LE CRI DE LA BERNACHE

16 mai 2018

DES PAPOUILLES A PAPOU

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Quand j'ai appris qu'un chef Papou allait venir planter un arbre avec les enfants à Arcachon, je dois dire que les bras m'en sont tombés. Je me suis même surpris à rigoler doucement en visualisant la scène puis je me suis interrogé. Si la respectabilité et la mission de Mundiya Kepanga ne peut pas être mise en doute et que tout ce qui peut ouvrir les consciences est bon à prendre, le choix de la ville d'Arcachon est le paradoxe total avec le maire de la ville Yves Foulon alias Foufou complètement addict au bétonnage. Un peu comme si Pierre Rabhi allait boire le champagne à l'assemblée générale de Mosanto ou que Bachar el- Assad allait faire un discours sur les droits de l'homme à l'ONU. Certes le chef Papou veut à juste titre d'abord sensibiliser les enfants mais l’édile ne va surtout pas manquer de figurer sur la photo et d'applaudir à tout rompre à la projection du documentaire. Si à chaque selfie avec Mundiya il pouvait planter un arbre, la cause avancerait plus vite. C'est Luc Marescot le co réalisateur avec Marc Dozier de ce beau documentaire qui a voulu faire plaisir à sa petite sœur Claire pour créer l' événement à Arcachon. Cette dernière conseillère municipale béni oui oui a mis tout son dynamisme pour ajouter du vert à l'image de son seigneur. Donc je suis allé en quête d'informations pour en savoir plus sur ce chef Papou et ma conclusion est que nous avons affaire à un sacré client. J'adhère totalement à sa personnalité hors norme et à la cause qu'il défend mais mon esprit critique relève quand même quelques petits points à mettre en lumière. C'est avant tout une histoire humaine entre Marc Dozier et Mundiya Kepanga. Une de ces rencontres qui bouleverse votre vie. Le réalisateur est entré pleinement dans la quête de ce peuple et a voulu lui rendre la monnaie de la pièce en proposant de le mettre en lumière aux yeux du monde occidental afin de défendre sa cause. Après plusieurs séjours en France Mundiya a très vite compris les faiblesses et le fonctionnement de l'homme occidental pratiquant l'art oratoire avec malice comme à son discours à la COP 21  en disant :

« -Avant moi, les hommes blancs ont parlé 30 minutes chacun, pour ne pas dire grand chose et vous me laissez que 5 minutes. Alors excusez moi si j'en prend 6. »

Il paraît même qu'il ne serait pas insensible aux charmes de la femme blanche, qu'il adorerait le Ricard et les discothèques. Les réalisateurs ont vite compris qu'ils pouvaient avoir un nouveau Roani en se demandant comment être le plus efficace en médiatisant son image. Ils ont choisi de le pipoliser en l'affichant un peu comme un épisode de télé réalité et le bonhomme y a pris goût effaçant quelques peu son objectif philosophique. Le voir déguisé en Elvis Presley ou entre deux filles du Lido me semble ne pas avoir de sens quitte à laisser la crédibilité sur le glaçage des photos. Déjà que défendre une telle cause est presque désormais mission impossible car les puissants et les dirigeants se fichent royalement des états d'âmes d'autochtones de lointaines contrées et que le citoyen lambda se lamente intérieurement des désastres écologiques puis passe à autre chose. Parler aux enfants reste l'ultime recours car Mundiya ira chercher l’innocence dans leurs yeux pour essayer d'allumer une conscience qui pourrait être plus importante que de trouver l'endroit pour recharger le smartphone. Il a raison car dans les yeux de ses hôtes, il ne verra que...pas grand chose au milieu des sourires de compassion. Alors un chef Papou à Arcachon est certes surréaliste mais après tout...tant que le seigneur est content et que ses oailles pourront observer le couchant de la biodiversité sombrer au pied de la dune du Pilat dans l'obscurité d'un écosystème sans lune, le cul sur le sable du banc d'Arguin.

 

Au buffet après la projection Mundiya(MK) et Marc Dozier(T) son traducteur attendent la venue du maître des lieux. Le chef Papou a remarqué que la boisson anisé de l'homme blanc lui ouvre l'esprit comme par magie et que son absorption sans être mélangé avec l'eau de Veolia lui présente toutes sortes de personnages et d'animaux légendaires qui gambadent dans sa tête. Foufou(F) alias Yves Foulon maire d'Arcachon suivi de près par sa fidèle adjointe Vévette alias Yvette Maupilé(V) déboulent sourire aux lèvres et bras grand ouvert pour être immortalisé par l'objectif de Bernie alias Bernadette Dubourg(B) journaliste à Sud Ouest qui attend dans un coin de la salle en se goinfrant de petits fours.

F«-Ah mes amis quel beau film! J'ai encore les larmes aux yeux.

MK-(Ce petit ver luisant dégage de mauvaise ondes) en langage pidgin

F- Euh... que dit notre bel ami?

T- il vous remercie pour votre accueil.

Mundiya fixe le regard de Vévette en vidant son verre d'un trait.

MK-(Cette femme avale des couleuvres et ferme les yeux comme un petit singe, il me la faut. Dis lui que je la veux comme troisième épouse.)

F- Dès demain je change le mobilier de mon jardin et le pont de mon bateau.

