LE CRI DE LA BERNACHE

01 septembre 2020

A LOUISE...

coucher covid

 

Cette saison estivale fut particulière, bizarre,angoissante, horrible. Le bassin d'Arcachon s'est transformé en une immense cuvette de toilette rempli d'un tourisme de masse nauséabond ou les incivilités, l'irrespect et le grand n'importe quoi ne se cachaient pas derrière les masques. Des leçons de cet été 2020 devront être prises car le paroxysme n'a pas encore atteint ses limites et que la Covid 19 s'est trouvé un joli territoire pour proliférer comme les gremlins. Il va falloir tirer la chasse et attendre des jours meilleurs....

Le mardi 18 août 2020, Louise vient de partir. C'est Corinne son aide à domicile qui l'a vdécouvert au petit matin dans son lit.Sur son visage apaisé qui dépassait de la couette d'été, un rose délavé courait sur ses lèvres comme l'ultime coquetterie avant de rejoindre l'au delà. Les volets et la fenêtre étaient restés ouverts sûrement pour que les senteurs d'iode et de pins lui livrent de la nostalgie pour que son âme s'envole retrouver Jean son unique amour. Luc m'a appelé pour me dire que sa mère venait de mourir et il m'a demandé si je n'avais pas oublié la promesse. Comment aurais je pu oublier une telle promesse? Jeannot le père de Luc avait appris le métier de l'ostréiculture avec mon grand père puis avait repris ses parcs à sa retraite. Un lien fort s'était installé entre nous même si nous nous fréquentions peu. Adolescent je partais souvent faire la marée avec eux pendant les coups de bourre ainsi j'avais du cash pour faire la fête le week-end. Luc ne voulait pas reprendre la suite de son père. Il rêvait de voyages et d'une vie plus confortable. Avant de partir à Toulouse pour ses études supérieures, Jeannot tomba gravement malade. Les gauloises sans filtre, celles qui nous faisaient tourner la tête avant d'embarquer n'avaient pas été très gentilles avec lui. Il crachait du sang rempli de galette noire comme celle de l'amoco cadix alors nous prenions la barre sans un mot pour attendre de longues minutes que les quintes de toux lui donnent un répit. Assis sur le banc dans la cabine, ses yeux vitreux surveillaient si nous remontions bien tous les casiers d’huîtres et il ne fallait pas traîner car la marée remontait vite. La Tache était dure mais pas question de se plaindre. Avec Luc nous nous endormions épaule contre épaule jusqu'au retour au port. Il est parti aux premiers jours du printemps suivant, tout pourrit de l'intérieur. La morphine avait donné un semblant de vivant à Louise en camouflant sa lente agonie mais le cœur avait eu la noblesse d'écouter sa déchéance. Louise était une taiseuse qui ne parlait qu'avec ses yeux mais cela suffisait largement pour se faire comprendre. Aimante envers les siens, j'aimais voir son petit sourire quand elle regardait nos têtes le lendemain de bringues endiablées et qu'il fallait quand même aller sur l'eau sans faire attendre Jeannot. Nous sommes parti jusqu'au chenal du Courbey devant son ancien parc à huîtres et c'était la première fois qu'elle mettait les pieds sur un bateau préférant rester à la cabane pour trier les huîtres et les emballer en écoutant le poste de radio puis elle repartait à son jardin pour soigner ses rosiers et préparer le repas. En fait, elle ne savait pas nager et avait le mal de mer. Quand les cendres de Jeannot se sont dispersés dans les airs et que les fleurs d’hibiscus jetées par dessus bord l'ont accompagné dans la profondeur des courants, Louise s'était approchée pour me dire :

« La prochaine fois, je voudrais que tu sois avec Luc pour jeter les miennes au même endroit. Tu me le promets ?

-Oui...je vous le promets. »

Alors 36 ans plus tard je me retrouve au portail de la villa « Eguzkia » à admirer les deux immenses pins qui comme deux cerbères veillent sur la maison et le tapis d'aiguilles sur la toiture qui amortit les pignes tombantes afin que les écureuils les remontent facilement au nid. A leurs pieds les arbousiers ont pris leur aise et les merles s'engraissent malgré le chat qui veille. Cette villa typique basque et son vert de Saint jean de luz est une des dernières rescapées dans ce secteur tant convoité de la presqu'île du Cap Ferret car elle est en première ligne avec une vue imprenable sur l’île aux oiseaux, Arcachon et la dune du Pilat. Les funérailles étaient à peine finies que les charognards pointaient le bout de leur nez. Les cartes de visite des agents immobiliers s'empilaient dans la boite aux lettres et un jeune « gourmandasse »(*) sapé comme un milord avait osé pénétrer sur la propriété pour proposer un chèque avec six zéro mais il fut raccompagner manu militari à son cabriolet de luxe. Luc et sa famille revenaient tous les ans autour du15 août pour rendre visite à sa mère, ses deux filles avaient totalement compris dans les regards de leur grand mère que cette maison est le livre de leurs racines ou le mot fin ne doit jamais apparaître. La villa est en retrait d'une vingtaine de mètres du front de mer pour que le jardin de Louise puisse s'exprimer pleinement avec sa rangée de rosiers bien taillés, les yuccas baillant aux corneilles, le petit coin potager ou les dernières tomates mettent du rouge sur le vert dans le rang de haricots et les lauriers blancs et roses devenus monstrueux offrent un terrain de jeu aux moineaux qui s'y réfugient. Au bout du parapet ou le petit portail propose un escalier pour rejoindre la plage, Luc avait construit une belle marquise en bois qui faisait de l'ombre à un banc ou Louise pouvait rester des heures entières à contempler le panorama. Nous avions décidé de passer la soirée rien que tous les deux pour que le lendemain matin nous puissions tenir notre promesse. En cette fin de journée estivale quand le soleil commencait à décliner laissant la moiteur s'installer, nous regardions l'agitation bruyante des bateaux qui rentrent aux ports et ceux qui partent pour le coucher du soleil. Que de monde ! Pas les champs Élysée, mais pas loin. Nous étions bien sur la terrasse, sous la vigne vierge à siroter un bon rosé bien frais accompagné de tapas, regardant de vieilles photos jaunies que Luc avait retrouvé en faisant le tri dont une ou nous prenions la pose fièrement avec un maigre de 10 kilos et Jeannot qui souriait en nous enserrant avec ses grosses paluches. En me lisant une lettre de Louise à Jean pendant son service militaire ou les mots doux et bienveillants s'égrainaient dans une écriture fluide, sans ratures et sans fautes d'orthographes, le petit portail s'ouvrit et une dame boudinée dans une robe blanche entra dans le jardin et sans la moindre gêne déféqua expressément en ayant la délicatesse de poser le kleenex dessus comme la cerise sur le gâteau avant de disparaître ni vu ni connu. Nous nous sommes regardé totalement incrédules avant de partir dans un fou rire interminable.

