LE CRI DE LA BERNACHE

15 juin 2021

QUAND LE BATIMENT VA..LUI S'EN VA

mhde destroy

 

 

photo sud ouest

Avec son curriculum vitae qui me caresse les oreilles, c'est le genre de personne que j'accueille les bras ouverts. Pensez donc, ce chargé de mission expert du milieu marin avec l'écologie accrochée aux tripes voulait imposer son idéologie à la queen mère gujanaise «La Baleine» alias Marie Hélène des Esgaulx maire de Gujan Mestras, un peu comme vouloir faire boire de l'eau à un alcoolique. C'est avec pleins de bons sentiments qu'il a proposé sa candidature et «La Baleine» n'a pas raté l'aubaine d'attraper dans ses filets une caution vivante de son greenwashing pour mieux enfumer sa populace. Il aura fallu à peine une année pour que Mathieu Entraygues comprenne qu'il s'était fait avoir jusqu'au trognon. S'il m'avait demandé mon avis avant de s'engager, il n'aurait pas perdu tout ce temps mais il a l’honnêteté de reconnaître qu'il s'est trompé. En effet la municipalité de Gujan Mestras est plutôt réputée pour le maniement de la tronçonneuse afin de faciliter l’accès aux bétonneuses et la fibre écologique de la queen se borne à planter un arbre sur l'artificialisation de son territoire. Il vient donc de quitter l'équipe de la majorité pour trouver une chaise dans l'opposition:

«- J'ai le sentiment de quitter une équipe qui fait du slogan 'Quand le bâtiment va, tout va' sa ligne de conduite. J'ai cru à une véritable envie de leur part de changer les vieilles méthodes, de dépasser l'ancienne politique mais c'est une erreur.» (source la dépêche du bassin)»

Je vous rassure «La Baleine» n'a pas versé sa petite larme à son départ et sa réaction qui se résume à quelques petites lignes montre bien son je- m'en -foutisme légendaire. Du pur jus made in Queen gujanaise:

«-Je respecte totalement sa décision, c'est un garçon intelligent, sincère et très intéressant.

( dans cette phrase, on peut y voir tout le reflet de sa personnalité. L'utilisation du mot garçon pour une personne de 41 ans est assez significatif. Si il y a respect, elle aurait dû employer: c'est une personne, ou c'est un monsieur intelligent, là elle signifie que c'est un bon drole, mignon, gentil mais qui ne comprend rien au business)

-Il estime que nous n'allons pas assez loin en matière d'environnement, il me l'a dit. Je ressentais qu'il voulait être plus libre de sa parole, même si je pense l'accorder à tous.

( traduction: le gamin m'a dit que je ne foutais rien pour l'environnement et je sentais chez ce môme qu'il allait m'embêter avec ses idées à la noix)

-On ne se quitte pas en mauvais termes et je pense qu'avec lui, nous avons entamé des dossiers importants. C'est dommage mais encore une fois, je respecte cette décision.

( Bon... je ne le vire pas, c'est lui qui s'en va. C'est un bon drole et je préfère qu'il soit sur une autre chaise au fond de la salle avant de lui accorder de nouveau la parole.)

https://www.facebook.com/depechedubassin/photos/a.235011313179028/4532528750093908/

En surfant sur internet pour en savoir un peu plus sur ce monsieur, je suis tombé sur un de ses billets publié sur le site des blogs de Médiapart :

« Belle placardée sur les murs de la ville, souriante aux passants dépassés, aux passants désintéressés, aux passants heureux de la voir là, elle. Un sentiment de justice , de renouveau, de fraîcheur même, de lutte pour notre patrie. Elle, étendue sur tous les murs de la ville, tout sourire. Le sourire de l'idée qui fait son chemin, inexorablement, imperceptiblement et sûrement.»

https://blogs.mediapart.fr/mathieu-entraygues/blog/190417/banal-limmonde

En fait c'est un billet assez intéressant de 2017 sur la banalisation de Front National dans la pensée populaire mais ces quelques lignes m'ont vraiment fait sourire en établissant un mème avec celle qu'il venait de quitter. Je ne crois pas en sa naïveté pensant même qu'il savait ou il allait, espérant que ses convictions puissent agir sur les autres colistiers afin d'obtenir du changement. Hélas avec des gens totalement asservie à la cause de la reine, l'effet Nicolas Hulot a refait surface entraînant la bonne décision de quitter le navire.