T-( Vas mollo sur la boisson Mundiya, je ne peux pas traduire ton offre. Je te rappelle que nous sommes invités.)

Vévette est troublée par le regard du chef. Elle regarde autour d'elle mais mise à part Bernie qui se ramène la bouche pleine pour prendre la photo, c'est bien sa personne qui hypnotise Mundiya.

MK-(Il y a plein de fourmis rouges dans l'esprit de petit ver. Je dois lui offrir un petit champignon pour le sauver)

T- (Euh...Je crois que ce n'est pas une bonne idée)

MK- (les visions seront bonnes pour son âme. Alors donne lui en un)

Mundiya sort une petite pochette en cuir pour en retirer un petit champignon noir tout sec qu'il tend à Foufou.

T- Vous devez avaler ce petit champignon. C'est une coutume de sa tribu en signe de bienvenue. Refuser serait une offense.

F- Non non... Pas de drogue. Mis à part le mojito bien corsé de Vévette, je ne touche à rien.

T- Pas d'inquiétudes, c'est un vitalisant naturel pour la santé.

B- Et moi, je pourrais en avoir un aussi ?

Mundiya en donne un à Bernie puis attrappe délicatement la main de Vévette pour lui poser un baiser avant de lui en faire avaler un aussi. Tout ce beau monde prend la pose pour la photo puis :

MK- (Bon il va falloir filer en douce car petit ver commence à s'agiter. On doit aller en face au Cap Ferret. Il paraît que le vieux chef blanc aime couper les pins et il me reste encore deux champignons)

Quelques minutes après avoir quitter les lieux, l'effervescence commence à monter autour du buffet.

F- Dis donc Vévette, j'ai le dos qui me démange. J'ai l'impression que des branches veulent sortir et que des racines poussent sous mes pieds. Mais regarde toi, tu as plein de plumes. Tu ressembles à un dindon.

V- Mais c'est vrai monseigneur. Glou Glou Glou...Glou Glou Glou

B- Quelqu'un peut il me traduire ce que disent ces huitres qui parlent toutes en même temps ?!... Tiens c'est bizarre j'ai des écailles sur la peau ?!

 

PS : Vivement la photo officielle !!


05 mai 2018

EN MAI LA COLÈRE

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Dès que le soleil revient on se sent de suite mieux. Ces rayons encore frileux qui viennent me lécher la carcasse dans mon hamac arrivent quand même à me glisser des images dans mes pensées. La photo de Donald Trump tirant la main de notre président jupitérien Emmanuel Macron a de quoi créer le malaise. Pourtant ce dernier était sûr de son coup avant de s'envoler outre Atlantique.

«-Dis Bibi, il va falloir mettre le paquet coté fringues, mettre du bling bling à paillettes car l'autre abruti va vouloir m'en mettre plein la vue avec le glamour de Mélania.»

A la maison Blanche, Donald envoie un tweet à sa femme.

Mets le paquet côté sexy car la vioque du mignon va vouloir être la reine des MILF.

Cette visite officielle était vraiment pathétique avec ces scènes d'empathie dégoulinantes sur les papiers glacés et journaux télévisés. Macron croyait sûrement se tirer la couverture vers lui mais il est tombé les deux pieds dans le plat dans les griffes de Donald. On peut être idiot mais redoutable dans le business. En deux trois mouvements il a rendu un prétentieux au dents longues en un simple caniche toiletté faisant les choux gras de tous les humoristes de la planète et donnant du grain à moudre à tous les pseudos experts des chaînes infos en continu. L'humiliation suprême est venue par le numéro du nettoyage de pellicules sur le smoking accompagnée de la phrase qui flingue:

«-Nous devons le rendre parfait.. il est parfait.»

Tout est dit, rien à rajouter. Le boss renvoi le gamin à ses chères études.

«-Bibi habille toi léger on file à Sydney.
-Mais qu'est ce que l'on va foutre en Australie?!
-J'ai envie d'entendre le son d'un didgeridoo dans le désert.»

Il faut croire que son séjour au States a quelque peu perturbé ses neurones jusqu'à perdre les subtilités de la langue de Shakespeare qualifiant la femme du premier ministre australien Lucy Turnbull de «délicious wife» dont la traduction est que ta femme est bonne au lit. Les éclats de rire ont résonné dans tout le continent et Emmanuel porte désormais le surnom de « Pépé le putois» personnage d'un célèbre dessin animé.

«-Bibi enfile le string on file au club Med à Nouméa, au moins les kanaks ils parlent français.
-Ouhla vas y mollo, tu sais que le jetlag n'est pas bon pour les rides.
-Oui mais la bas le sable n'est pas sous les pavés.»

