LE CRI DE LA BERNACHE

12 décembre 2017

DU BOIS DANS LA CHEMINEE

2016011914510529

J'avoue, Johnny Hallyday n'était pas ma came. J'avais beau le regardé chanter en tenue pop dans les émissions de Maritie et gilbert Carpentier mais mon attention était plutôt concentrée sur les notes des Rolling Stones qui s'échappaient de la chambre de mon grand frère. Mais pourtant, Johnny allait me donner un coup de pouce bien plus tard. Dans les années 90 au Cap Ferret, je vivais la saison d'été au camping les sables d'or dans mon fourgon Volkswagen puis je trouvais un petit meublé mal isolé pour le reste de l'année. Il était déjà très difficile de se loger à l'année, les propriétaires préférant encaisser les loyers saisonniers. Un soir d'hiver, au bar « le mascaret » alias « Chez Gainsbourg » nous refaisions le monde avec quelques locaux en laissant l'ivresse étouffer nos solitudes. Dans l'assistance il y avait un nouveau venu et apparemment le patron le connaissait bien. Il semblait sortir tout droit des lignes de Frédéric Dard et son surnom « Béru » en donnait tout son sens. Une mine patibulaire sur le corps d'un gros dégueulasse qui pouvait s'enfiler une bouteille d'eau de Cologne sans froncer un sourcil. Il venait d'hériter de la maison de ses parents alors il voulait transformer leurs économies en liquidité.

Il m'accosta pour me proposer un deal. Dans son haleine chargée il me signala qu'il avait une petite dépendance délabrée au fond de sa propriété et qu'il ne serait pas contre que je la retape en guise de loyer. Même s'il faut se méfier des promesses d'ivrogne, le lendemain je filais y jeter un coup d’œil. La bâtisse au fond de son jardin avait certes besoin d'un bon coup de rafraîchissement mais les travaux semblaient être dans mes cordes. Un bon remaniage des tuiles, de la laine de verre, l'électricité et la plomberie à revoir, quelques bon coups de peinture sur les murs et je pouvais avoir un petit nid à l'année avec un petit loyer en gonflant les factures. Cependant je dus apprendre à cohabiter avec le lascar et je dois dire qu'un étudiant en sociologie aurait pu en faire une thèse. Béru avait le don de rameuter dans son antre les pires pochetrons du coin, des seigneurs de la bouteille mais le problème, c'était un fan absolu de Johnny Hallyday. Son salon ressemblaient à un musée à son effigie et sa grosse chaîne hifi bleuglait ses chansons jusqu'à tard dans la nuit. Un matin j'avais même retrouvé une grosse blonde vautrée dans mon canapé qui ronflait royalement. La garce avait gerbé partout dans le salon, c'était l'enfer. Béru gueulait son nom, torse nu sur la terrasse. La dame s'appelait Martine. Elle ouvrit un œil, me fixa puis me bafouilla :

« -T'es bien mignon toi... »

Les mois passaient mais le bail ne venait toujours pas. Il trouvait toujours l'excuse bidon pour retarder car les travaux étaient sur le point de s'achever, que l'été allait vite arriver, qu'il pourrait ainsi me virer pour faire du pognon à la location. C'est un matin que la providence Johnny venait s'infiltrer dans les lieux. Vers 9 heures, heure très matinale pour Béru, il entra sans frapper, l'air tout mielleux, s'extasiant sur la déco du salon puis s'asseya à la cuisine en déposant une cassette VHS sur la table. 

« Tu vois, ce soir il passe le concert de Johnny au parc des princes pour ses 50 ans et mon magnétoscope vient de me lâcher hier soir...tu ne pourrais pas me l'enregistrer s'il te plaît ?

Je le regardais dans le plus profond de ses yeux et à cet instant précis je savais qu'il était fait comme un rat, que je pouvais obtenir tout ce que je voulais de lui.

« -D'accord mais avant tu me signeras un bail de trois ans. »

Le lendemain il débarqua aux aurores avec des croissants chauds, signa le bail sans y voir un loyer au ras des pâquerettes puis embarqua mon magnétoscope car il était hors de question qu'il squatte mon canapé avec sa smala de beuverie. En regardant sa signature en bas de la feuille, je souriais gaiement car sa cassette était trop courte. Il manquait presque trois quart d'heure du concert.  Merci Johnny.

Alors oui c'était le taulier et samedi dernier j'ai regardé ses funérailles avec un petit pincement au cœur. Cet hommage fut grandiose, très coûteux mais sûrement mérité alors chapeau bas et bon vent Monsieur Johnny Hallyday.

Juste avant lui ce fut le tour de Jean d'Ormesson. Je n'ai jamais lu un de ses livres mais cet homme avait une élégance avec les mots qui me plaisait beaucoup. L’écouter parler était un enchantement et la beauté de sa vieillesse surpassait le temps avec la jeunesse qui brûlait dans le bleu de ses yeux. Je m'incline et bon vent Monsieur Jean d'Ormesson.