« - Nom de dieu j'y crois pas. C'est du jamais vu... disait Luc

-Et encore... elle n'a même pas dit merci. »

Nous filions vers la plage pour essayer de retrouver cette personne indélicate mais il ne restait plus que deux couples qui pique-niquaient en bas de l'escalier. Sur un grand drap de plage, les deux jeunes filles trentenaires sirotaient le vin blanc au goulot. Elles avaient un peu trop pris le soleil et avec l'alcool, les yeux étaient en déjà en plein phare pendant que leurs gars ouvraient les canettes de bières au briquet au milieu de sandwichs triangles et des emballages de la supérette.

« Bonsoir, auriez vous une dame en robe blanche descendre de cet escalier ?

-Oui elle est partie par la bas » nous répondit laconiquement une fille.

Nous reprenions nos aises après cet intermède quelque peu surréaliste et un peu plus tard quand les lumières d'Arcachon ont commencé à scintiller, que l'obscurité remplaçait l'orange du couchant sur la dune que le feu d'artifice pourtant annulé à cause du covid 19 débutait dans les airs. Un sac de supérette atterrissait dans le laurier rose en ayant pris soins de libérer les plastiques multicolores pour joncher la pelouse. Puis ce fut un ballet de bouteilles virevoltant les unes après les autres pour finir leur course au milieu du jardin. Il ne manquait plus que le bouquet final. Aussi sec nous courons vers la plage mais les zigotos avaient pris de l'avance. Ils nous insultaient avec de gros doigts d'honneur en guise de salut et s'apprêtaient à grimper dans une voiture. Et quelle ne fut pas notre surprise de voir que la dame à la robe blanche était au volant. Elle klaxonna deux fois avant de démarrer en trombe.

Le lendemain la barque filait vers le Courbey sur une mer d'huile et quelques nuages inoffensifs donnaient un joli contraste aux couleurs. L'urne était coincée à la proue impatiente de se libérer. C'est avec beaucoup d'émotions mais tout en retenu que les cendres se sont dispersées rejoints par les plus belles roses de Louise. La barque s'est mise à dériver lentement, nous éloignant doucement comme pour ne pas déranger les retrouvailles entre Jean et Louise quand sorti de nulle part, un scooter des mers a fracassé les flots traversant les cendres et nous faisant presque chavirer. Alors nous avons ri.. mais ri jusqu'à en pleurer.

« Quel monde de branques !!. Les choses ont bien changées dans le coin et le respect n'existe plus. Me disait Luc

-Ce n'est pas grave... la promesse est tenue et tes parents sont de nouveau ensemble. Le reste importe peu. C'est une année de merde. »

 

(*) :

Le gourmandasse est une espèce de poisson qui vit tout autour de la planète mais qui apprécie particulièrement les eaux chaudes du bassin d'Arcachon. Régulièrement dans mes billets, je vous informe d'une prise dans les filets d'un de ces spécimens asexué qui souvent défraie la chronique. En France, le Cahuzac, le Balkany en sont les meilleurs ambassadeurs et sur notre territoire, l'écharpe tricolore autour du ventre est un beau signe de distinction comme toute la colonie lobbyiste qui gravite autour en parasites tel l'oiseau « le trochilus » qui nettoie les dents du crocodile pour devenir parfois plus affamée que leur hôte. Fin 2016 des associations environnementales de Lège Cap Ferret avaient sorti de l'eau le Ferrasse, président des promoteurs immobiliers de la nouvelle Aquitaine qui ayant acquis un nid dans une zone protégée autorisa à «son insu» sa destruction sans permis de démolir pour améliorer le confort de son aire de vie. Pris au piège, la défense du gourmandasse est de proposer une histoire rocambolesque aux « quiches » qui l'ont attrapé pour laisser le temps aux poissons juristes de trouver la bonne martingale qui lavera plus blanc que blanc. Le Ferrasse justifia son absence aux moments des faits, par un séjour à l'étranger ou le téléphone et le wifi ne fonctionnaient pas que même les autochtones en rigolent encore indiquant que la faute venait de ce diable de constructeur. Après un arrangement de conformité à l'amiable avec le gourmandasse royal du lieu et malgré les recours ardents de l'ancien préfet Didier Lallement devenu célèbre par ses coups de trique parisien sur gilet jaune, le Ferrasse a du être rejeté à l'eau pour profiter légalement de sa spacieuse résidence secondaire.

