LE CRI DE LA BERNACHE

14 avril 2018

WEEK END A ARCACHON

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LETTRE OUVERTE A YVES FOULON

 

Je ne mets pas en doute votre compassion  pour les victimes mais mettre de la vanité dans le débat ne fait que donner de l'obscurantisme aux faits reprochés. Une affaire de pédophilie n'est pas une histoire de conflits d'intérêts ou de clientélisme ou d'urbanisme et quelque soit le lieu ou elle se déroule la transparence est une obligation pour donner au plus vite, une justice au coupable et aux victimes. L'innocence des enfants se doit d'être sacré et Alexis Blad le journaliste de la dépêche du bassin n'a fait que son travail en relançant une affaire qui tombait  dans l'oubli avec le désespoir des parents des victimes. Votre attitude lors du dernier conseil municipal est inacceptable et indigne d'un élu de la république. Peut-être que pour votre défense vous allez évoquer une maladresse ou un malentendu, quoi qu'il en soit il est urgent de donner toute la transparence afin qu'elle puisse légèrement gommer votre faiblesse.
Je tiens à féliciter tous ceux qui ont manifesté leur opposition à votre geste ainsi qu'à Bernadette Dubourg(sud ouest) qui a été solidaire avec son collègue.

Patrick Erzan.

http://www.ladepechedubassin.fr/app/uploads/2018/03/ddq_dba_20180328_040p-2.pdf

 

Week end à Arcachon

(attention ce texte pourrait blesser certaines personnes)

 

Sur le siège arrière de la vieille Clio blanche, Paul essuie la buée sur la vitre pour y poser sa tête. La voiture file lentement dans les embouteillages du centre ville en travaux et sur le trottoir un collégien attend le moment opportun pour traverser la chaussée. Les yeux de Paul cherchent inlassablement à capter son regard tel un pêcheur surveillant son leurre dans la rivière. Le jeune qui mâche son chewing-gum s'aperçoit qu'un type assez louche l'observe depuis un moment alors il décide de le défier du regard.

«- ça y est, j'en étais sûr. Encore une âme égarée, pense Paul. Pauvre enfant. Heureusement le seigneur t'a guidé vers moi.»

Ses doigts de sa main ondulent doucement comme si la chevelure jouait avec sa caresse. Les souvenirs refont alors surface car ils n'ont toujours pas disparu de sa mémoire. Il peut ressentir ses mains sur les frêles épaules descendre sur le dos imberbe pour taquiner l'épiderme afin que les frissons l'amène délicatement sur les courbes des petites fesses blanches. Puis quand il sera en pleine possession de ce corps, sa main serrera fermement la bouche pour que le mal ne se libère pas en sanglots et quand des larmes glisseront sur son bras comme un signal il pourra lâcher la semence du seigneur qui n'est fait que d'amour pour purifier cet être perdu. Sauf que Paul n'a plus le feu qui lui brûlait le bas ventre en faisant remonter des pulsions ardentes jusqu'aux tempes et il ne pourra plus être son sauveur car la castration chimique a rendu sa puissance en un simple bout de chair tout fripé. Le gamin s'engage sur la chaussée pour traverser et balance un gros doigts d'honneur vers la Clio avant de disparaître. Paul referme alors ses yeux.

«- Mon dieu, je ne reconnais plus cette ville, lance Jacques le chauffeur, on dirait que l'arcachonnais s'est marié avec une bétonnaise. Quelle horreur tous ces immeubles.»

Dans le rétroviseur intérieur Paul a les yeux fermés et son passager Claude est dans le cosmos car les toubibs lui ont administré une dose chevaline avant de quitter l'hospice. Son regard est vitreux et un filet de bave fait l'élastique dans le coin de sa lèvre. Jacques sort une petite flasque de prune de l'abbaye pour se rincer le gosier car il déteste la mission qu'on vient de lui confier puis il rajuste le crucifix or qui orne le col de sa veste.

Au même moment madame de Montsaingeon ouvre la porte du commissariat, exigeant haut et fort qu'elle veut déposer une plainte. Coco son caniche abricot grogne à la vue du moindre uniforme. Elle a sorti la fourrure, la quincaille qui va avec et elle vient de se faire refaire la façade dans son salon préféré. A sa vue le commissaire cache son journal l'Equipe et s'empresse de l'installer confortablement dans son bureau avec Coco sur ses genoux.

« - Que me vaut l'honneur de la visite de madame de Montsaintgeon ?

-Assis toi grand dadais et écoute moi bien. Tu sais que mon cher et tendre regretté époux Raymond était avant toi sur ce trône et les confidences n'étaient pas son gage de confiance. Il aimait bavasser et j'en ai entendu des vertes et des pas mures. Je sais tout ou presque tout sur le fonctionnement de cette Ville. Alors pas de chichis, je ne vais pas y aller par quatre chemins. Mes copines et moi de la maison de retraite voulons déposer une plainte pour harcèlement moral contre l'édile de cet ville. Nous en avons assez de ses cadeaux empoisonnés. Un vélo par ci, un coffret foie gras par là, des bouquets de fleurs aux anniversaires et à toutes les fêtes qui existent, à noël, au solstice d'été, des invitations à chaque buffet pour croiser toujours les même pique assiette, le minibus qui vient nous chercher pour les élections avec l'enveloppe préparée sur le siège et surtout nous n'en pouvons plus de ses bises. Depuis qu'il a changé sa crème de visage il colle comme les papiers mouches. Puis la ville...c'est un vrai désastre mon bon monsieur. Alors nous sommes décidées à vouloir porter plainte.

