LE CRI DE LA BERNACHE

11 septembre 2019

PARTONS A LA DÉRIVE

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Il y a cinq ans Paulo fêtait son demi siècle. Ce célibataire endurci, ce fêtard invétéré gras comme une loche avait invité presque la totalité de ses amis d'enfance pour une fiesta qui s'annonçait diabolique. Il n'y avait que la crème de la défonce et les seigneurs de la beuverie de la grande époque de notre jeunesse lointaine. Des retrouvailles parfois touchantes avec certains que les chemins de vie avaient égaré mais que la mémoire n'avait rien effacé. Ma santé avait obligé mon ivresse de trouver refuge dans le parfum de mes souvenirs et l'eau gazeuse à l'apéro empêche mon esprit de vouloir partir en communion avec l'euphorie. Même si j'ai appris à gérer cette frustration, quand la fête commence à basculer, la sobriété ne fait pas bon ménage avec l'envie. Ce soir là, Paulo et ses convives décidèrent de remettre le délire à son niveau maximum. Le surréalisme commençait à fuser à profusion, la fête venait d'entrer dans une autre dimension. C'est dans une petite accalmie qu'il décida de faire une annonce :

« - Mes amis... je vous annonce que je vais faire le marathon de New York... »

En réponse ce fut une quasi avalanche de rires gras et de blagues à profusion qui amenèrent le besoin de remplir les verres. Sauf qu'une immense vague de déception avait submergé mon Paulo car il pensait que le réalisme aurait pu au moins lui amener une vague de compassion ou juste une phrase d'encouragement. Cependant, il était le maître du lieu obliger de combler royalement ses invités pour justifier la représentation de l'image de sa personne que les gens se faisaient de lui. Je savais qu'il était triste mais je ne pouvais pas lui dire ma compassion à cet instant précis. J'apprenais beaucoup plus tard qu'il avait jeté aux oubliettes les cigarettes et l'alcool, que le footing occupait ses temps libre et qu'il avait même rencontré l'âme sœur sur une piste forestière....

 

Quand je vais à la rencontre de quelqu'un hors normes où hors du commun, il est intéressant de chercher les raisons d'un tel comportement. J'essaye d'avoir une curiosité sans limite pour déceler juste une once de leur secret. Jean Jacques Savin est les deux à la fois. Hors normes car il est le maître de son existence, délibérément et totalement libre comme un quetzal dans les montagnes du Guatemala puis hors du commun car ses exploits entrent aisément dans cette catégorie. Sa devise pourrait être« quand on veut, on peut..même aller au bout de ses rêves» et elle me plaît bien. Sa cabane de pêcheur dessinée de ses mains est camouflée au milieu d'une végétation luxuriante dans une rue quelconque près de la plage d'Arès sur le bassin d'Arcachon. Une charmante discrétion qui lui correspond parfaitement. C'est paisible, on s'y sent bien très vite d'autant plus que nous partageons les mêmes racines identitaires. À son approche, je ressens l'énergie incendiaire qui déborde de ses yeux pétillants. Vareuse sur le dos, cet homme svelte, taillé à la serpe me ferait passer pour son grand père tant mon embonpoint et mon manque d'activité sportive matraquent mon apparence physique. Dans notre court entretien j'ai ressenti un homme authentique qui ne triche pas, qui voit le temps qui passe à la recherche d'une ancre à sa barque en essayant d'apporter un exploit à chaque moment de sa vie. L'effondrement de l'environnement l'inquiète mais moins que son désabusement pour l'espèce humaine. Pour y faire face il a déjà prévu son plan B et il n'hésitera pas une seconde pour l'appliquer. Dans son livre, si son  incroyable odyssée y est bien expliquée, c'est aussi le portrait d'un homme ordinaire ou chacun de nous peut se retrouver mais Jean Jacques a ce petit truc en plus capable de rendre les choses tout simplement extraordinaires. Dés le départ j'avais trouvé cette aventure, géniale, me rendant même un tantinet jaloux en imaginant la quantité phénoménal de liberté que cet homme de 72 ans allait avaler. 127 jours pour trouver une plénitude à sa propre existence donnant du bon sens à l'inutile pour le faire partager à celui qui veut l'entendre. Ainsi l'impossible devient naturellement possible donnant l'exploit à cette aventure.