http://www.lecridelabernache.com/archives/2016/12/01/34631894.html
 

Mercredi 19 août, un autre gourmandasse « le Schikowski » président du groupe City Finances et aussi président des constructeurs et aménageurs de la fédération française du bâtiment gironde vient d'être pris dans la nasse par son voisin et un collectif de riverains. Un très beau spécimen. Le « schilowski » achète un terrain avec un espaces boisé d'une forêt protégée. Le SCOT (schéma de cohérence territoriale) étant annulé , ce poisson rusé use du retour du règlement national d'urbanisme qui est beaucoup plus laxiste qu'un PLU local pour vouloir construire deux énormes bâtisses en modifiant un peu plus tard, la surface de plancher puis des ouvertures, ajoutant une pergola et faisant une déclaration pour deux piscines à venir. En plein confinement, les travaux mettent les bouchées double faisant élever les murs comme un cep dans une nuit de pleine lune. Le voisin remarque que pas grand chose ne correspond avec le permis de construire. Des hauteurs trop hautes, des constructions trop grandes par rapport au terrain, un faux étage transformé en vrai étage, et une coupe rase des arbres suivi d'un défrichement sauvage de l'espace boisé classé entraînant la mort d'un chêne centenaire. La gourmandise ayant quand même des limites, les travaux ont été quand même stoppé par la mairie. La défense de ce gourmandasse ne manque pas de piquant :

« Si c'est effectivement trop haut, il s'agit d'un loupé de mon architecte. Alors mea culpa, je ferais les travaux pour modifier cette erreur. »

Je ne suis pas sur que cette erreur aurait fait plaisir à un client investisseur. Mais accordons lui sa bonne foi.

« Acheter au Cap Ferret a été toujours un rêve de gosse pour moi. J'ai construit ces maisons pour ma famille, pas pour une opération immobilière »

Là.. sa bonne foi commence à partir en sucette. Il nous prend vraiment pour des quiches signe que nous avons affaire à un gourmandasse. En effet, construire deux maisons pour sa famille... ouais pourquoi pas ?! Mais vouloir construire deux piscines et des places de parking prouve que les cons ont remplacé les quiches. Le « Schilowski » est un jeune gourmandasse aux dents longues qui hélas ne se démarque nullement de ses congénères. Le rêve d'un plein pied 300 mètres carré ossature bois avec piscine et vue imprenable est le Graal pour un gourmandasse de 36 ans. Ses juristes vont désormais essayer de trouver le meilleur compromis avec le nouveau chef du coin qui vient juste de remplacer « le Sammarcelli » le gourmandasse royal. Dans le cas contraire il gardera le bien jusqu'à attendre la plus belle plus value afin de revendre les deux lots à des clients de son carnet d'adresse puis il cherchera un nouveau nid dans les eaux troubles.

Aujourd’hui les gourmandasses ont su manger l'âme du Cap Ferret et même si ils sont persuadés de détenir un bout de paradis, ils n'ont rien compris de l'essence de ce territoire. Ces villas majestueuses ne sont qu'un investissement presque aussi rentable que l'or avec les meilleurs avantages fiscaux et la location qui apporte l'odeur du cash à son propriétaire. Si les prédateurs ne semblent pas trop les déranger, dame nature pourrait bien se venger d'avoir tronçonné un vieux chêne, d'avoir rasé un espace classé, d'avoir coupé des pins, d'avoir asséché des nappes phréatiques. Je suis tellement triste de ce constat.Certes ils ont l'argent mais pas le luxe car le luxe c'est de comprendre la terre de nos ancêtres pour la transmettre à nos enfants...et rien de plus. Le Cap ferret n'est plus qu'un produit de marketing en tête de gondole pour les gens fortunés offrant un paradis de papier glacé pour faire un buzz sur instagram réduisant l'autochtone à une curiosité folklorique. C'est ainsi... Alea jacta est.

 ******

 

Après la profanation dégueulasse survenue à Oradour sur Glane, je voudrais revenir sur le dérapage incontrôlé de la reine gujanaise «la Baleine»alias Marie Hélène des Esgaulx la maire de Gujan Mestras.

«J’ai le souvenir de M. Touzeau, qui est venu dans mon bureau avec son directeur M. Clément, et qui est venu m’expliquer, comme un SS allemand hein, qui est venu et qui m’a dit ce sera comme ça et pas autrement»

Il convient d'abord de faire la traduction de ses pensées...à la sauce bernache.

«-les deux zozos qui ont osé se pointer dans mon bureau, je les connais bien. Ils sortent du même cursus que moi quand je courais les mandats dans le bon vieux temps. Ils entrent en sifflotant, persuadés qu'ils vont me faire mettre à genoux pour leurs biser les pieds, au nom d'un pouvoir que je ne reconnais même pas, comme jadis Attila entrait dans les villages pour piller et violer femmes et enfants afin d'obtenir leur soumission, hein? Vous voyez ce que je dire hein?! Et avec leurs gueules enfarinées me dire « ce sera comme ça et pas autrement» chez moi, sur mon royaume... non mais, ils sont pas bien les deux gugusses. Ils commencent à me les briser sévère.»

Chacun est libre de donner ou de voir une interprétation à son propos mais la plainte sera jugée sur le fait et rien d'autre que le fait et je ne pense pas que la reine en sorte blanchie. De toute manière elle s'en fout, elle a donné consigne à tous ses béni oui-oui de ne faire aucun commentaire pour que la rumeur s'étouffe d'elle-même dans un simple fait divers. Pas un de ses conseillers n'a osé lever le doigt pour lui dire:

«-Heu..Majesté..je ne partage pas totalement votre point de vue surtout votre comparaison avec un soldat de la Waffen»

Honte à eux. L'affaire du dragage du port de la Teste aura enlisé«la Baleine» dans la boue de ses mensonges et son ego surdimensionné ne l'empêchera pas de s'y enfoncer davantage laissant une image peu glorieuse à l'opinion publique. Quand aux excuses publiques... d'abord c'est trop tard et inutile puis n'y comptez pas, même le docteur Jojo Mengele aurait jeté l'éponge à vouloir lui extorquer la moindre repentance.