-Mais votre plainte n'est pas recevable ma bonne chère dame et notre maire est notre père à tous dit le commissaire en rapprochant sa main pour caresser Coco. Sauf que ce dernier montre les crocs et d'un geste vif essaye de lui choper les doigts en guise de saucisses. C'est avec beaucoup de chance que le drame est évité.

-Ah je vois, monsieur a peut être de la famille à la mairie ou connaît bien l'emplacement de la boite à cirage... Bon, je vais quand même faire une main courante. »

Dans la circulation, la voiture avance dans la lassitude des temps des feux de signalisation provisoires.

« -Mes frères, dit Jacques, la mission du diocèse qui m'a été confié est de vous emmené dans un refuge gracieusement délivré par le maire pour retrouver toute la sérénité nécessaire afin de revoir la lumière de notre seigneur qui apaisera votre âme abîmée. Enfin...si j'arrive à retrouver la route. »

Sur le kiosque à journaux devant le commissariat, une grande affiche promotionnelle du magazine Hot Vidéo attire l'attention de Jacques. Une belle créature brune dans une position explicite vante les vertus des pratiques de l'amour anal.

« Mon dieu si seulement ma bonne vieille Madeleine pouvait lui ressembler, pense Jacques. J'en ai marre de cette vieille carne qui voudrait tant que je l'emmène au ciel une nouvelle fois. Je vois bien la petite lueur dans ses yeux quand elle astique la sacristie. L'autre jour j'ai même du me fâcher. Après la messe, elle m'avait coincé dans le coin du presbytère et même à travers mon aube, j'ai pu me rendre compte de la poigne virile que possède la bougresse. Au moment ultime j'ai du lui hurlé « Ça suffit » trois fois dans les oreilles avant que l'air satisfaite, elle ne relâche son étreinte.

Claude ouvre les paupières et découvre lui aussi la belle brune mais les yeux de cette dernière deviennent de plus en plus rouge, le sourire s'élargit laissant apparaître des incisives en pointe et de petites cornes se forment sur le haut du front. Elle prend ses deux seins entre les mains pour les remuer énergiquement.

-Alors mon gros loup, on vient pas voir maman !

Claude est pris d'une panique totale et devient hors contrôle. Il gigote dans tous les sens et son visage indique la terreur.

- Exorcizamus te omnis immundus spiritus omnis satanica 

-Bon sang Frères Jacques donnez lui ses pilules pour l'amour de dieu. Dit Paul

-Si je commence maintenant j'en n'aurai pas assez pour le week-end répond Jacques en secouant Claude pour qu'il retrouve ses esprits.

C'est alors qu'une classe de maternelle traverse la route sur le passage clouté. Les enfants, deux par deux se tiennent la main en chahutant gentiment. Claude regarde ces petits êtres de chair et de sang remplis d'innocence et comme par magie une paix intérieure s'installe en lui. Il replonge dans sa léthargie en ravalant sa salive.

Madame de Montsaingeon s'apprête à quitter le commissaire en signant sa main courante.

-Et quand tu le verras pour lui remettre, tu lui diras aussi qu'il reprenne le gars qu'il a envoyé pour soi disant aider les pauvres aide soignante qui sont surchargées de travail. Sauf que d'après certaines pensionnaires, le bonhomme est un peu trop long dans les toilettes  intimes. Mise à part Madame Joubert qui le réclame et comme je sais très bien que tu connais parfaitement ses mœurs, il serait de bon aloi qu'il dégage très vite pour ne pas qu'un nouveau scandale éclabousse sa soi disante jolie petite ville.

-Excusez moi, dit Jacques en entrant dans le bureau, je cherche la route pour aller à l'ancien centre de loisirs« les mille potes».

-Ah mon père, vous tombez bien. La maison de retraite que mes enfants se sont empressés de m'offrir se trouve à quelques pas de votre endroit. Si vous avez une petite place dans votre véhicule ce serait avec joie que je vous guiderai à bon port.

-Avec grand plaisir madame, je suis votre humble serviteur.

-Enfin une âme charitable, répond elle en quittant le commissaire.

Arrivée devant la voiture, elle hésite à monter

-C'est quoi ça? Il n'a pas l'air d'être très bien votre collègue?

-Frère Claude ne supporte pas les trajets en voiture. Montez donc à l'arrière, frère Paul vous sera d'une agréable compagnie.

Jacques aide madame Montsaingeon à s'assoir à côté de Paul qui l'observe avec empathie.

-Madame... une lumière céleste illumine votre visage.dit Paul.

-120 balles de soin au salon de Maïté. Allez mon père, quittons cet affreux centre ville.

 

 

Posté par paterzan à 18:17 - Permalien [#]
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08 avril 2018

CHERCHEZ L'ERREUR

chercher l'erreur

 

Voilà c'est fait. Le comité régional conchylicole Arcachon Aquitaine vient de lancer ses deux nouveaux labels d'huîtres de très hautes gammes, la sélection et la tradition. Je vous avais déjà donné mon avis lors d'un précédent billet http://www.lecridelabernache.com/archives/2017/11/25/35898470.html et aujourd'hui on découvre une campagne publicitaire montrant bien la direction choisie par le comité. Rien qu'un gros coup de Com pour noyer la transparence du produit. Dans le superbe graphisme des affiches Marcel Biarritz on peut y lire beaucoup de choses intéressantes mais j'y reviendrai un peu plus tard. Le bassin d'Arcachon ressemble à une belle vieille prostituée qui devant son miroir applique du rimmel sous ses yeux pour attirer encore le client.

