LE CRI DE LA BERNACHE

06 octobre 2018

QUI N'EN VEUT...

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«La Ségolène des esteys» alias Nathalie le Yondre maire d'Audenge entre dans le bureau de«Niniche» alias Jean Jacques Eroles maire de La Teste qui est en train de réfléchir au futur nom de la prochaine résidence sur la nouvelle parcelle de forêt fraîchement coupée. Elle est nerveuse, le souffle court. Elle se ronge les ongles jusqu'à grignoter les petites peaux autour.

«-Les Brindilles... lâche «Niniche» tout guilleret.. mais que me vaut ta visite?

- Je viens te voir car ma voisine(« Marine Morano alias Marie Larrue maire de Lanton) m'a dit que tu en avais de la bonne.

-Les brindilles dorées...


-Car elle a réussi à fourguer un bloc résidentiel en plein cœur de son village Taussat.


-Non, les brindilles dorées sonnent comme une EPAHD pour vieux en fin de vie.


-Moi aussi je veux ma dose de modernité, ma dose de béton. Comme«la Baleine»(Marie Hélène des Esgaulx maire de Gujan Mestras) j'en ai marre de ces platanes et de cette ville ringarde.


-Donc si je comprends bien toi aussi t'as envie de goûter à la «Pichimmob». Méfie toi ma belle, vas y tout doux. Tes administrés risquent de voir ta nouvelle addiction d'un mauvais œil. Ils vont couiner un peu mais avec la Pichimmob tu seras toute puissance.


-Vas y, donne m'en. J'en peux plus..


-Méfies toi, regarde « la Baleine », avec une tronçonneuse elle débite plus qu'un bûcheron canadien.


-Donne donne..donne m'en vite nom de dieu.


Du bout de ses doigts « « Niniche » agite un petit sachet devant son nez qu'elle arrache à une vitesse fulgurante avant de courir se réfugier dans les toilettes.


-Et maintenant tu m'appelle Tony.. comme Tony Montana dans Scarface.. J'adore ce film.

Deux minutes plus tard elle ressort avec les yeux remplis d'étoiles tout en reniflant sans cesse.


-Whaouh «Niniche» c'est de la bombe !!


-Non maintenant c'est Tony.


-Pichi ! Pichi ! Pichi ! que c'est bon. Je vois du béton partout. Sur la l'ancienne décharge, je vois plein de petits pavillons proprets avec de charmantes familles sans le sou qui profiteront d'un joli jardin d'enfants pour que leur  marmaille ne vienne plus dégueulasser  mon centre ville. A côté du château d'eau, à la place de cette ruine arcachonnaise, j'y vois une somptueuse résidence seniors pour le confort de mes petits vieux qui savent et connaissent la grandeur de ma générosité et la splendeur de mon âme.


-J'espère que tu n'as pas pris le sachet entier?!

-Je comprends mieux pourquoi ton voisin Foufou(alias «crème antirides alias Yves Foulon maire d'Arcachon) est raide dingue de la Pichi.

-Justement c'est pour cela que je t'ai mis en garde.Il est devenu mon meilleur client, complètement junky. Maintenant il mélange le Pichi avec sa crème du matin pour s'en tartiner le visage de long en large. Pour lui Arcachon est devenu Sim City.

-Oui « Niniche ».... VIVE le Pichi !!!

- Non Tony.. Tony Montana. »

 

 

Les sirènes de l'urbanisation viennent malheureusement d'enchanter les oreilles de la maire d'Audenge. Encore une fois, la tendance à lancer la pompe à fric prend le dessus face à la sauvegarde du patrimoine et tout autour du bassin d'Arcachon, les exemples sont multiples. Les seigneurs de l'oligarchie croient qu 'en déstructurant l'identité d'un patrimoine culturel afin de permettre à la population de croître pour l'impliquer au mieux dans un esprit local et solidaire représente un signe de modernité et d'avenir. C'est une stupidité à l'état pur. C'est les histoires d'hommes et de femmes qui ont fabriqué l'identité d'une région et son esprit, formant nos racines par des repères existentialistes. Vouloir les détruire, c'est perdre son âme. Ernest de Boissière fut un grand utopiste mais un grand bienfaiteur pour Audenge mais pourtant on préfère détruire la villa arcachonnaise remarquable près du château d'eau pour une résidence de trois étages. Certes elle est mal en point mais ne serait il pas judicieux de la réhabiliter pour y faire un lieu utile à la communauté.Le combat et la lutte pour sa sauvegarde par quelques audengeois méritent le respect et du soutien. Une pétition est en ligne et même si je n'ai guère d'espoir, Je l'ai signé.