Pour combattre les barons de l'oligarchie arcachonnaise, la naïveté n'a pas sa place et la sincérité ne doit servir que la cause que l'on défend. Ne rien attendre de ces personnes obnibulées par leur propre nombril et leurs convictions obsolètes. En claquant la porte du conseil municipal de Gujan Mestras Mathieu Entraygues désavoue publiquement « la Baleine » sur son engagement pour l'écologie et même si cette dernière s'en fiche royalement, c'est déjà bien. J'espère que ce monsieur trouvera une chaussure à son pied pour mener à bien tout son savoir faire.

Pour finir, je vous offre une pépite que je ne connaissais pas. Laissez vous porter par cette incroyable histoire qui a obtenu l'oscar du meilleur documentaire en 2003 et découvrez tout le talent de Sixto Rodriguez. Une régalade...

 


20 mai 2021

L'ELIXIR DU BASSIN D'ARCACHON

elixir

 

Certains vieux indigènes du bassin d'Arcachon le connaissent sans savoir vraiment qui il est. Jacques était le fils de « Monsieur Pierre » officiellement « Paliquey », officieusement magnétiseur aux mains d'or et Joséphine, un peu rebouteuse et cartomancienne à ses heures perdues. Les gens venaient de très loin les voir dans leur cabane forestière perdue près des dunes océanes pour guérir leurs maux et petits tracas de la vie quotidienne. Une corbeille en osier faisait office de règlement ou sur un écriteau on pouvait lire : « Mettez ce que vous voulez....50 francs minimum » ce qui à l'époque représentait une belle somme. Des gens simples mais avec un bon sens du commerce. Jacques n'aimait pas l'école car l'iode, les embruns et le vent qui coulaient dans ses veines décidèrent de sa route à suivre. Il aimait préparer la saison de la pêche au Palet avec son père en taillant les pignots et gantiots dans la remise de la cabane tout en écoutant les confidences et les cancans des clientes de sa mère qui filtraient au travers des planches mal isolées des murs. Pendant longtemps il crut que l'hérédité allait lui offrir un des dons de ses parents mais hélas il dut vite se résoudre à accepter que ce ne fut pas le cas. Cependant il avait mis au point une recette de Pastis artisanal qui n'avait rien à envier à la célèbre marque marseillaise. Un chouia plus fort, pouvant rapidement terrasser un troisième ligne centre de rugby et qui se vendait très bien sous le manteau. Il ne fallait surtout pas jouer avec lui à l'apéro au risque de se retrouver les quatre fers en l'air alors parfois on l'embarquait dans nos virées nocturnes car il était le seul capable de nous ramener à la maison en fermant un œil et sans passer la troisième de sa vieille 4L pourrie. On l'aimait bien Jacques . A la mort de ses parents, on allait l'aider à ensabler les crassats pour mieux récupérer les poissons pris dans la « biscarle » puis nous passions la marée à refaire le monde tassés dans la cabine de sa plate. Il fut un des derniers pêcheurs de palet du bassin d'Arcachon et le temps qui passe nous avait éloigné pour que chacun puisse vivre sa destinée. Presque trente cinq ans plus tard, ce fut par un curieux hasard, le cœur rempli de nostalgie que j'allais lui rendre visite. La cabane au milieu des pins avait été un peu modernisé et une vieille Mercédes 190 perdait de sa luxure à cause de l'air salin. Un énorme berger allemand ou une bonté infinie traînait dans ses yeux mais avec des crocs capable de broyer mon bras annonça joyeusement ma venue. C'est dans les instants précis des retrouvailles que le poids des ans montre les morsures de la vie. Le béret noir toujours vissé sur le crâne, des rides sillonnant son visage buriné, l'œil toujours malicieux Jacques n'avait pas trop changé au contraire de moi qui avait perdu tous mes cheveux et pris un embonpoint peu flatteur. Il mit quelques secondes à me recadrer puis les chicos sont apparues dans son large sourire.