 

Comme avec Paulo, je les ai suivi sur internet. Pour le marathon de New york il y a une puce dans le dossard. Chaque minutes un point rouge vous indique sa position dans le parcours, chaque jour un point noir est inscrit dans l'immensité de l'océan Atlantique et quand ces deux points ont franchi la ligne d'arrivée, j'ai ressenti une immense joie, sûrement incomparable à la leur mais accompagnée d'une sincère fierté à montrer que rien n'est impossible.

 

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Pourrait on imaginer qu'à une réunion de tous les maires du bassin d'Arcachon, il y en est un qui se lève pour dire : 

« - Désormais nous allons privilégier l'environnement pour la sauvegarde du bassin d'Arcachon. »

 

Pourtant ce sont ces même mots qui sortent de leurs discours tout au long de l'année... alors c'est à croire que nous avons affaire qu'à des hommes ordinaires qui n'ont pas le petit truc en plus qui pourrait rendre de nouveau extraordinaire ce bassin d'Arcachon qui part à la dérive.

https://livre.fnac.com/a13617639/Sophie-Zeeny-127-jours-a-la-derive-l-Atlantique-en-tonneau

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Une petite pensée pour Robert Frank cet immense photographe qui vient de nous quitter. Un œil unique capable de déceler tous les paradoxes du rêve américain pour réfléchir sur notre propre identité. Une œuvre vraiment enrichissante. Essayez de trouver chaque pensée des personnes sur ce cliché.

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23 août 2019

PARFUMS DE SAISON

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Après s'être fait griller la carcasse pendant deux mois en juin-juillet, c'est un joli temps bien printanier qui sévit en août sur le bassin d'Arcachon pour mon plus grand bonheur. Sauf que le vacancier du mois d'août déjà assez désagréable au naturel est en train de devenir furax. Trop peu de temps pour mater les formes sensuelles des jolies naïades ou les torses imberbes aux barres abdominales protubérantes qui fondent dans les eaux cristallines de l'océan Atlantique délaissant l'ardeur du sable chaud et trop de temps à entendre le «qu'est ce qu'on fait?» de ses chérubins dans une location bien trop chère afin de mettre un pull sur les épaules le soir,pour siroter un mojito sur la terrasse. Je ne sais pas si c'est moi, mais j'ai l'impression que c'est la deuxième année que le nombre de touristes est en baisse contrairement à l'argent public investi dans la promotion touristique de ce territoire. Entre nous, cela ne me dérange nullement. (Les touristes en moins.. pas le pognon gaspillé). Une remise en question des priorités serait bienvenue mais gardons les pieds sur terre, l'ambition des édiles va vite reprendre le dessus. L'heure des comptes va bientôt sonner affichant la soupe à la grimace sur la mine de certains commerçants. Ce qui va suivre est véridique:

Soir du 15 août, 21heures 30 pour le deuxième service dans un restaurant sur un port ostréicole du bassin d'Arcachon. Nous sommes avec un couple d'amis et il reste quelques tables qui achèvent leur repas. L'ambiance est très calme et les serveurs s'activent déjà à ranger la salle pour le lendemain. Sur la carte, surprise totale car aucuns poissons du bassin d'Arcachon n'y figurent ou alors ils ont été effacé. Le morceau de lieu est vendu et cuit au prix d'un dos de cabillaud. J'opte pour un plateau de fruits de mer à 28 euros. Comme c'était parti, je ne m'attendais pas au grand soir mais une fois arrivé devant mes yeux, j'ai été totalement sidéré. Outre le fait qu'il y avait deux grosses pinces de crabes, six petits bulots et son dès à coudre de mayonnaise pas terrible, deux petits ramequins de bigorneaux, de petites crevettes grises de Bretagne et cinq crevettes roses décongelées du supermarché du coin puis six huîtres charentaises attendaient d'être englouties sur leur lit de glace. Je n'en croyais pas mes yeux. Je poussais alors le vice de demander au serveur si les huîtres étaient traditionnelles ou triploïdes(modifiées génétiquement) et ce dernier, avec un terrible aplomb me répondit:

«-Monsieur toutes Nos huîtres naturelles proviennent de nos parcs situés à Arguin.»

