LE CRI DE LA BERNACHE

20 mars 2019

DANS LE B'AB'A

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Deux ans après le lancement en grande pompe de la marque B'A (bassin d'Arcachon) qui aurait coûté quelques millions d'euros puisés sur le budget des années à venir et qui n'attire pas l'adhésion espérée tant le décalage entre le discours et la réalité a creusé un fossé abyssal, notre grande prêtresse du tourisme au SIBA(syndicat intercommunal du bassin d'Arcachon) Zaza alias Isabelle Laban a ramassé l'argent qui pousse toujours au fond de la caisse pour créer une nouvelle vidéo promotionnelle. Peut-être voulait elle simplement faire plaisir à son patron Don Saluste alias Michel Sammarcelli maire de Lège-Cap Ferret qui sur son lit de convalescence reprendrait sûrement des forces en la voyant ou offrir une nouvelle destination de vacances exotiques à ses amis vidéastes car ce spot publicitaire est parfait pour expliquer le «green washing» aux nuls et aux enfants. Toujours dans l'air du temps notre Zaza!

https://www.tvba.fr/vie-locale/decouvrez-dernier-spot-tv-de-promotion-bassin-darcachon/

C'est trop beau n'est ce pas?! On a envie d'y courir pour sniffer le sable de la dune du Pilat puis plonger dans les eaux turquoises en regardant la pinasse qui file doucement sur l'eau tirée par un kite et voir au loin les sternes qui voltigent dans la bise marine au dessus d'un banc de sable encore vierge de toute présence humaine. Cette douceur de vivre vous attirera indéniablement vers un plateau d'huîtres bien charnues, non laiteuses au sublime goût de noisettes si particulier à ce territoire pour qu'entre deux verres de vin blanc millésimés vous puissiez ressentir toute la fibre écologique dans l'hospitalité de ses habitants jusqu'au son folklorique du bignou de «Lous Pignots»qui vous poussera à trouver l'extase dans les bras de l'être aimé.

«L'avenir de ce territoire est entre de bonnes mains» est le nouveau slogan. Reste à savoir dans quelles mains, car celles de ceux qui veulent nous le faire croire sont déjà bien noires, souillées par leurs ambitions obligeant la manucure à faire reluire les ongles pour cacher le dégueulasse de leurs actions qui pourrait surgir dans la sauvegarde écologique du bassin d'Arcachon comme l'initiative du maire d'Arcachon Yves Foulon qui offre gratuitement des tours de jet ski aux jeunes pour les sensibiliser à...?? l'écologie?! ..non surtout pas...à la culture voyons!!

Encore une fois je me répète, je n'ai rien contre ceux qui croient et qui s'engagent dans la marque B'A seulement il faut d'abord se baser sur la réalité de la situation en portant un jugement sur les actions des concepteurs. Vouloir en priorité préserver l'environnement met tout le monde d'accord mais le résultat des décisions politiques appliquées depuis plusieurs décennies devrait aussi mettre tout le monde d'accord. L'image que vous voulez vendre est en voie de disparition, très fortement dégradée alors vous la sublimez, vous la rendez virtuelle pour qu'elle devienne mercantile. C'est d'abord mentir aux consommateurs mais le plus grave c'est surtout se mentir à soi même.

Si on peut se réjouir de l'arrivée du printemps, la nature peut être inquiète du départ pour Paris du préfet de la nouvelle Aquitaine Didier Lallement. Les secrétaires des maires bien froissés par ce dernier vont avoir les doigts rougis à taper de nouveaux dossiers d'urbanisation de résidences pour seniors, de lotissements, de palaces, de parcelles à diviser, de forêts à raser pour essayer de flatter l'indulgence du futur successeur, au nom du développement durable bien sûr.
Alors, amoureux de la nature et de ce territoire je pense qu'une nouvelle fois nous l'avons dans le b'ab'a mais qu'il faut garder l'espoir que la ténacité et le courage d'avoir défier l'oligarchie arcachonnaise de Didier Lallement  lui a permis d'écrire ses consignes au feutre rouge sur chaque dossier... en sachant très bien qu'en politique il y a toujours des surprises.