https://www.facebook.com/Adnaudenge-246988732650294/?modal=admin_todo_tour

https://www.change.org/p/audenge-sauvons-notre-patrimoine-et-notre-environnement

 

 


02 octobre 2018

CHAPEAU BAS

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Des types de son calibre, il n'y en a désormais plus. Même Bob Dylan a lâché sa petite larme, c'est pour dire. Pour être honnête, ce n'était pas ma tasse de thé et mis à part ses grands classiques, je n'étais pas trop fan de ses chansons. Par contre ses textes sont fabuleux et intemporels, ou l'amour est décliné à toute les sauces de la poésie pour faire découvrir les facettes que même parfois la misogynie n'arrive pas à chasser la beauté des mots. Il savait être avant gardiste avec élégance pouvant aborder les maux de la société sans compromis. Je préférais le voir sur la pellicule car il savait y mettre de la lumière. Malgré quelques nanars alimentaires, la grosse partie de sa filmographie réserve des bijoux à voir ou revoir.Alors pour lui rendre hommage j'ai choisi de mettre des bribes de ses paroles dans des petites fictions mettant en scène tous les maires du bassin d'Arcachon. Mais avant tout... chapeau bas Monsieur Charles Aznavour.

 

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Après avoir été débouté au tribunal par la libanaise chéguévarienne alias Anny Bey, « Crème antirides » alias Yves Foulon maire d'Arcachon n'arrive pas à surmonter cette humiliation. A son bureau, il pleure toutes les larmes de son corps et il vient de finir la boite de Kleenex tapissant le vieux parquet en chêne. Heureusement Vévette alias Yvette Maupilé son adjointe déboule avec une boite neuve dans ses mains :

« - Allons Monseigneur, il ne faut pas se mettre dans un état pareil. N'oubliez pas qu'un fauteuil de sénateur peut vous tendre les bras.

-j´étais le plus grand des grands fantaisistes
Faisant un succès si fort que les gens m´acclamaient debout
Je m´voyais déjà cherchant dans ma liste
Celle qui le soir pourrait par faveur se pendre à mon cou

Mes traits ont vieilli, bien sûr, sous mon maquillage
Mais la voix est là, le geste est précis et j´ai du ressort
Mon cœur s´est aigri un peu en prenant de l´âge
Mais j'ai des idées, j'connais mon métier et j´y crois encore. 

-Bon... je crois qu'il vous faut un bon mojito pour noyer tout cela. »répond Vévette

 

Les embrouilles et les tuiles n’arrêtent pas de pleuvoir sur la tête de « Don Saluste » alias Michel Sammarcelli maire de Lège Cap Ferret. Voilà ti pas que certains piochent dans les caisses publics. Assis à une table pour déguster des huîtres entre amis, il est totalement absent à la conversation alors le patron s'aventure à lui faire la remarque. Le regard vide il se lève de sa chaise pour clamer haut et fort cette tirade :

« -À corps perdu J'ai couru assoiffé, obstiné vers l'horizon, l'illusion vers l'abstrait 
En sacrifiant, c'est navrant.Je m'en accuse à présent 

Mes relations vraiment, sont haut placées 
Décorées très influentes, bedonnantes 
Des gens bien, ils sont sérieux mais près d'eux 
J'ai toujours le regret de mes amis, mes amours, mes emmerdes 

-T'as raison. Comme disait Chirac, les emmerdes ça volent toujours en escadrilles répond hilare« l'indien de la presqu’île » alias Benoît Bartherotte qui venait d'entrer.

 

« La ségolène des esteys » alias Nathalie le Yondre et un promoteur immobilier se rendent sur l'ancienne décharge toxique fraîchement réhabilité. Elle se jette dans l'herbe qui a repoussé pour la humer, la toucher délicatement en fermant les yeux :

« -Qui m'aurait dit qu'un jour sans l'avoir provoqué 
Le destin tout à coup nous mettrait face à face 
Je croyais que tout meurt avec le temps qui passe 
Non je n'ai rien oublié 
Je ne sais trop que dire, ni par où commencer 
Les souvenirs foisonnent, envahissent ma tête 
Et mon passé revient du fond de sa défaite 
Non je n'ai rien oublié, rien oublié.

-Bon.. je la pose ou ma pancarte ?  répond le promoteur.