 

arcachon papers

Maintenant revenons aux affaires car le rififi traîne sur le bassin d'Arcachon et plus particulièrement au sud bassin. A Arcachon « les Arcachon Papers » viennent d'exploser lors du dernier conseil municipal. La libanaise Ché Guévarienne alias Anny Bey de l'opposition a sorti la sulfateuse en balançant dans la mare un gros pavé de conflits d’intérêts qui pointe ouvertement un adjoint au maire pour être associé à une société de promotion immobilière agissant dans la ville et le maire lui même, pour d'étranges liens avec la société Hemingway Enterprise SI basée aux îles Canaries. C'est du lourd, du très lourd et il va être très intéressant de voir l'évolution de cette affaire. En effet, la réaction du maire et de son adjoint est assez surprenante. Ils ont levé les yeux au ciel, crié au scandale mais n'ont jamais employé le mot diffamation. Cela pose questions et la réponse de Yves Foulon le maire laisse vraiment perplexe :

« À titre privé, j’ai acheté avec mon frère un local commercial vide et inoccupé depuis de nombreuses années dans le quartier de l’Aiguillon, dans le but de le louer à un professionnel. Son prix est de 370.000 euros et j’ai donc investi à titre personnel 185.000 euros pour me constituer un complément de revenu pour ma retraite.

(Assurer ses arrières c'est humain mais 185000 euros c'est une belle somme. S'agit il d'un crédit ou d'un emprunt, d'économies mystère?!)

Pour acheter ce local, nous avons créé une SCI dénommée Mestrezat, dont je détiens la moitié des parts, qui bien sûr est immatriculée en France à Arcachon et qui paiera les taxes et impôts en France.

(Jusqu'ici rien d'anormal et illégal. Le siège social de cette SCI est au 54 boulevard Mestrezat dans le quartier de l'aiguillon et sur Google map on peut y découvrir effectivement un entrepôt à l'abandon sur une belle surface foncière. Maintenant un édile qui monte une SCI dans sa propre ville amène obligatoirement des questions ou la moralité joue avec la légalité)

Mon frère Roger Padois a vécu une grande partie de sa vie professionnelle de salarié aux Canaries en Espagne jusqu’à sa retraite. Il a créé, en 2005, quand il habitait les Canaries, une société de droit espagnol dénommée Hemingway respectueuse de la loi espagnole et européenne.

(Là, je dois dire qu'il faut qu'il arrête de nous prendre pour des saucisses. Son demi Frère Roger Padois n'est pas le premier perdreau de l'année, ni le petit ouvrier d'une petite société espagnole. Il suffit de voir sur internet le pedigree de ce monsieur pour se rendre compte que c'est un homme d'affaire terriblement redoutable sachant s'encadrer efficacement pour faire fructifier son business. Prétextant un solide attachement filiale à la ville d'Arcachon, il rachète Saint Anne(les eaux Abatilles) en perte de vitesse, en s'associant avec le groupe Bertrand qui est un empire dans la brasserie et l’hôtellerie de luxe pouvant donc augmenter le volume de production. Ainsi le chiffre d'affaire grimpe alors il peut la pour revendre cette société avec une belle plus value. C'est effectivement de l'investissement. Entre temps, le monsieur n'a eu aucuns scrupules pour vendre à l'acquéreur en vue d'agrandissement, les terrains de tennis d'un club plus que centenaire. Effectivement sa société est basée sur les îles Canaries qui sont devenues un peu plus propres niveau fiscal mais qui bénéficient d'avantages non négligeables)

Il a choisi d’être représenté dans la SCI Mestrezat par cette société à hauteur de 50 % des parts de ladite SCI. Je précise que je ne suis pas associé dans la Société Hemingway qui est détenue en totalité par mon frère. Cet investissement représente une somme équivalente à l’achat d’un petit appartement à Arcachon.

(Alors pourquoi avoir fait tout ce montage pour simplement acheter un petit T1?)

Tout est donc transparent, légal et ne dépend en rien d’une décision ou d’un acte découlant de mes fonctions d’élu. »

Yves Foulon.

Au premier regard de cette affaire, la similitude( à une moindre échelle) avec Levallois Perret et son sulfureux maire Patrick Balkany est assez frappante.Des systèmes opaques jouant avec le droit qui aujourd'hui n'ont plus lieu d'exister et qu'il faut combattre. C'est donc une affaire à suivre.

 

966481photoLaFoliedesgrandeurs19717

En face à Lège Cap-ferret, Don Saluste alias Michel Sammarcelli n'en mène pas large. Épinglé pour sa gestion de l'eau catastrophique par l'association Arc-Eau voilà que cette dernière en rajoute une couche en démontrant le pillage de plus de 25 % des ressources naturelles dues au pompage dans les nappes phréatiques doublée d'une tarification qui privilégie les résidences secondaires. http://www.arc-eau.org/ . Il est donc légitime de s'interroger car ce monsieur est aussi président du SIBA (Syndicat intercommunal du bassin d'Arcachon) gérant un budget de 63 millions d'euros. Dans mes billets, j'ai souvent épinglé cet organisme pour ses frasques et ses décisions plus que contestables et pour sa gestion plus que bizarroïde sur certains points. Dernière frasque du jour est le réensablement des plages pour 450 000 euros afin de satisfaire les critères du tourisme chinois. A lire cela je ne sais pas si il faut rire ou pleurer. Déjà le réensablement des plages par le dragage est une bêtise totale. La mairie de Miami en Floride essaye de faire machine arrière avec cette option, car c'est un gouffre financier sans fin qu'il faut renouveler régulièrement et qui fragilise la biodiversité sur les lieux de dragage. En ce qui concerne le tourisme chinois, à mon humble avis pour l'avoir observé sur plusieurs sites touristiques dans le monde, je pense sincèrement que le bassin d'Arcachon mérite autre chose que cette option.