Regarder dans les yeux quelqu'un qui vous prend pour un con peux être jubilatoire mais je n'étais plus trop d'humeur à plaisanter.

«- Désolé mais ces huîtres ne sont pas d'ici»

Vu ma tronche le gars faisait demi tour pour aller discutailler avec le patron qui recomptait les additions derrière sa caisse puis revenait vers nous la queue entre les jambes.

«- Effectivement nous sommes désolé, nous n'en avions plus à portée de main donc nous avons mis les Marennes-Oléron qui restaient...Comme il est tard (22h15) la cuisine demande si vous voulez des desserts»

Nous nous sommes tous regardé stupéfaits avant d'éclater de rire face à cette situation ubuesque.

«- Non merci nous irons les prendre ailleurs. La Cuenta por favor.

- la coin quoi?!

-l'addition s'il vous plaît.»

Bien sûr il ne faut pas généraliser. Il existe d'excellentes adresses sérieuses mais ce genre de comportement augmente de plus en plus pour répondre le plus lucrativement à l'afflux du tourisme de masse.  Vivement la rentrée,  que cette effervescence retombe doucement pour profiter pleinement et attendre une fenêtre météo qui me permettra d'aller pêcher quelques petits casserons avant une hypothétique venue de l'été indien pour que les indigènes dont je fais parti puissent les savourer entre amis autour d'une plancha en regardant les mauves s'installer dans le soleil couchant. C'est à cet instant précis que je pourrais me mettre à rêver, à laisser mon âme divaguer dans les sourires de mes proches pour croire peut-être qu'un jour le vert des zostères de mon jardin d'enfance reviendra remplacer l'ocre de la vase qui assombrit l'eau de baignade des vacanciers. En ce qui concerne le projet train-tram pour le contournement du nord bassin d'Arcachon je préfère rester réaliste même si j'adhère entièrement à ce concept rempli de bons sens. Qui peut croire qu'un tramway même silencieux puisse traverser tous les centre-ville des communes par la piste cyclable sans que personne ne s'en offusque? Je vois d'ici les hordes de retraités venir manifester aux portes des mairies pour conserver leur conformisme bien douillet. Les seigneurs de l'oligarchie arcachonnaise le savent bien et ils ont du déjà anticipé un contournement routier bien polluant en dehors des villes qui plus tard pourra ouvrir de nouvelles voies d'urbanisation qui donneront du travail aux amis promoteurs immobiliers ainsi qu'un juteux retour sur investissement, au nom bien sûr du développement durable.

http://www.ladepechedubassin.fr/2018/06/21/actualites/tram-train-grand-oublie-futur-reseau-de-transport/

Alors pour chasser mon spleen en cette nuit fraîche de fin d'été, je décidais d'errer de port en port à la recherche d'un parfum d'iode qui pourrait me réconcilier avec moi même. Une lumière à flanc d'une cabane ostréicole attira mon attention. De loin cela ressemblait à un distributeur de pizza comme on en rencontre parfois ci et là dans des endroits paumés ou les zones industrielles mais sous les sunlights de casiers, des bourriches d'huîtres paradaient comme de banales putains dans les vitrines des rues d'Amsterdam. À la différence que, chez nos amis bataves tu choisis ce que tu consommes. «Distributeur réfrigéré de nos huîtres» est écrit sur la façade design alors... les mots«Nos huîtres» lâchés par l'autre zozo de serveur du restaurant revenaient en écho à mes oreilles, pour me faire sourire tout en levant les yeux au ciel. Il ne manquait plus que le panneau« Deux achetées, la troisième est gratuite»

https://www.sudouest.fr/2019/08/14/video-bassin-d-arcachon-un-premier-distributeur-d-huitres-a-gujan-mestras-6445121-10414.php

Heureusement le soleil fait son retour ce week-end alors pendant que les aoûtiens prendront la chaleur à l'arrêt sur l'asphalte d'une file d'autoroute en supportant les répétitifs« Quand est ce qu'on arrive?» de leur progéniture, je filerais à l'océan en scooter avec ma belle à l'arrière qui serrera fermement ma bedaine puis somnolant tranquillement à l'ombre du petit parasol j'attendrais qu'elle me dise:

«-tu viens te baigner?»

