LE CRI DE LA BERNACHE

18 octobre 2020

QUE DU BRUTAL...

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L'été indien a tiré sa révérence comme un malpropre en coupant le thermomètre en deux du jour au lendemain puis les seaux d'eau sur la tronche nous ont signifié l'arrivée de l'automne et Alex nous a mijoté une petite tempête hivernale précoce comme un avant goût du changement climatique. Fini les tongs et le short, vive les bottes et le polaire. C'est raide, mais les ceps d'une superbe qualité sont présent en nombre et les bernaches sont de retour.

Les cris de  « Maman ! » lancés sur le tarmac effacent instantanément toutes les polémiques car l'acharnement de son fils et de sa famille pour obtenir sa libération suffit à maintenir le respect. Sophie Pétronin est libre, libre de faire ce qu 'elle décidera, libre de dire ce qu'elle pense... la raison importe peu. L'humanité qui flotte dans ses yeux est son unique rempart contre les travers du monde civilisé qu'elle retrouve ou les haineux cherchent les motifs les plus brutaux pour décrédibiliser le mot liberté. Seulement après quatre années de captivité, Sophie Pétronin est et restera toujours libre comme un doigt d'honneur lancé aux biens pensants, alors longue vie à vous madame.

La deuxième vague de cette satanée saloperie covid oblige les populations à choisir l'adaptation pour éviter que les peurs ne les maîtrisent. Les gouvernements de chaque pays choisissent des stratégies pour faire front entraînant des incohérences, des incompréhensions légitimes et nécessaires mais il serait dommageable de les rendre populistes. Une solution viendra tôt ou tard mais fera elle avancer la cause des soignants qui pointent du doigt les effets du néolibéralisme qui pendant des décennies ont réduits les budgets des hôpitaux au profit de la rentabilité ? La santé comme l'éducation ne devraient pas avoir de prix car ils sont les garants de la démocratie. La nature ne cesse de nous montrer notre fragilité mais nous préférons regarder notre nombril en disant qu'il est urgent de protéger et sauver la planète. C'est une grave erreur de penser que le plus fort doit protéger le plus faible car dans ce cas présent, nous sommes les plus faibles par rapport à la nature qui quoique qu'il arrive continuera à exister sans nous. Donc c'est elle la plus forte et il est consternant de voir que l'âme humaine s'entête à ne pas l'admettre.

L’obscurantisme religieux est plus redoutable qu'une pandémie virale car vouloir imposer une idéologie par la force ou la terreur ne peut qu'amener le chaos. Des chapitres dans les livres d'histoire en regorgent longuement. L'islamisme qui utilise la barbarie pour sa propagande n'est pas l'islam. Les racines de ce mouvement se trouvent dans les actions politiques du monde occidental depuis les années 70 et à ce jour, c'est un arbre parmi les autres caché dans la forêt. Sauf qu'à l'inverse du covid, la solution pour le combattre n'existe pas ou plus et il faudra, ici aussi, apprendre à vivre avec, à s'adapter sans jamais montrer sa peur car la peur est l'eau qui fait grandir la plante. Apprendre à accepter l'horreur d'une décapitation pour mieux la refuser en prenant soin de ne surtout pas la banaliser afin que notre liberté de pensée puisse remplacer l'eau nourricière de cet arbre maléfique. Plus facile à dire qu'à faire, j'en conviens mais hélas nous sommes au point de non retour, alors prendre l'émotion et l'effroi de cet acte barbare comme une force pour montrer que nous sommes tous des Samuel Paty.

Les meilleurs scénaristes de Netflix auraient été incapables d'écrire une série aussi surréaliste que les quatre saisons passées à la maison blanche par Donald Trump et le bougre en redemande. Aujourd'hui le rêve américain n'a plus la même saveur ni la même définition et si le bonhomme orange est à la ramasse dans les sondages, cet immonde personnage n'est pas près de vouloir quitter son fauteuil aussi facilement. Les ventes d'armes explosent comme jamais à la veille des élections et en cas de défaite, il lui suffira de crier au scandale pour que les doigts se pose sur les gâchettes. Décidément cette élection sort de nulle-part avec du grand n'importe quoi et il est pratiquement impossible d'écrire un épilogue. Je souhaite sincèrement que l'Amérique saura tourné la page de cette imposture pour ne pas se retrouver à se bouffer quatre nouvelles saisons de « Bad Dream »

Sur le bassin d'Arcachon la ville d'Andernos les bains vient de détrôner Arcachon pour devenir la ville préférée des retraités.(source le Figaro) Étant moi même proche de la fin de ma vie professionnelle, je ne sais pas si il faut s'en réjouir et dire bravo. Si la métamorphose de la ville a été nécessaire, à la vue de l'anarchie urbanistique opérée pour accueillir les futurs nouveaux privilégiés je commence sérieusement à ressentir comme de très grosses inquiétudes avec des gouttes de sueur sur le front et comme tout le reste... c'est du brutal.

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Comment oublier de rendre hommage à un immense guitariste qu'était Eddie Van Halen. Alors puisque nous sommes dans le brutal, les riffs que crachaient sa guitare n'étaient que du bon son bien brutal, juste ce qu'il faut pour vous caresser les oreilles sans arracher les tympans. Bon vent Monsieur Van Halen.

Posté par paterzan à 22:00 - Permalien [#]
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02 octobre 2020

COUCOU ME REVOILOU!!