« Nom de dieu !!! Entre donc mon ami. »

Dans la pièce principale une grosse dondon vautrée dans le canapé regardait les « Marseillais à Dubaï » sur une télévision de deux mètres de large. Deux jambons sortaient de sa mini jupe et deux gros seins débordait d'un chandail craspect. Elle caressait un chat qui coincé dans sa bedaine ne semblait pas commode.

« - Je te présente Monique, qui partage désormais ma vie pour une retraite bien méritée. Cette belle dame me signala que j'étais l'heureux élu car je clôturais sa cinq millième passe mettant un terme définitif à sa carrière professionnelle et laissant sa camionnette sur les quais de Bordeaux pour venir dans ma cabane sauvage au milieu de la nature.

-Putain Jacquot...Angie va se farcir le Pedro »

Sur la grande table Jacques était en train de broyer des kilos de coquilles de bigorneaux séchés et des coquilles d’huîtres avec une meule à grain en pierre.

« -Je me suis aperçu que la coquille de bigorneaux revigore pleinement le braquemart...

-Et aussi, ça dilate l'anus ajouta Monique

-Ensuite tu prends cette poudre pour la diluer dans cette grosse bassine remplie d'eau du bassin car les HAP et les pesticides avec de deux litres d'alcool du pharmacien donnent une pêche d'enfer et le teint frais, puis tu rajoutes des racines de spartines contre le mal de crane, du varech bien sec pour les hémorroïdes, quelques crabes mous suivant la saison pour donner du goût et tu mixes bien pour le passer au chinois. Tu chauffes le tout jusqu'à ébullition puis une demi heure à la centrifugeuse avant le passage à l'alambic de tonton Didier et tu obtiens la fameuse recette qui va bientôt faire fureur « L'Elixir du bassin d'Arcachon ». Mais il fallait absolument que j'apporte ma « Touch » pour accrocher le consommateur. Alors j'ai rajouté quelques pincées d'une poudre que la mer nature m'a donné. Un hiver en se promenant sur la plage de l'océan, mon brave Sultan a fait la découverte de plusieurs sachets que la mer venait de nous offrir. Ce précieux don de la mer a un un effet spectaculaire sur les ventes, rendant mon pharmacien complètement gaga. Il proposa en douce cet élixir à tous les maires du bassin d'Arcachon et je dois dire qu'ils font partie de mes meilleurs clients. L'élixir s'est propagé chez quelques notables rendant les parties fines plus pimentées. Aujourd'hui, j'ai même eu des propositions pour le produire à grande échelle. Donc tu vois... avec Monique c'est le bonheur et tu vas me faire le plaisir de goûter mon élixir. »

Il me fut difficile de refuser même si j'ai délaissé depuis des lustres toutes substances illicites. Il me servit un fond dans une tasse à café que j'avalais d'un trait. Au bout d'un quart d'heure des bombardiers sont entrés dans ma tête et des bouffées de chaleur inondèrent mon corps. Même Monique me semblait terriblement sexy. J'aurais pu déclamer un cours de géopolitique sur le conflit au proche orient à la face hilare de jacques qui savourait l'effet escompté de son breuvage. Je pétais les flammes comme dans les soirées d'antan. Un truc de dingue !

« - Je te fais la bouteille à 50 balles au lieu de 100. Puis avec Monique on a pensé faire des préservatifs en peau d'anguilles made in bassin d'Arcachon

- Ou en peau de congre pour les blacks... Sers moi donc une rasade mon doudou lâcha Monique. »

Je quittais cette demeure avec une folle envie de rentrer chez moi pour écrire un billet et sur le pas de la porte , Monique me disait :

« - Monsieur sachez que j'aime quand même profondément mon Jacquot »

 