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Je veux rendre hommage à cet homme qui a su rester libre tout au long de sa vie pour créer une œuvre cinématographique inclassable, quelque peu inégale, parfois bâclée mais aussi géniale, satirique et toujours sincère. Aimé ou détesté il a lutté pour que sa passion puisse lui permettre d'exister. Respect Monsieur Jean-Pierre Mocky, bon vent et je vous offre cette photo détournée pour rigoler un bon coup avant d'entrer dans l'au-delà.

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01 août 2019

COMME UN COUP DE GRISOU

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Quand j'ai appris la nouvelle, un blues est venu emmitoufler mon esprit comme un coup de grisou . J'étais partagé entre la colère et une profonde tristesse. Alors j'ai pris le temps d'essayer de comprendre, de me remettre en question et de me repositionner face à mes convictions. Malheureusement le constat est devant mes pieds pour m'obliger à l'accepter. C'est grâce à cette dame que j'ai créé ce  blog il y a une bonne dizaine d'années, une matinée d'automne dans la petite chênaie du site des Quinconces à Andernos les bains. Nous nous sommes croisés alors que nous cherchions à trouver une nouvelle pousse de cèpes. Au fil de notre discussion je découvrais une femme emplie d'amour pour le bassin d'Arcachon mais aussi très inquiète par la dégradation de la biodiversité de ce territoire. C'est en m'apprenant qu'une partie de cette forêt ou nous étions allait disparaître au profit d'une EHPAD que j'ai commencé à coucher des mots sur des billets d'humeur pour signifier mon opposition à ce projet et à apporter ma part personnelle d'engagement en espérant ouvrir les consciences afin d’œuvrer vers la sauvegarde d'un patrimoine. Josiane décidait carrément de prendre le taureau par les cornes pour lutter corps et âme contre le système oligarchique mis en place par les élus, qui privilégie le développement lucratif par une urbanisation outrancière, par une explosion du tourisme de masse au nom du développement durable et de la protection de l'environnement. À l'époque les associations citoyennes et écologiques étaient soigneusement marginalisées par la propagande des seigneurs locaux et de leurs baronnies.

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Il lui a fallu beaucoup de ténacité pour fonder l'association «écocitoyens du bassin d'Arcachon» puis s'unir avec d'autres(CEBA) et partir au combat idéologique en y donnant tout son temps, toute son énergie. Que de longues luttes intenses pour que le mépris puisse mettre un genou à terre! Une implication totale donnant pourtant des résultats notables contre les projets destructeurs de l'environnement mais tellement peu ou si peu gratifiant pour l'opinion publique. Parfois c'est désespérant de voir l'indifférence profiter à contre sens de ces victoires. La chênaie des Quinconces a bien été sauvée puis sauvegardée, le SCOT (schéma de cohérence territoriale) a été annulé et des millions d'euros d'argent public engloutis par l'entêtement des élus, des PLU (plan local d'urbanisme) ont été retoqués ainsi que des projets d'urbanisation, la Smurfitt a finalement été condamnée à une modeste amende pour sa négligence sur une de ses cuves entraînant une pollution dans les ruisseaux environnants, des parcelles de forêt ont été sauvées et d'autres sont en sursis face à la voracité des promoteurs etc etc...la liste des actions est longue mais les seigneurs continuent malgré tout à appliquer leur vision funeste du court terme préférant picorer jusqu'à la dernière miette du gâteau. Malgré les faits et les rapports scientifiques qui nous donnent raison leur déni sert encore de soupe à leur alibi par des promesses électorales qui arrivent facilement à masquer leurs défaites judiciaires face aux associations environnementales. Tous ces combats incessants menés contre cette oligarchie réussissent à briser le courage et l'envie de certains car les résultats ne sont pas à la hauteur des batailles engagées.  Le découragement est une arme terriblement efficace pour maîtriser l'opposant et quand la trahison humaine s'invite dans la situation comme ces associations qui quittent le combat une fois qu'elles ont eu gain de cause, il faut vraiment avoir une force mentale très forte pour ne pas jeter l'éponge.

Malheureusement ces gens ont broyé Josiane, physiquement, mentalement. Alors elle a décidé de quitter le bassin d'Arcachon  pour de nouveaux horizons.

