FRAÎCHEUR SUR LE BASSIN D'ARCACHON
LA BALEINE ET LE DAUPHIN
«la Queen gujanaise La Baleine» alias Marie-Hélène des Esgaulx maire de Gujan-Mestras est plongée dans une profonde mélancolie. Étendue sur son canapé en tenue jogging rose bonbon ou le mot amour molletonné occupe sa poitrine, elle sirote à la paille son cinquième mojito bien chargé en regardant son premier adjoint «Flipper le grand dadais» alias Xavier Paris, qui depuis une heure, torse nu et dégoulinant de sueur saute à la corde devant le grand miroir du salon tout en rêvant de couronne et de gloire municipale. Depuis le scandale de la crise sanitaire des huîtres en 2023, la reine applique la politique des trois singes de la sagesse, pas voir, pas entendre, pas parler et c'est dans une discrétion abyssale qu'elle boucle les affaires courantes les plus opaques afin d'anticiper une retraite dorée en refilant les patates chaudes à son dauphin. Ce dernier attend ce moment depuis des lustres en ayant tout appris de son mentor, toutes les ficelles et les couleuvres qu'il faut avaler pour se maintenir au pouvoir.
«-Mon bon flipper, es-tu prêt à prendre les rênes de mon royaume ? Demande la baleine sur un ton suspicieux. Flipper se jette alors à ses pieds, en transe:
-Majesté, je suis enfin prêt pour honorer votre mémoire sur ce territoire. Tous les dimanches, je prie Dieu pour qu'il me pardonne tous les mensonges et les magouilles que je vais devoir accomplir.
-Oublie ton seigneur, je ne suis pas sûr qu'il regardera cela d'un bon œil. Pour tenir en politique il faut du charisme pour que tes administrés te mangent dans la main le plus longtemps possible. Et ici pour durer, il faut que tu deviennes le roi des fêtes du port. Que tu boives du Ricard à outrance afin de suivre le rythme des bandas, que tu chantes la pitchouli debout sur les tables en cliquant les cymbales au bon moment et que tu te fasses trimballer par le Paquito géant. Ainsi la foule imbibée t'acclamera haut et fort et te proclamera Roi ad vitam æternam.
-Mais votre Majesté, je ne peux pas, je ne bois pas une goutte d'alcool. Je chante comme une casserole et me faire tripoter par tous ces bras de gaillards avinés pour me faire traverser le chapiteau, me dégoûte au plus haut point.
La baleine achève son sixième mojito et fixe le fond des yeux de son poulain pendant de longues minutes et lâche d'un ton sceptique
-Bon....ben... c'est pas gagné.»
LES PETITES PILULES DE SANTÉ PUBLIQUE À ARCACHON
En ce début d'automne nous sommes à six mois des élections municipales, cruciales pour espérer entrevoir peut-être la capitulation de la Factory du bassin d'Arcachon et donner une bouffée d'air frais à tous les amoureux de ce territoire. Cependant il faut être réaliste. Les membres de cette organisation ont la peau dure avec un réseau de clientélisme bien solide. Les enjeux écologiques, sociaux sont considérables avec des magouilles politiciennes de plus en plus intolérables. La marmite vient d'être mise sur le gaz et les crabes vont y être jeté dedans . Il suffira alors d'attendre les premières bulles de l'ébullition pour que mon imagination se mette en route pour écrire de futur billets. Pour l'instant le calme règne dans les candidatures alors je vais vous raconter, à ma manière, des faits qui ont quelque peu défrayé la chronique.
En lisant cet article du journal sud ouest j'ai cru que «Bernie» alias Bernadette Dubourg ancienne journaliste propagandiste de son «Altesse sérénissime crème anti-rides» alias Yves Foulon le maire d'Arcachon était revenue dans le game pour faire une pige afin de redorer l'image du seigneur pour la prochaine échéance électorale.
Un article de Isabelle Castéra (peut-être là Mazarine du seigneur) plein de vaseline qui pourrait même être une satire suivant le sens de lecture qu'on lui donne. Voici des extraits que Bernie junior a écrit :
C’est un secret bien gardé. À Arcachon, la municipalité a instauré depuis vingt ans une politique de santé publique, avec des actions qui visent la forme physique, l’éducation à l’alimentation, au sommeil et au bien vieillir. Tous à vélo
Une introduction qui annonce bien la couleur sur la tartine à venir sauf que le secret bien gardé est un secret de polichinelle car tout le monde sait que son Altesse sérénissime sait régaler ses fidèles amis et chouchouter ses administrés bons contribuables comme une garantie assurance vie à une réélection.
Véro, 55 ans, est plutôt du genre cocktails avec paille le soir, bronzette sur la plage Pereire entre mi-juin et mi-octobre. Mais là, elle est déterminée, elle va bouger. « Très bien le Pilates, les cours ont lieu le lundi soir dans la salle du Tir au Vol d’Arcachon. J’avais aussi pensé au longe-côte qui est proposé par la ville, mais franchement, j’ai peur d’avoir froid en hiver. C’est un peu brutal pour moi. En revanche, je vais enfin sortir le vélo offert par Arcachon pour faire mes courses et évidemment pour suivre mes cours de gymnastique. »
L'emploi de Véro à la place de Véronique pour paraître plus jeune est bien vu pour une dame de 55 ans. Le portrait est un cliché type de la bourgeoise dont la seule préoccupation est de savoir quoi faire de sa journée. Le longe-côte l'hiver ce n'est pas son truc... tu m'étonnes elle préfère le sable blanc de l'île Maurice ou les cocotiers des Caraïbes françaises.