Ce billet est une pure fiction et toute ressemblance avec des personnes existant ou ayant existé serait purement fortuite. Simplement je voudrais dénoncer les dérives de l'utilisation du nom bassin d'Arcachon pour en faire un vulgaire produit de consommation. Après les faux sels, les fausses bières du bassin d'Arcachon et le café qui pousse sous les cabanes tchanquées voilà que le journal Sud ouest fait un article, euh non pardon, qui fait une nouvelle fois de la publicité pour une marque de cosmétique arcachonnaise qui se vante de faire des produits naturels à base de zostères alors que depuis des années on cherche à sauvegarder, à replanter cette espèce en voie de disparition. J'avais déjà dénoncé ce fait et envoyé plusieurs mails à cette officine, leur demandant simplement ou elle se fournissait pour avoir des Zostères. Hélas il faut croire que mes messages sont passés en courrier indésirable. Jusqu'à quand on va presser le bassin d'Arcachon pour en tirer le meilleur profit lucratif au nom du développement durable ? C'est tout simplement affligeant et minable mais si j'étais vous, je vous conseillerai de prendre plutôt l'élixir en lieu et place de vos pommades et crèmes..au moins, Monique sera contente.

https://www.sudouest.fr/tourisme/gironde/bassin-arcachon/arcachon-des-zosteres-et-des-huitres-en-cosmetique-2497227.php

 

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02 mai 2021

LE SON DES HORDES SAUVAGES

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(détournement photo sepanso)

Le marigot gujanais ou le rocambolesque dragage des boues du port de La Teste démontre que l'animosité entre les égos des instances décisionnaires amène qu'un énième résultat catastrophique pour l'environnement et que les actes des barons locaux pour sauvegarder leur suprématie creusent un clivage abyssal entre la raison et le développement durable, sacrifiant l'âme d'un territoire comme le bassin d'Arcachon en un refuge à retraités ou en un pseudo bout de paradis aux néo arrivants aisés qui aspirent à une douceur de vivre dans un cadre enchanteur mais enchanteur que de l'extérieur. Il ne fallait pas sortir de Saint Cyr pour deviner que les vases étaient excessivement polluées et qu'en les déposant sur un lieu non étanche, la toxicité reviendrait au galop sur le plan d'eau par les nappes phréatiques. Si la « Baleine » alias Marie Hélène des Esgaulx maire de Gujan Mestras hurle à tout va qu'elle avait raison, elle omet de signaler que les petits arrangements entre amis avec « Pluto » alias Patrick Davet le maire de La Teste et « Crème antirides » alias Yves Foulon le maire d'Arcachon lui ont permis de récupérer une vingtaine de millions d'euros pour soulager la caisse de la Cobas et le surplus de sa bretelle d'autoroute, l'obligeant finalement à accepter le dragage à son ennemi juré, le syndicat mixte des ports du bassin d'Arcachon (SMPBA). Politique à papa à deux balles... mais qui marche puisque elle est acceptée dans l'opinion publique. Bravo Mesdames et Messieurs, fossoyeurs de l'environnement aux dents blanches et ongles vernis, vous pouvez être fiers de vous. Vous arrivez à imposer vos idées,vos visions en transformant les bijoux de famille de nos ancêtres en de vulgaires pacotilles étincelantes qui provoquent un sentiment de privilège pour appartenir à une caste ou le quidam s'identifie à une communauté de notables qui légitiment votre politique. Du rêve en paillettes ou le « moi je » prédomine l'existenciel. Pendant des décennies vous vous êtes adaptés à l'air du temps afin d'obtenir un pouvoir absolu pour que le bassin d'Arcachon soit entre vos mains. En étouffant toute opposition, en maîtrisant toute communication avec des médias partisans ou en exerçant des pressions à ceux qui pourraient vous critiquer, en mettant des moutons dociles à des postes clefs, vous pensez détenir un total contrôle de la situation. Hélas pour vous, sans la contradiction le pouvoir vous a rendu complètement fou et il suffit de regarder ou en est le bassin d'Arcachon pour comprendre la portée de vos actes. Vous pouvez toujours chercher du réconfort auprès de vos partisans mais vous êtes entrain de patauger dans la semoule en essayant toujours de faire bonne figure à vos électeurs mais la sous estimation que vous portez à vos opposants dévoile vos vrais visages devenant de plus en plus insupportable à ceux qui aiment et défendent vraiment ce territoire. S'il vous plaît, n'essayez pas de vouloir verdir vos convictions car elles en deviennent surréalistes et tellement risibles. Vouloir replanter deux arbres pour chaque arbre coupé est une absurdité totale et si on devait agir en mode rétroactif, l’Amazonie serait repeuplée tant vous avez abusé de la tronçonneuse. En effet replanter des arbres dans une ville ne reconstruit nullement un écosystème. Il donne seulement un espace de verdure et de frais au béton et les arbres que vous offrez à chaque naissance finiront en lambris sur les mur des permis de construire que vous délivrez si facilement. Dernièrement le parc marin veut expérimenter un incubateur d’œufs de seiche récupérés par des pêcheurs professionnels pour essayer de les réintroduire sur le plan d'eau en les déposant sur des fibres synthétiques sensées remplacer les zostères, les herbiers naturels de nidification. Si l'idée de cette expérimentation peut paraître intéressante sur le papier, elle démontre aussi le degré important de la dégradation écologique du plan d'eau et de sa biodiversité. Le 8 juin 2019 j'avais écrit ce billet :