 


15 mars 2019

CURE DE JOUVENCE

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Ils sont complètement cinglés au Figaro?! Dire que Arcachon et Andernos les bains sont les les premières villes considérées comme Paradis pour les retraités devançant même Cannes et Nice. C'est effrayant à ma conscience. Non pas que je suis étonné car Arcachon est une EHPAD à ciel ouvert depuis déjà bien longtemps, que le maire«crème antirides» alias Yves Foulon est aux petits oignons avec « ses petits vieux» comme il dit, qu'une chèvre peinte en bleu serait élue comme au Kazakhtsan mais qu' Andernos soit juste derrière me fait peur et me rend triste. Cette réalité car si on ouvre bien les yeux est évidente, va transformer le bassin d'Arcachon en le foulonisant pour mieux le vendre à une clientèle aux poches remplies de cash.
Comparer le bassin d'Arcachon à la nouvelle côte d'Azur. Nous y voilà, l'oligarchie arcachonnaise arrive peu à peu et sans grande résistance à imposer leur vision pour combler la faim qui les anime. C'est vrai que du côté de l'urbanisme ces seigneurs sont devenus des maîtres pouvant proposer des masterclass à des novices qui voudraient s'enrichir au nom du développement durable. Vendre du bien-être devant la mer la plus polluée du monde pour les uns et devant un plan d'eau à l'agonie pour les autres attire l'attention et l'envie de vouloir y poser ses valises. C'est compréhensible mais assassin à l'esprit bassin. Que voudront ces nouveaux arrivants?! Du calme, de la sécurité, des services de proximité, une petite expo, une petite fête locale bon enfant, une piscine pour se dégourdir les jambes et du Ricard à l'apéro.. ils vont être servis.

Ô rage, Ô désespoir, Ô vieillesse ennemie!

N'ai-je donc tant vécu que pour cette infamie?

Et ne suis je blanchi dans les travaux guerriers

Que pour voir en un jour flétrir tant de lauriers?

Pas d'inquiétude, ce sont les seuls vers de mes années collège que mon cerveau réussit à sortir sans trop d'effort. Corneille était sûrement un as marketing avant l'heure. Il est vrai que je ne suis pas un perdreau de l'année, que j'ai fait mon deuil de «mon charme légendaire» qui arrive encore à papillonner dans les catégories seniors car il est devenu invisible aux yeux des teenagers. Il parait même que je dois surveiller ma prostate et analyser mes selles. Je dois encore justifier quelques trimestres à mon employeur mais le jour J ne comptez pas sur moi pour faire du rab. Alors, à partir de cette date fatidique... je deviendrai aussi... un retraité. Pour l'instant si mon corps me trahit par tous mes excès passés, j'ai toujours 20 ans dans la tête au grand dam parfois de ma femme. Je ne veux pas acheter un camping car ni un bateau pour aller rejoindre des amis sur le banc d'Arguin pour y planter un parasol en buvant l'apéro. Mes gosses sont en âge ou les hormones bouillonnent sur la moindre parcelle de leur épiderme ou la soif de liberté s'engouffre dans leur tête comme le vent d'une tempête d'hiver et j'en ai marre de les entendre me dire qu'ils s'emmerdent comme des rats morts quand la saison estivale arrive. Il suffit qu'ils traversent le boulevard de la république avec une enceinte bluethooth dans le sac à dos qui dégage un Hip-hop survitaminé pour que dans les cinq minutes suivantes, 30 plaintes soient déposées à la gendarmerie. Je partage ce sentiment d'injustice. Si j'aime flâner de scène en scène au festival de jazz, j'aimerai tellement entendre du bon gros son de groupes de déglingués qui feraient couiner leurs guitares sur des amplis à fond ou les têtes blondes vacilleraient frénétiquement dans un pogo endiablé libérant le trop plein d'énergie dans les ondes de l'insouciance jusqu'à ce qu' un couple s'embrasse goulûment en laissant le verre de bière dégouliner sur leurs pieds. Bon, soyons réalistes...je m'égare. Cela ne se produira pas. Cependant il y a quand même une lueur d'espoir qui arrive à mon esprit. Je me dis que quand je serai à la retraite, beaucoup de ma génération le seront aussi. Alors là, il y aura de quoi mettre le feu pour peut-être faire bouger les choses. Nous pratiquerons la crucifixion à tous les descendants du groupe folklorique«lous pignots». Nous brûlerons au lance flamme tous les camping car en plantant un arbre pour les remplacer. Nous coulerons tous les bateaux possédant un moteur de plus de 90cv et nous appliquerons la torture du silence à tous les propriétaires de jet ski. Nous ferons respecter le droit à la vie sauvage sur le banc d'Arguin en exterminant toute présence humaine à l'haleine anisé utilisant un parasol. Nous ferons le nécessaire pour revoir les herbiers et les zostères reverdire les terres vaseuses délaissées par nos prédécesseurs afin d'y voir les seiches revenir pondre au bout de la jetée et que les anguilles puissent de nouveau trouver refuge, que les palourdes retrouvent aussi leur domicile sous le regard satisfait d'un cormoran qui sèche ses ailes sur un piquet et d'une aigrette qui guette la crevette prisonnière dans une flaque à marée basse. Nous imposerons un festival rock obligeant les récalcitrants à fermer leurs persiennes et quand mon petit fils ou ma petite fille amènera le grand père rebelle que je serai, voir les enfants du groupe Rammstein fracasser la moiteur de l'été sous les pins de la plage du Bétey... je pourrais partir en paix.