 

 

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14 août 2020

UN ÉTÉ SANS ARTIFICES

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Quel drôle d'été dans cette année de merde! Pas de feux d'artifices qui illuminent la nuit étoilée alors que j'aime tant les feux d'artifices. J'en suis presque à regretter le son du biniou du groupe folklorique « Lous Pignots » qui sévissait tous les lundis soirs sur la jetée d'Andernos... J'ai dit « presque ». Le silence laisse place aux incivilités des vacanciers qui ont oublié le virus en jetant en pâture leurs frustrations du confinement pour essayer de retrouver des repères du monde d'avant. Je n'aime pas cet été. Mauvais feeling. À Arcachon on brûle même une voiture. Sud-ouest parle d'un règlement de compte. Sûrement un dealer de Viagra pris à partie par des partouzeurs octogénaires mécontents des effets de sa marchandise. Au Cap-Ferret, les commerçants qui offraient des coffrets cadeaux festifs aux propriétaires des résidences secondaires venus en catimini se réfugier au soleil pendant le confinement pour les remercier d'avoir soutenu l'économie locale en dévalisant leur commerce dénoncent désormais les incivilités de ces derniers qui aujourd'hui urinent sur leur devanture après des soirées arrosées. Tout fout le camp, même « la Baleine » alias Marie Hélène des Esgaulx la maire de Gujan Mestras part en décrépitude en traitant de SS Jean touzeau le président du syndicat mixte des ports du bassin d'Arcachon. La reine ne supporte pas quand la vérité refait surface dans ses mensonges et sa condescendance enfonce le clou sur la bande son de son intervention. Si le propos peut être mis sur le compte d'une colère froide, il est regrettable de ne pas être suivi d'excuses de sa part et de sa majorité. C'est une injure publique et c'est condamnable. Je vous le dis, tout part en sucette cet été. Même la marque B'A devient de moins en moins crédible. Après « Mira » qui faisait brasser sa bière en Alsace en la vendant comme la bière du bassin d'Arcachon, comme « l'écume d'Arcachon » qui vend des crèmes hydratantes à bases de Zostères du bassin d'Arcachon alors qu'elles sont en voie de disparition et protégées, c'est au tour du « Sel du bassin d'Arcachon » d'être épinglé par l'état car 10% de leur produit venait d'Espagne. L'entreprise a beau s'offusquer et veut prouver sa bonne foi, il y a quand même tromperie sur la marchandise. Que dirait on si un vigneron bordelais mettait dans sa bouteille10 % de vin du pays d'Oc ?...mais pourtant, on ne dit rien sur les ostréiculteurs qui vendent des huîtres bretonnes ou irlandaises avec l’appellation « banc d'Arguin ». Business is business.
Je croyais avoir tout dit sur les élections des présidents intercommunautaires (SIBA,COBAS,COBAS) mais l'apothéose est venue du «Béguey» petit coq en gascon alias Bruno Lafon le maire de Facture Biganos qui après une "mûre et intense" réflexion décide de prendre une carte LR pour être le numéro 2 à la prochaine élection sénatoriale.Dans sa ville ses opposants lui ont affublé le sobriquet de «Rastignac» et je pense que Balzac aurait donné son approbation et que Talleyrand aurait eu une petite pointe de jalousie.

Alors mon mauvais esprit s'est mis à turbiner dans ma tête pour me fabriquer une intime conviction et si je refuse toujours d'accepter les certitudes pour laisser de la place au doute, je vous la livre quand même.

Dans un précédent billet j'avais été intrigué par le silence et la sagesse de « Crème antirides ou Foufou » alias Yves Foulon le maire d'Arcachon lors des élections intercommunautaires. Je pensais que le bonhomme en tant que président des républicains de la région Nouvelle Aquitaine allait suivre le cursus normal en se présentant pour les sénatoriales, un fauteuil qui lui tendait les bras assurant une bonne retraite sans rien foutre mais il démentait cette information prétextant vouloir s'occuper pleinement de sa commune et de son territoire. C'est bizarre, mais pourquoi pas ? Pourtant il y a quelque chose qui cloche car son ambition ne pouvait pas se résumer à régner sur Arcachon in eternam pour devenir le « Poutine d'Arcachonie » Si vouloir continuer les grands travaux pour satisfaire ses administrés et régaler ses amis promoteurs coule de source, devenir la ville la plus verte de la cote Atlantique ne tient pas la route. En présentant sa candidature à la présidence du SIBA( syndicat intercommunautaire du bassin d'Arcachon) il sait qu'il peut devenir l'empereur de ce territoire comme jadis Robert Cazalet et peut être prétendre une plus haute fonction si la droite revenait au pouvoir dans un futur proche comme une sorte de nouvel Estrosi, tout en évitant les législatives afin de ne pas prendre le risque de recevoir une deuxième claque dans la tronche qui couperait net son ascenseur social. Si son élection semblait ne pas poser trop de problèmes, une dissidence du nord bassin pourrait entacher la victoire. En maîtrisant le président de la COBAN (Communautés du nord bassin) le doute sera entièrement dissipé.Alors « Foufou » a tendu la carotte et l'âne est venu.

Les prochains conseils à la COBAN risquent d'être très tendus et je crains que même si le « Béguey » offre une piscine en or massif avec hammans, jacuzzis et salons de massage à Droopy alias Jean Yves Rosazza le maire d'Andernos, il arrive à se faire pardonner pour cet énorme coup de Trafalgar.

Comme disent mes amis asiatiques : « Wait and see »...

C'est un été sans artifices mais rempli d'étincelles qui risquent bien de remettre le feu. Encore une intime conviction...

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Radio Cap Ferret est mort alors vive Radio Cap Ferret...