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Quand la rentabilité dans le business pourrait entamer une courbe descendante, le naturel de certains esprits revient au galop pour trouver la solution afin de remédier à se désagrément. Léornado di Caprio disait :

« Nous vivons dans un monde ou le plus n'est pas assez, ou l 'opportunisme et la cupidité se généralisent. »

Une phrase qui donne du sens avec ce qui est en train de se passer après la diffusion de l'arrêté préfectoral régulant les nouvelles mesures des dégustations d’huîtres sur le bassin d'Arcachon. En effet, après avoir été dans les instances de la conchyliculture pendant de longues années en jetant de la poudre de perlimpinpin pour la sauvegarde du métier d'ostréiculteur afin d'installer un système opaque ou l’huître ne devienne qu'un vulgaire produit de consommation pour satisfaire le tourisme de masse tant désiré par les barons du bassin d'Arcachon, « Ché Labanos » ou « l'homme qui murmurait à l'oreille d'une huître » alias Olivier Laban revient sous les projecteurs tel Zébulon sortant de sa boîte, pour essayer de tirer le meilleur parti de cet imbroglio juridique afin de maintenir le chiffre d'affaire et peut être le pérenniser d'avantage, en voulant créer une nouvelle profession : « L'ostréiculteur-dégustateur ».

Avant de continuer je vous invite à relire un de mes billets de 2015 :

http://www.lecridelabernache.com/archives/2015/08/08/32460368.html

Il est vrai qu'ils existent des bouchers-charcutiers, des couvreurs-zingueurs, des jardiniers-paysagistes mais le « Commandanté » veut légitimer le concept qu'il a conçu en créant un syndicat d'une profession qui n'existe même pas. C'est énorme quand même ?! Quel culot!! Mais pourquoi donc une telle initiative puisse que « Titi gros minet » alias Thierry Lafon le président du comité régional conchylicole revendique les même points contestés sur le nouvel arrêté préfectoral ? Peut être une affaire d'égo car effectivement leur antipathie l'un envers l'autre suinte sur tous les ports du bassin. Alors profitant toujours d'une aura médiatique et d'un carnet d'adresse plus rempli que son collègue il décide de prêcher pour sa paroisse en cherchant à obtenir l'adhésion de fidèles qui comme lui ne veulent pas voir une baisse de rentabilité dans leur business. Désormais il va devoir chercher des soutiens dans les instances pour afficher une crédibilité à son action. Seulement en dix ans les affinités avec les barons ne sont plus tout à fait les même. A la COBAS (communauté d'agglomération du bassin d'Arcachon sud) « la Baleine » alias Marie Hélène des Esgaulx la présidente et maire de Gujan Mestras qui l'a biberonné sur ses genoux et appris toutes les ficelles politiciennes en faisant de lui son chouchou, aura sûrement un petit pincement au cœur mais une patate étant vraiment chaude sur un règne ou les frasques et les mensonges flottent dans l'air du temps devrait mettre un frein à son engagement. A la COBAN (communauté d'agglomération du bassin d'Arcachon nord) « Le Béguey » petit coq en gascon alias Bruno Lafon le président et maire de facture biganos qui après une communication lamentable vient de prendre une belle beigne aux élections sénatoriales l'obligeant à décommander la livraison de sa nouvelle Harley Davidson et digérer la descente de son amour propre aura sûrement d'autres chats à fouetter en voulant reprendre le pouls de son territoire. Au SIBA, avec le changement du maître de maison, le charme de Kaa qui agissait sur « Don Saluste » alias Michel Sammarcelli pour obtenir l'open bar sur les finances ne devrait en théorie n'avoir aucuns effets sur « Crème antirides » alias Yves Foulon le président et maire d'Arcachon qui à choisir, préfère avoir un beau palace qu'une guinguette à huîtres. Comme l'audace n'a, semble t'il, pas de limites, c'est bien droit dans ses bottes qu'il annonce :

« -L'arrêté préfectoral de 2011 fonctionnait correctement depuis neuf ans, à 99% et apportait toute satisfaction à la profession. Pourquoi avoir accepté de le remettre en questions à 100%. » (source la dépêche du bassin)

Depuis neuf ans, il faudrait être neuneu pour ne pas avoir vu la transformation des ports ostréicole mais aussi être aveugle pour ne pas avoir vu les dérives et les irrégularités qui se sont imposées et installées au fil du temps. Tous les élus en place à cette époque( la plus part encore présent aujourd'hui) ont préféré fermer les yeux pour privilégier l'ascension du tourisme de masse afin de booster l'économie locale, voyant en « le ché Labanos » comme un visionnaire bienfaiteur lucratif. Le résultat de cette politique à court terme est devant nos yeux, avec un constat assez effroyable d'un tourisme de masse dégueulasse, d'une urbanisation archaïque et un plan d'eau à l'agonie... mais c'était tellement prévisible. Non l'arrêté ne fonctionnait pas correctement à 99% (d'ailleurs qui sont les 1% restant?) et il a pratiquement tuer le métier d'ostréiculteur dans le sens le plus noble du terme n'apportant la satisfaction qu'aux vendeurs d’huîtres. Certains même se prétendent pêcheur pour pouvoir afficher sur leur ardoise des daurades royales, venant d'élevage en Grèce que Mericq leurs a livré au petit matin quand les cabanes sont désertes. Voilà pourquoi il est urgent de remettre l'arrêté en question à 100%. Alors à vouloir promouvoir le métier « d'ostréiculteur-dégustateur » en quête de rentabilité, le risque est qu'il devienne à la longue "ostréiculteur-Voleur" au détriment de la qualité.