 

 

Je ne peux pas finir ce billet sans mettre quelques mots sur le terrible drame de Christchurch en Nouvelle Zélande car je suis très attaché à ce pays et à cette ville car mon frère y vit à quelques kilomètres depuis 38 ans possédant la double nationalité. C’est un des pays le plus beau du monde, ou c'est la nature qui dicte à l'homme ce qu'il faut faire. C'est sur, les seigneurs du bassin d'Arcachon y seraient tous bannis à vie. La ruralité a façonné ce peuple qui a su intégrer la modernité à son rythme en plaçant l'humain toujours au cœur du problème. Je comprends vraiment pourquoi mon frère est désormais kiwi. Christchurch est une ville à dimension humaine, très cool, multiculturelle ou la jeunesse foisonne. On s'y sent vraiment bien. La ville s'est relevé d'un terrible tremblement de terre en 2011 et à l'autre bout de la planète, toute la violence qui inonde notre quotidien n'est pas perçu de la même manière. Les problèmes existent aussi mais pas la haine. Car c'est bel et bien la haine d'un con de blanc qui vient de plonger le pays dans le chaos comme nous pour les attentats terroristes. Si aujourd'hui nous savons appréhender ce genre de situation, eux n'étaient pas prêt, ils le découvrent. On ne peut qu'être triste face à cette barbarie et compatir à la douleur des proches des victimes. La Nouvelle Zélande va devoir apprendre à vivre avec cette crainte que tout peut recommencer un jour, que d'autres assassins attendent le déclic pour passer à l'acte car l'homme n'arrive plus à délivrer de vrais repères existentialistes. J'espère seulement que ce pays continuera à cultiver sa tolérance en refusant que la peur infiltre sa conscience. J'aime la Nouvelle Zélande.