« Dans la savane, Balou chasse la gazelle quand elle vient chercher le point d'eau avant la nuit mais le changement climatique a asséché peu à peu ce dernier. La gazelle remonte alors la source pour y trouver un autre point d 'eau. Mais que fait donc Balou ? Reste t'il toujours au même endroit à attendre la gazelle ? Non bien sûr, lui aussi remonte la source et attend que la nuit tombe. Depuis quelques années les rendements de la saison de pêche à la seiche dans le bassin d'Arcachon diminue drastiquement. Chaque année le patron du port D'Arcachon Yves Herszfeld indique ce constat alarmant dans les colonnes du quotidien SudOuest prétextant lui aussi le changement climatique, le vent du nord, la houle dominante et les courants changeant mais jamais il s'est interrogé sur la surpêche et sur la forte régression des herbiers zostères qui demeurent les nids de ces céphalopodes. Qu'aurait fait Balou dans la même situation ? Serait il parti plus haut en Charente Maritime les pêcher ? Non trop loin et déjà beaucoup trop de pêcheurs mais puisque les nids ont disparu, il penserait peut être qu'il suffirait de refaire pousser les herbiers pour que les seiches reviennent y pondre ?! Mais Yves Herszfeld le prendrait par l'épaule en lui disant :

« - Allez viens Balou, retournons dans mon bureau à attendre que les vents tournent, que la houle s'apaise et que les courants nous les ramènent. »

Refaire pousser les herbiers en sanctuarisant les zones de nidification, c'est à dire empêcher les navettes de l'UBA de promener les touristes et interdire l'accès aux plaisanciers ?! Je vois déjà notre philosophe local « Confoulous » alias Joël Confoulan président d'associations de plaisanciers tomber en syncope. Et pourtant …

Mais très prochainement, le son des hordes humaines alléchées par vos campagnes publicitaires promouvant le tourisme vont arriver à vos oreilles et de nouveau envahir le bassin d'Arcachon. Je vois d'ici les grosses gouttes de sueurs qui perlent de vos fronts, les ongles fraîchement manucurés qui se rongent car revivre le calvaire de la précédente saison estivale commence à hanter vos esprits. Arrêtez de flipper, c'est bien vous qui avez créé ce besoin idyllique au consommateur entraînant un tourisme de masse dégueulasse. Cette fois ci avec ce deuxième déconfinement, le curseur des incivilités devrait atteindre son paroxysme tout comme les rires gras devant le rosé et les merguez. L'instinct primaire va vouloir reprendre ses lettres de noblesse après tant de privations et de frustrations livrant des urinoirs à ciel ouvert aux rues de vos stations balnéaires et les réseaux sociaux se chargeront de promouvoir d'avantage le coté festif de votre territoire en mettant en exergue les beuveries monumentales. Je parierais même que vous priez pour qu'il pleuve toute la saison car la moiteur des longues nuits d'été risque d'assécher encore plus les gosiers. L'économie locale voudra à tout prix rattraper le chiffre d'affaire manquant en vulgarisant les consignes sanitaires en un vague souvenir pour que le touriste ouvre les tiroir caisse en chantant « En vacances j'oublie tout ». Il ne manquerait plus que le groupe folklorique « Lous Pignots » se mettent à jouer du punk pour que vous puissiez dire que quelque chose à changer. Tremblez bonnes gens....