Effectivement il y a cinquante ans mai 68  embrasait les consciences pour emmener les luttes à leur terme et les slogans fleurissaient les murs des villes pour laisser les trottoirs à la violence du pouvoir en place. Coïncidence ou pas, à la même époque le Général de Gaulle était parti lui aussi se réfugier à Baden baden laissant Pompidou gérer la situation. Aujourd'hui l'enfumage du gouvernement pour imposer l'ultra libéralisme navigue entre l'incertitude des réactions des classes sociales à se positionner afin que la culpabilité ronge les luttes en cours. Quoi qu'il en soit je soutiens les cheminots, Air France, les EPAHD et tous ceux qui osent dire non. La lutte est toujours légitime et l'humanité ne peut avancer qu'avec des contradictions. Ne pas oublier que beaucoup sont morts pour avoir lever le poing donnant un sens aux trois mots des facades de mairie « Liberté, Egalité ,Fraternité»

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Dans tout ce marasme ambiant il y a une lutte qui pourtant ne suscite que trop peu d'intérêt alors qu'elle se devrait d'être essentielle. Tous les signaux d'alarme sont écarlates. Nous sommes presque tous à l'admettre mais nous préférons protéger et adapter nos égoïsmes par peur de voir la réalité en face nous exploser au visage. L'écologie est la source de vie, sans elle nous ne sommes rien. Refuser de vouloir la transmettre est criminel pour les générations à venir. Il est temps d'agir et de montrer les responsables, pas en tant qu'écologiste mais en tant homme et citoyen. Comme chaque année, comme un sujet marronnier au journal télévisé je décris inlassablement le déclin du bassin d'Arcachon. Malheureusement je constate aucune amélioration, alors j'en ai marre. J'accuse les élus de toutes les municipalités, le SIBA (syndicat intercommunal du bassin d'Arcachon), la COBAS( communauté d'agglomération du bassin d'Arcachon sud), la COBAN (communauté d'agglomération du bassin d'Arcachon nord) de ne rien faire ou presque rien faire, de ne plus être responsables mais coupables. Comment ne pas être atterrer d'entendre que le maire d'Arcachon Yves Foulon le roi du béton va accueillir un chef Papou pour y planter un arbre dans sa ville, comment ne pas être révolter de voir l'argent public se dilapider à des causes futiles, comment ne pas être en colère quand le maire de Lège cap Ferret distribue les permis de construire comme des petits pains s'opposant même à l'état et que couper les pins c'est faire remonter le sable à la surface. Je ne vous fais pas un dessin sur les possibles conséquences.

 

Le banc d'Arguin est une réserve naturelle alors ... point barre. Pourquoi tant de haine et de passion. Appliquons simplement la loi et le bon sens et prions pour un été pluvieux. Seule la CEBA (Coordination environnement du bassin d'Arcachon) qui avec plusieurs associations écologistes et citoyennes propose une opposition qui lutte contre la dégradation de l'écosystème et de la biodiversité. Je la soutiens pleinement.

 

« La lutte c'est prendre une allumette, la craquer mais rien ne se passe. On prend une seconde allumette, on la craque mais rien ne se passe. Puis une troisième, une quatrième, une cinquième mais toujours rien. On prend une vingtième allumette, on la craque et le feu démarre. » Howard Zinn

 petite piqure de rappel:

 

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http://www.lecridelabernache.com/archives/2017/04/04/35131850.html

 

 

14 avril 2018

WEEK END A ARCACHON

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LETTRE OUVERTE A YVES FOULON

 

Je ne mets pas en doute votre compassion  pour les victimes mais mettre de la vanité dans le débat ne fait que donner de l'obscurantisme aux faits reprochés. Une affaire de pédophilie n'est pas une histoire de conflits d'intérêts ou de clientélisme ou d'urbanisme et quelque soit le lieu ou elle se déroule la transparence est une obligation pour donner au plus vite, une justice au coupable et aux victimes. L'innocence des enfants se doit d'être sacré et Alexis Blad le journaliste de la dépêche du bassin n'a fait que son travail en relançant une affaire qui tombait  dans l'oubli avec le désespoir des parents des victimes. Votre attitude lors du dernier conseil municipal est inacceptable et indigne d'un élu de la république. Peut-être que pour votre défense vous allez évoquer une maladresse ou un malentendu, quoi qu'il en soit il est urgent de donner toute la transparence afin qu'elle puisse légèrement gommer votre faiblesse.
Je tiens à féliciter tous ceux qui ont manifesté leur opposition à votre geste ainsi qu'à Bernadette Dubourg(sud ouest) qui a été solidaire avec son collègue.

Patrick Erzan.

http://www.ladepechedubassin.fr/app/uploads/2018/03/ddq_dba_20180328_040p-2.pdf

 

Week end à Arcachon

(attention ce texte pourrait blesser certaines personnes)

 

Sur le siège arrière de la vieille Clio blanche, Paul essuie la buée sur la vitre pour y poser sa tête. La voiture file lentement dans les embouteillages du centre ville en travaux et sur le trottoir un collégien attend le moment opportun pour traverser la chaussée. Les yeux de Paul cherchent inlassablement à capter son regard tel un pêcheur surveillant son leurre dans la rivière. Le jeune qui mâche son chewing-gum s'aperçoit qu'un type assez louche l'observe depuis un moment alors il décide de le défier du regard.

«- ça y est, j'en étais sûr. Encore une âme égarée, pense Paul. Pauvre enfant. Heureusement le seigneur t'a guidé vers moi.»