 

« Niniche »alias Jean Jacques Eroles maire de la Teste du buch en a gros sur la patate. Il ne supporte plus la main mise et les mesquineries de ses voisins. Il voudrait bien montrer qu'il a tout pour devenir le chef. Alors il file sur la dune du pilat pour que le coucher de soleil sur le banc d'Arguin lui apporte la force nécessaire pour réaliser son rêve. Les bras levés, il braille vers l'horizon :

« -Laissez-le vivre ses enfers, ses traits de folie 
Laissez-le vivre, cessez de régenter sa vie 
Laissez-le vivre, au gré de ses inspirations 
Et terrasser par sa passion tous ses démons 

Laissez-le vivre, votre égoïsme n’a plus cours 
Laissez-le vivre, offrez-lui plutôt votre amour 
Qu’il se délivre de Dieu, de vous et du passé 
Laissez-le vivre, laissez-le vivre, laissez-le vivre pour exister.

-Il va la fermer le drogué ou je lui en colle une... »

 

Les ronflements de son mari lui arrivent aux oreilles. Il est temps pour « Marine Morano » alias Marie Larrue maire de Lanton de remplir son carnet intime dans le calme.

Pour Marine,

« Ta voix rauque qui m'excite et me trouble 
Me donne l'impression de devenir ton double 
Que mon cœur bat si fort, que ma passion redouble 
Quand je me coule en toi, que j'aime, j'aime, j'aime ca 

Tes râles entrecoupés de mots inaudibles 
Qui tout au long de la nuit prennent mon cœur pour cible 
Que ma peau et ta peau jouent les indévisibles 
Dans un torrent de joie, que j'aime, j'aime, j'aime ca. »

Elle relit soigneusement chaque mot en essuyant ses yeux embués puis éteint la petite lampe de chevet.

 

En remontant dans le temps on s'aperçoit que l'âme du grand Charles Aznavour n'était jamais bien loin. Après avoir refusé la venue de migrants sur ses terres, « Le Squale » alias Jean Guy Perrière maire d'Arès profitait d'un apéro bien arrosé pour pousser la chansonnette :

« -Un Mexicain basané est allongé sur le sol, le sombrero sur le nez 
En guise, en guise... En guise, en guise...
En guise de parasol 

J'ai une soif du tonnerre. Il faudrait trouver un gars pour jouer un verre en trois coups de dé 
Je ne vois que des fauchés tout autour de moi et d'ailleurs ils ont l'air de tricher aussi bien que moi 
Et pourtant j'ai le gosier comme un buvard. Ça m'arrangerait bougrement s'il pouvait pleuvoir. »

 

Comme ce jour lors du conseil municipal d'Andernos ou Droppy alias « Jean Yves Rosazza d'un ton shakespearien apostrophait sa première adjointe

« -Et chaque mot est un coup bas. Je me demande souvent pourquoi 
Tu montres tant de mauvaise foi et j'appréhende ces moments-là 
Où je ne sais que faire ou dire. Tu me désoles quand tu m'affoles. 
Les mots comme les objets volent et dans un vacarme insensé 
Tu vas et viens et ma parole à te voir, je crois assister à La Mégère apprivoisée 
Tu me fais face le doigt pointé et me menace de tout quitter 
Et ça m'agace de constater que tu nages en plein délire 
Après l'orage, le silence tu boudes isolée dans ton coin 
Comme l'enfant en pénitence punie d'avoir été trop loin. » 

 

Après avoir fait couper 28 platanes « La Baleine » alias Marie Hélène des Esgaulx maire de Gujan Mestras se recueille devant les troncs entassés sur le trottoir :

« -Mon arbre, mon petit, qui peut dire à  l'avance 
Ou le bonheur finit quand le malheur commence 
Le drame de la vie sans auteur ni dialogue 
Qui s"écrit à  huis clos se joue à  notre insu 
Les plaisirs innocents n'en sont que le prologue 
Les paradis promis ont l'enfer pour issue 

En regardant fleurir tes printemps pleins de grâce 

je n'ai pas sous tes rires éventé tes angoisses 
Peut-être pas non plus assez dit que je t'aime 
Ni suffisamment pris le temps d'être avec toi 
Que tu as dû souffrir en secret de problèmes 
A présent c'est mon tour perdu dans mes pourquoi. »

Elle allume un cierge en faisant un signe de croix puis glisse à l'oreille de son adjoint :

« Bon allez, débarrasse moi de ces merdes sinon les gueux ne vont pas arrêter de pleurnicher. »

 

Sur une question sur le glyphosate « Le Béguey petit coq en gascon » alias Bruno Lafon maire de Facture Biganos répond :

« Je suis chatouilleux de nature , je l'avoue j'ai le sang bouillant 
Ça m'entraîne dans les aventures les plus cocasses évidemment 
L'autre soir dans un café , je me sens bousculé 
Par qui, je ne sais pas , il était derrière moi 
D'un bond je me lève, hors de moi 
J'ôte le veston, le gilet, la cravate 
Car aux entournures je n'aime pas être gêné 
Ce n'est vraiment pas pour vous faire de l'épate 
Mais j'ai horreur qu'on me marche sur les pieds.