Cette course frénétique à vouloir tirer les marrons du feu du tourisme de masse devient complètement ridicule et l'argent public est dilapidé pour une vision globale courte. On cherche pas à anticiper les choses, à voir plus loin. Tant que le cash entre dans les poches, tout va bien. C'est vraiment dommage et regrettable . Les proches voisins arcachonnais ne sont pas mieux lotis, les élus détruisent, tronçonnent, bétonnent pour notre soi disant bien être,pour le développement durable sans aucun mea culpa laissant le déni devenir leur pensée divine. Parce qu'il faut du papier pour faire des billets, « la baleine » alias Marie Hélène des Esgaulx maire de Gujan Mestras est devenue une pro du graissage de chaîne de tronçonneuse afin d'affirmer sa sympathie aux promoteurs et financiers pour qu'ils puissent nous offrir que du Bonheur. Pour plus d'informations,je vous invite à lire chaudement la page facebook de Joël Le Flecher https://fr-fr.facebook.com/Gujan-Mestras-Infos-1542542642628036/

6l27MeDB93rMVjH9tMCoA87oYJR

« Niniche » alias Jean Jacques Eroles maire de la Teste veut se faire passer pour un sauveur du patrimoine pour faire avaler un deal immobilier foireux en pratiquant un enfumage de cas d'école. Heureusement l'opposition n'est pas tombé dans le panneau pour dénoncer cette décision. En effet La villa Vauzelle aurait pu être classé maison remarquable et rachetée au prix du marché ainsi le terrain communal aurait pu être vendu à un bon prix en exigeant le double de logement sociaux.

« San Francisco » alias François déluga maire du Teich est sous l'emprise de son nouveau gourou, Philippe Bossanne le PDG des campings Huttopia quand ce dernier a prononcé lors du forum du tourisme durable du parc naturel des landes de gascognes :

« -Le touriste peut arriver en train et louer un vélo. Ce tourisme a du sens »

Que c'est beau, j'en ai les larmes aux yeux. Il aurait pu rajouter « et qu'il file jusqu'à mon camping ». Oh oui, je vois toutes ces familles sur le quai de la gare, les bras chargés de bagages surveillant les gamins qui courent quand le train démarre puis faire la queue pour attendre leur vélo et le chef de gare leurs faire un joli sourire en criant haut et fort :

« -Les vacances c'est ici »

Alors, à force de mettre du bois dans la cheminée attention de ne pas allumer le feux....


25 novembre 2017

L'HUITRE, L'AME PERDUE?!

70201275

 

À la campagne je n'aime pas entendre le son du glas venir me lécher les oreilles. Souvenir d'enfance d'un jour ou l'on m'apprenait que le vieux Pierrot était parti pour un long voyage, que je ne le verrai plus jamais alors que je savait très bien qu'il était simplement mort. Celui qui m'avait appris à attraper les truites à la main, à observer les oiseaux et qui m'avait céder son bâton pour ramener les vaches à l'étable. Je me suis enfui en courant à travers champs jusqu'à perdre haleine avec la lourdeur de la tristesse accrochée à mes pieds. Dans la chaleur estivale de cet après midi ou rien ne bougeait même les soleils des tournesols semblaient compatir à ma peine en déclinant leur tête vers le sol. C'était la première fois qu'une telle émotion me déstabilisait complètement et chaque battement de mon cœur faisait jaillir un torrent de larmes. C'était donc cela la mort?! Quand le son grave et lent de la cloche de l'église est venu transpercer le silence, je levais la tête au ciel pour espérer voir Pierrot une dernière fois mais rien ne se passa. Alors je rentrais lentement à la ferme en revisitant toutes les joies que j'avais eu avec lui et en gardant son sourire en tête.

Aujourd'hui quand je me promène sur les bords du bassin d'Arcachon, que je m'assois sur un banc sous un tamaris, que je laisse mon âme divaguer, j'aime laisser les sons me donner une image. Le cliquetis des haubans sur les mats, le cri des bernaches, le bruit lointain du moteur d'une barge qui rentre au port sur une mer pétole pour attendre l'onde de la vague arriver jusqu'à la plage, les claquements d'ailes d'un vol de cormoran. Je dois dire que je suis extrêmement bien, paisible, en harmonie. Pourtant quand je focalise chaque détail j'ai la mauvaise impression de l'entendre dans la bise d'un Noroît levant, répétitif comme une plainte dans l'écho. Ce maudit son du glas. Heureusement cette fois ci ce n'est que l'église Saint Eloi qui signale le départ d'une âme perdue.