Ses doigts de sa main ondulent doucement comme si la chevelure jouait avec sa caresse. Les souvenirs refont alors surface car ils n'ont toujours pas disparu de sa mémoire. Il peut ressentir ses mains sur les frêles épaules descendre sur le dos imberbe pour taquiner l'épiderme afin que les frissons l'amène délicatement sur les courbes des petites fesses blanches. Puis quand il sera en pleine possession de ce corps, sa main serrera fermement la bouche pour que le mal ne se libère pas en sanglots et quand des larmes glisseront sur son bras comme un signal il pourra lâcher la semence du seigneur qui n'est fait que d'amour pour purifier cet être perdu. Sauf que Paul n'a plus le feu qui lui brûlait le bas ventre en faisant remonter des pulsions ardentes jusqu'aux tempes et il ne pourra plus être son sauveur car la castration chimique a rendu sa puissance en un simple bout de chair tout fripé. Le gamin s'engage sur la chaussée pour traverser et balance un gros doigts d'honneur vers la Clio avant de disparaître. Paul referme alors ses yeux.

«- Mon dieu, je ne reconnais plus cette ville, lance Jacques le chauffeur, on dirait que l'arcachonnais s'est marié avec une bétonnaise. Quelle horreur tous ces immeubles.»

Dans le rétroviseur intérieur Paul a les yeux fermés et son passager Claude est dans le cosmos car les toubibs lui ont administré une dose chevaline avant de quitter l'hospice. Son regard est vitreux et un filet de bave fait l'élastique dans le coin de sa lèvre. Jacques sort une petite flasque de prune de l'abbaye pour se rincer le gosier car il déteste la mission qu'on vient de lui confier puis il rajuste le crucifix or qui orne le col de sa veste.

Au même moment madame de Montsaingeon ouvre la porte du commissariat, exigeant haut et fort qu'elle veut déposer une plainte. Coco son caniche abricot grogne à la vue du moindre uniforme. Elle a sorti la fourrure, la quincaille qui va avec et elle vient de se faire refaire la façade dans son salon préféré. A sa vue le commissaire cache son journal l'Equipe et s'empresse de l'installer confortablement dans son bureau avec Coco sur ses genoux.

« - Que me vaut l'honneur de la visite de madame de Montsaintgeon ?

-Assis toi grand dadais et écoute moi bien. Tu sais que mon cher et tendre regretté époux Raymond était avant toi sur ce trône et les confidences n'étaient pas son gage de confiance. Il aimait bavasser et j'en ai entendu des vertes et des pas mures. Je sais tout ou presque tout sur le fonctionnement de cette Ville. Alors pas de chichis, je ne vais pas y aller par quatre chemins. Mes copines et moi de la maison de retraite voulons déposer une plainte pour harcèlement moral contre l'édile de cet ville. Nous en avons assez de ses cadeaux empoisonnés. Un vélo par ci, un coffret foie gras par là, des bouquets de fleurs aux anniversaires et à toutes les fêtes qui existent, à noël, au solstice d'été, des invitations à chaque buffet pour croiser toujours les même pique assiette, le minibus qui vient nous chercher pour les élections avec l'enveloppe préparée sur le siège et surtout nous n'en pouvons plus de ses bises. Depuis qu'il a changé sa crème de visage il colle comme les papiers mouches. Puis la ville...c'est un vrai désastre mon bon monsieur. Alors nous sommes décidées à vouloir porter plainte.

-Mais votre plainte n'est pas recevable ma bonne chère dame et notre maire est notre père à tous dit le commissaire en rapprochant sa main pour caresser Coco. Sauf que ce dernier montre les crocs et d'un geste vif essaye de lui choper les doigts en guise de saucisses. C'est avec beaucoup de chance que le drame est évité.

-Ah je vois, monsieur a peut être de la famille à la mairie ou connaît bien l'emplacement de la boite à cirage... Bon, je vais quand même faire une main courante. »

Dans la circulation, la voiture avance dans la lassitude des temps des feux de signalisation provisoires.

« -Mes frères, dit Jacques, la mission du diocèse qui m'a été confié est de vous emmené dans un refuge gracieusement délivré par le maire pour retrouver toute la sérénité nécessaire afin de revoir la lumière de notre seigneur qui apaisera votre âme abîmée. Enfin...si j'arrive à retrouver la route. »

Sur le kiosque à journaux devant le commissariat, une grande affiche promotionnelle du magazine Hot Vidéo attire l'attention de Jacques. Une belle créature brune dans une position explicite vante les vertus des pratiques de l'amour anal.

« Mon dieu si seulement ma bonne vieille Madeleine pouvait lui ressembler, pense Jacques. J'en ai marre de cette vieille carne qui voudrait tant que je l'emmène au ciel une nouvelle fois. Je vois bien la petite lueur dans ses yeux quand elle astique la sacristie. L'autre jour j'ai même du me fâcher. Après la messe, elle m'avait coincé dans le coin du presbytère et même à travers mon aube, j'ai pu me rendre compte de la poigne virile que possède la bougresse. Au moment ultime j'ai du lui hurlé « Ça suffit » trois fois dans les oreilles avant que l'air satisfaite, elle ne relâche son étreinte.

Claude ouvre les paupières et découvre lui aussi la belle brune mais les yeux de cette dernière deviennent de plus en plus rouge, le sourire s'élargit laissant apparaître des incisives en pointe et de petites cornes se forment sur le haut du front. Elle prend ses deux seins entre les mains pour les remuer énergiquement.

-Alors mon gros loup, on vient pas voir maman !

Claude est pris d'une panique totale et devient hors contrôle. Il gigote dans tous les sens et son visage indique la terreur.