« J’aimais profondément le Bassin, mais je ne le reconnais plus, " mon Bassin" est mort et les gens ne sont plus les mêmes non plus, je préfère m’en aller car ça me rend triste et malade.» m'écrit elle « , je suis fatiguée, j’ai trop donné.»

Je lui ai dit tout le profond respect que je lui porte et que malgré l'immobilisme des consciences elle avait réussi à faire bouger l'impossible. Josiane Giraudel peut être fière d'elle car sa dignité vaut beaucoup plus que celle de ces vaniteux notables de pacotille qui ne jouissent qu'en voyant leur portrait répandre leur auto satisfaction dans les gazettes locales. Merci Josiane et bon vent ou tu iras. L'esprit bassin est en toi et eux n'ont que la honte au fond des tripes.

 

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24 juillet 2019

LA VANITES DES ÊTRES

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Si il y a bien une chose insupportable dans le rapport humain c'est quand la vanité d'une personne essaye de prendre le contre pied du ridicule pour essayer de sauver la raison de sa propre pensée. Il peut aussi y avoir un côté jubilatoire à voir la personne s'enfoncer dans les palabres de l'absurde mais quand les propos servent à alimenter une propagande, il est difficile d'apporter une contradiction avant que les réseaux sociaux les fassent rentrer dans la banalisation. Les dirigeants les plus puissants de la planète l'ont bien compris et l'art de Donald Trump a bien été assimilé pour savoir comment gagner une élection. Leur vanité voudrait nous faire avaler sans broncher des couleuvres remplies d'inepties. Il faut hélas en être conscient pour résister afin de ne pas devenir un mouton de Panurge. L'affaire François de Rugy en est un bel exemple. Sans débattre sur le fond de sa démission, la vanité exposée sur les trois clichés des repas à l'assemblée nationale a totalement fracassé sa défense. Il était bien conscient que la photo de son portrait à table dans les fastes de la république avec des homards chemisés et celle de sa femme posant tout sourire en arrière plan devant une bouteille de vin à 500 euros ne pouvaient que flatter uniquement leur ego. Après la diffusion de ces clichés le mal était fait entraînant sa perte. Comment ne pas y voir autre chose qu'un simple repas professionnel?! Il avait beau ramer pour défendre son honneur, la chute fut inéluctable. Les homards vont lui coller aux chaussures pendant un long moment et le semi blanchiment  pittoresque de l'enquête interne de l'assemblée amène juste un sourire au coin des lèvres.

Que dire de la vanité de ces députés de droite (LR), d'extrême droite(RN), de la majorité présidentielle qui osent traiter Greta Thunberg de « poupée apocalyptique », de « prix Nobel de la peur », diffusant qu'elle est manipulée par les lobbys verts alors que cette gamine de 16 ans ne fait que répéter mots pour mots les rapports des scientifiques. Sûrement pour des raisons personnelles d'exister dans le prisme politique ces gens qui sont les serviteurs des lobbys économiques, qui réduisent les budgets des recherches veulent nous faire croire que eux seuls détiennent la solution pour lutter contre le réchauffement climatique. Je suis sûr que ces même gens auraient pu injurier et cracher sur Simone Veil lors de son discours sur l'avortement dans l'hémicycle. C'est pitoyable. Heureusement Greta leurs a donné la réponse la plus juste:

«-Ce n'est pas grave. Après tout, nous ne sommes que des enfants, vous n'avez pas le devoir de nous écouter. Par contre, vous avez le devoir d'écouter les scientifiques, et c'est ce que nous vous demandons.»

C'est sur, Greta Thunberg ne va pas sauver le monde mais en devenant une icône elle fait passer le message pour entrer dans la lutte. Si Rosa Parks avait obéi pour laisser sa place à un blanc dans un bus en Alabama en 1955, Martin Luther King n'aurait peut-être jamais exister et les lois ségrégationnistes dans les bus seraient encore en place.