Il a l'allure d'un dandy en fin de nuit qui cherche l'aube pour savourer les premières lueurs du jour et la légère désinvolture sur son visage solaire reflète une bienveillance capable de mettre de la lumière sur ses parts d'ombres. Avec l'esprit d'une cigale il est capable de se métamorphoser en fourmi pour aller jusqu'au bout de ses rêves jusqu'à créer Radio Cap Ferret. Une radio atypique non conventionnelle, à son image pour diffuser son regard sur un territoire qu'il aime tant, le bassin d'Arcachon. Sur des playlists musicales de qualités qui collent à la douceur de vivre du coin et des directs ou les stars et les locaux bavardent sur l'air du temps il apportait un humour fin et ciselé capable de supprimer les aspérités du potache afin qu'il glisse mieux sur les ondes. Si le dilettantisme pouvait parfois résonner c'était pour mieux aller dans les profondeurs des réflexions et alimenter les débats avec une connaissance parfaite des dossiers de ses interlocuteurs. Il fut une sentinelle en essayant d'ouvrir les consciences sur la fragilité et les problèmes écologiques du bassin d'Arcachon avec des émissions thématiques ou les intervenants n'étaient pas là pour vendre leur soupe. Hélas le temps perdu à rester une fourmi pour pérenniser sa radio et survivre étouffait lentement sa vrai raison d'être. Il a du revendre sa marque et son concept pour retrouver sa liberté afin de laisser la cigale refaire de nouveaux rêves. Hervé Hélary est une étoile que l'on voit au travers d'un nuage... et qui ne demande qu'à briller. Je sais pertinemment qu'il réapparaîtra un de ces jours alors je lui dis simplement « A bientôt mon ami. »

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01 août 2020

EN PLEINE CONSCIENCE

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Pas de surprise pour les élections des présidents des organismes intercommunautaires (COBAN-COBAS-SIBA) du bassin d'Arcachon que même le grand Patrick en rigole encore. La vieille droite du monde d'avant qui tire les manettes sur ce territoire depuis la nuit des temps va continuer à enjoliver leurs dénis pour le plus grand plaisir de leurs béni oui-oui qui ont mécaniquement remué leur tête de haut en bas pour se garder une place au soleil.
Si avec «Niniche ou Rantanplan» alias Jean Jacques Eroles l'ancien maire de La Teste de Buch nous avions assisté à un dressage technique pour savoir comment bien lécher les orteils de ses maîtres,  le nouveau maire «Jamais deux sans trois» alias Patrick Davet vient de démontrer un surprenant rapide dressage  en évaporant instantanément ses promesses électorales( ce qui fera plaisir à ceux qui ont voté pour lui) pour arriver à tirer sa langue jusqu'à titiller les parties intimes de ses nouveaux amis. J'ai donc décidé de lui affubler le nouveau sobriquet de «Pluto» l'ami fidèle de tous les Mickey. Il aura sûrement son nonos promis en récupérant la gestion du syndicat de la dune du pilat tout en renvoyant dans sa commune l'actuelle présidente « La Ségolène des esteys » alias Nathalie le Yondre la maire d'Audenge qui avait reçu cette friandise pour bons et loyaux services aux seigneurs, afin qu'elle puisse continuer à bolsanoriser son centre ville en coupant des arbres centenaires pour faire pousser une belle résidence senior et son parking souterrain qui va bien.

https://www.facebook.com/audengecitoyenne/videos/3142273562488007

En Arcachonie tout le monde le sait, pour que la soupe soit bonne il faut qu'un bon navet y flotte dedans.

 

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Comme «le dentiste» alias Philippe de Gonneville maire de Lège Cap-Ferret qui a les dents longues mais que son bras est encore trop court pour entrer dans la danse, « Crème antirides » alias Yves Foulon maire d'Arcachon a décidé qu'il fallait une personne de son envergure pour gérer la plus grosse cash machine, le syndicat intercommunal du bassin d'Arcachon(SIBA) car entre amis les décisions sont plus faciles à prendre.

Cependant tout au nord à Andernos les bains, dans cette ville ou tout semble ronronner, on aurait pu croire que pendant le confinement « Droopy » alias Jean Yves Rosazza le maire était caché dans sa cabane couché dans un hamac avec du Chico Buarqué dans les oreilles, sirotant des Mojitos en jetant de temps en temps un œil sur les affaires courantes de sa ville. Sauf qu'en secret il avait décidé de lire entièrement le manuel de méditation en pleine conscience de « Petit bambou ». C'est en apprenant la candidature du maire d'Arcachon pour le poste de président du SIBA qu'une vérité est apparue dans ses pensées. Il fallait enfin que quelqu'un envoie un coup de pied dans cette fourmilière pour remettre du bon sens dans cette gouvernance alors il décida de poser sa candidature. Le jour de d'élection, la queen gujanaise « La baleine » alias Marie Hélène des esgaulx défendit son meilleur ennemi arcachonnais avec sa gouaille politicienne quelque peu érodée mais toujours efficace pour ses admirateurs.

« - Il nous faut quelqu'un de solide, de compétent (qui sache bien avaler les couleuvres) et qui a l'habitude de gérer une collectivité.( qui sait régaler) Yves Foulon a été maire, conseiller général, président de la COBAS (président de l'amicale des poissons rouges) et député. Il a la capacité à rassembler, fédérer,(ses amis) c'est un homme de consensus(pour ses amis) et au SIBA, nous nous devons de collégialement(entre amis) régler les problèmes. »

La messe était dite, emballé c'est pesé, on passe à l'apéro. Mais Droopy leva le doigt pour présenter sa candidature et s'approcha à la barre pour lancer un discours tel un Dupont Moretti au summum de sa forme. Même la correspondante du journal Sud ouest pourtant habituée à servir la soupe aux barons fut totalement estomaquée par sa plaidoirie, titrant : Le discours de Jean Yves Rosazza, maire apolitique d'Andernos, fera date. 