Pour finir je voudrait revenir sur un article du journal Sud ouest montrant la photo de l'assassin de la fonctionnaire de police à Rambouillet Stéphanie Monfermé se prendre en selfie sur le port de Larros à Gujan Mestras. Le titre :

« Glaçant, quand le tueur de Rambouillet faisait du tourisme sur le bassin d'Arcachon.

https://www.sudouest.fr/gironde/gujan-mestras/bassin-d-arcachon-quand-le-tueur-de-rambouillet-faisait-du-tourisme-sur-le-port-de-larros-2296478.php

Lors des attentats islamistes en France, j'avais déjà écrit mon incompréhension au sujet des médias qui chaque fois délivrent le nom des ou du terroriste les rendant instantanément martyr à leur idéologie. Dans l'article, son nom de famille est cité plusieurs fois alors que celui de la victime n’apparaît pas et sur ce selfie pris sur le port à cet instant précis, c'est simplement un touriste qui se prend en photo. Un homme comme vous et moi qui veut garder un souvenir. Il ne faut pas faire l’amalgame avec l'homme qui a accompli un acte barbare et infâme au nom d'un mouvement islamiste et le même qui se prend en photo en vacances. Peut être même que ce jour là, il a fumé une chicha avec la « Baleine » lors des fêtes du port. En cherchant bien il existe peut être un cliché de Monique et Michel Fourniret sirotant un mojito en terrasse sur le front de mer d'Arcachon ou une photo de famille de Xavier Dupont Ligonnès posant sur le banc d'Arguin, ou Emile Louis lors d'un séjour au camp de nudiste de la Jenny, ou un selfie de Guy Georges accompagnant un car de personnes âgées sur la dune du Pilat. Vouloir faire de la promotion touristique avec un fait d'actualité aussi complexe que l'islamisme n'est pas de très bon goût mais c'est un non sens ajoutant de la peur la ou il n'y en a pas.

 

18 avril 2021

LA DAME DU 36

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Pas d'inquiétude, je ne suis pas mort du covid. Enfin pas encore. Pas contre, je commence sérieusement à en avoir ras le bol de cette situation même si mon cadre de confinement amène quelques soupçons de bienveillance dans cette privation de liberté imposée. D'ailleurs sur le bassin d'Arcachon il ne se passe absolument rien ou presque rien. Les seigneurs de l'oligarchie arcachonnaise se contentent de gérer les affaires courantes d'un revers de main en attendant que la machine à cash du tourisme de masse se règle pour tourner à plein régime. Les artisans et promoteurs du BTP, chamans des nouveaux retraités désireux de finir leurs vieux jours en terre sainte transforment la moindre parcelle de verdure en une maisonnette schtroumphique livrée clef en main. Bref rien de nouveau sur le bassin d'Arcachon, pratiquement rien à se mettre sous la dent pour délirer sur les égos des barons mise part la fabuleuse explication de la « Pantoufle » alias François Déluga maire du teich et président du parc naturel marin qui veut expliquer la définition d'un conflit d’intérêt à un avocat comme Jacques Storelli président de la Ceba(coordination environnement du bassin d'Arcachon) qu'il a lui même viré du conseil de gestion du PNM. La condescendance qui transpire dans son argumentaire pourrait même prêter à sourire quand la stupidité de ses propos propose une propagande de sa vérité. Le train train en Arcachonie. Je profite donc de ce printemps assez doux pour ne rien glander si ce n'est regarder les oiseaux occupés à chercher les brindilles pour y construire un doux nid à leur progéniture et écouter leurs chants mélodieux dans la fraîcheur du jour qui se lève puis observer si mes fleurs ne manquent de rien pour m'offrir bientôt des couleurs de bonheur. C'est donc l'esprit léger que je suis allé rencontrer la dame du 36. A Andernos les bains avenue des colonies, il y avait trois grosses demeures contemporaines qui s'imposaient sur un hectare de verdure plongeant sur la berge du ruisseau « le Bétey ». La 34 a été totalement rasée pour y construire illico 2 rangées de quatre appartements dont les séjours et les 8 mètres carré du jardin ont une vue privilégiée sur la maison de la dame du 36. Cette dame pétillante de 80 printemps en a gros sur la patate.Elle m’accueille chaleureusement pour m'expliquer toute l'amertume qui traîne dans ses pensées. Je la laisse parler, m'expliquer toute sa nostalgie des instants de bonheur ou avec ses enfants ils aimaient observer les truites et les anguilles qui gambadaient dans le ruisseau ou entres voisins, l'harmonie dans au milieu d'un écrin naturel imposait un respect mutuel. La 38 vient de laisser son âme à l'appétit d'un promoteur qui envisage 7 nouveaux logements, donc la dame du 36 va devoir de nouveau faire face à quatre nouvelles familles qui auront vue sur sa maison.