En préambule je vais vous raconter une histoire en relation avec le bassin d'Arcachon. Lors du week-end de Pâques mes pensées s'égaraient sur le colonel Arnaud Beltrame qui venait de recevoir à juste titre l'hommage de la nation pour son attitude héroïque lors de l'attentat du super U à Trèbes. Je reste persuadé que ce brave homme pensait qu'il pouvait arriver à maîtriser le fumier (le nom du terroriste n’intéresse personne et en le nommant, il devient martyr), que sa foi n'est en rien responsable de son geste car l'enfoiré et certains curés pédophiles l'avaient aussi mais son attitude a démontré la stupidité de ceux qui prêchent la haine et que malgré la morts d’innocents, l'humanité a triomphé de la barbarie. En voyant les visages hilares de mes amis belges dépassant du portail je savais que Pâques n'allait pas me ramener des œufs en chocholat. J'adore les belges, pour leur humour et leur manière d'être. J'ai toujours eu un bon feeling avec eux. Xavier et Katia en sont deux beaux spécimens. Bruxellois jusqu'au bout des ongles, ils travaillent dans une vieille brasserie au sud de la ville qui produit une des meilleures bières du monde. La Oud Beersel. C'est donc avec les dernières bouteilles sorties des lambics et un large échantillon de petits brasseurs de qualité que nous allions fêter nos retrouvailles. N'étant pas trop connaisseurs, je tenais à ce qu'ils goûtent la Mira notre bière locale. Xavier est une encyclopédie, une référence dans le monde de la bière j'attendais donc son avis avec impatience. C'est en rigolant qu'il se l'enfila en deux gorgées.

« -Ouais finalement elle n'est pas trop mal, mais sais tu que ces deux lascars en marketing ont frisé la supercherie ? Laisse moi te compter leur histoire. Fabriquer de la bière est à la portée de n'importe qui. Il suffit de trouver la bonne alchimie et le bon brasseur. Les deux gars d'ici avaient une recette et un brasseur en Alsace mais pas assez d'argent pour développer leur produit localement. Ils ont profité du boom touristique de ton coin pour y coller le nom du bassin d'Arcachon dessus afin d'attirer de potentiels investisseurs. Avoir une bonne biérotte locale flatte les égos des décideurs et bingo, la mayonnaise a pris. Pendant deux ou trois ans ils ont vendu un produit fait en Alsace pour un produit 100% local. C'est en voyant « brassé sur le bassin d'Arcachon que j'ai eu la puce à l'oreille mais ce n'était pas mon problème. Sauf qu'une fanatique et influente bloggeuse avait découvert la supercherie et elle commençait à inonder l'information dans les réseaux sociaux. D'ailleurs ils ont avouer du bout des lèvres quand leur projet venait d'être assuré financièrement. Même qu' ils avaient enlevé « bière du bassin d'Arcachon » pour ne pas avoir d'emmerdes. Maintenant, laisse moi te faire découvrir un autre monde. »

Je continuerai à boire la Mira et n'importe quelle pisse d'âne qui pourront rafraîchir mon gosier lors de fortes chaleurs mais je reviens sur nos affiches promotionnelles. Le comité a fait deux affiches pour bien différencier les labels, une pour la gamme sélection et une pour la gamme tradition. Pourquoi deux affiches ? Il suffisait de juste de changer le label mais en regardant de plus près, l'affiche pour la sélection est beaucoup plus clinquante. On se croirait sur la terrasse du restaurant « la Coorniche » à déguster un plateau d'huîtres devant le banc d'Arguin au soleil couchant du Cap ferret ou un voilier écologique et une pinasse emblématique naviguent paisiblement sur une mer d'huile.Même les couverts sont proposés. Alors que pour la tradition, on se croirait dans une guinguette à Gujan sur une vieille table aux pointes rouillées, avec la voile tendue pour le soleil et les loupiotes fêtes foraines pour l'ambiance pendant que passe bruyamment le 120 cv de la barge de l'ostréiculteur et que les cris de Raymond et Monique sur leur Artaban célébrant l'apéro avec leurs amis arrivent en échos jusqu'à vos oreilles. Il y a le citron sur les huîtres mais pas les couverts. 

On voit bien la direction et la politique que le comité régional conchylicole a décidé de suivre. Pour rappel, la gamme sélection sont des huîtres d'origine inconnue ou modifiées génétiquement qui sont trempées 6 semaines dans les eaux du bassin d'Arcachon. La gamme tradition sont des huîtres nées et élevées dans le bassin d'Arcachon. Je ne veux pas voir le mal partout mais il faudrait quand même avertir le consommateur et qu'il y ait beaucoup plus de transparence pour faire son choix. Aujourd'hui c'est comme pour la bière, n’importe qui peut vendre de la sélection mais n'importe qui ne peut pas être ostréiculteur pour vendre de la tradition.

Que se passe t'il en Arcachonie ?! Le seigneur Foufou alias Yves Foulon maire d'Arcachon est il en train de faire un transfert en prenant la peau de Erdogan ? Voilà qu'il voudrait mettre Alexis Blad le journaliste de la dépêche du bassin dans un cachot d'une geôle à Istanbul en refusant qu'il s'assoit à la table de presse lors du dernier conseil municipal. Pour peu on se croirait chez les Balkany à Levallois Perret.. Le seul journaliste objectif qui ose s'aventurer à montrer les grains de poivre dans le sel. Une contrariété vite oubliée en allant se faire lécher les pieds par quelques béni oui oui de son quartier pour leur vendre haut et fort son palace :

« Ce 5 étoiles, on le veut sur le front de mer, dans cet espace commercial. C'est la vie. Les touristes veulent cela, ils ne veulent pas aller au fin fond de la forêt pour les vacances » Au fait, de quels touristes parle ce monsieur ?