 

 

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03 mars 2019

LA TONDEUSE A COUCOU

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Nom de dieu, 27 degrés en février!! Cette année nous avons décidé de ne pas partir en voyage sous les tropiques et ma femme est en train de bronzer en string sur la terrasse du jardin. Certes nous faisons de bien belles économies mais se trempouiller à marée haute au nord du bassin d'Arcachon n'est pas comparable à un lagon de l'océan indien. Si la température de l'eau peut s'y rapprocher l'été, que quand je m'y baigne je ressemble à un lardon dans une garbure, les ocres garonnesques ont depuis bien longtemps effacer les bleus translucides de la mer. De mon côté j'en profite pour mettre en exergue mon don de contemplation et il va s'en dire que la vaillance s'évapore de mon esprit aussi vite que l'argent de poche de mes gamins. Je laisse le soleil me lécher langoureusement le visage pour que cette délicieuse chaleur se propage jusqu'au moindre de mes orteils, tout en jetant un œil sur les fesses d'Isa. De plus, cela tombe bien car je n'ai rien à faire et rien de prévu non plus. J'observe l'herbe pousser en buvant un café et je suis très heureux. Je remarque cependant que les chardonnerets et les bergeronnettes sont aux abonnés absents. Depuis quelques années déjà, le chant et les gambades de ces petits passereaux me manquent terriblement. Comme le cri du coucou qui désormais reste aphone. Je me souviens quand gamin la mélodie arrivait à nos oreilles et que mon grand père me demandait si j'avais de l'argent en poche de peur de manquer le reste de l'année. Bien évidemment il savait très bien qu'un minot comme moi ne possédait aucun centime dans la poche de mon short et que la pièce de cinq francs qui me donnerait pour pallier le manque d'argent allait vite être dilapidée en malabars et carambars. J'aimerai tellement réentendre le son du coucou mais comme les arbres autour de chez moi ont été remplacé par des maisons, je laisse quand même le soin à mes souvenirs de me le remettre dans les oreilles. Malheureusement, si je préfère la regarder pousser, mon abruti de voisin choisit une nouvelle fois l'heure de la sieste pour couper sa pelouse. Il est nouveau dans le quartier et cela fait deux fois déjà que je lui ai expliqué gentiment, avec le sourire, qu'il existait des règles de civisme délivrant des heures pour les besognes tapageuses. Pourtant il est à la retraite, il a toute la semaine pour le tondre tranquillement son jardin mais le monsieur a décidé de préférer le week-end, soit à la digestion ou soit en soirée au début de l'apéro. Je pense qu'il va falloir encore aller le voir pour qu'il puisse me livrer une explication qui tient la route à son agissement pour ne pas prendre ma galette en pleine tronche et si ça ne suffit pas je prendrai la masse pour lui fracasser sa tondeuse. Je crois même que je vais y aller directement avec la masse.

«-Cool chéri...c'est un gros con...»

Isa a bien raison et en ce moment la connerie revient tâcher l'esprit français. L'histoire du hijab de Décathlon en est le plus bel exemple. C'est du même calibre que l'affaire du burkini qui avait défrayé la chronique du temps de Sarkozy. Je n'arrive toujours pas à comprendre le pourquoi d'une telle haine. La régression plonge les consciences dans les pages les plus sombres des livres d'histoire alors que nous sommes censés construire un monde qui ne referait plus les erreurs du passé. Le hijab de sport existe déjà permettant aux pratiquantes musulmanes d'être plus à l'aise quand elles courent. Ou est le problème ? Ou est le mal? Les islamophobes sont aussi cons que les catholiques qui donnent l'impunité à un prêtre pédophile et aussi abrutis que des antisémites  qui dessinent des croix gammées. Ces gens sont de vrais cons qui me répugnent fortement. Si ma femme me demande d'être cool, je sais pertinemment que même si les rayons de ce soleil hivernal lui caressent le bas du dos, elle est triste de ne pas pouvoir voyager pour se confronter à une autre culture et oublier pour quelques jours, tous les cons qui nous entourent. J'aime tant la regarder dans un autre contexte pour apercevoir son âme dans le regard des autres. Je me souviens d'une randonnée dans les montagnes d'Oman ou malgré l'altitude, le soleil cognait sec et dans un sublime panorama les pentes raides avaient déjà bien cassé nos jambes. Nous profitions d'une pause à l'ombre de petits arbustes quand un vieil homme tout de blanc vêtu, une canne à la main surgissait du chemin sans être essoufflé. Il regarda Isa et lui adressa la parole dans sa langue. Ses mots semblaient doux, harmonieux presque chantants. On ne comprenait rien mais nous étions sous le charme. Il prit alors ses mains dans les siennes en continuant de s'exprimer paisiblement. Juste pour être en contact, être en phase. Isa rayonnait de bonheur, transportée dans une autre dimension. Tirant sur ma cigarette j'observais cette scène avec délectation. Puis le bonhomme la salua poliment avant de la quitter pour continuer sa route. En passant devant moi, il me jeta un regard noir pour me dire «Don't smoke» avant de me lâcher un grand sourire ou l'or était plus présent que l’émail.