« -Que voulez vous, l'argent est capable d'effacer vos souvenirs et c'est une opportunité pour ceux qui ne peuvent plus les entretenir. Une agence immobilière m'a même proposé 2 millions d'euros, si je pars aussitôt. Je résiste car je suis seule, mais c'est dur. Bientôt ces nouveaux arrivants jetteront des cacahuètes à la vieille autochtone que je suis. Je suis en colère mais je résiste. Après moi adviendra ce qui adviendra. »

En partant, je lui ai donné quelques conseils pour que des brise-vue soient installés par les promoteurs afin de préserver son intimité et savourer les jours restants mais entre deux mots de courtoisie elle me glissa :

« Cette situation est minable. »

Je suis rentré à la maison quelque peu perturbé. Les chats sont venus se frotter à mes jambes, ma fille fumait sa clope au soleil en écoutant son cours sur l'ordinateur portable, mon fils me taxa dix balles pour aller skater avec ses potes et ma femme bouquinait sur son transat et pourtant, je restais persuadé que la dame du 36 avait profondément raison.

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19 mars 2021

SORTEZ LES RAMES

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Depuis 25 ans que je sillonne les routes du grand Sud-ouest, j'ai appris à connaître les gens de ces territoires.Gascon moi même et comme dans les rencontres au cours de mes voyages, j'ai réussi à établir de solides relations de confiance avec les clients de mon employeur. Une confiance basée sur le respect, sur la parole donnée et sur l'honnêteté, au grand dam de mon supérieur hiérarchique qui depuis le début cherche à me faire virer. Un psycho-rigide qui ne supporte pas que je le contredise. Le petit chef que l'on croise souvent dans les entreprises, les mairies et les ministères. L'âne qui se prend pour un cheval de course mais qui peut parfois vous pourrir la vie. La direction et les ressources humaines ont mené leur enquête auprès de la clientèle et c'est grâce à l'avis unanime de ces gens que je suis toujours en poste à ce jour. Bien sur, il vaut mieux éviter de dire au béarnais qu'il est basque et vice versa ou que le gars du Gers est un landais mais ils ont tous le point commun d'être ancrés profondément à leur territoire, chose que j'aime. La ligne directrice pour entrer en contact est toujours d'aller à l'essentiel, sans fioritures, sans enfumage et de trouver le meilleur consensus pour les deux parties. Ce n'est pas comme les gascons ou pseudo gascons des barons du bassin d'Arcachon où c'est dans leur condescendance qu'il faut essayer de trouver un compromis. Au fil du temps, des liens forts se font naturellement. Je vois les enfants grandir, les anciens disparaître et mon couvert est mis chez quelques uns. Voir le bleu vif de l’œil qui dépasse sous le béret d'un grand père taiseux surveillant le deal avec son fils puis relevant la tête avec un grand sourire pour m'inviter à boire un café ou l'apéro suffisent à mon bonheur. Mais les gascons sont de très mauvais menteurs car ils n'aiment pas tricher et il est assez facile de déceler le fourbe. Alors quand j'ai vu le discours du premier ministre Jean Castex hier, j'ai eu un profond malaise pour lui. Ses origines gasconnes transpiraient de son corps et l’empêchaient de prononcer des paroles crédibles tant le bonhomme semble être au fond du trou, coincé dans une situation qu'il ne maîtrise plus et obligé de porté le chapeau pour suivre les ordres de son chef. Son accent chantant sonnait terriblement faux et ça doit être très difficile pour lui. Notre «Mignon» président de la république Emmanuel Macron n'en mène pas large non plus et sa stratégie pour lutter contre la pandémie est en train de tourner au ridicule avec à un ras le bol général de la population. Sa visite