- Exorcizamus te omnis immundus spiritus omnis satanica 

-Bon sang Frères Jacques donnez lui ses pilules pour l'amour de dieu. Dit Paul

-Si je commence maintenant j'en n'aurai pas assez pour le week-end répond Jacques en secouant Claude pour qu'il retrouve ses esprits.

C'est alors qu'une classe de maternelle traverse la route sur le passage clouté. Les enfants, deux par deux se tiennent la main en chahutant gentiment. Claude regarde ces petits êtres de chair et de sang remplis d'innocence et comme par magie une paix intérieure s'installe en lui. Il replonge dans sa léthargie en ravalant sa salive.

Madame de Montsaingeon s'apprête à quitter le commissaire en signant sa main courante.

-Et quand tu le verras pour lui remettre, tu lui diras aussi qu'il reprenne le gars qu'il a envoyé pour soi disant aider les pauvres aide soignante qui sont surchargées de travail. Sauf que d'après certaines pensionnaires, le bonhomme est un peu trop long dans les toilettes  intimes. Mise à part Madame Joubert qui le réclame et comme je sais très bien que tu connais parfaitement ses mœurs, il serait de bon aloi qu'il dégage très vite pour ne pas qu'un nouveau scandale éclabousse sa soi disante jolie petite ville.

-Excusez moi, dit Jacques en entrant dans le bureau, je cherche la route pour aller à l'ancien centre de loisirs« les mille potes».

-Ah mon père, vous tombez bien. La maison de retraite que mes enfants se sont empressés de m'offrir se trouve à quelques pas de votre endroit. Si vous avez une petite place dans votre véhicule ce serait avec joie que je vous guiderai à bon port.

-Avec grand plaisir madame, je suis votre humble serviteur.

-Enfin une âme charitable, répond elle en quittant le commissaire.

Arrivée devant la voiture, elle hésite à monter

-C'est quoi ça? Il n'a pas l'air d'être très bien votre collègue?

-Frère Claude ne supporte pas les trajets en voiture. Montez donc à l'arrière, frère Paul vous sera d'une agréable compagnie.

Jacques aide madame Montsaingeon à s'assoir à côté de Paul qui l'observe avec empathie.

-Madame... une lumière céleste illumine votre visage.dit Paul.

-120 balles de soin au salon de Maïté. Allez mon père, quittons cet affreux centre ville.

 

 

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08 avril 2018

CHERCHEZ L'ERREUR

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Voilà c'est fait. Le comité régional conchylicole Arcachon Aquitaine vient de lancer ses deux nouveaux labels d'huîtres de très hautes gammes, la sélection et la tradition. Je vous avais déjà donné mon avis lors d'un précédent billet http://www.lecridelabernache.com/archives/2017/11/25/35898470.html et aujourd'hui on découvre une campagne publicitaire montrant bien la direction choisie par le comité. Rien qu'un gros coup de Com pour noyer la transparence du produit. Dans le superbe graphisme des affiches Marcel Biarritz on peut y lire beaucoup de choses intéressantes mais j'y reviendrai un peu plus tard. Le bassin d'Arcachon ressemble à une belle vieille prostituée qui devant son miroir applique du rimmel sous ses yeux pour attirer encore le client.

En préambule je vais vous raconter une histoire en relation avec le bassin d'Arcachon. Lors du week-end de Pâques mes pensées s'égaraient sur le colonel Arnaud Beltrame qui venait de recevoir à juste titre l'hommage de la nation pour son attitude héroïque lors de l'attentat du super U à Trèbes. Je reste persuadé que ce brave homme pensait qu'il pouvait arriver à maîtriser le fumier (le nom du terroriste n’intéresse personne et en le nommant, il devient martyr), que sa foi n'est en rien responsable de son geste car l'enfoiré et certains curés pédophiles l'avaient aussi mais son attitude a démontré la stupidité de ceux qui prêchent la haine et que malgré la morts d’innocents, l'humanité a triomphé de la barbarie. En voyant les visages hilares de mes amis belges dépassant du portail je savais que Pâques n'allait pas me ramener des œufs en chocholat. J'adore les belges, pour leur humour et leur manière d'être. J'ai toujours eu un bon feeling avec eux. Xavier et Katia en sont deux beaux spécimens. Bruxellois jusqu'au bout des ongles, ils travaillent dans une vieille brasserie au sud de la ville qui produit une des meilleures bières du monde. La Oud Beersel. C'est donc avec les dernières bouteilles sorties des lambics et un large échantillon de petits brasseurs de qualité que nous allions fêter nos retrouvailles. N'étant pas trop connaisseurs, je tenais à ce qu'ils goûtent la Mira notre bière locale. Xavier est une encyclopédie, une référence dans le monde de la bière j'attendais donc son avis avec impatience. C'est en rigolant qu'il se l'enfila en deux gorgées.

