiv, la seule décision à prendre et imposer afin de transmettre, de perpétuer un lieu où la nature est la seule à offrir un cadre de vie et une identité. Il faut une refonte nécessaire du SIBA en lui donnant uniquement la fonction de s'occuper des réseaux, eaux usées et pluviales et déléguer le tourisme à une autre entité . Deux fonctions bien distinctes et immiscibles.
 

 

En ce milieu de matinée le lagon est encore calme et les couleurs turquoises commencent à embellir le panorama. Sous le parasol de son transat privatisé, la chaleur lui lèche doucement la carcasse. Malik, le serveur local du Resort et son corps d'Apollon lui ramène un cinquième caïpirinha fruit de la passion qu'il a savamment préparé afin de trouver le dosage parfait pour sa cliente. La dame attrape le verre et aspire à la paille longuement en fermant les yeux. Elle pousse de petits râles de plaisir puis recommence jusqu'à la dernière goutte du breuvage. Après deux minutes de réflexion intérieure, elle ré ouvre les yeux en lâchant un sourire radieux.
 

«-Mon doudou, tu viens de trouver la formule magique qui me met en joie. Approche...( Elle lui glisse un billet de 10$ dans l'élastique de son short) Allez files me refaire son frère jumeau pendant que j'aille refroidir la viande.»
 

En foulant le sable blanc immaculé avec son masque et tuba, le soleil torride fait monter la cachaça instantanément à son cerveau et les papillons qui batifolent dans sa tête la rendent heureuse. Dans l'eau cristalline à 28 degrés, elle observe la faune du lagon comme un enfant dans un magasin de jouets. Tous ces petits poissons multicolores qui tournent autour d'elle en la frôlant lui rappellent toutes ces longues années où ses conseillers municipaux, tous ces maires lui léchaient les pieds pour avoir une petite faveur. Quand elle aperçoit une tortue mâchouillant de l'éponge sur le récif, elle revoit son premier adjoint qui avalait des boas constrictors pour attendre son heure de gloire.
De retour à son transat, son Iphone crachait en boucle la sonnerie de la danse des canards attribuée à son ancien premier adjoint «Flipper» alias Xavier Paris le nouveau maire de Gujan Mestras.

 

«-Allo ma chère Reine...vous me manquez tellement, follement et j'aurais tellement besoin de vous auprès de moi en ce moment.
 

-Allons allons, mon grand dadais il faut se ressaisir. Je t'ai donné les clés de cette ville et je t'ai appris toutes les ficelles pour devenir le roi de ce royaume.
 

-Oui mais le général qui vous a remplacé à la présidence de la COBAS est un coriace. Il a très vite dénoué les nœuds de vos ficelles en annonçant haut et fort que la supercherie allait provoquer une hausse de 38 % des impôts.
 

-C'est normal une carrière militaire au service de l'État avec une rigueur exemplaire ne s'efface pas d'un coup de baguette magique. Je suis sûr que dans quelques temps, après avoir aperçu tous les avantages du clientélisme local, sa vision du service public devrait être bien différente et le bonhomme sera certainement plus malléable avant de prendre une décision. Dans le cas contraire, il faudra passer au plan B en essayant subtilement de l'aiguiller et si cela ne suffit pas il faudra trouver son point faible pour lui faire changer d'avis en douceur. Je crois que le gars est un fada des canassons et des courses. Pas besoin de te faire un dessin.
 

-C'est pour cela ma reine que j'ai besoin de vous, de vous avoir auprès de moi pour écouter vos précieux conseils. J'ai donc décidé de vous nommer maire honoraire pour vos bons et loyaux services envers cette belle commune dont je suis désormais aux manettes. De plus, grand nombre des administrés vous vénère toujours.
 

-Honoraire ?! Combien me donnes tu pour cette mission ?
 

-Non ma reine, c'est juste un titre honorifique, non rémunéré.
 

-Dis donc mon grand, tu ne crois pas que je vais quitter ma plage de sable fin pour retrouver les tronches de cake que je me suis farcies pendant 40 ans. Et en plus, le tout pour gratos. Pour réfléchir, je t'envoie mon IBAN en t'indiquant que mon Resort me coûte 800 balles par jour. Bon je te quitte car mon doudou se pointe avec mon délicieux rafraîchissement qui va vite effacer cette conversation.