Non ne croyez pas que je sombre en pleine dépression, qu'un petit coup blues occupe mon esprit. Non je pète les flammes, mes gosses sont odieux, mes bilans sanguins sont bons, ma femme a arrêté de fumer et je viens de lire un article dans le journal Sud-Ouest qui me pousse à le commenter. D'abord le titre : « Tradition et sélection : les perles du bassin » Ouh la !! un papier sur les huîtres du bassin d'Arcachon puis le sous titre : « Arcachon-CapFerret deux gammes d'exception seront lancées en 2018 » Mazette ! Thierry Lafon le président des ostréiculteurs Arcachon Aquitaine s'est transformé en Garcimore pour essayer de sauver ce qui peut l'être. Sur la photo il est tout sourire avec des pontes du comité de la conchyliculture de la région avec un plateau d’huîtres lors du dernier festival gastronomie So Good à Bordeaux. Je remarque que la journaliste qui a écrit le papier se nomme Stella Dubourg. J'ai tout de suite pensé à un homonyme avec notre « Bernie » alias Bernadette Dubourg journaliste basée à Arcachon et même peut être à une consanguinité car cette article est aussi digne qu'un rapport d'un député européen fait avec un papier-coller des lobbys. Cette dame n'aura pas besoin d'acheter ses bourriches pour noël, elles sont déjà charger dans le coffre de sa voiture. Honnêtement, je pense que le travail d'un journaliste ne se limite par qu'à servir la soupe. Il faudrait quand même approfondir le sujet, ne pas se contenter de faire que de la communication. Cet article n'est qu'un enfumage propagandiste.

Aurélie Lecanu la directrice du comité dit :

« Nous avons mené un gros travail avec les ostréiculteurs afin de redonner du sens à notre marque.

-(C'est la moindre des choses, c'est votre travail... En effet les huîtres d'Arcachon avaient une certaine embellie quand tout allait pour le mieux. Puis avec le déclin écologique et les maladies il a fallut associer le nom avec cap ferret pour redorer le blason. Hélas malgré les années Labanesques la mayonnaise ne prend toujours pas. Il faut dire que la solidarité entre professionnels du coin est loin d'être développée pour devenir unanime. Marennes oléron avait vite compris que privilégier le site avec un IGP et la qualité avec deux label rouge assureraient une pérennité. Même si leurs méthodes sont contestables tout autant que certaines des nôtres, nous avons plus de 30 ans de retard sur le marketing.)

Aujourd’hui nous comptons 300 ostréiculteurs sur le bassin d'Arcachon et ils sont tous différents. Chacun travaille à sa manière, suit son propre itinéraire technique et s'adapte en fonction des conditions environnementales.

-(C'est vrai, sauf qu'il faut désormais les différencier. L'ostréiculteur est celui qui travaille un produit, né et élevé sur le territoire et ils ne sont que 10%, les autres ne sont que des négociants vendeurs d’huîtres.)

Mais ils ont tous en commun d’œuvrer sur le bassin et d'aimer leur métier.

-(Viscéralement ou financièrement?!)

Nous avons donc voulu apporter un peu plus de cohésion dans tout cela en mettant en avant les saveurs typiques du bassin, le goût d'ici. »

-(Décidément après « les vacances c'est ici » maintenant « le goût d'ici » A se demander si Zaza alias Isabelle Galinier notre prêtresse de la Com au SIBA (syndicat intercommunal du bassin d'Arcachon) n'aurait pas mis son nez la dessous ?! En ce qui concerne les saveurs typiques elles ont disparu aussi vite que les zostères naines des herbiers.)

Une démarche qui répond aussi à une attente des consommateurs de plus en plus exigeants, avertis et soucieux de savoir d’où vient le produit qu'ils ont dans leur assiette.

-(C'est vrai et faux. L'attente des consommateurs a été provoqué par le business, à vouloir vendre une huître non laiteuse, bien charnue sans se soucier du cycle naturel. Mais pour arriver à ce résultat il a fallu faire un enfumage massif sur la visibilité en jouant les apprentis sorciers avec la triploïdes( huîtres génétiquement modifiées) et en mélangeant toutes sortes venues de l'extérieur pour satisfaire la demande lors des crises sanitaires et les sortir de la claire devant le consommateur est rassurant sur la provenance.)

Fort de ce constat, les ostréiculteurs ont décidé d'impulser une nouvelle dynamique autour de leur marque ombrelle Arcachon-Cap Ferret.Fédératrice , cette marque qui s'est construite sur des valeurs partagées, l'attachement au territoire, l'appartenance au bassin d'Arcachon et la transmission du savoir faire, reflète la pluralité des entreprises et des pratiques.

-( pur langage de Communication)

Thierry Lafon président des ostréiculteurs dit :

Pour autant, aujourd'hui, les ostréiculteurs ont souhaité aller plus loin en lançant deux gammes prestige. Cela fait 25 ou 30 ans que l'on tourne autour du pot. Nous avons voulu faire de nos différences et notre diversité, une force et un avantage.

-(Ce n'est pas moi qui le dit...mais au moins, il fait son mea culpa)

Notre objectif est de booster le marché mais plus encore, de lui donner de la lisibilité. Il faut aujourd'hui sortir du flux et s'identifier. De la même manière que pour les vins de Bordeaux, nous avons une marque générique qui nous réunit et nous avons une gamme de produits spécifiques qui permet à chacun de s'y retrouver.