Véro est encore en dessous de l’âge moyen des Arcachonnais, qui flirte plutôt avec les 65 ans pour plus de 65 % d’entre eux. Le temps passe plus vite sur le Bassin, aussi, le maire Yves Foulon a-t-il ancré son action autour de la santé publique. Depuis vingt ans, il accompagne le vieillissement de ses administrés avec une certaine subtilité.
D'abord le temps ne passe pas plus vite sur le bassin qu'ailleurs il est le même pour tout le monde mais préserver la santé pour les deux tiers d'une population âgée est un gage d'un bulletin de vote dans l'urne ..Voilà la subtilité, toute ressemblance avec la méthode Balkany serait fortuite.
Yoga, Pilates ou Taï-chi, longe-côte et vélo pour les plus gaillards. Le succès est total et en été, ou pendant les vacances scolaires, il paraît que les touristes se joignent aux festivités. « On ne va pas les remballer », sourit le maire. Mais en plus de ces activités, des ateliers sont accessibles dans tous les quartiers, avec des conférences, des débats, des animations, où il est question de bien dormir, bien manger, bien s’aimer et surtout bien se souvenir. Ces ateliers font le bonheur des seniors, qui ont le sentiment qu’on leur parle à l’oreille. Quant aux grands seniors, à force d’être chouchoutés, ils sont de plus en plus nombreux : 22 centenaires pour 12 000 habitants. Un joli score.
La vaseline coule à flot et à gros débit. La journaliste devrait recevoir prochainement un cadeau d'une semaine au Palace 5 étoiles et un dîner privé en tête à tête avec son Altesse sérénissime. Le reste de l'article est une banalité affligeante à la gloire du maire d'Arcachon et je retiens simplement cette sublime perle de ce dernier:
«-J’aime bien cette formule que je répète souvent : j’embauche des cantonniers, pourquoi ne pas embaucher des toubibs ?»
Reste à savoir si tous ces médecins généralistes, cardiologues, ORL etc etc auront le même salaire que le cantonnier. En résumé, un article de communication propagande pour un bulletin municipal qui n'a rien à faire dans un journal d'information.
Un autre article assez significatif:
https://www.sudouest.fr/gironde/arcachon/on-veut-bien-construire-des-logements-sociaux-mais-a-notre-rythme-le-bassin-d-arcachon-tres-en-retard-et-tres-penalise-26062795.php
S’il y a bien un sujet qui révèle toute l’incompétence de la Factory du Bassin d’Arcachon, c’est le logement. Depuis des décennies, les mêmes têtes, toujours en place, répètent ouvertement que la loi SRU (qui impose 20 à 25 % de logements sociaux) ne servirait qu’à… « s’essuyer les fesses ». Tout est dit.
Au lieu de construire une offre diversifiée, on a privilégié les villas haut de gamme, les résidences secondaires et les services calibrés pour le tourisme. Résultat: un territoire bloqué par la spéculation. Les divisions parcellaires, encouragées avec la complicité silencieuse de l’État, ont achevé le travail. Ici, le logement n’est plus un besoin, c’est un produit financier.
Cap Ferret, Pyla : deux vitrines parfaites pour les investisseurs en mal de défiscalisation. Quand aux logements sociaux ? Bannissement total. Ils auraient l’énorme défaut de faire baisser les prix et pire encore, de troubler la quiétude des privilégiés. C'est un véritable racisme social. En niant le droit de vivre décemment sur le Bassin à ceux qui y travaillent, la Factory du bassin d'Arcachon a fabriqué un lieu à deux vitesses : ceux qui consomment le territoire, et ceux qui n’ont plus les moyens d’y habiter.
Remettre du logement social dans chaque commune ne serait pas seulement une obligation légale, mais un acte démocratique. Car sans mixité, une ville perd son âme, son identité et sans cela, elle se réduit à un décor pour vacanciers, où l’égoïsme prospère derrière les haies de résidences sécurisées.
LA CERISE SUR LE GATEAU
Elle nous vient de la reine de la turlutte «Marine Morano» alias Marie Larrue la maire de Lanton dont la fin de mandat ressemble à un chemin de croix. Spécialiste de la boulette en tous genres, son dernier coup d'éclat démontre une nouvelle fois que le bon sens se fait facilement corrompre par les sirènes du plus gros gourmandasse promoteur vorace «le Pichet». Dans un bled de 450 âmes excentré de sa commune,(Blagon) la dame a décidé de construire 125 logements, 180 places de parking et une station d'eaux usées. En clair : une population doublée du jour au lendemain, parachutée au milieu des champs de maïs et de la forêt. Pas d’écoles, pas de commerces, pas de services. Juste du béton, mais surtout sans aucune concertation avec les contribuables concernés, comme s'ils n’avaient pas leur mot à dire sur l’avenir de leur village.. Une attitude hélas bien trop courante sur le bassin d'Arcachon qui montre le vrai visage de la déontologie que la Factory du bassin d'Arcachon impose depuis trop longtemps. Une déontologie de façade, derrière laquelle prospèrent clientélisme, spéculation et mépris.Dans quelques mois il serait temps de montrer la bonne définition à tous ces élus.
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Pour finir, j'adresse ma plus grande tristesse et mon profond respect à une vraie icône américaine dans le bon sens du terme qui vient de nous quitter, avec des valeurs qui ont fait grandir l'Amérique, des combats pour les plus faibles et des films inoubliables, tout le contraire de Donald Trump.
Bon vent Monsieur Robert Redford.
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