Quand a l'opposition, on la muselle tranquillement et on essaye d'achever les plus récalcitrants comme au moyen âge. L'opposante, la libanaise ché guévarienne alias Anny Bey  va bientôt être écartelée sur la place publique par deux chevaux arcachonnais et deux ferretcapiens pour avoir oser poser les bonnes questions lors du dernier conseil municipal et pour avoir déménagée sur les terres de son ancien enami Don Saluste alias Michel Sammarcelli maire de Lège Cap Ferret. Au fait, c'était qui le noir que l'on avait retrouvé enfoncé dans la vase avec un bloc de béton au pied ? Allez...cherchez l'erreur.

Sans oublier de souhaiter bon vent à Jacques Higelin le second fou chantant et Christophe Salengro le président à vie de Groland.

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17 mars 2018

UN DERNIER POUR LA ROUTE

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À la nuit tombée dans le quartier cossu du Moulleau, deux individus bras dessus dessous titubent au milieu de la rue en braillant des chansons paillardes. Apercevant de la lumière dans une belle demeure sous les pins, ils pénètrent par le jardin puis ouvrent la porte d'entrée à grand fracas:

«- Alors mes petits poussins, on se la coule douce à Miami?! »

'Foufou' alias Yves Foulon maire d'Arcachon rêvassant sur le mailing de son pote Loulou le Forain alias Jean louis Gounou relève sa tête pour apercevoir 'la Baleine' alias Marie Hélène des Esgaulx maire de Gujan Mestras toute rougeode avec les yeux chargés d'alcool indiquant le plein mer. Mais à la vue d'une blonde qui s'accroche frénétiquement à l'épaule de cette dernière pour ne pas tomber, il est soudainement pris d'une peur panique et court se réfugier dans les toilettes en criant :

« - Non non, je ne répondrai pas à ses questions...

- Mais non triple andouille, ce n'est pas Elise Lucet. Enfin pas aujourd’hui. Ici cela reste encore 'cash appropriation'. C'est Bernie (Bernadette Dubourg journaliste correspondante locale du journal Sud Ouest) notre enfumeuse de populace. J'ai voulu la remercier pour ses articles dégoulinants d'empathie à mon égard. Répond la baleine hilare. Avez vous vu comment elle m'a soigné pour descendre l'autre infâme gueux, le Colombo de la fuite d'eau(alias Patrick du Fau de Lamothe président de ARC EAU)qui veut salir mon honneur ?! Puis j'ai la baraka, la gnaque. Je viens de claquer 7 patates dans un palace pour que mes agents de la COBAS(communauté d'agglomération du bassin d'Arcachon Sud) soient moins feignants. Pour qu'ils justifient leurs heures de présence, j'ai même mis un home cinéma, un hammam et un salon de massage tenu par les nièces ukrainiennes de Youri que j'avais rencontrer lors de mon dernier voyage en tant que sénatrice. Et en plus, on a dit qu'il était autofinancé, comme si c'était moi qui avait mis la main à la poche.. Ah Ah Ah...

http://www.sudouest.fr/2018/03/08/arcachon-le-contrat-avec-veolia-n-est-pas-remis-en-cause-4262546-2733.php

http://www.sudouest.fr/2018/03/13/un-site-a-7-millions-d-euros-autofinance-4275735-2733.php

Foufou sort de sa cachette doucement pour retrouver son coin bureau afin de reprendre sa lecture. Bernie le regarde et fait un énorme effort pour se concentrer car ses yeux qui ressemblent à deux boules de Loto dans le bocal n'arrivent plus à délivrer une image fixe :

« - T'es qui la ?...T'es qui la ?

-Ah madame veut passer la vitesse supérieure avec de la Téquila. Lui répond 'la baleine'. Mes shoots de Vodka pour teenagers pré pubère ne te suffisent pas. Tu veux du lourd. Alors soyons fous et remplaçons le Schwepps par du champagne pour faire démarrer plus vite le feu d'artifice dans nos têtes. Le bétonneur arcachonnais est il prêt à nous accompagner ?

-T'es qui la ? T'es qui la ?.. hurle Bernie

-Ah c'est qui là ?... Ben voyons ma Bernie, ne vois tu pas que c'est un de tes maîtres. Le seigneur arcachonnais. Il va falloir lui vendre sa tour panoramique. Regarde le, il n'en peut plus.

-Oui tu as raison je suis à block. Ce pieu dressé fièrement au milieu du port avec sa nacelle remplie de touristes remontant doucement cette barre comme une strip teaseuse de pole dance, tournoyant autour langoureusement jusqu'au sommet ou l'extase envahira les consciences par la beauté et l'ampleur de mon royaume. Rendez vous compte, ces braves gens pourront même contempler les parasols des amis de notre philosophe Confoulous (alias Joël Confoulan président des amis du banc d'Arguin et des plaisanciers) savourant l'apéro locale estampillé de notre marque presque internationale 'BA' sur le banc d'Arguin ainsi qu'admirer l'architecture ferretcapienne si particulière de ces petits pieds à terre du CAC 40 ou la brillance des dorures vous propulse l'espace d'une seconde dans la maison des petits mouchoirs en mangeant les huîtres de l'ambassadrice et enfin tout au loin au nord , ils pourront voyager sur les contrastes ocres de la vase que les nuages délivrent au grès des heures. Que du bonheur quoi!! Non continuez sans moi, je préfère savourer lentement mon Spritz pour m'emmener au sublime.