-(langage de com, parler pour ne rien dire)

La première, la gamme Sélection, identifie des huîtres de haute qualité, fines et spéciales, affinées à faible densité durant six semaines sur des parcs du bassin d'Arcachon. Ce produit nécessite une exigence spécifique afin de retrouver toutes les notes locales et un terroir qui a du caractère.

-( Mama mia, dit comme ça, cela donne envie. Voilà la future rolls du bassin d'Arcachon. Effectivement il est possible d'arriver à un résultat assez proche, sauf que j'ai un doute pour les notes locales et le caractère du terroir. Mais surtout ce qu'il faut dire au consommateur, c'est que ce produit fera le bonheur des négociants vendeurs mais pas des ostréiculteurs traditionnels(1 ans à 1 an et demi de travail en moins). L'exigence spécifique suffit de prendre n'importe quelles huîtres et de les mélanger ou simplement que de la triploïdes puis de les emmener s'engraisser vers les bassins médocains ou landais et de les ramener pour les affiner quelques semaines localement afin de les estampiller officiellement.)

De son côté, la gamme Tradition met en avant une huître de qualité, née et élevée sur le bassin d'Arcachon. Elle valorise le savoir faire local, le cycle traditionnel et le travail lié à la nativité et à l'élevage sur le territoire.

-(Le monsieur a au moins le mérite de montrer qu'il n'a pas oublié d’où il vient mais en classant cette huître que de qualité, on sent moins d'enthousiasme que pour l’huître Sélection. Ça le mérite d'être clair)

Tout comme un label officiel de qualité, ces deux nouvelles gammes reposent sur un cahier des charges approuvé et contrôlé. Nous proposerons des produits certifiés qui ont du sens pour les consommateurs. Des huîtres haut de gamme qui seront lancées sur le marché au printemps 2018 et qui compte tenu de leur qualité seront vendues 20à25% plus cher.

-(Bon nous y voilà. Tout ce charabia pour nous annoncer une bien belle augmentation des prix, avec un « Tout comme » label de qualité. Emballé c'est pesé maintenant il y a plus qu'à...)

http://www.sudouest.fr/2017/11/19/tradition-et-selection-les-perles-du-bassin-3960573-2733.php

 

Bien sûr l’huître est un emblème du bassin d'Arcachon et les gens qui l'ont travaillé ont contribué à façonner cette douceur de vivre si particulière de ce territoire. Mais ils n'ont pas vu venir le changement de mentalité et n'ont pas eu la force de vouloir s'unir pour faire face aux problèmes(pollution, politiques)

Au lieu de cela la plupart ont choisi de s'adapter au monde moderne en délaissant le savoir faire et la tradition pour en faire un business. Certains ne vont même plus sur les parcs. Ils ont deux ou trois dégustations qui prospèrent, ils peuvent partir au soleil l'hiver mais se disent encore ostréiculteur.Le consommateur touriste se fout de la provenance. Il veut simplement passer un bon moment dans un joli cadre en dégustant des fruits de mer.

Malgré cela il reste encore quelques irréductibles, trop peu, qui continuent à produire une huître parfois laiteuse, parfois maigre mais naturelle. Pour qu'ils puissent continuer à perpétrer leur savoir faire, à faire face à l'ère du temps et à nos comportements, il faut absolument donner une visibilité plus forte sur le produit et ne pas les opposer. Que celui qui vend de la triploïde, le dit, qu'il l’emmène engraisser ailleurs, le dit. Que celui qui achète de la prête à vendre sans savoir l'origine, le dit, qu'il les emmène engraisser ailleurs, le dit car avec l'ostréiculteur traditionnel tout est déjà dit. Aujourd'hui je crains que l’huître soit une âme perdue. Alors,prochainement quand vous dégusterez vos huîtres, levez les yeux au ciel et peut être entendrez vous sonner le glas.

téléchargement

 

 

17 novembre 2017

JE NE RIS PLUS

fete-de-holi-en-inde

 

Parmi mes voyages, l'Inde fut le plus percutant, le plus déstabilisant, le plus fascinant. J'en garde un souvenir mitigé car à l'époque ma jeunesse n'était pas tout à fait prête à engloutir autant de sentiments paradoxaux ou la mort et la vie cohabitent dans la plus grande des normalités, ou la puanteur arrive à être sublimer par l'odeur des épices, ou le vice et la charité ne sont plus perfectibles ou il faut laisser échapper l'essence de son âme pour devenir transparent afin d'apercevoir l'essentiel de son moi et comprendre que l'on est rien qu'un grain de poussière dans un tas de sable. A mon retour, dans le hall de l'aéroport de Roissy ma conscience mettait de très longues minutes  à retrouver une sérénité car le retour au quotidien occidental paraissait plus violent que mes errances dans les rues de Bombay.