« -Ouais finalement elle n'est pas trop mal, mais sais tu que ces deux lascars en marketing ont frisé la supercherie ? Laisse moi te compter leur histoire. Fabriquer de la bière est à la portée de n'importe qui. Il suffit de trouver la bonne alchimie et le bon brasseur. Les deux gars d'ici avaient une recette et un brasseur en Alsace mais pas assez d'argent pour développer leur produit localement. Ils ont profité du boom touristique de ton coin pour y coller le nom du bassin d'Arcachon dessus afin d'attirer de potentiels investisseurs. Avoir une bonne biérotte locale flatte les égos des décideurs et bingo, la mayonnaise a pris. Pendant deux ou trois ans ils ont vendu un produit fait en Alsace pour un produit 100% local. C'est en voyant « brassé sur le bassin d'Arcachon que j'ai eu la puce à l'oreille mais ce n'était pas mon problème. Sauf qu'une fanatique et influente bloggeuse avait découvert la supercherie et elle commençait à inonder l'information dans les réseaux sociaux. D'ailleurs ils ont avouer du bout des lèvres quand leur projet venait d'être assuré financièrement. Même qu' ils avaient enlevé « bière du bassin d'Arcachon » pour ne pas avoir d'emmerdes. Maintenant, laisse moi te faire découvrir un autre monde. »

Je continuerai à boire la Mira et n'importe quelle pisse d'âne qui pourront rafraîchir mon gosier lors de fortes chaleurs mais je reviens sur nos affiches promotionnelles. Le comité a fait deux affiches pour bien différencier les labels, une pour la gamme sélection et une pour la gamme tradition. Pourquoi deux affiches ? Il suffisait de juste de changer le label mais en regardant de plus près, l'affiche pour la sélection est beaucoup plus clinquante. On se croirait sur la terrasse du restaurant « la Coorniche » à déguster un plateau d'huîtres devant le banc d'Arguin au soleil couchant du Cap ferret ou un voilier écologique et une pinasse emblématique naviguent paisiblement sur une mer d'huile.Même les couverts sont proposés. Alors que pour la tradition, on se croirait dans une guinguette à Gujan sur une vieille table aux pointes rouillées, avec la voile tendue pour le soleil et les loupiotes fêtes foraines pour l'ambiance pendant que passe bruyamment le 120 cv de la barge de l'ostréiculteur et que les cris de Raymond et Monique sur leur Artaban célébrant l'apéro avec leurs amis arrivent en échos jusqu'à vos oreilles. Il y a le citron sur les huîtres mais pas les couverts. 

On voit bien la direction et la politique que le comité régional conchylicole a décidé de suivre. Pour rappel, la gamme sélection sont des huîtres d'origine inconnue ou modifiées génétiquement qui sont trempées 6 semaines dans les eaux du bassin d'Arcachon. La gamme tradition sont des huîtres nées et élevées dans le bassin d'Arcachon. Je ne veux pas voir le mal partout mais il faudrait quand même avertir le consommateur et qu'il y ait beaucoup plus de transparence pour faire son choix. Aujourd'hui c'est comme pour la bière, n’importe qui peut vendre de la sélection mais n'importe qui ne peut pas être ostréiculteur pour vendre de la tradition.

Que se passe t'il en Arcachonie ?! Le seigneur Foufou alias Yves Foulon maire d'Arcachon est il en train de faire un transfert en prenant la peau de Erdogan ? Voilà qu'il voudrait mettre Alexis Blad le journaliste de la dépêche du bassin dans un cachot d'une geôle à Istanbul en refusant qu'il s'assoit à la table de presse lors du dernier conseil municipal. Pour peu on se croirait chez les Balkany à Levallois Perret.. Le seul journaliste objectif qui ose s'aventurer à montrer les grains de poivre dans le sel. Une contrariété vite oubliée en allant se faire lécher les pieds par quelques béni oui oui de son quartier pour leur vendre haut et fort son palace :

« Ce 5 étoiles, on le veut sur le front de mer, dans cet espace commercial. C'est la vie. Les touristes veulent cela, ils ne veulent pas aller au fin fond de la forêt pour les vacances » Au fait, de quels touristes parle ce monsieur ?

Quand a l'opposition, on la muselle tranquillement et on essaye d'achever les plus récalcitrants comme au moyen âge. L'opposante, la libanaise ché guévarienne alias Anny Bey  va bientôt être écartelée sur la place publique par deux chevaux arcachonnais et deux ferretcapiens pour avoir oser poser les bonnes questions lors du dernier conseil municipal et pour avoir déménagée sur les terres de son ancien enami Don Saluste alias Michel Sammarcelli maire de Lège Cap Ferret. Au fait, c'était qui le noir que l'on avait retrouvé enfoncé dans la vase avec un bloc de béton au pied ? Allez...cherchez l'erreur.

Sans oublier de souhaiter bon vent à Jacques Higelin le second fou chantant et Christophe Salengro le président à vie de Groland.

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17 mars 2018

UN DERNIER POUR LA ROUTE

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À la nuit tombée dans le quartier cossu du Moulleau, deux individus bras dessus dessous titubent au milieu de la rue en braillant des chansons paillardes. Apercevant de la lumière dans une belle demeure sous les pins, ils pénètrent par le jardin puis ouvrent la porte d'entrée à grand fracas:

«- Alors mes petits poussins, on se la coule douce à Miami?! »

'Foufou' alias Yves Foulon maire d'Arcachon rêvassant sur le mailing de son pote Loulou le Forain alias Jean louis Gounou relève sa tête pour apercevoir 'la Baleine' alias Marie Hélène des Esgaulx maire de Gujan Mestras toute rougeode avec les yeux chargés d'alcool indiquant le plein mer. Mais à la vue d'une blonde qui s'accroche frénétiquement à l'épaule de cette dernière pour ne pas tomber, il est soudainement pris d'une peur panique et court se réfugier dans les toilettes en criant :

« - Non non, je ne répondrai pas à ses questions...