Le voyage est notre bouteille d'oxygène et aujourd'hui s'il nous manque un peu d'air c'est peut-être la faute à nos semblables qui choisissent d'embellir leur égoïsme au détriment de toutes formes de vie oubliant l'humilité d'un geste bienveillant. La bêtise des uns et la stupidité des autres peuvent prêter à sourire pour gommer l'amertume afin de ne pas se perdre soi même dans une époque aux mœurs chaotiques. C'est bien simple, le maire d'Arcachon Yves Foulon alias«crème antirides» donne gratuitement presque plus de vélo à ses administrés qu'il y a d'habitants. Dans chaque chambre de la maternité un vélo est offert au nouveau né et si il continue à ce rythme, il pourrait en distribuer 30000 sans se poser de questions. 1,5 millions d'euros de cadeaux ne semble déranger personne alors que certaines associations caritatives comptent les centimes d'euros pour boucler leur budget tout comme les sauveteurs en mer. Même la générosité a ses limites.

Alors il est temps maintenant de me remettre à l'ordinateur pour écrire quelques mots d'un billet qui me donnera un peu d'air.

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15 février 2019

DE L'ART OU DU COCHON

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À la kommandantur d'Arcachon, devant la fenêtre de son bureau «Crème antirides» alias Yves Foulon maire d'Arcachon contemple sa cité d'un air songeur. Vévette alias Yvette Maupilé son adjointe  fait son entrée dans la pièce avec un plateau dans les mains :

«-il est l'heure Monseigneur...l'heure de sa manucure. Ouh la la! mais arrêtez donc de penser si puissamment, ça va fumer.

-vois tu ma bonne Vévette j'admire mon oeuvre..que dis je, mon chef d'oeuvre. Voir toutes les lignes et les courbures de toutes ces masses de béton fusionner avec les couleurs chatoyantes du sable fin qui vient lécher le bleu de notre si beau bassin d'Arcachon me mettent en joie. Mes amis architectes ont façonné cette ville à mon image. Tu vois ma bonne Vévette, je suis un avant gardiste. J'essaye de sublimer la conscience de mes administrés en leurs emmenant l'art dans le quotidien mais comme tout grand artiste, je m'aperçois que je suis un incompris.

-C'est pour cela que vous avez construit un hôpital il y a peu et qu'il est trop petit aujourd'hui. Vous aviez prévu cet agrandissement pour laisser libre l'imagination des bâtisseurs et tant que vous n'êtes pas encore maudit, vos amis pourront encore s'exprimer pour affiner le tableau. Au fait, c'est quoi cette horreur que vous avez mis à la gare?

-Quoi!? Mon arbre intelligent à 50000 balles!

-C'est vrai...ici les vrais arbres se cachent pour ne pas mourir.

-C'est l'oeuvre d'un yougoslave ou d'un serbe ou d'un croate ou bien d'un serbo croate que sais je qui a voulu exprimer la force de la vie qui surgit des ténèbres.

-Et tous les ans il faudra repeindre la ferraille qui rouille, comme la queue de la baleine du belge qui nous a coûté un bras.