Depuis 15 jours, de New Delhi au Pakistan un épais brouillard de pollution aux particules fines offre à l'air ambiant l'équivalent de deux paquets de cigarettes à respirer pour ce peuple. Juste pour info, la norme d'un bon indice de pollution de l'air est 25. Le plus haut pic enregistré à Paris fût compris entre 120 et 146. A New Delhi le pic a grimpé à 1000 et navigue aujourd'hui autour de 300. Ne vous inquiétez pas, les indiens n'en ont rien à foutre de la pollution. Les écoles resteront fermées mais la plupart des gamins n'y vont pas. Les autorités conseillent de mettre un masque à 10 dollars alors que leur seule préoccupation de la journée c'est d'en trouver 2 pour simplement survivre. Alors si son nourrisson meurt prématurément, sa mère continuera quand même à faire la manche jusqu'à ce que les mouches deviennent trop envahissantes puis elle ira le déposer sur un bûcher de crémation qui libérera encore plus de carbone dans l'atmosphère. Ne croyez pas que je cherche à essuyer la petite larme au coin de l’œil afin que l'empathie puisse l'espace de quelques secondes effleurer votre conscience. Non, je me fous royalement de vos sentiments. Par contre si dans ce laps de temps vous cherchez à comprendre mes mots pour vous interroger sur ce que vous, vous pourriez faire.. alors je vous offre ma sympathie.

L'appel des 15000 scientifiques du monde entier sur l'urgence absolue de préserver la nature sonne comme le dernier ultimatum. La réalité montre que les discours des dirigeants des grandes puissances sont inefficaces et en deviennent ridicules. Les faits le prouvent. Rien ne s'améliore tout régresse et la banalisation des choses absorbe notre capacité à agir. A la COP53 ces messieurs essayeront de trouver le meilleur moyen pour quitter cette planète. Donc c'est aux citoyens que doit venir l'exemple pour faire plier ces pouvoirs et ces politiques obsolètes. L'indignation ne suffit plus, il faut désormais agir et agir localement d'abord.

http://www.futura-sciences.com/planete/actualites/climatologie-inedit-15000-scientifiques-lancent-cri-alarme-etat-planete-69220/

Depuis ma naissance j'entends​ toujours la même phrase sortir de la bouche de tous les édiles:

«la priorité est de sauvegarder notre territoire»

Mais plus d'un demi siècle après, il est force de se demander si ils ne nous prennent pas pour des quiches car le constat et les faits ne correspondent pas vraiment à leur idéologie et la manière pour la mettre en œuvre est aux antipodes de celle que m'a enseigné mon grand-père. Donc il est grand temps que les seigneurs de l'oligarchie arcachonnaise oublient une bonne fois pour toute la politique à la papa qui peut donner des lettres de noblesse à un âne afin de se concentrer uniquement sur le sauvetage écologique de leur territoire et faire un immense effort pour reverser l'argent public dans les bonnes poches ainsi que d'appliquer le droit sans sauter les lignes ou les chapitres. Malheureusement les faits de ces derniers temps montrent la montagne qu'il faudra gravir pour espérer un changement. L'écologiste Michel Daverat ancien président du syndicat mixte de la grande dune du Pilat après avoir eu le «mérite» d'être éjecté de la présidence par la fraîchement décorée de l'ordre du mérite Nathalie le Yondre maire d'Audenge qui s'y connait en grain de sable dénonce à juste titre les violations de droit sur l'urbanisme au Pyla  mais ceux que l'on montre du doigt s'en torchent les fesses sans scrupules.

http://www.sudouest.fr/2017/11/14/indignation-de-michel-daverat-apres-la-validation-de-l-extension-de-la-co-o-rniche-au-pyla-3946394-2918.php

Les puissants voulant un bout de paradis laissent leurs meilleurs amis juristes emmêlér les ficelles administratives afin d'obtenir un non-lieu sur des irrégularités du permis de construire. Le business Bernard Laporte, un mélange de méthodes Balkaniennes et Tapisiennes réactualisées sont terriblement efficaces en sachant régaler les bonnes personnes qui appliquent la philosophie des trois singes. L'école Sarkozienne lui aura été très profitable. Les lobbys du CAC40 et promoteurs ont tous leur rond de serviette à la même table,la soupe est vraiment bonne et à la fin du repas le mot développement durable amène une hilarité générale. SIBA(syndicat intercommunal du bassin d'Arcachon), COBAS(communauté d'agglomération du bassin d'Arcachon sud), COBAN(communauté d'agglomération du bassin d'Arcachon nord) sont des cantines étoilées pour cette clientèle. Dernier exemple en date, le gargarisme joyeux de François Deluga maire du Teich et président du PNM(parc naturel marin)..par la décision (hélas prévisible) du tribunal qui a débouté les associations environnementales au sujet de l'implantation du camping Huttopia sur sa commune.(voir billet précédent). Son socialisme se dilue dans l'oligarchie locale comme le jus de tomate dans un bloody mary en se demandant si ce n'est pas la vodka qui fait le succès du cocktail. Mais traiter de « khmers verts» ses opposants avec qui il va devoir travailler pour établir le plan de route du PNM ne présage rien de bon.

http://www.sudouest.fr/2017/11/14/ce-camping-permet-de-ne-pas-couper-la-foret-3945204-2733.php