 

 

14 avril 2026

L'ODE SANS L'AU-DELA

 

Avec cette précoce journée estivale, j'ai voulu à marée basse,aller chercher quelques bigorneaux pour l'apéritif. Quand j'en suis revenu les mains vides, j'ai écrit ce billet d'un seul jet:
 

L'ode sans l'au-delà
 

Vous qui, la Rolex au poignet, faites dégouliner l’ingratitude sur vos souliers.
 

Vous qui vendez du bonheur sur papier glacé en cachant les souvenirs d’antan froissés.
 

Comment avez-vous pu me laisser tomber ?
 

Comment osez-vous me regarder en baissant les yeux ?
 

Votre égoïsme vous détourne de ma lente agonie et j’en suis chagriné.
Vous restez murés dans vos certitudes, oubliant que sans moi vous n’êtes rien.
Je vous ai tout donné pour y voir un sens à l’existence et avant, vous me chérissiez.

 

Je laissais mon jardin aux enfants, à marée basse, pour qu’ils puissent jouer dans l’immensité des herbiers, à la découverte d’une faune sauvage, et nager dans l’eau cristalline qui remontait lentement par les esteys sableux pour lécher la plage aux parasols.
 

Que voyez-vous maintenant ?
 

Regardez-moi dans les yeux quand je vous parle.
 

Hein… que voyez-vous ?
 

Rien.
 

Plus rien.
 

Même plus un cormoran séchant ses ailes sur un piquet, même plus les aigrettes dînant dans les flaques, ni même les mouettes attendant sagement le retour du montant sur un banc de sable.
Vous croyez sûrement que l’eau de votre piscine suffit à combler vos désirs, car la mienne est devenue trop vaseuse à vos yeux.

 

La faute à qui ? À quoi ?
 

Y avez-vous pensé, juste une seule fois ?
 

Je vous ai tout offert. Du travail, une douceur de vivre sincère, réelle, alors qu’aujourd'hui vous n’en avez fait qu’une illusion capable de nourrir votre cupidité, pour paraître meilleurs face à vos semblables.
 

Je n’ai aucune aigreur envers vous.
 

Je suis simplement triste de voir votre adaptation à une résilience de non-sens se fondre dans vos certitudes, sans qu’aucune indignation puisse troubler votre ego. Votre silence face au ruissellement de vos excréments sur mon être n'est que le reflet d'une époque où les âmes sont égarées.
 

Oui, je meurs. Lentement, mais sûrement. Cependant j'ai un espoir. Je possède une chose que vous n'avez pas, l'éternité. Je sais au fond de moi qu'en votre absence, je pourrais renaître.
Oublier le sens de la vie c'est rater l'essentiel.

 

 

6 avril 2026

ELECTIONS MUNICIPALES BASSIN ARCACHON

Après s'être balancé des seaux de merde sur la tronche ( expression quelque peu vulgaire, j'en conviens , mais assez significative sur les actions des candidats dans la campagne électorale) il semblerait que la hache de guerre soit enterré entre les nouveaux maires et leurs opposants, du moins pour le moment car le manche dépasse  toujours du tas de sable prêt à être saisi à la moindre occasion. C'est quand même plus démocratique d'avoir une opposition dans un conseil municipal même si on sait que dans certaines mairies celle-ci n'est qu'un prétexte à l'illusion.
 

Les résultats des élections municipales sur le bassin d'Arcachon ont été conformes aux prévisions, malgré deux grosses surprises.
Porter l'arrogance d'un patronyme sur le devant de la scène ne fait qu'augmenter la méfiance et le clivage. "Sam junior" alias Thomas Sammarcelli en fusionnant avec Fabrice Pastor vient de s'en apercevoir à ses dépens. Pourtant dimanche midi sur le marché du Cap Ferret, "le Dentiste" alias Philippe de Gonneville le maire faisait grise mine en griffonnant le discours d'adieu à ses administrés sur le coin d'un zinc d'un bar à tapas. Le soir au dépouillement, les bulletins sortis des urnes lui firent l'effet d'un gramme de coke dans les narines. Il a aussitôt transformé la mairie en discothèque pour célébrer sa victoire en devenant le roi du dance floor jusqu' au bout de la nuit.

 


"Pluto" alias Patrick Davet le maire sortant de La Teste de buch est inconsolable. Il vient de se faire éjecter manu militari par un général à la retraite  Thierry Gouaichault, bien décidé à remettre un peu de discipline dans cette mairie. Les flatteries macronesques lors de l'incendie en 2022 et ses romances viscérales avec les promoteurs ont écarté de son esprit les doléances de ses administrés. Désormais il se retrouve seul abandonné sur la dune du Pilat, laissant échapper des larmes de nostalgie.
 