éclair à l’hôpital de Poissy pour rencontrer les soignants montre le gouffre qui s'est formé entre les deux parties. Si les blouses blanches sont restées polies, la froideur dans leurs paroles ont bien résumé l'ambiance actuelle. Il est reparti la queue entre les jambes sans demander son reste. Je ne veux pas entrer dans le débat du «Mais regardez nos voisins, il faut protéger nos aînés, je ne voudrais pas être à sa place etc etc...» simplement il faut reconnaître quand même que sa gestion de la crise Covid comme celle de l'Europe d'ailleurs est calamiteuse. Entre tous les mensonges sur les masques, l'arrivée des vaccins, les 12000 lits de réanimation promis en août 2020, les primes non versées ci et là puis tout le reste de la liste, l'humilité devrait être de mise pour masquer ce fiasco, car l'Europe patauge dans la semoule. Quand et comment faire comprendre que la seule solution est la vaccination de masse ? L'autre abruti outre manche Donald Trump qui ne croyait pas au virus avait quand même donner un budget illimité aux laboratoires pour pouvoir vacciner le peuple américain rapidement. En moins d'une année, Pfizer et Moderna sortaient des vaccins. Aujourd'hui le pays vaccine 2,2 millions de personnes par jours. Alors je vais vous raconter une histoire qui résume à elle seule le pourquoi de la situation que nous vivons. La société qui m’emploie possède une filiale bio technique qui coopère avec le laboratoire de recherche nantais Valneva. Au début de la crise ,mon PDG a demandé à notre «Mignon» des aides financières pour trouver un vaccin et le gouvernement a refusé car le budget était prévu pour des labos français ayant pignon sur rue tels que « Sanofi et Pasteur » grands amis de la Macronie sur les conseils d'un cabinet américain Mc Kinsey grassement payé par le contribuable et accessoirement actionnaire de Sanofi. En gros, je régale mes amis car nous sommes les meilleurs et je récupère ma mise en douce en faisant croire d'être le sauveur. Sauf que les goinfres ont eu trop d'appétit, qu'ils ont pris le pognon pour se le redistribuer entre eux (ayant au passage aucuns scrupules à vouloir virer 400 chercheurs) mais qui ont lamentablement foirer pour trouver un vaccin. Confinement après confinement, sans bruit Valneva est donc sur le point de sortir un vaccin. A ce jour il est prêt, prévu pour l'automne 2021 sauf qu'il doit passer encore tous les contrôles sanitaires français pour être homologué avant sa mise sur le marché. Sans plus tarder, Valvena demande à Macron le financement d'une usine de production dans la région nantaise avec pas loin de 300 embauches à la clé. Refus catégorique car plus d'argent et la campagne de vaccination est lancée. Boris Johnson ayant eu vent d'un partenariat d'un laboratoire écossais avec Valneva décide de prendre tout en charge pour la construction d'une usine en Ecosse qui en contrepartie devra réserver les premières doses produites pour le peuple britannique laissant une option et des conditions à l'Europe qui devront payer le prix fort. Je vous laisse ajouter l'adjectif que vous voulez pour décrire cette absurdité. Le mien c'est «Lamentable» tout comme faire la fine bouche et mettre le doute dans la tête des gens pour les déboires du vaccin AstraZenaca qui ne représentent que 0,000006 % de risque (30 cas sur 5 millions de vaccination).

En vue des prochaines élections présidentielles, il y en a une qui se régale et qui pavoise discrètement sur son canapé au coin du feu entourée de ses chats, c'est Marine Le Pen et ses amis. Plus cette cacophonie dure, plus le trône approche et sans rien faire. Alors ils faut courir se faire vacciner au plus vite... du moins quand les vaccins seront disponibles.

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