La  stigmatisation est couramment utilisé pour appuyer leur propagande et la polémique consternante du décret du banc d'Arguin a démontré la difficulté de faire bouger les mentalités au détriment de privilèges acquis sans droit pour justifier un savoir vivre qui donne soi disant une identité à un territoire. Il y a peu Jean Yves Rosazza maire d'Andernos..voulait investir dans des bateaux amphibiens pour promener les touristes à marée basse en roulant sur les zostères alors que ces dernières sont en voie de disparition. A ce jour nul ne sait ou en est ce projet.

http://www.sudouest.fr/2016/07/26/andernos-une-navette-amphibie-pour-desservir-la-station-quelle-que-soit-la-maree-2447831-2733.php

Les doléances des quartiers de la bourgeoisie arcachonnaise sont affligeantes(bruits,fumée de cannabis, incivilités) mais la pollution elle en a rien à foutre. Le maire Yves Foulon compatit piteusement à leurs petits tracas en cachant son addiction au béton et en réfléchissant après les vélos, aux prochains cadeaux à offrir  pour gagner la prochaine élection.

http://www.sudouest.fr/2017/11/10/c-est-le-revers-de-la-medaille-touristique-3935020-2733.php

Au Cap Ferret Michel Sammarceli... vient de se faire épingler pour sa déplorable gestion de l'eau défavorable au contribuable mais très avantageuse pour le délégataire Agur. L'excellent travail de limier de l'association Arc Eau et de Patrick du Fau de Lamothe qui avait déjà mis à jour les irrégularités de Véolia sur le sud bassin montre à l'opinion publique un système opaque qui pose beaucoup de questions. La mairie en prend acte en restant évasive ou muette.

http://www.sudouest.fr/2017/11/13/gestion-de-l-eau-les-questions-qui-fachent-3942308-3246.php

IMG_20171117_0001


La biodiversité et l'écosystème du bassin d'Arcachon sont à l'agonie et ce n'est pas une fake news. La nature se fout totalement de l'espèce humaine et heureusement qu'elle n'est pas rancunière. Elle a même la décence de nous avertir, de ne pas vouloir nous inscrire sur la liste des espèces en voie de disparition mais nous continuons de croire que l'homme est capable de s'adapter à chaque situation en omettant que sans elle nous ne sommes plus. Rien que de le penser....je ne ris plus.

 

 

Merci à Stéphane Scotto pour cet instant de poésie.

ocean-of-love

Posté par paterzan à 23:06 - Permalien [#]
Tags : , ,
04 novembre 2017

LE CRÉPUSCULE DU BLUES

IMG_3270b

 

IMG_20170630_181803

Le mois de novembre correspond bien au crépuscule du blues qui annonce la longue nuit à attendre l'aube du printemps. Changement d'heure, le beaujolais nouveau, halloween, les fêtes de fin d'année, l'hiver et l'humidité qui transperce les os..L'horreur. Heureusement les flammes d'une bûche dans le Godin agiront comme le meilleur antidépresseur , identique au souffle d'air des pales d'un ventilateur dans la moiteur des tropiques. Je profite donc de ces derniers instants de cet fin d'été indien tardif pour aller renifler les sous bois et forets en quête de girolles et de pieds de mouton. Puis je m'accroupirai au milieu des fougères pour cueillir de belles chanterelles et patiemment j'attendrai la venue d'un rouge gorge insolent qui me suivra délicatement pour espérer des miettes à son festin. On se regardera dans les yeux et alors.. je serais heureux.

Le bassin d'Arcachon ronronne de plaisir avec les derniers vacanciers de la toussaint et la seigneurie du sud peaufine son autosatisfaction en distribuant de l'investissement à ses administrés. Des écoles en veux tu en voilà pour 18 millions d'euros et les broutilles à venir, un palais pour « la baleine » alias Marie Hélène des Esgaulx maire de Gujan Mestras et ses sbires à 7 millions d'euros plus les miettes à venir, tout le monde se régale c'est l'euphorie. Fini les discours ou il n'y avait plus d'argent, que l'état ne donnait plus, que les caisses étaient vides. Le pognon semble pousser sur les arbres et en automne il suffit de se baisser pour le ramasser. Même « Crème antirides » alias Yves Foulon maire d'Arcachon retrouve le sourire malgré l'aigreur de la défaite qui l’empêche de croiser dans les réceptions « Pleins phares » alias Sophie Panonacle la nouvelle député qui lui a volé son fauteuil. De toute manière il est tout feu tout flamme en ayant trouvé une nouvelle casquette, celle de restaurateur. Il veut du charter à chinois, du russe plein au as, de l'émir à la roulette alors pour nourrir tout ce beau monde il faut du resto, du palace, du clinquant. Peut être pense t'il aussi à refourguer la sous préfecture à Mac Donalds ?! Il y a déjà les guichets, il n'y a plus qu'à emménager et en face de la gare, c'est le jackpot assuré pour satisfaire la classe prolétarienne et sa marmaille.