 

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Encore une grande dame qui vient de s'envoler au pays des étoiles. Une vie exceptionnelle remplie de rencontres inouïes, Miles Davis, Jean Paul Sartre, Simone de Beauvoir, Boris Vian, Albert Camus ... et d'une voie si particulière que les plus grand paroliers, Brel Férré, Gainsbourd, Leprest, Roda Gil... lui ont écrit des chansons intemporelles pour qu'elles résonnent dans les caves de Saint Germain des près. Une femme libre et engagée dans le sens le plus pur qui par son départ devient avec élégance une icône qui illumine le ciel. Bon vent Madame Juliette Gréco.

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19 septembre 2020

A FOND LES LAFON

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Je voudrais revenir sur l'article de Bruno Béziat journaliste et correspondant du journal Sud-ouest à Arcachon, intitulé: « Bassin d'Arcachon:Entre les élus, les tensions et les divisions s'accentuent »

https://www.sudouest.fr/2020/09/16/comment-les-maires-du-bassin-se-sont-divises-7850479-2733.php

Si le titre résume bien la situation actuelle sur le bassin d'Arcachon, si l'ensemble de l'article est objectif, la synthèse accréditant le clivage droite-gauche comme la cause de cette dégradation ne me semble pas tout à fait juste car c'est donner un alibi aux barons pour satisfaire l'opinion publique en couvrant une réalité qui est en train de devenir une évidence. En effet, ce territoire a toujours eu l'étiquette d'une droite conservatrice de ses privilèges et la gauche a réussi à y entrer dans les années 90. Cependant les méthodes politiciennes old school qui aujourd'hui font les gros titres en remplissant les tribunaux ont vite étouffée les pensées de Jean Jaurès à ces nouveaux élus. Le gâteau fût partagé pendant des décennies en établissant des consensus pour que tout le monde se régale mais en suivant les directives imposées sans apporter une contradiction. Le beurre, l'argent du beurre mais surtout pas le cul de la crémière. Le clientélisme avait l'avantage de fabriquer des notables qui constituaient de solides réseaux pour assouvir leurs ambitions ainsi la crémière pouvait parader comme un paon en rut. Après presque un demi siècle Le résultat de leur politique se dresse devant nos yeux et les tensions, les divisions qui arrivent aujourd'hui ne sont pas le fruit du hasard. Le bassin d'Arcachon subit une démographie galopante,peu contrôlée par une urbanisation libertaire qui accentue davantage l’artificialisation des sols en utilisant un obsolète réseau d'évacuation des eaux usés qui peine à se moderniser. En privilégiant les services à la personne les retraités ont investi en masse ainsi que des familles à haut revenus ayant pour effet une augmentation fulgurante du prix de l'immobilier, terriblement défavorisant pour les jeunes couples. Le plan d'eau exceptionnel doté d'un écosystème unique est en grand péril et en préférant développer le tourisme de masse tout en « soi disant » sauvegardant l'environnement, la biodiversité essentielle qui régulait jadis la vie des autochtones se retrouve désormais en extrême urgence. A ce jour, il est absolument nécessaire d'arrêter ce compte à rebours funeste. C'est peut être une part de ce bon sens qui commence à entrer dans les consciences et qui provoque la zizanie dans l'oligarchie mais sûrement pas un clivage droite-gauche. «  la pantoufle » alias François Déluga maire du Teich qui aujourd'hui se retire de la vie publique après avoir bien pantouflé de longues années dans les instances de l'Arcachonie semble retrouver les valeurs gauchistes de sa jeunesse en critiquant ouvertement le système qui l'a nourrit. Mieux vaut tard que jamais mais c'est encourageant. En ce qui concerne le clash à la COBAN (communauté d'agglomération du nord bassin d'Arcachon, voir billets précédents) il suffit de lire la défense du « Béguey » alias Bruno Lafon le maire de Facture Biganos pour apercevoir les fêlures d'une politique à papa :

« Je n'ai pas prévu de démissionner et l'idée n'a même pas effleuré mon esprit

(traduction : Mais qui sont donc ces trous du cul qui osent vouloir me destituer de mon trône...pour qui ils se prennent ?!)

pour être honnête, j'ai surtout longuement hésité (dix secondes) avant de me présenter à cette élection sénatoriale et je regrette, aujourd'hui, que cette affaire prenne une tournure politique.

( voilà, voilà.. c'est la faute à la gauche, c'est pas moi. Ces vilains gauchistes sont jaloux. Un point c'est tout)

Je n'ai jamais hésité à mouiller ma chemise pour aider à ce que Mios et Marcheprime puissent entrer au SIBA(syndicat intercommunal du bassin d'Arcachon)

( Effectivement mais c'est le rôle d'un président de faire appliquer les décisions collégiales)

Pareil pour Audenge, quand il a fallut se pencher sur le dossier de l'ancienne décharge pour trouver une solution.

(Ouh là !!! le dossier épineux et scandaleux de l'ancienne décharge d'Audenge dont tous les élus (certains encore en place à ce jour)ont fermé les yeux en ouvrant leur portefeuille pour enfouir des déchets toxiques venus de toute la région, qui au fil du temps se sont désagrégés et transformés en lixiviats, avant de rejoindre la nappe phréatique qui se jette dans le bassin d’Arcachon pour agir comme le meilleur Round up de la planète. Des troisième couteaux ont été tenu responsables de ce désastre et ont été condamné à ne pas rire. Alors pour sauver les apparences face à la populace, il a fallu faire un curetage a minima pour étanchéifier le site. La communauté a donc mis la main à la poche pour aider financièrement la mairie d'Audenge. Alors se prendre pour un chevalier blanc est un peu excessif.)

Je demande si certains de ceux qui souhaitent ma démission se souviennent de ces dossiers là ?