-Ouais je vois...monsieur préfère les boissons de gonzesses et le petit verre de Porto pour bavarder avec les petites mamies. Tu vas en avoir besoin bientôt car le béton commence à être indigeste aux estomacs de tes administrés.

-Moi je veux bien vous suivre dit Niniche alias Jean Jacques Eroles maire de La Teste en levant le doigt comme un écolier. Il a un sourire béat avec une banane qui lui fend le visage jusqu'aux oreilles. Depuis que je carbure au GPL (Gaume, Pichet, Laporte) je me sens pousser des ailes, tout roule. Avez vous vu comment le groupe Pichet a fait avaler le boa du Park des Océanides ? En faisant croire qu'il répond à un besoin qu'il a lui même créé. Le b.a-ba du marketing et tout le monde gobe. Du grand art.

http://www.sudouest.fr/2018/03/13/le-park-des-oceanides-repond-a-un-besoin-4275150-2733.php

Et nos deux lascars du clan Laporte...Quel brio !! ils s'en sont sorti avec du sursis et trois cacahuètes en guise de pourboire. Ils ont du payé plus cher leur avocat Duclos Ader que les amendes. Je vous le dis depuis un moment, les cadors ils sont bien chez Bibi.

http://www.sudouest.fr/2018/03/08/bar-illegal-sur-la-plage-du-pyla-le-fils-de-bernard-laporte-condamne-4262575-2780.php

-Non ça ne va pas le faire. Toi tu as une tête à boire de la San Pellegrino et de la tisane avant d'aller te coucher. Puis tu nous dois encore obéissance et que sans nous tu n'es rien. Je te rappelle quand même que les accidents de GPL ne sont pas rares. Méfies toi quand même...Puis la baleine se tourne vers 'Don Saluste' alias Michel Sammarcelli maire de Lège Cap Ferret qui venait de suivre la discussion étrangement silencieux assis à la table du salon. Dis donc Michou, t'es pas au top de ta forme on dirait ? Si l'arcachonnais semble rajeunir au point de bientôt ressembler à Jordy, toi tu prends le chemin inverse. Un vieux lion tout fripé. Qu'est ce qui te chagrine ainsi ?

-Tu as raison la baleine, j'ai un petit coup de blues... D'abord j'ai moi aussi le Colombo des fuites d'eau agrippé aux bourses de ma ville comme un gros morpion et les démangeaisons deviennent insupportables. Mais ce n'est rien à côté du drame que je suis en train de vivre. Depuis que ma Zaza (alias Isabelle Galinier devenue Laban Hecquet directice de la communication et de la promotion au Syndicat Intercommunal du Bassin d'Arcachon) s'est mariée, je n'ai plus la même attention qu'avant. Elle ne me regarde qu'à peine, juste un petit coucou et puis s'en va. Je ne la revois que trop rarement. Avant elle était tout le temps fourrée dans mon bureau, toujours pimpante dans sa robe légère au décolleté généreux avec toujours ses mots doux qu'elle me chuchotait à l'oreille :

-Patron j'ai besoin de 100 000 pour vos friandises.

Ses petites vidéos promotionnelles du bassin d'Arcachon qui me relaxaient avant de m'endormir valaient mieux qu'un Xanax Alors je lui répondais :

-Pioche dans la caisse ma belle et fais moi plaisir.

C'était le bon vieux temps.

-Je vois...c'est pour cela qu'il te faut un bon remontant. Quelques shoots dans le cornet et le monde te sera meilleur.

-Non merci mais mon grand âge permet de m'abstenir ou alors peut être souhaites tu organiser mes funérailles ?

-Bon ce n'est pas tout.. parler m'a asséché le gosier. Je vais chercher le matos pour remédier à ce problème. Bernie assis toi dans le fauteuil club, je reviens. »

A son retour Bernie ronfle royalement en venant d'entrer dans le pays du non retour mais la baleine ne se dégonfle pas pour autant. Elle étale les dix petits verres pour les remplir de Téquila avec une larme de champagne. Elle pose du gros sel sur sa main qu'elle lèche d'un seul coup en grimaçant avec sa grosse langue râpeuse et frappe les verres les uns après les autres sur la table en avalant le breuvage cul sec puis dévore un demi citron à pleine dent. Elle est prise de convulsions. Son visage se déforme et elle pousse le même cri que le lion de la Goldwin Mayer. L'assistance est totalement médusé d'une telle métamorphose mais la baleine reprend très vite ses esprits.

-Bon ce n'est pas tout. J'ai du grain à moudre et je n'habite pas là. Les gars, je vous laisse Bernie. Alors pas de saloperies. Dites vous bien, qu'elle pourrait bien vous servir prochainement. Allez un petit dernier pour la route.

 

 

Ps : Plus sérieusement, il faut quand même préciser que gagner au tribunal sur un vice de forme ne change en rien le fond du litige. La justice relâche parfois des dealers, des assassins pour vice de forme dans les procédures judiciaires. Gagner une bataille n'est pas gagner la guerre.

En aparthé, je renouvelle ma sympathie et réaffirme mon soutien à Jacques Storelli président de la CEBA( coordination d'association environnementales du bassin d'Arcachon) qui a vu la défection de trois associations qui ont choisi égoïstement de quitter le navire pour voguer pour leur propre cause. C'est ainsi et c'est dommage car l'union fait la force, que c'est grâce aux combats incessants contre les décisions des élus en place dont la plupart du temps sont gagnés judiciairement, que le bassin d'Arcachon peut encore croire à sa sauvegarde. Ne l'oublions pas.