-Et sur la Smurfitt propre ?! 

 

Pour « El Francisco » alias François Déluga maire du Teich rien ne va plus. Ses projets tombent presque tous à l’eau et des problèmes existentiels lui rongent la vie.

« -Être quelqu'un de différent ne serais-ce qu'un court moment 
avec un autre caractère , se transformer, changer de voix 
être celui que l'on est pas pour voir l'effet que ça peut faire 
être responsable ou léger spirituel ou mal embauché sortir de sa vie routinière 
changer de style, de vie et de nom,  se moquer du quand dira t'on , être différent.

-Et puis quoi encore ?! Tu n'as qu'à devenir moine tant que tu y es. répond la « Baleine ».

 

 

Pour clore cet hommage, j'ai trouvé cette petite pépite qui reprend un standard d'une vieille chanson juive. De la fraîcheur et du bonheur au son de l'accordéon. Simple mais efficace..J'aime bien.

 

 

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21 septembre 2018

UNE GOUTTE DE TROP

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Comme une goutte d'eau qui se forme sur le bec d'un robinet au dessus d'un vase près à déborder, l'affaire Benalla représente à elle seule les effets secondaires de l'ivresse du pouvoir. Comment l'ascension d'un jeune homme de 25 ans intelligent et opportuniste peut mettre à mal les règles d'une démocratie aux usages dépassés en pointant les failles d'un pouvoir en place. Le spectacle proposé par cette affaire ne fait que renforcer mes convictions et puisse t'il ouvrir définitivement les yeux des plus sceptiques.

Il suffit de regarder autour de nous pour voir toutes les déclinaisons d'actes Benalliens dans les conseillers municipaux, les promoteurs immobiliers et les flagorneurs bien établis qui profitent allègrement des faiblesses de l'ivresse du pouvoir qui arrivent à rendre aveugles et sourds à la raison, les seigneurs en place.

Cette goutte d'eau qui se tend comme mon ventre après ripaille se remplit tout doucement pour gonfler comme ma colère et mes émotions, mes luttes existentielles et mes combats sur l'environnement qui remplissent l'antre de mon corps.

Je n'aime pas voir grossir cette goutte d'eau car je sais qu'en bas, le vase est plein à ras bord et que si jamais elle se détache elle pourra provoquer une onde dévastatrice ou simplement se fondre d'avantage retardant l'échéance fatale. Je sais aussi qui suffit de fermer fortement le robinet ou en changeant les joints en place, on pourrait vider le vase tranquillement. Mais la goutte grossit trop rapidement et après celle ci une autre viendra se reformer. Nous sommes dans l'urgence écologique et les dernières décisions politiques des élus du bassin d' Arcachon prouvent encore une fois qu'ils ne connaissent pas le numéro de téléphone du plombier. Alors ils appliquent la technique « Bricolo du dimanche » pour justifier leurs décisions.

1er exemple : On renforce le système des eaux usées en construisant deux gros réservoirs à 15 millions d'euros qui permettront la réparation des fuites sur le réseau.

https://www.sudouest.fr/2018/09/12/un-immense-chantier-a-15-millions-d-euros-5384037-2733.php

Il est bon de rappeler que le réseau date des années 70 et que l'empereur de l'époque Robert Cazalet vantait son modernisme dans une vidéo de l'INA ou il assurait la pérennité de son système si la population passerait de 40000 à 80000 habitants. Aujourd'hui nous sommes 150000 habitants et ils veulent doubler le chiffre pour les vingt prochaines années. En résumé, nous avons un petit tuyau d’arrosage qui évacue nos eaux usées mais qui explose au quatre coin du territoire à cause de l'urbanisation galopante alors comme le scotch commence à manquer on construit ces réservoirs qui permettront de le colmater pour que les normes sanitaires des eaux de baignades soient conformes aux exigences touristiques. Il est temps de penser différemment, de dire stop à cette fuite en avant qui ne propose de du court terme. En stoppant drastiquement l'urbanisation pour les 20 années à venir, en redéfinissant et investissant dans un réseau compatible et durable, en obligeant(ne rigolez pas) la Smurfitt de produire sa propre usine de recyclage pour ses rejets nous pourrions avancer aisément vers un avenir plus confiant pour l'environnement. Les solutions ne manquent pas, le courage de nos élus oui.