Sur le bassin d'Arcachon la vanité de certains élus dégouline le long des ports. Celle omniprésente du seigneur arcachonnais «Crème antirides» alias Yves Foulon maire d'Arcachon vient une nouvelle fois de tâcher son costume. Il vient d'être débouté par le tribunal en appel contre l'opposante libanaise chéguevarienne alias Anny Bey qui avait écrit sur sa page Facebook que le monsieur ressemblait à Patrick Balkany sur la gestion de sa ville en parlant de favoritisme et de trafic d'influence. Entre nous, cette évidence ne surprend plus grand monde mais la vanité allait prendre le dessus sur le bonhomme en voulant traîner la dame devant les tribunaux pour injures afin de laver cet affront. Estimant que l'âme arcachonnaise venait d'être souiller c'est l'argent du contribuable qui a été dépensé pour payer les frais judiciaires et les frais royaux de Maître Ducos Ader qui est quand même reparti la queue entre les jambes, sans oublier le dédommagement à la dame.

En reprenant le sens latin du mot, vous pouvez faire un quiz entre amis à l'apéro avant les merguez, à chercher des exemples parmi les faits et gestes des édiles du bassin d'Arcachon.

Vanitas: désigne le vide d'un être dont les prétentions dépassent si outrancièrement les capacités effectives qu'il en devient digne de risée.

 

05 juillet 2019

NO VACANCY

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C'est les vacances, on n'oublie tout, on décompresse, on lâche prise. Pas de prise de tête juste un petit débriefing sur la prochaine saison 2020 de «Game of thrones» made in bassin d'Arcachon.

 

 

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A Lège-Cap Ferret «Lolo Rastaquouère» ou «la girouette» alias Laurent Maupilé fils de «Vévette» alias Yvette Maupilé première adjointe du maire d'Arcachon et grande prêtresse de la baronnie arcachonnaise. Élu de l'opposition à la mairie après avoir été 23 ans dans la majorité sammarcellienne comme masseur d'orteils, il est capable de chanter du reggae en dansant la salsa pour séduire le grand échalas arracheur de dents « Los Chicots» alias Philippe de Gonneville premier adjoint au maire de Lège Cap-Ferret qui depuis quelques mois vient de goûter au confort du trône urinant même autour pour marquer son territoire suite à un départ prématuré dû à un dramatique accident de vie de son maître «Don Saluste» alias Michel Sammarcelli le maire qui devrait être hors course à moins que ce dernier n'envisage de rentrer dans la danse d'une manière bouteflikapienne.

La libanaise chéguevarienne alias Anny Bey astique sa sulfateuse en y fourrant des Bastos de franc-parler pour asperger toutes les mauvaises langues car la dame a toujours aimé défourailler lors des conseils municipaux. C'est son kiffe. Après avoir sérieusement échaudé le seigneur « Crème antirides» alias Yves Foulon maire d'Arcachon, elle change de royaume en allant à l'assaut de la forteresse ferretcapienne. Il va lui falloir beaucoup d'huile de coude pour brosser toute la merde jetée sur son portrait par les seigneurs de l'oligarchie arcachonnaise et surtout mettre beaucoup de fleurs au bout de son fusil.

À Arcachon « Crème antirides» alias Yves Foulon le maire, l'un des derniers lèche bottes LR à la langue chargée est en recherche d'un maître à penser mais il va continuer à jouer la fibre affective auprès de son fidèle électorat gérontophile biberoné aux méthodes balkanyiennes afin de continuer son oeuvre conservatrice mangeuse d'espaces verts.

«Le Samaritain» alias Vital Baude remet la veste de combat qui sentait la naphtaline dans le placard du conseil régional et retire ses pantoufles pour revenir sur le terrain de ses premières batailles ou il prêchait l'écologie à des sourds et aveugles. Dopé par la vague verte des élections européennes il compte bien emmener le seigneur d'Arcachon au second tour déjouant tous les sondages gagnants que «Charly» alias Charles Albert Lucas l'opposant historique a commandé avec ses deniers. Ce dernier d'ailleurs, se voyant lui même dans les profondeurs des résultats préfère présenter en tête de liste un clone du maire en la personne de Sébastien Hénin. Ce financier novice à la course à l'échalote va devoir user de la lampe à bronzer, de soin du visage et d'un apprentissage express de la  bisouquette aux mamies pour espérer entrer dans les moeurs arcachonnaises.