Et Droopy envoya du lourd, du très lourd :

 

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« - Je réfute le fait que « l'on naisse maire » Elu en 2014 sans aucunes expériences politique, je gère une commune qui m'a réélu sans opposants face à moi. On peut prendre la mesure de la fonction, cela a été mon cas. Et je suis prêt aujourd'hui à assumer cette tâche sinon je ne serais pas candidat. J'assure ne rien ignorer des prévisions quand aux soutiens apportés. Je considère que la candidature d'Yves Foulon est la pire, la plus clivante, la plus politique et la plus éloignée de la politique du SIBA qui requiert un président d'humilité, de discrétion et d'ombre. Yves Foulon représente l’antithèse de ce que se doit être le président du SIBA. Alors au lieu de maugréer, je me présente. Il faut mettre un terme à certaines actions touristiques et arrêter de grandes messes coûteuses, définir avec clarté ce qu'est la marque B'A et éviter toute interférence avec l'agence de développement économique BA2E. La marque B'A n'est pas un réseau. Votez de manière sincère, le SIBA est tout sauf politique. »

Comme prévu « Crème antirides » fut élu confortablement mais surement avec une grosse amertume dans le gosier. En guise de réponse à son opposant l'affront qu'il venait de subir méritait bien une petite humiliation publique.  En usant de sectarisme pour la distribution des postes de vice présidents il faudra trois tours de vote afin d'accorder la dernière place à Droopy comme on jette un bout de gras au chien qui te regarde, avant d'affirmer sans aucune ambiguïté que « la promotion touristique du bassin est un sujet majeur ». L'affaire est dans le sac, on a bien compris. 

https://www.ladepechedubassin.fr/2020/07/24/a-la-une/yves-foulon-president-du-siba-la-pire-candidature-pour-j-y-rosazza/

 

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Oui la politique vient de remporter la présidence du SIBA mais cependant une vérité venait d'être mise en lumière donnant vraiment une victoire à la défaite. Je dois dire que cette prise de parole m'a surpris, mais agréablement surpris. Cela fait tellement longtemps que je dénonce les conflits d’intérêts, l'argent public gaspillé, les magouilles et arrangements entre amis comme le clientélisme. Le dernier exemple en date nous arrive de « La Baleine » qui applique au mieux sa devise « Qui m'aime, se régale ».

 

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Une ancienne journaliste de France télévision Sophie Nény de retour à Gujan Mestras a ressenti la même émotion que Stéphane Bern devant les têtes couronnées en découvrant l'aura de la reine du territoire. Cette dernière extrêmement flattée par cette soudaine attention décida sur le champ de créer un poste de directrice en communication et information à la COBAS pour la récompenser. Une générosité sans limite, le plus haut poste de la fonction territoriale grade A, 4500 euros par mois voiture de fonction et contrat en béton pour un poste largement inutile à un tel organisme mais voté en catimini par ses amis de l'intercommunalité sans appel d'offre ni recrutement publics. La méritocratie n'existe pas en Arcachonie et la charte Anticor sert à lustrer leur rectum. Il faut donc croire que le curriculum vitae de Sophie Nény répondait pleinement à la fonction. Hélas... c’est la définition même du clientélisme et c'est illégal.

 

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Alors avant de cloturer ce billet je voudrais juste avoir une petite pensée pour Gisèle Halimi qui vient de partir vers le ciel étoilé, car elle avait passé sa vie à combattre toutes sortes d'injustices amenant des progrès sociaux considérables comme en particulier sur le féminisme et surtout son "Ne vous résignez jamais" est ancré définitevement en moi. Bon vent madame.

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07 juillet 2020

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C'est fait, le deuxième tour des élections municipales sur le bassin d'Arcachon a livré son verdict complétant ainsi l'organigramme pour les six prochaines années. Si il faut certes relativiser les résultats par rapport au déroulement dans un contexte surréaliste , le constat est que l'on prend presque les même et on recommence. Dimanche soir, le sms d'un bon ami m'indique explicitement le résultat à La teste de buch :

« - Bonjour Monsieur, je voudrais passer une annonce sur votre blog : Perdu sur La Teste chien fidèle pas très malin répondant au nom de Rantanplan. Forte récompense, s'adresser à Yves, Marie Hélène, COBAS, SIBA. »

L'alliance entre les deux tours a tronçonné net les ambitions de « Niniche » alias Jean Jacques Eroles pour laisser son fauteuil de maire à « jamais deux sans trois » alias Patrick Davet.

A Lanton la musique ne fut pas la même. « Marine Morano »alias Marie Larrue a du attendre le décompte final cloîtrée dans son bureau pleurnichant en égrainant son chapelet. Après avoir recompté plusieurs fois les bulletins c'est finalement 13 bouts de papier qui allaient lui donner la victoire. Son JP d'amour de mari entra dans son bureau comme si il venait de s'enfiler deux rails de coke dans les narines.

« -C'est bon ma choupinette, tu reste la reine de la turlute. Dans le baba la « Peruche ». On dit merci qui ?...

-Euh ?...Merci Jacquie et Michel répond elle encore sous le choc

-Mais non bécasse... merci Tony Billard. »

Il est vrai qu'en refusant l'alliance, Tony Billard fort de ses 23 % au premier tour a permis le renouvellement du mandat de la maire sortante. Cependant c'est une victoire peu glorieuse qui annonce pour la dame, des lendemains pas si simples à gérer.