2ème exemple : Un projet de bassins de décantation en pleine forêt aux normes environnementales pour traiter les vases après draguage afin de curer les chenaux et les ports pour faciliter la navigation des professionnels, des plaisanciers et des transports maritimes touristiques.

https://www.sudouest.fr/2018/09/20/une-decantation-dans-le-respect-de-la-nature-5407565-2733.php

Ce projet était demandé depuis plusieurs décennies quand le plan d'eau du bassin d'Arcachon était encore sain, que les zostères naines(herbiers) prospéraient pleinement. Les dragages successifs engagés à l'époque étaient fait dans l'urgence, à l'économie avec une méthode dépourvu de bons sens qui a augmenté la turbidité (vase en suspension) dans l'eau accentuant la disparition des zostères par la réduction de la photosynthèse. Alors oui c'est une bonne chose sauf qu'elle arrive trop tard. Il faut d'abord que les zostères naines repoussent pour sédentariser les terres afin que la biodiversité revienne pour que les esteys et chenaux se reforment naturellement recréant un écosystème qu'il faudra entretenir le moment voulu. Le bassin d'Arcachon d'antan, quoi ?! Mais pour espérer une repousse, il n'y a pas 36 solutions. La nature n'a pas besoin de nous. On peut crever, elle reprendra toujours le dessus . Il suffit simplement et purement d'interdire les pesticides et les antifoulings (produits chimiques pour protéger les coques des bateaux). Comme vous voyez, ce n'est pas gagner mais pas impossible. Certaines communes ont interdits l'usage des pesticides pour le désherbage. Les lixiviats (jus toxiques) des anciennes décharges commencent à s'estomper et je répète que les bernaches ont été innocenté par les scientifiques. Donc en freinant l'urbanisation, en régulant la navigation en diminuant la puissance des moteurs et la vitesse sur les zones sensibles (les plaisanciers vont sûrement grincer des dents), en interdisant les pesticides ou limitant leur usage et en interdisant l'usage des antifoulings en attendant un produit bio de remplacement, on pourrait y voir un espoir. Qu'attendons nous ?

Que dire de la destruction de 28 platanes à Gujan Mestras pour la construction d'un pole d'échanges multimodal. Déjà ces trois mots me font froid dans le dos. Le but de ce pole est de soi disant faciliter l’accès à la gare et les aménagements vont engendrer une nouvelle manière de vivre. En gros on rase les arbres pour que les bus puissent charger les futures hordes de touristes fraîchement débarqués dans un lieu qui ressemblera étrangement à celui des gares urbaines avec le même mobilier, les même structures pour ne dépayser personne sauf que l’âme de ce quartier ne restera qu'un simple souvenir alors que la modernité peut très bien s'associer avec les histoires de vie de ses habitants. Sommes nous aussi stupides ?

Bien sûr et heureusement des résistances citoyennes et associatives se forment et grossissent pour contrer épisodiquement la folie destructrice de ces élus mais il ne faut pas oublier aussi tous ceux qui asservissent ces seigneurs. Ils sont aussi responsables et complices. Les ficelles juridiques et la désinformation populaire pour contrer les actions qui freinent leurs décisions accentuent la dégradation de l'environnement beaucoup plus vite que l'urgence de la situation. Ne plus se voiler la face et faire le grognon contestataire. Il faut les montrer du doigt, les combattre ouvertement. C'est en voyant une ancienne affiche de campagne de « reporters sans frontières » pour la journée mondiale de la presse que l'idée est venue car la symbolique est identique. Je me suis remis en question pour savoir si la publier. Je vais décevoir certaines personnes, me faire insulter par d'autres mais honnêtement je m'en fiche. Je vous demande simplement de réfléchir en regardant ce détournement d'image car à l'instant la goutte vient de se détacher du robinet alors … je ferme les yeux.