(Je pense qu'ils s'en souviennent tous)

En tous cas je refuse de fonctionner à coups d'ultimatum. On ne me parle pas comme cela. Il va falloir qu'on se remette autour d’une table, qu'on se parle. »

Sincèrement je pense que pour le bien de la communauté, il serait bien qu'il soit élu aux sénatoriales pour laisser libre les postes qu'il occupe. Sa défense ne tient pas la route et pourrait presque paraître pitoyable car c'est la trahison de sa parole d'homme donnée pour attirer la confiance des autres qui est mise en cause et rien d'autre. Le coq gascon a les pieds dans la merde et il va lui être de plus en plus difficile de parader dans certaines basses cours.

Sur les marchés en Corse, les saucissons du terroir se vendent comme des petits pains pourtant j'ai remarqué qu'il n'était pas facile de voir les porcs ou les ânes brouter les glands et l'herbe en liberté et que vu la quantité astronomique vendue aux touristes, l'île devrait avoir plus de cochons et d'ânes que d'habitants. C'est Paul un petit éleveur trouvé au hasard sur un chemin de randonnée qui m'a donné une explication. En fait les morceaux de barbaques viennent du marché européen, surtout des pays de l'est car le français est plus cher, puis ils sont préparés sur place pour avoir l’appellation afin d'être revendu plus cher. Puis quelque peu dépité il me dit :

« -Finalement c'est plus économique de tricher. Moi j'ai choisi de faire de la qualité, d'autres préfèrent la rentabilité »

Un Lafon pouvant en cacher un autre, son homonyme  « Titi gros minet » alias Thierry lafon président du comité régional de la conchyliculture est furax du nouvel arrêté préfectoral fixant les nouvelles modalités pour encadrer l'activité de dégustation ostréicole sur le bassin d'Arcachon. A y regarder de plus près, pas de gros changement sauf que l'arrêté essaye de protéger la profession et le consommateur, à l'inverse du saucisson corse, en interdisant l'achat d’huîtres porteuses d'un agrément autre que celui de l'exploitant...mais en achetant de la bretonne au cul des camions qui sillonnent les ports ou de la triploïde et en les trempant six semaines dans les parcs, elles deviennent de l'arcachonnaise comme le saucisson corse. En gros rien ne change sauf que les lois sont écrites sur le papier et que certains éviteront de trop partir au soleil en hiver ou de changer de berlines. Mieux vaut méditer sur la pensée humoristique de « Titi gros minet » :

« Je me sens bien plus ostréiculteur en faisant cuire mon huître plutôt qu'en ouvrant une boite de crevettes de Madagascar »

En Corse ou sur le bassin d'Arcachon, Paul a raison, finalement c'est plus économique de tricher.

 

 

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Il suffit d'accrocher son portrait dans une Ehpad pour voir apparaître les sourires sur tous les résidents. Une grande dame, tout en majuscules qui distillait de la bienveillance et de la joie de vivre. Une belle artiste qui n'était pas que Tata Yoyo mais bien plus que cela. Ecoutez bien les paroles de cette vidéo. Oui, sous mon grand chapeau il y a des tas d'oiseaux alors je m'incline et chapeau bas. 

Bon vent à vous Madame Annie CORDY.

 

 

01 septembre 2020

A LOUISE...

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Cette saison estivale fut particulière, bizarre,angoissante, horrible. Le bassin d'Arcachon s'est transformé en une immense cuvette de toilette rempli d'un tourisme de masse nauséabond ou les incivilités, l'irrespect et le grand n'importe quoi ne se cachaient pas derrière les masques. Des leçons de cet été 2020 devront être prises car le paroxysme n'a pas encore atteint ses limites et que la Covid 19 s'est trouvé un joli territoire pour proliférer comme les gremlins. Il va falloir tirer la chasse et attendre des jours meilleurs....

Le mardi 18 août 2020, Louise vient de partir. C'est Corinne son aide à domicile qui l'a vdécouvert au petit matin dans son lit.Sur son visage apaisé qui dépassait de la couette d'été, un rose délavé courait sur ses lèvres comme l'ultime coquetterie avant de rejoindre l'au delà. Les volets et la fenêtre étaient restés ouverts sûrement pour que les senteurs d'iode et de pins lui livrent de la nostalgie pour que son âme s'envole retrouver Jean son unique amour. Luc m'a appelé pour me dire que sa mère venait de mourir et il m'a demandé si je n'avais pas oublié la promesse. Comment aurais je pu oublier une telle promesse? Jeannot le père de Luc avait appris le métier de l'ostréiculture avec mon grand père puis avait repris ses parcs à sa retraite. Un lien fort s'était installé entre nous même si nous nous fréquentions peu. Adolescent je partais souvent faire la marée avec eux pendant les coups de bourre ainsi j'avais du cash pour faire la fête le week-end. Luc ne voulait pas reprendre la suite de son père. Il rêvait de voyages et d'une vie plus confortable. Avant de partir à Toulouse pour ses études supérieures, Jeannot tomba gravement malade. Les gauloises sans filtre, celles qui nous faisaient tourner la tête avant d'embarquer n'avaient pas été très gentilles avec lui. Il crachait du sang rempli de galette noire comme celle de l'amoco cadix alors nous prenions la barre sans un mot pour attendre de longues minutes que les quintes de toux lui donnent un répit. Assis sur le banc dans la cabine, ses yeux vitreux surveillaient si nous remontions bien tous les casiers d’huîtres et il ne fallait pas traîner car la marée remontait vite. La Tache était dure mais pas question de se plaindre. Avec Luc nous nous endormions épaule contre épaule jusqu'au retour au port. Il est parti aux premiers jours du printemps suivant, tout pourrit de l'intérieur. La morphine avait donné un semblant de vivant à Louise en camouflant sa lente agonie mais le cœur avait eu la noblesse d'écouter sa déchéance. Louise était une taiseuse qui ne parlait qu'avec ses yeux mais cela suffisait largement pour se faire comprendre. Aimante envers les siens, j'aimais voir son petit sourire quand elle regardait nos têtes le lendemain de bringues endiablées et qu'il fallait quand même aller sur l'eau sans faire attendre Jeannot. Nous sommes parti jusqu'au chenal du Courbey devant son ancien parc à huîtres et c'était la première fois qu'elle mettait les pieds sur un bateau préférant rester à la cabane pour trier les huîtres et les emballer en écoutant le poste de radio puis elle repartait à son jardin pour soigner ses rosiers et préparer le repas. En fait, elle ne savait pas nager et avait le mal de mer. Quand les cendres de Jeannot se sont dispersés dans les airs et que les fleurs d’hibiscus jetées par dessus bord l'ont accompagné dans la profondeur des courants, Louise s'était approchée pour me dire :