Pour finir je vais revenir sur cette vidéo qui a fait le buzz cette semaine, sur ce plongeur britannique à Nusa Penida, une petite île à coté de Bali, qui nage au milieu d'un océan de déchets plastiques et je vous invite à relire mon billet du 09 juillet 2017 :

http://www.lecridelabernache.com/archives/2017/07/09/35462741.html

Dans la vidéo, on voit très bien la raie Manta aller vers la profondeur pour chercher sa nourriture et pour cause. Sauf que ce n'est pas dans ses habitudes préférant chasser entre cinq et dix mètres. Le lendemain si les déchets avaient totalement disparu redonnant la transparence à l'océan, la biodiversité qui fait son alimentation mettra quelques jours pour réapparaître et retrouver son cycle normal, obligeant la raie à chercher sa nourriture toujours plus loin.

 

Raison de plus pour méditer en regardant de plus prés notre environnement en sachant que le tourisme de masse amène irrémédiablement toute les échelles de ce désastre. Si l'Indonésie est loin de chez nous, le plastique est déjà parmi nous. Pour preuve le contenu de l'estomac d'un fulmar récupéré par le centre de soin de la Ligue pour la Protection des Oiseaux d'aquitaine à Audenge.

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01 mars 2018

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De retour d'un périple de trois semaines en Amérique centrale, je retrouve mon beau petit bassin d'Arcachon avec 40 degrés de moins. Le choc est assez dur à encaisser mais c'est l'hiver, il peut faire froid, il peut avoir des gelées matinales et il peut même neiger. Sauf que quand il neige sur Paris, les avions ont du mal à décoller et l’aéroport Paris Charles de Gaulle devient la risée dans le monde entier. Chaque fois c'est la même chose, toujours ce problème récurrent qui revient comme un marronnier. On pourrait penser qu'un satellite européen comme Roissy est équipé pour faire face à ce genre de situation ?! C'est à moitié vrai... mais le plus risible c'est que raison invoquée est que le personnel affecté à cette tâche n'a pas pu se rendre sur son lieu de son travail. Pourtant météo France l'avait prédit 5 jours avant. Tous ces aléas peuvent prêter à sourire sauf quand vous avez un long courrier à prendre et que le vol Bordeaux Paris est annulé. Une fois n'est pas coutume à la fin de ce billet je vous livrerai notre péripétie pour atteindre le soleil de Managua.

C'est donc en sirotant une bière bien fraîche dans mon hamac que je découvre sur mon smartphone que nos pieds nickelés de la finance publique du sud bassin (« la baleine » alias Marie Hélène des Esgaulx maire de Gujan mestras, « Niniche » alias Jean Jacques Eroles maire de la Teste et « FouFou » alias Yves Foulon maire d'Arcachon) viennent de se faire épingler par la cour des comptes pour une mauvaise gestion de la COBAS (communauté d'agglomération du bassin d'Arcachon sud) et de l’utilisation de PPP (partenariat public privé) pour leurs trois somptueuses piscines dans un périmètre de 15 kilomètres carré. Je savoure cette information en reprenant une petite gorgée car c'est en quelque sorte l'officialisation de la teneur de mes précédents billets et la légitimité des combats des associations citoyennes dénonçant les égarements de ces élus depuis des lustres. Vous me direz que deux millions d'euros par an sur une période de six ans ne font que 12 millions d'euros perdus pour les usagers du sud bassin et vous continuez à croire que ces trois lascars sont de bons gestionnaires pour la communauté. Avouez qu'il y a de quoi en rire, non ?! Pas d'inquiétude, ils seront sur la photo pour distribuer 1350 euros au resto du cœur et leur générosité est sans limite surtout avec les cireurs de chaussures.

http://www.sudouest.fr/2018/02/21/bonnes-et-mauvaises-notes-de-la-chambre-des-comptes-4218522-2733.php

On vit une époque formidable. Il suffit de construire illégalement une paillote sur un site protégé en enfumant les bonnes personnes pour que la lenteur des procédures judiciaires vous permette de faire en quelques années un chiffre d'affaire bien juteux pour ensuite d'aller au tribunal tranquilou bilou, Ray Ban sur le nez et tenu décontractée afin de balancer 100 000 balles cash sur le bureau du procureur en disant de garder la monnaie. Les deux Capos Baptiste Laporte et William Téchoueyres (je n'ai pas écorché son nom)de la « Cosa Laporta » sont repartis au volant de leur grosse cylindrée en klaxonnant. C'est à croire qu'il faut être malhonnête pour réussir. Dans cette affaire, il y a beaucoup de questions en suspens. Comment en est on arrivé là ? Qui a fermé les yeux, qui a tendu la main ?

http://www.sudouest.fr/2018/02/23/miracle-arcachonnais-4225045-2780.php

Que d'émotions !! Pour la peine j'ouvre une autre canette. Je découvre que nous avons trouvé notre Marcel Campion local avec Jean Louis Gounou promoteur à la retraite qui veut coûte que coûte implanter son manège sur le port d'Arcachon. Pas une grande roue mais une tour panoramique. Un mat de 70 mètres de haut ou une nacelle tournerait autour jusqu'au sommet. Le bonhomme y croit dur comme fer, prêt à engloutir des milliers d'euros dans son projet. Quelle belle connerie, pourquoi pas le plug anal de Paul McCarthy tant qu'on y est ! Sincèrement...personne a osé lui dire que son idée est stupide ?! Quoi que... peut être que derrière ce projet il se pourrait que pour développer son investissement un restaurant panoramique tenu par les deux brothers de la « Co(o)rniche connection » voit le jour au sommet de la tour, les clients étant emmenés par la nacelle. Encore une fois on peut se poser beaucoup de questions. Déjà sur la demande de permis de construire posée à La teste pour un terrain sur Arcachon. Les deux élus restent muets comme des carpes ne sachant pas sur quel pied danser. Même à l'autre bout du monde, le bassin d'Arcachon continue de rester égal à lui même ou les magouilles tournent à plein régime devant les yeux d'administrés consentants prêt à rester aveugles au déclin qui s'annonce. Il est temps de prendre conscience que le changement de têtes sur les gondoles doit se faire pour essayer de construire une vision plus objective sur le long terme. Bon j'arrête là...le soleil cogne dur et le houblon embrume mes pensées.