À Andernos les bains "Droopy" alias Jean Yves Rosazza le maire réélu n'a même pas eu un frisson lui courir sur l'échine, car les argumentaires de ses opposants sur des égos surdimensionnés n'ont pas été assez dissuasifs pour changer la donne. Il rempile tranquillou pour un troisième mandat avec cette fois-ci, enfin une opposition au conseil municipal.
 


Même schéma à Gujan Mestras, même si "Flipper le grand dadais" alias Xavier Paris a eu les sueurs froides, il a reçu avec une émotion fébrile et puérile, l'écharpe tricolore de son pygmalion la Queen gujanaise la baleine alias Marie Hélène des Esgaulx la maire sortante qui désormais peut aller se faire bronzer aux Seychelles pour profiter d'une retraite bien méritée.
 

L'enseignement de ces résultats, malgré deux nouveaux entrants n'est pas très encourageant pour la protection environnementale et la sauvegarde du bassin d'Arcachon. Même si la Factory du bassin d'Arcachon a pris pas mal de plomb dans l'aile, que beaucoup de questions fleurissent sur la personnalité de certains, la distribution des rôles dans les instances communautaires va être décisive pour peut-être entrevoir s'installer la lumière du bon sens. ( Ne rêvons pas quand même, soyons réalistes)
A suivre...

 

1 avril 2026

COUP DE TONNERRE

Coup de tonnerre en Arcachonie. C'est par un communiqué de presse que "Son Altesse sérénissime crème anti-rides" alias Yves Foulon le maire d'Arcachon vient d'annoncer sa démission. C'est après avoir passé plus d'une heure dans le confessionnal de l'église saint Ferdinand, quand le curé de la paroisse lui signala qu'il n'avait pas assez de prières ni de bougies pour sa repentance, que sa décision fut prise. Aussitôt ses fidèles administrés ont voulu marquer leur compassion en déposant des roses jaunes sur les marches de la mairie. Le communiqué se termine par cette dernière phrase : 

"-je suis, j'ai été, je pars mais je resterai dans la villa salesse si dieu veut bien accepter ma résilience en m'épargnant le port d'un bracelet électronique. Je me retire et renonce à ce jour à toutes mes fonctions et instances politiques de mon royaume"

24 mars 2026

MISE AU POINT

 

 

Suite à mon dernier billet, j’ai reçu de nombreux messages. D’ordinaire, je réponds individuellement, mais cette fois je fais une réponse collective.
Soyons honnêtes deux minutes. Sur le bassin d’Arcachon, le problème n’est pas cette vidéo. Le problème, c’est qu’elle ait été filmée. Car ce qu’elle montre, beaucoup le savaient déjà, sans jamais rien dire.
Ce que l’on voit ici n’est pas un simple dérapage. Un dérapage est ponctuel. Là, il s’agit de quelque chose de plus profond, de plus installé. Un climat nourri, toléré, parfois même encouragé, jusqu’à devenir presque normal.
Et c’est bien cela qui dérange.
Ce ne sont pas seulement les mots, ni la vulgarité, ni même la violence. C’est leur banalisation. Cette habitude qui s’installe dans les esprits et finit par rendre acceptable ce qui ne devrait jamais l’être.
Un élu ne parle pas ainsi par hasard, une seule fois, sans contexte. Il parle ainsi quand il pense pouvoir le faire. Quand il se sent intouchable.
Il y a eu des excuses, des soutiens, des justifications. Mais au fond, tout était déjà là. La seule différence, cette fois, c’est que tout le monde a vu.
Alors une question demeure: Sommes-nous vraiment choqués… ou simplement spectateurs ?
Pour ma part, je le suis. Pas tant par la scène elle-même que par l’indifférence qu’elle révèle. Celle de ceux qui baissent les yeux, qui se taisent, qui préfèrent détourner la tête pour ne rien perdre de leurs privilèges.
Car en agissant ainsi, ils ne sont pas neutres. Ils deviennent complices.
Sans ces images, qu’en aurait-il été pour l’opposant ? Comment aurait-il pu faire entendre la violence qu’il subit face à un pouvoir sûr de lui-même ?
C’est aussi pour cela que je tiens à apporter mon soutien total à Vital Baude.
Dont acte.

Patrick Erzan

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