« La prochaine fois, je voudrais que tu sois avec Luc pour jeter les miennes au même endroit. Tu me le promets ?

-Oui...je vous le promets. »

Alors 36 ans plus tard je me retrouve au portail de la villa « Eguzkia » à admirer les deux immenses pins qui comme deux cerbères veillent sur la maison et le tapis d'aiguilles sur la toiture qui amortit les pignes tombantes afin que les écureuils les remontent facilement au nid. A leurs pieds les arbousiers ont pris leur aise et les merles s'engraissent malgré le chat qui veille. Cette villa typique basque et son vert de Saint jean de luz est une des dernières rescapées dans ce secteur tant convoité de la presqu'île du Cap Ferret car elle est en première ligne avec une vue imprenable sur l’île aux oiseaux, Arcachon et la dune du Pilat. Les funérailles étaient à peine finies que les charognards pointaient le bout de leur nez. Les cartes de visite des agents immobiliers s'empilaient dans la boite aux lettres et un jeune « gourmandasse »(*) sapé comme un milord avait osé pénétrer sur la propriété pour proposer un chèque avec six zéro mais il fut raccompagner manu militari à son cabriolet de luxe. Luc et sa famille revenaient tous les ans autour du15 août pour rendre visite à sa mère, ses deux filles avaient totalement compris dans les regards de leur grand mère que cette maison est le livre de leurs racines ou le mot fin ne doit jamais apparaître. La villa est en retrait d'une vingtaine de mètres du front de mer pour que le jardin de Louise puisse s'exprimer pleinement avec sa rangée de rosiers bien taillés, les yuccas baillant aux corneilles, le petit coin potager ou les dernières tomates mettent du rouge sur le vert dans le rang de haricots et les lauriers blancs et roses devenus monstrueux offrent un terrain de jeu aux moineaux qui s'y réfugient. Au bout du parapet ou le petit portail propose un escalier pour rejoindre la plage, Luc avait construit une belle marquise en bois qui faisait de l'ombre à un banc ou Louise pouvait rester des heures entières à contempler le panorama. Nous avions décidé de passer la soirée rien que tous les deux pour que le lendemain matin nous puissions tenir notre promesse. En cette fin de journée estivale quand le soleil commencait à décliner laissant la moiteur s'installer, nous regardions l'agitation bruyante des bateaux qui rentrent aux ports et ceux qui partent pour le coucher du soleil. Que de monde ! Pas les champs Élysée, mais pas loin. Nous étions bien sur la terrasse, sous la vigne vierge à siroter un bon rosé bien frais accompagné de tapas, regardant de vieilles photos jaunies que Luc avait retrouvé en faisant le tri dont une ou nous prenions la pose fièrement avec un maigre de 10 kilos et Jeannot qui souriait en nous enserrant avec ses grosses paluches. En me lisant une lettre de Louise à Jean pendant son service militaire ou les mots doux et bienveillants s'égrainaient dans une écriture fluide, sans ratures et sans fautes d'orthographes, le petit portail s'ouvrit et une dame boudinée dans une robe blanche entra dans le jardin et sans la moindre gêne déféqua expressément en ayant la délicatesse de poser le kleenex dessus comme la cerise sur le gâteau avant de disparaître ni vu ni connu. Nous nous sommes regardé totalement incrédules avant de partir dans un fou rire interminable.

« - Nom de dieu j'y crois pas. C'est du jamais vu... disait Luc

-Et encore... elle n'a même pas dit merci. »

Nous filions vers la plage pour essayer de retrouver cette personne indélicate mais il ne restait plus que deux couples qui pique-niquaient en bas de l'escalier. Sur un grand drap de plage, les deux jeunes filles trentenaires sirotaient le vin blanc au goulot. Elles avaient un peu trop pris le soleil et avec l'alcool, les yeux étaient en déjà en plein phare pendant que leurs gars ouvraient les canettes de bières au briquet au milieu de sandwichs triangles et des emballages de la supérette.

« Bonsoir, auriez vous une dame en robe blanche descendre de cet escalier ?

-Oui elle est partie par la bas » nous répondit laconiquement une fille.

