L'ODE SANS L'AU-DELA
Avec cette précoce journée estivale, j'ai voulu à marée basse,aller chercher quelques bigorneaux pour l'apéritif. Quand j'en suis revenu les mains vides, j'ai écrit ce billet d'un seul jet:
L'ode sans l'au-delà
Vous qui, la Rolex au poignet, faites dégouliner l’ingratitude sur vos souliers.
Vous qui vendez du bonheur sur papier glacé en cachant les souvenirs d’antan froissés.
Comment avez-vous pu me laisser tomber ?
Comment osez-vous me regarder en baissant les yeux ?
Votre égoïsme vous détourne de ma lente agonie et j’en suis chagriné.
Vous restez murés dans vos certitudes, oubliant que sans moi vous n’êtes rien.
Je vous ai tout donné pour y voir un sens à l’existence et avant, vous me chérissiez.
Je laissais mon jardin aux enfants, à marée basse, pour qu’ils puissent jouer dans l’immensité des herbiers, à la découverte d’une faune sauvage, et nager dans l’eau cristalline qui remontait lentement par les esteys sableux pour lécher la plage aux parasols.
Que voyez-vous maintenant ?
Regardez-moi dans les yeux quand je vous parle.
Hein… que voyez-vous ?
Rien.
Plus rien.
Même plus un cormoran séchant ses ailes sur un piquet, même plus les aigrettes dînant dans les flaques, ni même les mouettes attendant sagement le retour du montant sur un banc de sable.
Vous croyez sûrement que l’eau de votre piscine suffit à combler vos désirs, car la mienne est devenue trop vaseuse à vos yeux.
La faute à qui ? À quoi ?
Y avez-vous pensé, juste une seule fois ?
Je vous ai tout offert. Du travail, une douceur de vivre sincère, réelle, alors qu’aujourd'hui vous n’en avez fait qu’une illusion capable de nourrir votre cupidité, pour paraître meilleurs face à vos semblables.
Je n’ai aucune aigreur envers vous.
Je suis simplement triste de voir votre adaptation à une résilience de non-sens se fondre dans vos certitudes, sans qu’aucune indignation puisse troubler votre ego. Votre silence face au ruissellement de vos excréments sur mon être n'est que le reflet d'une époque où les âmes sont égarées.
Oui, je meurs. Lentement, mais sûrement. Cependant j'ai un espoir. Je possède une chose que vous n'avez pas, l'éternité. Je sais au fond de moi qu'en votre absence, je pourrais renaître.
Oublier le sens de la vie c'est rater l'essentiel.
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