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12 septembre 2018

AD VITAM AETERNAM

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À Arcachon City le diktat d'une gérontologie soumise alimente les ambitions les plus folles de l'édile en place depuis plusieurs décennies. Malgré des crises hémorroïdaires Sarkosiennes et Fillonnesques sur la langue l'empêchant de devenir ministre et la fessée électorale aux dernières législatives par une cat women novice le maire envisage désormais de pratiquer une Wauquiezectomie dans l'espoir d'acquérir le titre de sénateur afin de se faire biser les pieds par tous les autres seigneurs du bassin d'Arcachon. C'est en se passant de la crème antirides devant le miroir de la kommandantur que la transformation est apparue. La partie gauche de son visage ressemblait étrangement de plus en plus à celle d'Erdogan, redonnant un peu plus de fierté à son égo.

«-Dorénavant je vais t'appeler«double face» répond hilare«le baron», un vieux ténor du barreau de Bordeaux qui rédige les frais annexes à ses honoraires sur le bureau en fumant un gros Cohiba.
«- Puis,  comme c'est Arcachon qui rince et que c'est open bar comme tu m'as dit, je te rajoute quelques notes de restaurant de la Co(o)rniche qui traînaient au fond de mes poches, plus le vol business class de mon ami de Paris qui est venu te défendre. Je suppose que tes administrés ne sont pas à dix mille balles près pour sauver l'honneur de leur chouchou. De toute manière le Batman n'est pas encore né dans cette région et comme tous les cafards écolos et les pseudos rebelles de pacotilles se retrouvent tous sous tes talonnettes, tu vas pouvoir continuer à régaler la galerie. Même si elle gagne, ta rebelle libanaise ché guévarienne est désormais grillée comme une saucisse que même caissière au Shopi il ne l'embaucherait pas.... Dis donc ?! Heureusement que l'été s'achève car si tu continues à bronzer on ne saura plus qui est le turc. Ha ha ha !! »

 

C'est en arrivant au marché que le gros flyer du journal Sud ouest me sauta au yeux : Anny Bey jugée pour injures » Il fallait absolument décrypter l'article au plus vite pour essayer de comprendre le pourquoi de cette mise à mort médiatique . Dominique Richard écrit :Sous la plume de la conseillère municipale d'opposition divers droite d'Arcachon, il était question de gestion affolante des deniers publics, de clientélisme effréné, de système opaque, de menaces et de conflits d’intérêts.

(Jusque là je ne vois rien de nouveau. La dame le dit et le répète publiquement à chaque conseil municipal)

En un court paragraphe, le maire Yves Foulon,comparé à son sulfureux collègue de Levallois Perret, Patrick Balkany, était habillé pour l'hiver.

(rien de nouveau non plus il suffit d'assister à un conseil pour y voir une similitude avec Levallois Perret. Muselage du temps de parole de l'opposition, exclusion de la presse, débats houleux. Mais on est pas au niveau d'un Balkany, c'est plutôt deux division en dessous)

Après une capture d'écran réalisé par un huissier et rendue possible grâce au concours d'un faux ami d'Anny Bey, Yves Foulon a pu assigner en justice pour injures publiques son implacable procureur et lui réclamer 10000 euros de dommages et intérêts.

(Je dois dire que la manière pour obtenir les écrits est digne de la Stasi. On infiltre l'ennemi et clap, l'autorité publique prend la photo. Quel stratagème ! Mais c'est l’assignation pour injures publiques qui est le plus surprenant car rien n’empêchait le maire de porter plainte pour diffamations publiques avec les même motifs d'accusation lors des conseils municipaux. Sauf que pour une diffamation, l'accusé peut prouver sa bonne foi en apportant des preuves au tribunal et ouvrir ainsi la boite de pandores pouvant aussi débouter le plaignant. Avec l'injure, pas de possibilités d'apporter des preuves. Voilà ou est le vice. En résumé je pense que cette assignation est simplement une manière de tuer politiquement une opposante et peu importe la décision du tribunal.)

« Elle reste dans des vocables fumeux qui ne se rattachent à aucun fait précis. C'est de la pure calomnie. Elle fait une fixette sur Foulon. Cela lui permet de se parer des plumes du paon et de se donner de l'importance. Le combat politique autorise une certaine liberté de ton. Mais là, les bornes sont dépassées » tranche Maitre Benoit Ducos Ader , l'un des deux conseils du maire. Descendu de Paris maitre Jean yves Dupeux, dénonce des attaques ad hominem nullement étayées : »Cela n'alimente ni la réflexion, ni l'information des lecteurs. On est loin d’intérêt général au sens ou l'entend la cour européenne des droits de l'homme »

(J'ai connu Benoit Ducos Ader plus inspiré car faire une attaque ad personnal de l'accusé en préambule de la plaidorie pompeuse ad hominem de son collègue pour montrer la voie de la raison est une technique souvent utilisée pour influencer le président de la cour quand la défaite ce fait sentir. Il faut dire que Yves Foulon ne s'est même pas déplacer. Sûrement qu'un problème d'agenda viendra justifier son absence pour être excusable à ses administrés qui vont devoir quand même payer les honoraires de ces deux ténors.)