Maintenant que tous les fauteuils des mairies du bassin d'Arcachon ont trouvé les séants pour les occuper, il va être intéressant de voir comment le partage du gâteau à 230 millions d'argent public va être distribué. En effet les machine à cash que sont la COBAN (communauté d'agglomération du bassin d'Arcachon nord), la COBAS (Communauté d'agglomération du bassin d'Arcachon sud) et le SIBA (syndicat intercommunal du bassin d'Arcachon) vont de nouveau être convoitées pour pérenniser le bien être à tous les béni oui oui qui mangent dans la main de ceux qui les nourrit. A l'heure ou j'écris ce billet, le dimanche 5 juillet 2020, les élections des présidents et vice présidents de ces nobles officines ne sont pas encore effectuées. Cependant il me semble pas trop difficile de donner le tiercé gagnant. Sur le nord bassin d'Arcachon à la tête de la COBAN, le « Béguey » petit coq en gascon alias Bruno Lafon maire de Facture Biganos n'aura aucune difficulté pour continuer de régner en maître sur ce territoire tant le consensus établi ne semble pas perturber la conscience des autres maires concernés d'autant plus que le monsieur serait capable de mordre si quelqu'un ose poser sa candidature. Avec la crise du Covid 19 les prix du béton et du goudron vont considérablement augmenter la note de l'agrandissement de sa zone commerciale alors qui de mieux que le maire concerné pour régler au mieux la douloureuse. Au sud bassin d'Arcachon à la COBAS « la Baleine » alias Marie Hélène des Esgaulx maire de Gujan Mestras n'avait pas cacher son ambition de continuer à tenir les cordons de la bourse. Cependant avec l'élection de Patrick Davet à La Teste elle perd la majorité des voix mais comme ce dernier est un grand ami de « Crème antirides » alias Yves Foulon le maire d'Arcachon, il se dit que ils ne s'opposeraient pas à la championne du monde de la régalade à la gestion d'argent public car son titre lui permet de montrer sa générosité quand la demande s'impose. Comme « El Franscisco » alias François Déluga maire du Teich a décidé de n'être candidat à rien, la voie royale s'ouvre pour « la baleine » pour qu'elle puisse continuer à tremper ses pieds dans un seau rempli d'or. Pour le SIBA il va falloir former un consensus et depuis le départ prématuré de l'ancien président « Don Saluste » alias Michel Sammarcelli ancien maire de Lège Cap Ferret, « Le dentiste » alias Philippe de Gonneville fraîchement élu sur la presqu’île aimerait bien poursuivre la voie de son mentor pour affirmer son pouvoir à l'oligarchie. Une nouvelle fois, ici aussi on prend les même et on recommence quoi ?! On peut quand même s'interroger sur la main mise de ces seigneurs du sud bassin d'Arcachon sur les portefeuilles de ces institutions ne laissant qu'aux autres les miettes de postes moins prestigieux et pantouflards pour essayer de montrer leur sens de l'équité à l'opinion publique. On peut même s'en inquiéter de voir que le clientélisme conservateur d'une politique obsolète qui privilégie toujours la vision du court terme ne va pas amener le changement nécessaire à la transition écologique. Heureusement parfois le bon sens arrive à prendre le dessus sur l'absurdité en refusant l'escale du bateau de croisière «Le Ponant» au large de la plage d'Arcachon. Une fois n'est pas coutume c'est même très rapidement que le parc naturel marin a posé son opposition à ce croisiériste. L'idée même d'accepter une telle possibilité me paraît tellement surréaliste. Pourtant j'ai lu et entendu que certains aimeraient construire des bassins en eaux profondes pour accueillir ces navires qui feraient tant de bien à l'économie locale. Pas mal de questions planent sur cette histoire. Bluff sur un coup de marketing de la part du croisiériste pour appâter le client ? Quoi qu'il en soit je ne souhaite ne jamais revoir ce style de navire dans les eaux du bassin d'Arcachon. Hélas l'absurdité des décisions deviendront souvent monnaies courantes sur ce territoire.

https://www.sudouest.fr/2020/06/25/les-paquebots-de-croisiere-ponant-ne-feront-pas-escale-dans-le-bassin-d-arcachon-7596987-2733.php

Par contre le comportement de « Crème antirides » m'intrigue beaucoup. Le monsieur se la joue trop modeste. Il ne contredit plus personnes, sage comme une image, ne s'oppose pas aux nominations et refuse même un siège de sénateur qui lui tendait les bras. A Paris la lampe à bronzer, les crèmes de visage jour et nuit et la petite bouteille d'eau des Abatilles étaient déjà posés sur le bureau avec la photo de la queue de la baleine fraîchement encadrée. Mais non pas pour lui. Les républicains avait un candidat tout pimpant mais la stratégie de la loose droitière en a décidé autrement. « Foufou » se convertit au zen. Avec le confinement il est devenu arboriculteur connaissant la moindre essence capable de soigner les maux de l'espèce humaine.

https://www.sudouest.fr/2020/07/05/arcachon-les-nouveaux-totems-du-parc-mauresque-7630339-2733.php

Il envisage de planter des arbres partout au milieu du béton de sa ville et un baobab trônera fièrement sur la place de sa kommandantur ou il pourra réunir les sages de son conseil municipal sans ceux de l'opposition il va de soit, pour décider d'implanter des cactus Aleo Vera sur le front de mer qui estampillés de la marque BA, soigneront l’ensemble des curistes et l’arthrose de ses administrés...

Voilà voilà … Prenez soin de vous et BONNES VACANCES

 

13 juin 2020

VROUM VROUM OU PLOUF PLOUF

plouf

Gamin je cherchais la meilleure solution pour que mon vélo de course Peugeot puisse faire le bruit d'une grosse cylindrée.  J'accrochais de gros cartons bien épais avec une pince à linge sur la fourche arrière pour que les rayons qui se frottaient dessus produisent le bruit d'une belle mécanique. Alors je filais à vive allure dans quartier pour que l'espace d'un moment la Honda CB 650 du voisin semblait m'appartenir toute entière. Quelques années plus tard c'était ma mobylette 103 SP que je laissais entre les mains de «Sid les mains d'or» qui était un orfèvre pour la transformer en bolide. Avec l'échange de carburateur et le pot d'échappement bidouillé je pouvais monter facilement à 90 km/h  me permettant de semer la gendarmerie qui me courait au fesses car la bécane en faisant un boucan d'enfer rendait fous tous les vieux des alentours. Entre potes nous nous retrouvions à «la sablière» ou nous avions établi un parcours de cross dans la forêt qui importunait les promeneurs et les ébats de couples adultères cachés au milieu des fougères. Alors quand j'ai vu que deux pétitions circulent pour interdire l'utilisation des jet ski sur le bassin d'Arcachon, le vieux con que je suis aurait pu se jeter dessus pour la signer, mais non. A vrai dire, je les hais farouchement tout autant que les plaisanciers qui font rugir leur moteur en passant près de mon kayak mais laissons de côté les bouffeurs de coque pour s'attarder plus longuement sur ces engins de mer qui sèment la discorde. Au deuxième jour du déconfinement l'envie d'aller pêcher était à son paroxysme après avoir avaler la frustration de l'interdiction imposée. Malgré le temps idéal et des conditions pas trop top car la bise marine ondulait le plan d'eau,  je décidais quand même de jeter mes cannes au Lucasson (le chenal après le port du bétey qui rejoint Taussat, ancien pite à mon grand père). Une fois bien en place, je savourais le bonheur de retrouver la quiétude de mon jardin d'enfance en surveillant la moindre touche qui me procurerait ma dose d'adrénaline. Ma joie fût de courte durée car des vroum vroum chassèrent le plouf plouf de mon embarcation. Trois jet ski venaient à mon encontre alors que le plan d'eau était pratiquement désert. Ce n'était pas la place qui manquait mais comme un aimant, ils se sont amusés autour de moi à toute berzingue à tourner virer sauter sur les vaguelettes. Je leur signalais par gestes d'aller faire joujou ailleurs et qu'ils m'emmerdaient royalement quand un jet ski de la meute, sûrement le chef, s'approcha doucement pour me parler. Aviator doré et verre miroir sur le nez, barbe soigné, muscle et tatoos sur les bras le gars était accompagné par une bimbo en deux pièces mini qui s'accrochait au gras du bide de son mec.