http://www.sudouest.fr/2018/02/26/port-d-arcachon-qui-est-derriere-le-projet-de-l-observatoire-panoramique-du-bassin-4232343-2733.php

 

Je reviens donc pour vous livrer le départ de mon voyage en famille au Nicaragua.Lors de la préparation au mois d’Août dernier, ma femme Isa m'annonce un parcours idéal mais avec un départ à Paris. Par expérience, pour les voyages en hiver nous évitons Paris, à cause des grèves et des chutes de neiges passant soit par Amsterdam ou Francfort pour plus de sécurité. Mais l'offre était vraiment intéressante, on perdait beaucoup moins de temps. Alors à contre cœur nous réservons les billets par agence au cas ou. Après un début d'hiver plutôt doux et pluvieux, la météo annonçait un épisode neigeux sur la capitale et le jour J du départ, vers quatre heures du matin je recevais un sms me signalant que le vol de Bordeaux Paris était annulé à cause des intempéries. Nous filions quand même à l'aéroport mais Air France nous demanda de rentrer chez nous, de voir sur internet ou avec notre agence. A l'ouverture je filais à l'agence mais impossible de joindre la compagnie aérienne. On arrivait à changer notre programme avec d'énormes difficultés mais en partant de Toulouse. On obtenait à l’arrache les ESTA pour fouler le sol américain, même en transit, mais il fallait attendre la confirmation de Air France. A la sortie j'étais vidé, presque anéanti. Notre rêve tant attendu était sur le point de s'évanouir. Je frisais le burn out. L'attente à la maison fut insupportable, nous étions abattus, pendus au smartphone pour voir le mot confirmed apparaître. A 19 heures toujours rien alors je retournais à Mérignac pour la dernière chance. Dans le hall c'était le chaos. Un bureau pour répondre à deux cents passagers en errance. Des enfants en bas âge qui braillaient, des personnes âgées au bord de l'épuisement, la nervosité imbibait dans l'air ambiant et aucunes informations, aucunes assistance, pas une bouteille d'eau ni de sandwichs. Une queue humaine trop longue, j'étais à bout. C'est alors qu'une notification m’annonça que mes vols étaient confirmés. J'avais du mal à y croire alors je couru vers un guichet d'embarquement en demandant à l’hôtesse de vérifier si nous étions bien enregistrés pour le départ. Elle confirma que nous étions prévu pour un départ de Toulouse à 6 heures pour Amsterdam puis pour Atlanta et Managua. Je retournais fissa à la maison pour récupérer ma smala et nous prenions la route vers 21 heures. Sauf que l'autoroute était fermé à cause des manifestations des agriculteurs donc passage par Aire sur Adour pour traverser le Gers. A 70 kms de Blagnac, une tempête de neige s'abattait sur la route avec des flocons énormes qui recouvraient rapidement la chaussée. La Volvo filait doucement mais la glisse était bien présente. Je n'en menais pas large mais préfèrais cacher mes émotions afin de ne pas répandre plus de stress. La fatigue se faisait sentir et il n'y avait plus de traces sur la route. Il devenait difficile de continuer. C'est alors qu'un camion me doubla ouvrant le passage. Il me suffisait de le suivre lentement et il fut notre sauveur. Nous avons mis 5 heures au lieu de trois mais nous étions arrivés. Quelques heures à dormir dans la voiture le moteur allumée et vers quatre heures nous prenions la première navette. A la borne, impossible de faire sortir les billets et au guichet l’hôtesse nous annonçait que nos noms n'apparaissaient pas sur la liste. Nous restions KO debout, impossible de réagir. Je n'arrivais même plus à penser. Je la regardais sans entendre ce qu'elle nous disait. Tout s’effondrait, le sol glissait sous nos pieds, nous étions dans une autre dimension. On lui raconta notre histoire pour arriver jusqu'ici et notre désarroi la toucha droit au cœur. Elle s'acharna sur son clavier cherchant à tout prix une solution. Les minutes défilaient et elles étaient longues très longues. Quand tout à coup elle s'écria :

« Ca y est je vous ai. Vous êtes inscrit pour Amsterdam, prenez l'avion, embarquez je m'occupe de tout.

-Mais si on reste bloquer à Amsterdam, comment on fait ?

-Partez je vous en supplie, nous n'avez pas fait tout cela pour rien. Je vous promet que je m'occupe de tout. Je vais envoyer des télexs, des mails. Je vais téléphoner. A l'arrivée allez au bureau des transferts et vous aurez les billets pour la suite de votre voyage. »

Nous avons donc embarqué complètement brisé sans savoir si nous allions pouvoir continuer. Nous laissions le sort décidé pour nous. A Amsterdam, au bureau des transferts une dame blonde nous a vite repéré et nous a tendu les billets avec un énorme sourire de compassion. Nous étions au bord des larmes. Je ne remercierai jamais assez le travail remarquable qu'avait du faire l’hôtesse de Toulouse. Nous lui devons tout. A Atlanta nous avons du subir les contrôles intempestifs et totalement paranoïaques des autorités américaines. Mes visas des émirats arabes et d'Oman ne leurs plaisaient pas du tout. Je subissais plusieurs interrogatoires avec toujours les mêmes questions en répondant toujours les mêmes réponses. Nous fûmes photographiés, scannés, filmés j'aurai même pu demander si une coloscopie était envisagée mais il ne valait mieux pas chercher à faire de l'humour. Nous ne foulions même pas leur sol. Nous voulions simplement pouvoir prendre notre correspondance pour Managua. Il a fallu supporter leur comédie pendant plus de trois heures.