- Mais non triple andouille, ce n'est pas Elise Lucet. Enfin pas aujourd’hui. Ici cela reste encore 'cash appropriation'. C'est Bernie (Bernadette Dubourg journaliste correspondante locale du journal Sud Ouest) notre enfumeuse de populace. J'ai voulu la remercier pour ses articles dégoulinants d'empathie à mon égard. Répond la baleine hilare. Avez vous vu comment elle m'a soigné pour descendre l'autre infâme gueux, le Colombo de la fuite d'eau(alias Patrick du Fau de Lamothe président de ARC EAU)qui veut salir mon honneur ?! Puis j'ai la baraka, la gnaque. Je viens de claquer 7 patates dans un palace pour que mes agents de la COBAS(communauté d'agglomération du bassin d'Arcachon Sud) soient moins feignants. Pour qu'ils justifient leurs heures de présence, j'ai même mis un home cinéma, un hammam et un salon de massage tenu par les nièces ukrainiennes de Youri que j'avais rencontrer lors de mon dernier voyage en tant que sénatrice. Et en plus, on a dit qu'il était autofinancé, comme si c'était moi qui avait mis la main à la poche.. Ah Ah Ah...

http://www.sudouest.fr/2018/03/08/arcachon-le-contrat-avec-veolia-n-est-pas-remis-en-cause-4262546-2733.php

http://www.sudouest.fr/2018/03/13/un-site-a-7-millions-d-euros-autofinance-4275735-2733.php

Foufou sort de sa cachette doucement pour retrouver son coin bureau afin de reprendre sa lecture. Bernie le regarde et fait un énorme effort pour se concentrer car ses yeux qui ressemblent à deux boules de Loto dans le bocal n'arrivent plus à délivrer une image fixe :

« - T'es qui la ?...T'es qui la ?

-Ah madame veut passer la vitesse supérieure avec de la Téquila. Lui répond 'la baleine'. Mes shoots de Vodka pour teenagers pré pubère ne te suffisent pas. Tu veux du lourd. Alors soyons fous et remplaçons le Schwepps par du champagne pour faire démarrer plus vite le feu d'artifice dans nos têtes. Le bétonneur arcachonnais est il prêt à nous accompagner ?

-T'es qui la ? T'es qui la ?.. hurle Bernie

-Ah c'est qui là ?... Ben voyons ma Bernie, ne vois tu pas que c'est un de tes maîtres. Le seigneur arcachonnais. Il va falloir lui vendre sa tour panoramique. Regarde le, il n'en peut plus.

-Oui tu as raison je suis à block. Ce pieu dressé fièrement au milieu du port avec sa nacelle remplie de touristes remontant doucement cette barre comme une strip teaseuse de pole dance, tournoyant autour langoureusement jusqu'au sommet ou l'extase envahira les consciences par la beauté et l'ampleur de mon royaume. Rendez vous compte, ces braves gens pourront même contempler les parasols des amis de notre philosophe Confoulous (alias Joël Confoulan président des amis du banc d'Arguin et des plaisanciers) savourant l'apéro locale estampillé de notre marque presque internationale 'BA' sur le banc d'Arguin ainsi qu'admirer l'architecture ferretcapienne si particulière de ces petits pieds à terre du CAC 40 ou la brillance des dorures vous propulse l'espace d'une seconde dans la maison des petits mouchoirs en mangeant les huîtres de l'ambassadrice et enfin tout au loin au nord , ils pourront voyager sur les contrastes ocres de la vase que les nuages délivrent au grès des heures. Que du bonheur quoi!! Non continuez sans moi, je préfère savourer lentement mon Spritz pour m'emmener au sublime.

-Ouais je vois...monsieur préfère les boissons de gonzesses et le petit verre de Porto pour bavarder avec les petites mamies. Tu vas en avoir besoin bientôt car le béton commence à être indigeste aux estomacs de tes administrés.

-Moi je veux bien vous suivre dit Niniche alias Jean Jacques Eroles maire de La Teste en levant le doigt comme un écolier. Il a un sourire béat avec une banane qui lui fend le visage jusqu'aux oreilles. Depuis que je carbure au GPL (Gaume, Pichet, Laporte) je me sens pousser des ailes, tout roule. Avez vous vu comment le groupe Pichet a fait avaler le boa du Park des Océanides ? En faisant croire qu'il répond à un besoin qu'il a lui même créé. Le b.a-ba du marketing et tout le monde gobe. Du grand art.

http://www.sudouest.fr/2018/03/13/le-park-des-oceanides-repond-a-un-besoin-4275150-2733.php

Et nos deux lascars du clan Laporte...Quel brio !! ils s'en sont sorti avec du sursis et trois cacahuètes en guise de pourboire. Ils ont du payé plus cher leur avocat Duclos Ader que les amendes. Je vous le dis depuis un moment, les cadors ils sont bien chez Bibi.

http://www.sudouest.fr/2018/03/08/bar-illegal-sur-la-plage-du-pyla-le-fils-de-bernard-laporte-condamne-4262575-2780.php

-Non ça ne va pas le faire. Toi tu as une tête à boire de la San Pellegrino et de la tisane avant d'aller te coucher. Puis tu nous dois encore obéissance et que sans nous tu n'es rien. Je te rappelle quand même que les accidents de GPL ne sont pas rares. Méfies toi quand même...Puis la baleine se tourne vers 'Don Saluste' alias Michel Sammarcelli maire de Lège Cap Ferret qui venait de suivre la discussion étrangement silencieux assis à la table du salon. Dis donc Michou, t'es pas au top de ta forme on dirait ? Si l'arcachonnais semble rajeunir au point de bientôt ressembler à Jordy, toi tu prends le chemin inverse. Un vieux lion tout fripé. Qu'est ce qui te chagrine ainsi ?