-Il est évident que nous n'avons pas la même sensibilité, que toi tu tombes en extase devant une croûte d'un coucher de soleil où une pinasse vogue sur les flots devant les cabanes tchanquées alors que moi seul le beau inaccessible et intemporel illumine la moindre de mes cellules poussant ma générosité à nourrir les âmes incultes.

-Ouais...je vois répond sceptique Vévette alors Monseigneur va peut-être expliquer à la bécasse que je suis, comment un esprit haut perché comme le votre puisse t'il s'opposer à la destruction de cette horrible tour du rond-point Deganne? D'habitude vous faites l'inverse. Vous n'avez aucuns scrupules pour raser une maison arcachonnaise ou des terrains de tennis d'un club centenaire  pour laisser exprimer la créativité de vos amis artistes bétonneurs. Mais là, cette tour construite par un retraité aveyronnais en mal de son pays n'a rien à faire dans notre patrimoine. De plus, nous savons tous que dans le temps, la tour servait de refuge à la grande Françoise qui régalait  tous les marins de la côte atlantique à chaque retour de pêche.

-C'est justement pour honorer la mémoire de ces valeureux travailleurs qui ont tant œuvrés pour la renommée de la ville.

-Allons allons monseigneur, pas à moi. Il y a autre chose.
Foufou baisse la tête et la rougeur sur ses joues intrigue Vévette.

-Non...ne me dites pas que vous aussi, vous connaissez les talents de la grande Françoise?

-Tu es affreuse ma bonne Vévette, tu me connais mieux que ma mère. Mais n'oublie pas que je suis aussi ton employeur.

-Mon silence est d'or monseigneur et je n'oublie jamais la main qui me nourrit.

-Alors oui...j'ai connu Françoise et je peux dire aujourd'hui que je l'ai tendrement aimé. À l'époque j'étais un jeune et frêle adolescent chargé de testostérone. Je me cachais dans le jardin d'une résidence secondaire à côté de la tour et en voyant les visages radieux de ces matelots qui sortaient par la petite porte, mon imagination  m'inondait  d'images érotiques tellement bienfaitrices à mon corps juvénile. Alors à la fin du défilé de ces marins, avec les dix francs d'argent de poche de pépé je suis allé frapper à sa porte. Elle m'a souri au début jusqu'à ce qu'elle aperçoive la pièce que je lui tendais. Mais comme c'était la fin de sa journée et que j'étais rapide, les dix balles allait lui payer ses cigarettes mais aussi me donner mes premiers émois sexuels.Puis j'ai grandi et j'ai voulu y aller une dernière fois pour lui dire que c'était fini. J'ai attendu quelques minutes devant la porte, le cœur nostalgique et quand celle ci s'est ouverte, mon pépé en est sorti en souriant. En me voyant il a mis son doigt sur ses lèvres pour me dire « chut » Alors cette tour représente le symbole phallique d'un ralliement d'hommes et de fils du terroir dépucelés par la grande Françoise et je suis très attaché à ne pas salir l'honneur de cette dame.

-Ah oui je vois très bien et je comprends mieux maintenant. Avec vous Monseigneur, Arcachon c'est plutôt de l'art et du cochon.

https://www.sudouest.fr/2019/02/15/un-arbre-numerique-et-solaire-plante-a-la-gare-5823968-2733.php

http://www.ladepechedubassin.fr/2019/02/14/a-la-une/arcachon-improbable-polemique-au-pied-dune-tour-de-1972/

 

 

Capture

Voilà encore un bel exemple de la baronnie qui sévit sur ce territoire. Il y a huit ans à Andernos, je me rappelle de l'affaire de la villa basque Gochoki qui était classée maison remarquable et qui fut quand même détruite pour un immeuble haut standing après une série de mensonges abracadabrantesques de la mairie. Je fus copieusement insulté par un conseiller municipal de l'époque et au moment ou je lisais son mail injurieux( publié par la suite) j'avais le dossier original du classement en maison remarquable de la villa Gochoki remis par l'ancien propriètaire avec les tampons officiels de la mairie alors j'avais bien « rigolé » mais avec les guillemets.

http://www.lecridelabernache.com/archives/2011/06/26/21488944.html

 

 

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07 février 2019

TICKET GAGNANT

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Pour clore mon indignation sur la politique d'urbanisme du bassin d'Arcachon(voir billet précédent), je tiens à vous informer sur une technique d'optimisation de terrains constructibles mise en place par l' intelligentsia des promoteurs immobiliers avec le consentement des édiles trop heureux de renflouer les caisses sans avoir à se justifier puisse que désormais c'est légal.