Nous arrivions enfin à Managua totalement déglingués et pour finir en beauté, je vous le dis en mille, cerise sur le gâteau... Il nous manquait un sac à dos.

Voilà fin de l'histoire, le reste du voyage et le retour se sont heureusement très bien passés mais il a bien fallu deux jours pour nous remettre de toutes ces émotions afin de renter pleinement dans notre trip. La suite nous appartient...

Ah si on m'avait dit qu'il allait neiger...

03 février 2018

C'EST COMME AU CINEMA

Les_Raisins_de_la_colere

La pluie glisse sur la vitre du salon et le vert du jardin se morfond dans la grisaille alors, elle positionne délicatement ses écouteurs et appuie sur le play de son smartphone. Wannabe des Spice Girls explose dans son crâne et les notes semblent rebondir dans toute la pièce. En regardant la tasse fumante de sa tisane, sa tête ondule doucement à chercher le rythme de la musique puis des frissons apparaissent dans le bas du dos envoyant de petites décharges électriques dans les jambes. Comme un pèlerin à Lourdes elle grimpe sur la table en faisant tout valser pour entrer en transe avec des déhanchements digne d'une Olivia Newton Jones sous ecstasy. Le chat dans son fauteuil sort de son sommeil pour jeter un œil à sa maîtresse, se lèche les babines et se rendort. Crakoukas alias Marie France Comte ex adjointe au maire d'Andernos entre alors dans une sorte de transe chamanique, le corps rempli de convulsions. Levant les bras au ciel elle crie:

«- Par Crakoukas que la force soit avec moi. Je t'ai fait... je te déferai. Ma vengeance va poindre et elle sera aussi forte que les éclairs de Jupiter. Ton peuple sera condamné à applaudir Lous Pignots sur des chaises en plastique, dans une salle pas chauffée.»

Le sol se met à trembler, les ampoules clignotent, le chat sort de la pièce précipitamment et une grosse lueur de feu fait tout disparaître.

Dans le bureau de sa mairie, Droopy alias Jean Yves Rosazza le maire d'Andernos est bougon. Il vient de subir les foudres de Crakoukas lors du dernier conseil municipal et le Maalox n'arrive plus à calmer ses brûlures d'estomac:

«- Quelle garce! Je l'ai empalé publiquement et elle remue encore. Un vrai ténia à quatre pattes. Elle me prend pour Tony Montana ou quoi?! Je suis novice dans la profession, je ne connais pas encore toutes les filouteries foulonesques, ni les roublardises gujanaises et ni les bonnes adresses sammarcelliennes. J'apprends vite mais quand même! L'autre au milieu de la forêt  miossaise à réussi à avoir une salle de spectacle ou Britney Spears et Macron pourraient faire leur show et Crakoukas me les brise menu pour quelques dates d'art et d'essais afin de satisfaire quelques cloportes téléramarisés accrocs au film taïwanais.j'en peux plus. Il faut que je me repose.»

Il appuie sur le petit bouton rouge derrière le buste de Marianne et la pièce secrète s'ouvre doucement dans laquelle un hamac péruvien s'étend amplement au milieu d'un capitonnage too soft. Pour apaiser ses maux seul le son des cigales tropéziennes en musique de fond arrive à le plonger instantanément dans les bras de Morphée. Au milieu d'un ciel bleu ou quelques oiseaux planent dans les courants d'air ou seule la trace blanche d'un long courrier indique une destination au soleil, un cri lointain semble vouloir perturber la quiétude. Droopy gigote dans le hamac. De lourds nuages font leur apparition, les mouettes fuient en masse et le cri se rapproche de plus en plus vite. Son pouls s'accélère, des gouttes de sueurs perlent sur son visage. Une forme humaine semble vouloir venir vers lui comme un migrant tombant d'un train d’atterrissage à Roissy. La chose émet un hurlement d'outre tombe de plus en fort en se dirigeant vers lui. Il suffoque, il est le personnage dans la toile du cri de Munch. C'est un cauchemar. Qu'est ce qui se passe ? Le ciel se fracasse en mille morceaux et une masse lui tombe sur le ventre cassant le hamac. Crakoukas les cheveux hirsutes, les yeux injectés de sang lui saisit l'oreille en secouant violemment sa tête :

« -Alors mon gros loup, tu croyais te débarrasser de moi mais je vais hanter ton esprit et ton cinéma deviendra qu'une modeste guinguette pour baltringues. »

Droopy ouvre les yeux en nage dans une panique totale. Les cigales continuent à chanter et il s'aperçoit qu'il vient de chuter du hamac.

« -Nom de dieu je ne peux plus faire la sieste tranquille. »

Il retourne dans son bureau et remarque que deux yeux l'observe sur une chaise :

« - Mais bordel...a qui est ce chat ?!

 

Nous sommes encore loin de voir l’épilogue de l'histoire du futur cinéma d'Andernos les bains et pour moi... il est vraiment temps d'embarquer. A bientôt. Mais avant un peu de Claude dans les oreilles, ça ne fait pas de mal.

 

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