La question du jour tourne essentiellement autour du caractère public ou privé du texte posté sur le réseau social. Au regards de la centaine d'amis enregistrés sur son compte et du nombre de like soit près de 80, Yves Foulon estime qu'il a bénéficié d'une large diffusion et dépassé le cercle restreint des affinités amicales ou sociales. « il n'y avait rien sur mon mur. Ce message n'était accessible qu'à mes amis ou à ma famille, réplique Anny Bey. Je n'admets pas tout le monde.Il s'agit de publications personnelles. Jugement le 27 septembre.

(Tout est dit dans ce dernier paragraphe ou l'on ne comprend pas le pourquoi de cette plainte que même le ridicule n'arrive pas à donner une explication. Yves Foulon cherche t' il à masquer certaines vérités qui pourraient empêcher la montée de ses ambitions d'une carrière de sénateur? Une chose est certaine, c'est la fin politique de cette dame, qu'elle ait tort ou raison. Michel Sammarcelli le maire de Lège Cap Ferret doit sourire en douce, soulagé de pouvoir lancer son successeur sans entraves.)

Un poète arabe a écrit :

Il n'y a pas de bien à se lier d'amitiés avec une double face

Aux propos mielleux mais dont le cœur est plein de haine

Du bout de la langue, il te berce de belles paroles

Mais il se faufile comme se faufile le renard

Quand il te voit, il jure te faire confiance

Mais dans ton dos, c'est un scorpion.

La pire des personnes est la double face qui présente un visage à certains et un autre à d'autres.

 

 

COUP DE GUEULE

 

Fabián-Tomasi

Alors que l'argentin Fabian Tomasi, symbole de la lutte contre le glyphosate vient de mourir à 53 ans d'une belle saloperie qu'il n'avait pas vu venir en remplissant sans protection les réservoirs d'avion de fumigation de ce produit mortifère et jusqu'à son dernier souffle il n'avait cessé d'alerter sur ces pratiques agricoles génocidaires, alors que presque tout le monde est d'accord pour reconnaître le coté néfaste de ces lobbys chimistes, j' apprends qu'un apiculteur de la région a perdu toute sa récolte de miel à cause d'un taux de glyphosate deux fois supérieur à la norme autorisée car les sylviculteurs autour de ses ruches utilisent ce produit pour désherber les parcelles et garantir une bonne pousse des pins. Les bras m'en tombent !! C'est sûr après avoir balancé cette molécule dans l'environnement, les parcelles ressembleront au nord bassin d'Arcachon à marée basse et feront l'impasse d'un débroussaillage mécanique et même l'ONF utilise cette pratique un peu partout en France. Le monde ne tourne vraiment plus rond. Mais le plus inquiétant c'est que le président de ces messieurs des forets n'est autre que « El béguey » petit coq en gascon alias Bruno Lafon maire de Facture Biganos. Ce monsieur qui à longueur d'année vante ses actions pour le développement durable ne veut surtout pas froisser ses amis qui fournissent l'usine SMURFITT qui fabrique de la pâte à papier et qui nourrit 500 personnes en polluant l'atmosphère et les sols depuis des lustres en toute impunité. Cette multinationale multi milliardaire utilise même le réseau public d'eaux usées pour balancer ces rejets. « El Béguey » apparaît dans presque tous les organigrammes qui gèrent la communauté du bassin d'Arcachon et il n'est pas capable d' interdire à sa corporation l'utilisation du Glyphosate dans les parcelles qui indéniablement viendra se dissoudre dans le bassin d'Arcachon. Quelle honte !

Mea culpa, ce monsieur recommande seulement de ne pas utiliser ce produit et de préférer le débroussaillage mécanique. Je ne vous salue pas monsieur.