Nous reprenions nos aises après cet intermède quelque peu surréaliste et un peu plus tard quand les lumières d'Arcachon ont commencé à scintiller, que l'obscurité remplaçait l'orange du couchant sur la dune que le feu d'artifice pourtant annulé à cause du covid 19 débutait dans les airs. Un sac de supérette atterrissait dans le laurier rose en ayant pris soins de libérer les plastiques multicolores pour joncher la pelouse. Puis ce fut un ballet de bouteilles virevoltant les unes après les autres pour finir leur course au milieu du jardin. Il ne manquait plus que le bouquet final. Aussi sec nous courons vers la plage mais les zigotos avaient pris de l'avance. Ils nous insultaient avec de gros doigts d'honneur en guise de salut et s'apprêtaient à grimper dans une voiture. Et quelle ne fut pas notre surprise de voir que la dame à la robe blanche était au volant. Elle klaxonna deux fois avant de démarrer en trombe.

Le lendemain la barque filait vers le Courbey sur une mer d'huile et quelques nuages inoffensifs donnaient un joli contraste aux couleurs. L'urne était coincée à la proue impatiente de se libérer. C'est avec beaucoup d'émotions mais tout en retenu que les cendres se sont dispersées rejoints par les plus belles roses de Louise. La barque s'est mise à dériver lentement, nous éloignant doucement comme pour ne pas déranger les retrouvailles entre Jean et Louise quand sorti de nulle part, un scooter des mers a fracassé les flots traversant les cendres et nous faisant presque chavirer. Alors nous avons ri.. mais ri jusqu'à en pleurer.

« Quel monde de branques !!. Les choses ont bien changées dans le coin et le respect n'existe plus. Me disait Luc

-Ce n'est pas grave... la promesse est tenue et tes parents sont de nouveau ensemble. Le reste importe peu. C'est une année de merde. »

 

(*) :

Le gourmandasse est une espèce de poisson qui vit tout autour de la planète mais qui apprécie particulièrement les eaux chaudes du bassin d'Arcachon. Régulièrement dans mes billets, je vous informe d'une prise dans les filets d'un de ces spécimens asexué qui souvent défraie la chronique. En France, le Cahuzac, le Balkany en sont les meilleurs ambassadeurs et sur notre territoire, l'écharpe tricolore autour du ventre est un beau signe de distinction comme toute la colonie lobbyiste qui gravite autour en parasites tel l'oiseau « le trochilus » qui nettoie les dents du crocodile pour devenir parfois plus affamée que leur hôte. Fin 2016 des associations environnementales de Lège Cap Ferret avaient sorti de l'eau le Ferrasse, président des promoteurs immobiliers de la nouvelle Aquitaine qui ayant acquis un nid dans une zone protégée autorisa à «son insu» sa destruction sans permis de démolir pour améliorer le confort de son aire de vie. Pris au piège, la défense du gourmandasse est de proposer une histoire rocambolesque aux « quiches » qui l'ont attrapé pour laisser le temps aux poissons juristes de trouver la bonne martingale qui lavera plus blanc que blanc. Le Ferrasse justifia son absence aux moments des faits, par un séjour à l'étranger ou le téléphone et le wifi ne fonctionnaient pas que même les autochtones en rigolent encore indiquant que la faute venait de ce diable de constructeur. Après un arrangement de conformité à l'amiable avec le gourmandasse royal du lieu et malgré les recours ardents de l'ancien préfet Didier Lallement devenu célèbre par ses coups de trique parisien sur gilet jaune, le Ferrasse a du être rejeté à l'eau pour profiter légalement de sa spacieuse résidence secondaire.

http://www.lecridelabernache.com/archives/2016/12/01/34631894.html
 

Mercredi 19 août, un autre gourmandasse « le Schikowski » président du groupe City Finances et aussi président des constructeurs et aménageurs de la fédération française du bâtiment gironde vient d'être pris dans la nasse par son voisin et un collectif de riverains. Un très beau spécimen. Le « schilowski » achète un terrain avec un espaces boisé d'une forêt protégée. Le SCOT (schéma de cohérence territoriale) étant annulé , ce poisson rusé use du retour du règlement national d'urbanisme qui est beaucoup plus laxiste qu'un PLU local pour vouloir construire deux énormes bâtisses en modifiant un peu plus tard, la surface de plancher puis des ouvertures, ajoutant une pergola et faisant une déclaration pour deux piscines à venir. En plein confinement, les travaux mettent les bouchées double faisant élever les murs comme un cep dans une nuit de pleine lune. Le voisin remarque que pas grand chose ne correspond avec le permis de construire. Des hauteurs trop hautes, des constructions trop grandes par rapport au terrain, un faux étage transformé en vrai étage, et une coupe rase des arbres suivi d'un défrichement sauvage de l'espace boisé classé entraînant la mort d'un chêne centenaire. La gourmandise ayant quand même des limites, les travaux ont été quand même stoppé par la mairie. La défense de ce gourmandasse ne manque pas de piquant :

« Si c'est effectivement trop haut, il s'agit d'un loupé de mon architecte. Alors mea culpa, je ferais les travaux pour modifier cette erreur. »

Je ne suis pas sur que cette erreur aurait fait plaisir à un client investisseur. Mais accordons lui sa bonne foi.

« Acheter au Cap Ferret a été toujours un rêve de gosse pour moi. J'ai construit ces maisons pour ma famille, pas pour une opération immobilière »

Là.. sa bonne foi commence à partir en sucette. Il nous prend vraiment pour des quiches signe que nous avons affaire à un gourmandasse. En effet, construire deux maisons pour sa famille... ouais pourquoi pas ?! Mais vouloir construire deux piscines et des places de parking prouve que les cons ont remplacé les quiches. Le « Schilowski » est un jeune gourmandasse aux dents longues qui hélas ne se démarque nullement de ses congénères. Le rêve d'un plein pied 300 mètres carré ossature bois avec piscine et vue imprenable est le Graal pour un gourmandasse de 36 ans. Ses juristes vont désormais essayer de trouver le meilleur compromis avec le nouveau chef du coin qui vient juste de remplacer « le Sammarcelli » le gourmandasse royal. Dans le cas contraire il gardera le bien jusqu'à attendre la plus belle plus value afin de revendre les deux lots à des clients de son carnet d'adresse puis il cherchera un nouveau nid dans les eaux troubles.