-Tu as raison la baleine, j'ai un petit coup de blues... D'abord j'ai moi aussi le Colombo des fuites d'eau agrippé aux bourses de ma ville comme un gros morpion et les démangeaisons deviennent insupportables. Mais ce n'est rien à côté du drame que je suis en train de vivre. Depuis que ma Zaza (alias Isabelle Galinier devenue Laban Hecquet directice de la communication et de la promotion au Syndicat Intercommunal du Bassin d'Arcachon) s'est mariée, je n'ai plus la même attention qu'avant. Elle ne me regarde qu'à peine, juste un petit coucou et puis s'en va. Je ne la revois que trop rarement. Avant elle était tout le temps fourrée dans mon bureau, toujours pimpante dans sa robe légère au décolleté généreux avec toujours ses mots doux qu'elle me chuchotait à l'oreille :

-Patron j'ai besoin de 100 000 pour vos friandises.

Ses petites vidéos promotionnelles du bassin d'Arcachon qui me relaxaient avant de m'endormir valaient mieux qu'un Xanax Alors je lui répondais :

-Pioche dans la caisse ma belle et fais moi plaisir.

C'était le bon vieux temps.

-Je vois...c'est pour cela qu'il te faut un bon remontant. Quelques shoots dans le cornet et le monde te sera meilleur.

-Non merci mais mon grand âge permet de m'abstenir ou alors peut être souhaites tu organiser mes funérailles ?

-Bon ce n'est pas tout.. parler m'a asséché le gosier. Je vais chercher le matos pour remédier à ce problème. Bernie assis toi dans le fauteuil club, je reviens. »

A son retour Bernie ronfle royalement en venant d'entrer dans le pays du non retour mais la baleine ne se dégonfle pas pour autant. Elle étale les dix petits verres pour les remplir de Téquila avec une larme de champagne. Elle pose du gros sel sur sa main qu'elle lèche d'un seul coup en grimaçant avec sa grosse langue râpeuse et frappe les verres les uns après les autres sur la table en avalant le breuvage cul sec puis dévore un demi citron à pleine dent. Elle est prise de convulsions. Son visage se déforme et elle pousse le même cri que le lion de la Goldwin Mayer. L'assistance est totalement médusé d'une telle métamorphose mais la baleine reprend très vite ses esprits.

-Bon ce n'est pas tout. J'ai du grain à moudre et je n'habite pas là. Les gars, je vous laisse Bernie. Alors pas de saloperies. Dites vous bien, qu'elle pourrait bien vous servir prochainement. Allez un petit dernier pour la route.

 

 

Ps : Plus sérieusement, il faut quand même préciser que gagner au tribunal sur un vice de forme ne change en rien le fond du litige. La justice relâche parfois des dealers, des assassins pour vice de forme dans les procédures judiciaires. Gagner une bataille n'est pas gagner la guerre.

En aparthé, je renouvelle ma sympathie et réaffirme mon soutien à Jacques Storelli président de la CEBA( coordination d'association environnementales du bassin d'Arcachon) qui a vu la défection de trois associations qui ont choisi égoïstement de quitter le navire pour voguer pour leur propre cause. C'est ainsi et c'est dommage car l'union fait la force, que c'est grâce aux combats incessants contre les décisions des élus en place dont la plupart du temps sont gagnés judiciairement, que le bassin d'Arcachon peut encore croire à sa sauvegarde. Ne l'oublions pas.

Pour finir je vais revenir sur cette vidéo qui a fait le buzz cette semaine, sur ce plongeur britannique à Nusa Penida, une petite île à coté de Bali, qui nage au milieu d'un océan de déchets plastiques et je vous invite à relire mon billet du 09 juillet 2017 :

http://www.lecridelabernache.com/archives/2017/07/09/35462741.html

Dans la vidéo, on voit très bien la raie Manta aller vers la profondeur pour chercher sa nourriture et pour cause. Sauf que ce n'est pas dans ses habitudes préférant chasser entre cinq et dix mètres. Le lendemain si les déchets avaient totalement disparu redonnant la transparence à l'océan, la biodiversité qui fait son alimentation mettra quelques jours pour réapparaître et retrouver son cycle normal, obligeant la raie à chercher sa nourriture toujours plus loin.

 

Raison de plus pour méditer en regardant de plus prés notre environnement en sachant que le tourisme de masse amène irrémédiablement toute les échelles de ce désastre. Si l'Indonésie est loin de chez nous, le plastique est déjà parmi nous. Pour preuve le contenu de l'estomac d'un fulmar récupéré par le centre de soin de la Ligue pour la Protection des Oiseaux d'aquitaine à Audenge.

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