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Si les gros lobbys immobiliers  ne cachent même plus leur affinité avec les maires du Sud bassin tout en récupérant quelques miettes sur le reste du territoire, de plus petites sociétés aux dents longues et un appétit féroce squattent la moindre parcelle de terrain exploitable sur le Nord bassin pour la tronçonner en plusieurs lots .

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Profitant d'une clientèle vieillissante qui possède une vieille maison sur 800 ou 1000 mètres carrés, il n'est pas trop difficile de convaincre de céder une partie du terrain permettant d'acquérir facilement entre 225000 et 450000 euros (source Internet) qui mettra du beurre dans les épinards des enfants et petits enfants. Les promoteurs agissent comme un agent de la française des jeux qui proposerait un ticket de grattage gagnant à tous les propriétaires.

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Il y a bien longtemps, j'avais lu un livre passionnant sur l'histoire des banlieues parisiennes. La construction d'immeubles sur les bidonvilles(surnommée «cages à lapins») était prévue pour loger la population d'ouvriers venue combler le manque de main d’œuvre nécessaire pour le développement du pays. En suivant, des parcelles autour ont été divisées en petit pavillon avec son  jardinet(surnommé «cage à singes») pour les ouvriers spécialisés et simples cadres. La spécificité de ces populations a créé l'histoire et donné une âme à ces villes de banlieues.

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Sur le bassin d'Arcachon c'est d'abord le plan d'eau qui a attiré la population pour y écrire son histoire et façonner son esprit. Le fil des générations a cousu une identité afin de garantir la sauvegarde de son environnement par la transmission dégageant une douceur de vivre à ses habitants. Pour ne pas radoter je vous encourage à lire ou relire mes anciens billets sur l'histoire de ce territoire.

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Aujourd'hui le bassin d'Arcachon ressemble à un palais qui comme le Taj Mahal attire le visiteur en quête de selfies devant une façade majestueuse et enchanteresse cachant des pièces dans un état de délabrement très avancé. Tout autour, les quelques cages à lapins et les cages à singes regardent l'air satisfait les dorures de cette façade pour pouvoir écrire leur propre nouvelle histoire d'une ville qui deviendra une banlieue huppée de la métropole bordelaise.

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Les arguments de mes contradicteurs sont comme disait Jacques Chirac:

« Ça m'en touche une sans faire bouger l'autre»

Depuis des décennies, j'en ai marre de toujours lire leur même propagande dans les gazettes, marre de toujours entendre leurs même mensonges, marre de toujours voir leur même déni face à l'évidence de ce qui se passe devant leurs yeux. Certains ont même oser me traiter de vieux con réac mais c'est vraiment mal me connaître. D'abord je ne suis pas vieux mais plutôt vintage. Con, c'est vrai je peux l'être lourdement mais réac, je dis non. Ni partisan du« c'était mieux avant» même si la nostalgie peut me rendre mélancolique et que le cerveau n'enregistre que les bons moments. Je sais trop bien que les mauvais moments d'hier étaient bien et plus pires que ceux d'aujourd'hui. Je ne suis qu'un bonobo( ni voir aucunes prétentions) vieillissant qui les mains posées sur les barreaux de ma cage, regarde au loin sa forêt natale sans y chercher les lumières du palais sentant l'amertume inonder le blanc de mes yeux et c'est avec la gorge nouée que je regarde autour de moi, mes congénères manger leur banane en silence.

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 Alors allons y gaiment mangeons la banane....

 

 

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