Aujourd’hui les gourmandasses ont su manger l'âme du Cap Ferret et même si ils sont persuadés de détenir un bout de paradis, ils n'ont rien compris de l'essence de ce territoire. Ces villas majestueuses ne sont qu'un investissement presque aussi rentable que l'or avec les meilleurs avantages fiscaux et la location qui apporte l'odeur du cash à son propriétaire. Si les prédateurs ne semblent pas trop les déranger, dame nature pourrait bien se venger d'avoir tronçonné un vieux chêne, d'avoir rasé un espace classé, d'avoir coupé des pins, d'avoir asséché des nappes phréatiques. Je suis tellement triste de ce constat.Certes ils ont l'argent mais pas le luxe car le luxe c'est de comprendre la terre de nos ancêtres pour la transmettre à nos enfants...et rien de plus. Le Cap ferret n'est plus qu'un produit de marketing en tête de gondole pour les gens fortunés offrant un paradis de papier glacé pour faire un buzz sur instagram réduisant l'autochtone à une curiosité folklorique. C'est ainsi... Alea jacta est.

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Après la profanation dégueulasse survenue à Oradour sur Glane, je voudrais revenir sur le dérapage incontrôlé de la reine gujanaise «la Baleine»alias Marie Hélène des Esgaulx la maire de Gujan Mestras.

«J’ai le souvenir de M. Touzeau, qui est venu dans mon bureau avec son directeur M. Clément, et qui est venu m’expliquer, comme un SS allemand hein, qui est venu et qui m’a dit ce sera comme ça et pas autrement»

Il convient d'abord de faire la traduction de ses pensées...à la sauce bernache.

«-les deux zozos qui ont osé se pointer dans mon bureau, je les connais bien. Ils sortent du même cursus que moi quand je courais les mandats dans le bon vieux temps. Ils entrent en sifflotant, persuadés qu'ils vont me faire mettre à genoux pour leurs biser les pieds, au nom d'un pouvoir que je ne reconnais même pas, comme jadis Attila entrait dans les villages pour piller et violer femmes et enfants afin d'obtenir leur soumission, hein? Vous voyez ce que je dire hein?! Et avec leurs gueules enfarinées me dire « ce sera comme ça et pas autrement» chez moi, sur mon royaume... non mais, ils sont pas bien les deux gugusses. Ils commencent à me les briser sévère.»

Chacun est libre de donner ou de voir une interprétation à son propos mais la plainte sera jugée sur le fait et rien d'autre que le fait et je ne pense pas que la reine en sorte blanchie. De toute manière elle s'en fout, elle a donné consigne à tous ses béni oui-oui de ne faire aucun commentaire pour que la rumeur s'étouffe d'elle-même dans un simple fait divers. Pas un de ses conseillers n'a osé lever le doigt pour lui dire:

«-Heu..Majesté..je ne partage pas totalement votre point de vue surtout votre comparaison avec un soldat de la Waffen»

Honte à eux. L'affaire du dragage du port de la Teste aura enlisé«la Baleine» dans la boue de ses mensonges et son ego surdimensionné ne l'empêchera pas de s'y enfoncer davantage laissant une image peu glorieuse à l'opinion publique. Quand aux excuses publiques... d'abord c'est trop tard et inutile puis n'y comptez pas, même le docteur Jojo Mengele aurait jeté l'éponge à vouloir lui extorquer la moindre repentance.

 

 

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14 août 2020

UN ÉTÉ SANS ARTIFICES

ete19

Quel drôle d'été dans cette année de merde! Pas de feux d'artifices qui illuminent la nuit étoilée alors que j'aime tant les feux d'artifices. J'en suis presque à regretter le son du biniou du groupe folklorique « Lous Pignots » qui sévissait tous les lundis soirs sur la jetée d'Andernos... J'ai dit « presque ». Le silence laisse place aux incivilités des vacanciers qui ont oublié le virus en jetant en pâture leurs frustrations du confinement pour essayer de retrouver des repères du monde d'avant. Je n'aime pas cet été. Mauvais feeling. À Arcachon on brûle même une voiture. Sud-ouest parle d'un règlement de compte. Sûrement un dealer de Viagra pris à partie par des partouzeurs octogénaires mécontents des effets de sa marchandise. Au Cap-Ferret, les commerçants qui offraient des coffrets cadeaux festifs aux propriétaires des résidences secondaires venus en catimini se réfugier au soleil pendant le confinement pour les remercier d'avoir soutenu l'économie locale en dévalisant leur commerce dénoncent désormais les incivilités de ces derniers qui aujourd'hui urinent sur leur devanture après des soirées arrosées. Tout fout le camp, même « la Baleine » alias Marie Hélène des Esgaulx la maire de Gujan Mestras part en décrépitude en traitant de SS Jean touzeau le président du syndicat mixte des ports du bassin d'Arcachon. La reine ne supporte pas quand la vérité refait surface dans ses mensonges et sa condescendance enfonce le clou sur la bande son de son intervention. Si le propos peut être mis sur le compte d'une colère froide, il est regrettable de ne pas être suivi d'excuses de sa part et de sa majorité. C'est une injure publique et c'est condamnable. Je vous le dis, tout part en sucette cet été. Même la marque B'A devient de moins en moins crédible. Après « Mira » qui faisait brasser sa bière en Alsace en la vendant comme la bière du bassin d'Arcachon, comme « l'écume d'Arcachon » qui vend des crèmes hydratantes à bases de Zostères du bassin d'Arcachon alors qu'elles sont en voie de disparition et protégées, c'est au tour du « Sel du bassin d'Arcachon » d'être épinglé par l'état car 10% de leur produit venait d'Espagne. L'entreprise a beau s'offusquer et veut prouver sa bonne foi, il y a quand même tromperie sur la marchandise. Que dirait on si un vigneron bordelais mettait dans sa bouteille10 % de vin du pays d'Oc ?...mais pourtant, on ne dit rien sur les ostréiculteurs qui vendent des huîtres bretonnes ou irlandaises avec l’appellation « banc d'Arguin ». Business is business.
Je croyais avoir tout dit sur les élections des présidents intercommunautaires (SIBA,COBAS,COBAS) mais l'apothéose est venue du «Béguey» petit coq en gascon alias Bruno Lafon le maire de Facture Biganos qui après une "mûre et intense" réflexion décide de prendre une carte LR pour être le numéro 2 à la prochaine élection sénatoriale.Dans sa ville ses opposants lui ont affublé le sobriquet de «Rastignac» et je pense que Balzac aurait donné son approbation et que Talleyrand aurait eu une petite pointe de jalousie.