La députée En Marche«Pleins phares» alias Sophie Panonacle est en plein brainstorming pour savoir si son Cri-Cri d'amour de mari en tête de liste ne ferait pas trop jaser dans le secteur d'autant plus que «Charly» est venu bouffer au râtelier de la majorité présidentielle. Les cerveaux sont en ébullition.

À La Teste «Niniche»le Pichet boy alias Jean Jacques Eroles le maire tient à maintenir sa main de fer sur la mairie comme un morpion sur les bourses de Crésus. Depuis que le bougre a découvert la luxure, le rêve de devenir le parrain de l'oligarchie arcachonnaise lui a ouvert férocement l'appétit. C'est en toute confiance qu'il partira au combat des élections municipales.

À Gujan Mestras«La Baleine» alias Marie Hélène des Esgaulx la maire commence en toute discrétion à sortir les chaudrons pour préparer ses tambouilles électorales euphorisantes et hypnotisantes à son électorat en promettant de bonnes places sur sa liste à quelques bons petits soldats macronistes. Cette bûcheronne hors paire aura malgré tout pas mal de loups à l'affût pour l'empêcher d'obtenir la médaille du mérite de la tronçonneuse. La bataille va être intéressante à observer.

Au Teich «El Francisco» alias François Déluga le maire jette en l'air sa pièce double face, inlassablement à attendre qu'elle lui dise quelle route à suivre pour espérer un avenir pépère lui permettant de maintenir le train de vie adéquat à ses ambitions.

À Facture-Biganos «Nono» le béguey (petit coq en gascon) alias Bruno Lafon le maire vient d'être élu  roi des neuneus pour avoir accordé la construction d'une nouvelle zone artisanale de 12000 mètres carrés au nom de la protection environnementale devenant même, le massacreur suprême du bassin d'Arcachon aussi doué qu'un joueur de bonneteau. Le bon air de l'usine Smurfitt et le bétonnage massif ne semblent pas trop perturber ses administrés et l'opposition tarde à se déclarer.

Peu d'écho venant d'Audenge ou «La Ségolène des esteys» alias Nathalie le Yondre la maire ronronne paisiblement en bétonnant comme si de rien n'était.

À Lanton «la Marine Morano» alias Marie Larrue la maire se prend un énorme coup de râteau dans la tronche de la part de ses irréductibles autochtones qui fracassent sans vergogne tous ses projets. À force de vouloir faire sa Valérie Damidot pour repeindre les villages à son effigie, il va falloir proposer autres choses pour éviter les manches de pinceaux dans le derrière.

À Andernos«Droopy» alias Jean Yves Rosazza le maire est sous la clim et tout va bien. Les doigts pieds en éventail sur le bureau il sifflote joyeusement «la madelon». Il a passé son programme électoral sans trop de problème en enterrant presque définitivement l'âme de son prédécesseur. Pour l'instant l'opposition est fracassée et le bonhomme file en roue libre vers l'arrivée. Cependant il va devoir quand même se méfier des pierres qui traînent sur la route en évitant de combler trop vite les dents creuses de sa commune. L'urbanisation à outrance n'a plus bonne presse et certains vont vite lui rappeler qu'il a signé un pacte de transition écologique, que ce dernier est écrit en français et qu'il serait bon de le relire.

À Arès rien ne va plus. «Le Squale» alias Jean Guy Perrière le maire est en pleine dépression. Il en a marre d'être un second couteau, un faire valoir pour couvrir les boulettes de l'oligarchie arcachonnaise comme porter le chapeau pour l'annulation du SCOT. il voit les autres se goinfrer et lui ne ramasse que les miettes. C'est vraiment trop injuste disait Caliméro. A surveiller

 .....

J'avais une dizaine d'années et je découpais méticuleusement la page de «Pif Gadget» pour la coller dans un grand cahier à spirale. Ce fut je crois mes premiers pas vers la poésie. Entre les planches de ses dessins j'écrivais des histoires sans queue ni tête et quelques blagues potaches récoltées dans la cour d'école. j'ai toujours gardé ce cahier et aujourd'hui j'ai un petit pincement au cœur.  Bon vent Monsieur Mordillo.

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PRENEZ DU BON TEMPS, AIMEZ VOS PROCHES, PRENEZ SOIN DE VOUS.