 

 

 

 

01 septembre 2018

BONJOUR TRISTESSE

EDITO

C'est dans les embouteillages de la rocade bordelaise que j'ai assisté à un grand moment de radio. Sur ma gauche une famille sur le retour des vacances semblait chercher un hypothétique itinéraire bis pendant que le vieux camion devant moi crachait des volutes noires de diesel. Nicolas Hulot ministre de la transition écologique venait de donner sa démission du gouvernement en direct sur France Inter. C'est vrai que la veille, avoir dû accepter la présence de Thierry Coste un lobbyiste des armes et de la chasse puis le voir obtenir l'allégeance de notre « mignon » jupitérien en lui donnant le droit de buter davantage d'oiseaux avec un permis de chasse low cost , fut le boa constrictor de trop à avaler. Il en avait gros sur la patate et son émotion transpirait au travers des ondes. C'est avec une grande dignité qu'il a vidé son sac, un mélange cash de vérités nageant dans le désespoir du «No way». Avec lucidité il a montré tous les mécanismes du cynisme des gouvernants préférant faire remonter la courbe de croissance avec les lobbys au détriment de l'urgence que constitue la dégradation de la biodiversité sur la planète. Rien de nouveau à mes oreilles car cela fait trente ans que je le dénonce et presque dix que je l'écris sur mon modeste blog. Comme il dit, seule une action collective et collégiale peut encore sauver ce qui peut être encore sauvable. Un espoir hélas qui devient malheureusement presque surréaliste. C'est la force destructive de la nature qui obligera l'homme à s'adapter à pleurer sur la désolation mais les responsables baisseront toujours les yeux pour chercher à donner à l'opinion, un nouveau cap à suivre. J'éprouve ce même sentiment de solitude face à l'évidence de la catastrophe environnementale à venir. Pour autant, tant que les événements donneront raison à mes pensées je continuerai la lutte pour ne pas devenir le coupable des responsables. Dans la rigolade de mes billets satiriques si on cherche on peut découvrir parfois ma tristesse entre les lignes et les sobriquets que je donne aux maires du bassin d'Arcachon ne sont qu'une métaphore de leur cynisme, de leur avidité au pouvoir et de la stupidité de leurs décisions d'une vision à court terme. Ne voyez pas en moi une aigreur nostalgique du bassin d'antan. Non, la nostalgie me nourrit , me donne de la force pour refuser qu'elle me détruise. Peut on croire encore à une action collective et collégiale pour sauver l'écosystème et la biodiversité du bassin d'Arcachon ? Soyons réaliste et arrêtons de nous mentir à nous même. Ils s'en foutent royalement ainsi que la plupart d'entre nous tant que la poule pond des oeufs en or. L'absurdité est qu'il existe bel et bien des solutions, réelles même pas utopiques, faciles à mettre en œuvre pour une vision protectrice et pérenne mais il faudra sûrement attendre le chaos écologique et les caprices de la météo pour peut être vouloir les mettre en place. Le désespoir de Nicolas Hulot est hélas un signe prémonitoire mais le cynisme d'Emmanuel Macron est bien réel. Cette démission fera le buzz le jour même puis pschitt le lendemain, remplacée par la pseudo blagounette des « gaulois réfractaires » que même remise dans son contexte n'arrive pas à me faire sourire. Par contre son « Make the planet great again » sorti de son contexte me fait bien doucement rigoler. Quel nouveau ministre va vouloir lui succéder sans passer pour être une vulgaire serpillère ? Bonjour tristesse. 

https://www.youtube.com/watch?v=YJZa90g9WSk

Il y a peu, Noam Chomsky intellectuel américain influant que j'adore a dressé les dix principes de concertation entre les riches et le pouvoir. Il parle des USA mais ailleurs et ici en France avec notre président, les similitudes se ressemblent étrangement :

1-Réduire la démocratie( déjà fait en pulvérisant l'opposition)

2-Modifier l'idéologie (déjà fait avec la mise en place de son programme électoral)

3-Redessiner l'économie(les premiers de cordée)

4-Déplacer le fardeau( cherchez bien vous allez trouver)

5-Attaquer la solidarité( pas besoin d'exemple tant ils sont nombreux)

6-Gérer les législateurs( tiens donc j'ai déjà vu cela quelque part)

7-Manipuler les élections( il n'est pas encore au niveau de Donald)

8-Maîtriser la populace ( aujourd'hui ce principe lui glisse un peu entre les doigts)

9-Modeler le consentement ( gaulois réfractaires, les fainéants, le pognon de dingue etc etc)

10-Marginaliser la population(salaud de pauvres)

 

Pour ceux qui n'ont rien compris je peux faire un dessin.. mais cette rocade, c'est un vrai enfer...

 

Posté par paterzan à 09:18 - Permalien [#]
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