Alors mon mauvais esprit s'est mis à turbiner dans ma tête pour me fabriquer une intime conviction et si je refuse toujours d'accepter les certitudes pour laisser de la place au doute, je vous la livre quand même.

Dans un précédent billet j'avais été intrigué par le silence et la sagesse de « Crème antirides ou Foufou » alias Yves Foulon le maire d'Arcachon lors des élections intercommunautaires. Je pensais que le bonhomme en tant que président des républicains de la région Nouvelle Aquitaine allait suivre le cursus normal en se présentant pour les sénatoriales, un fauteuil qui lui tendait les bras assurant une bonne retraite sans rien foutre mais il démentait cette information prétextant vouloir s'occuper pleinement de sa commune et de son territoire. C'est bizarre, mais pourquoi pas ? Pourtant il y a quelque chose qui cloche car son ambition ne pouvait pas se résumer à régner sur Arcachon in eternam pour devenir le « Poutine d'Arcachonie » Si vouloir continuer les grands travaux pour satisfaire ses administrés et régaler ses amis promoteurs coule de source, devenir la ville la plus verte de la cote Atlantique ne tient pas la route. En présentant sa candidature à la présidence du SIBA( syndicat intercommunautaire du bassin d'Arcachon) il sait qu'il peut devenir l'empereur de ce territoire comme jadis Robert Cazalet et peut être prétendre une plus haute fonction si la droite revenait au pouvoir dans un futur proche comme une sorte de nouvel Estrosi, tout en évitant les législatives afin de ne pas prendre le risque de recevoir une deuxième claque dans la tronche qui couperait net son ascenseur social. Si son élection semblait ne pas poser trop de problèmes, une dissidence du nord bassin pourrait entacher la victoire. En maîtrisant le président de la COBAN (Communautés du nord bassin) le doute sera entièrement dissipé.Alors « Foufou » a tendu la carotte et l'âne est venu.

Les prochains conseils à la COBAN risquent d'être très tendus et je crains que même si le « Béguey » offre une piscine en or massif avec hammans, jacuzzis et salons de massage à Droopy alias Jean Yves Rosazza le maire d'Andernos, il arrive à se faire pardonner pour cet énorme coup de Trafalgar.

Comme disent mes amis asiatiques : « Wait and see »...

C'est un été sans artifices mais rempli d'étincelles qui risquent bien de remettre le feu. Encore une intime conviction...

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Radio Cap Ferret est mort alors vive Radio Cap Ferret...

Il a l'allure d'un dandy en fin de nuit qui cherche l'aube pour savourer les premières lueurs du jour et la légère désinvolture sur son visage solaire reflète une bienveillance capable de mettre de la lumière sur ses parts d'ombres. Avec l'esprit d'une cigale il est capable de se métamorphoser en fourmi pour aller jusqu'au bout de ses rêves jusqu'à créer Radio Cap Ferret. Une radio atypique non conventionnelle, à son image pour diffuser son regard sur un territoire qu'il aime tant, le bassin d'Arcachon. Sur des playlists musicales de qualités qui collent à la douceur de vivre du coin et des directs ou les stars et les locaux bavardent sur l'air du temps il apportait un humour fin et ciselé capable de supprimer les aspérités du potache afin qu'il glisse mieux sur les ondes. Si le dilettantisme pouvait parfois résonner c'était pour mieux aller dans les profondeurs des réflexions et alimenter les débats avec une connaissance parfaite des dossiers de ses interlocuteurs. Il fut une sentinelle en essayant d'ouvrir les consciences sur la fragilité et les problèmes écologiques du bassin d'Arcachon avec des émissions thématiques ou les intervenants n'étaient pas là pour vendre leur soupe. Hélas le temps perdu à rester une fourmi pour pérenniser sa radio et survivre étouffait lentement sa vrai raison d'être. Il a du revendre sa marque et son concept pour retrouver sa liberté afin de laisser la cigale refaire de nouveaux rêves. Hervé Hélary est une étoile que l'on voit au travers d'un nuage... et qui ne demande qu'à briller. Je sais pertinemment qu'il réapparaîtra un de ces jours alors je lui dis simplement « A bientôt mon ami. »

hervé radio cap ferret