«-Qu'est ce que t'as connard, t'as un problème?

- Regarde autour de toi, tu as tout l'espace pour impressionner ta copine et avec tes amis vous venez à l'endroit où je pêche tranquillement. Voilà le problème.»

Pendant dix minutes ils ont tourné autour de moi riant au éclats, me secouant comme un prunier et m'arrachant un bas de ligne avant que l'intelligence de la demoiselle arrive à calmer la testostérone de ces messieurs afin de me libérer de la bêtise de ses amis.  Malheureusement ce récit n'est pas une fiction. D'abord le scooter de mer car jet ski est une marque a été créé dans un but purement récréatif. Son inventeur voulait retrouver sur l'eau les mêmes sensations que sur sa moto cross. L'utilisateur cherche avant tout l'adrénaline en enfourchant ces monstres de puissance. Il veut du vroum vroum, pas du plouf plouf. Le côté balade bucolique au fil de l'eau ne tient pas la route. Son essor malgré ses inconvénients est du aux collectivités locales avides de proposer un besoin comme appât pour engraisser le tourisme de masse comme un bon produit de marketing en tête de gondole. J'ai donc chercher les argumentaires pour affiner mon opinion sur cette polémique et un article sur«la dépêche du bassin» du 11 juin a éclairé ma lanterne.

Les pétitionnaires disent :«les scooters des mers sur le bassin d'Arcachon sont une pollution sonore et écologique. Sans compter les excès de vitesse et le non respect systématique des règles de nautisme»

Mis à part l'adjectif systématique il convient d'admettre le bon fondement de cet avis. Pollution sonore, ce serait de mauvaise foi de dire le contraire. Pollution écologique, ici aussi tout comme les bateaux, elle existe. Pour le reste il suffit simplement d'ouvrir les yeux. Pour la défense des scooters de mer le patron de Arcajet à Arcachon dont la devise est : « le plein de sensations fortes » se veut philosophe et essaye de contredire les a prioris :« N'est il pas vrai que l'ignorance est souvent la mère de toutes les craintes »

Stylo et feuille, vous avez quatre heures. Il a aussi l'argument qui fait mouche aux politiques et à l'opinion publique pour qu'ils entendent la sonnerie des tiroirs caisse qui s'ouvrent :« Nous faisons profiter pleinement l'économie locale(hôtels, restaurants, dégustations d’huîtres)...c'est aussi une vingtaine d'emplois en saison et environ 30 emplois indirects. »

Il prêche pour sa paroisse et défend à juste raison sa profession signalant même qu'il avait proposé un ensemble de mesures aux autorités compétentes afin de limiter les incivilités et permettre un partage raisonné du plan d'eau » Soit cette proposition était une astéride en bas d'une page, soit les autorités ne sont pas si compétentes pour vouloir les appliquer. Après il démonte des fakes news totalement absurdes qui se promènent sur les réseaux sociaux comme quoi les huîtres ne sentent pas le gas oil à cause des jets de turbine, que ces même jets ne tuent pas les poissons etc etc... pas la peine d'épiloguer même si il y aurait des choses à dire cependant il reconnaît quand même :« Nous rencontrons de plus en plus de problèmes liés à l'incivilité croissante. Certains s'autorisent à naviguer près des plages, dans les 300 mètres, à beacher sur les plages en zones interdites, à ne pas respecter les zones de baignades. Ces comportements doivent être réprimés avec vigueur et sont absolument non excusables. »

Si sa bonne foi peut paraître évidente, elle est quand même contradictoire avec les prestations que propose sa société car pour promettre des sensations fortes à 100 euros de l'heure sur des machines de 150 cv et plus il faut être sacrément crédule pour croire que la clientèle veut juste faire plouf plouf sans vroum vroum. Ce serait comme visiter les monuments de Paris en Ferrari en première et juste passer la seconde sur le périphérique.

Encore une fois et comme pour la polémique du banc d'Arguin c'est la situation économique qui veut être mis au premier plan avant la situation écologique. Nous revenons à grande vitesse au bon vieux temps d'avant et c'est regrettable. L'interdiction des scooters de mer existe en France, dans le parc national des calanques près de Marseille, sur le lac d'Annecy et du Bourget ou le lac Léman mais d'autres secteurs comme le golfe du Morbihan rencontrent une opposition féroce face à l'interdiction. Les plaisanciers dont les scooters des mers ont encore du temps devant eux pour faire des bras d'honneur à leurs détracteurs. Tant que les seigneurs de l'oligarchie arcachonnaise reste dans le déni sur la dégradation de la biodiversité sur le bassin, qu'ils auront la main mise sur le parc naturel marin et que le touriste soit heureux, il n'y a pas grand chose à faire mise à part combattre leurs idées mortifères de n'importe quelle manière et moi, je vais continuer à faire plouf plouf sur mon kayak.
 



Posté par paterzan à 21:57 - Permalien [#]
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