« Don Saluste » alias Michel Sammarcelli maire de Lège Cap Ferret et président du SIBA (syndicat intercommunal du bassin d'Arcachon) n'est pas en reste. Le vieux lion sent venir sûrement la dernière échéance . Alors pour ne pas ternir son image et après avoir été sourd aux avertissements des associations environnementales pendant plus d'une décennie, il balance enfin 15 millions d'euros pour le réseaux des eaux usés. Il pourra dire à ses administrés « C'est moi qui l'ai fait »

Notre « Ségolène des esteys » alias Nathalie le Yondre maire d'Audenge fait bling bling avec sa nouvelle breloque accrochée au veston d'insigne de chevalier de l'ordre national du mérite pour avoir été élue présidente du syndicat mixte de la dune du pilat à la place d'un écologiste. Dans son élan, peut être envisagera t'elle de bâtir des logements sociaux sur l'ancienne décharge fraîchement dépolluée par ses soins.

« Droopy » alias Jean Yves Rosazza maire d'Andernos va bientôt entrer en phase d'hibernation en potassant le livre de Paul Lafargue.« Le droit à la paresse » A la question ou en sont les projets du cinéma et du nouveau cœur de ville, il répond :

« - Il faut prendre le temps de prendre son temps. Que voulez vous ?! J'aime regarder les fleurs pousser et attendre l'arrivée de l'abeille pour qu'elle puisse butiner afin de remplir ses petites pattes de pollen et virevolter dans les airs jusqu'au crépuscule. Rome ne s'est pas faite en un jour alors attendons dans l'aube du jour suivant que les promesses se concrétisent.»

 

Dans l'attente pour pouvez relire mon billet de 2014 sur Halloween :

Cette maudite fête d'Halloween que je hais. Je refuse de participer à cette mascarade anglo saxonne qui ne nous concerne nullement au grand dam de mes gosses. Alors ma grande a trouvé la parade :

« - Papa je vais dormir chez Eva avec des copines pour fêter Halloween. Trop cool. Même sa mère se déguise. On va déchirer.

-Très bien, lui répondis je, tu lui enverras bien le bonjour. »

Sauf que mon petit ne voulait pas rester tout seul en rade et que lui aussi voulait participer au rituel à la tombée de la nuit. Il enfila un jean plus que troué et le sweat SWAG trop grand de sa sœur puis il se noircissait le tour des yeux et se fit un sourire diabolique avec le rouge à lèvres. En sortant de la salle de bains il ressemblait à pas grand chose :

«- je suis Mike le serial killer de la ville.

-Ouais, répondis je l'air septique, tu as intérêt d'être plus convaincant.

-Mais j'ai le truc qui va avec. Il ouvrit son cartable pour extraire une parfaite réplique d'un Beretta 9 mn

-Avec ça je vais être dissuasif. T'inquiètes pas Pa, il est bidon.

-Oui heureusement, tu me rassures. Mais ne mange pas trop de bonbons, penses à ton appareil dentaire. Demandes donc du pognon à la place. plaisantais je.

-Ah très drôle. Me répondait il narquoisement avant de filer. »

Le petit rentra plus tôt que prévu et déposa son butin sur la table de la cuisine. Il avait pris mon vieux borsalino sûrement pour être plus effrayant. A l’intérieur du chapeau se trouvaient quelques fraises tagada , deux carambars, environ 350 euros en petites coupures et une carte bleue.

« - C'est la vieille folle au bout de la rue. Quand j'ai tendu le revolver elle a ouvert le placard de la cuisine pour retirer l'argent qui était dans une boite banania puis elle m'a jeté sa carte bleue avant de s'évanouir. » me disait il d'un air très fier.

A cet instant précis, une voiture et un fourgon déboulaient dans la rue toute sirène hurlante.

 

 

17 octobre 2017

ON EN VOIT DU BOIS !!

 

inauguration-certes-2017

Avant tout il convient de féliciter le conseil départemental de la Gironde pour la rénovation et les travaux du domaine de Certes et Graveyron à Audenge. Dans plusieurs de mes billets j'avais signalé ce lieu superbe pour découvrir le poumon du bassin d'Arcachon. Aujourd'hui le résultat est présent et la réussite est totale. Le lieu est encore plus envoûtant et il est délicieux de laisser son âme divaguer dans la quiétude de splendides paysages ce qui prouve que l'intelligence peut se mettre au service de la nature afin de redonner de l'harmonie avec ce que nous sommes. A découvrir absolument.

 

Le doux rêveur que je suis a failli presque tombé dans le panneau. Bien avant que le projet ce concrétise, des petites rumeurs ci et là circulaient sur l'implantation d'un camping entièrement écologique sur la commune du Teich sur le bassin d' Arcachon, au doux nom Huttopia. Cette bourgade tranquille possédant un exceptionnel parc ornithologique voulait sûrement elle aussi profiter de l'embellie du tourisme de masse pour remplir les caisses de la municipalités. Quoi de plus normal que de vouloir exister quand les autres s'en mettent plein les poches. Puis un camping avec des cabanes en bois au milieu de la forêt calmera les ardeurs des écolos. D'autant que cette société jouit d'un certain aura avec sa carte de visite. Associé en France avec ONF (office national des forêts) et avec le SEPAQ (société de plein air du Québec) au Canada, quelques prix et récompenses prestigieuses jusqu'en 2008.

Les concepteurs ont bien su sentir l'air du temps par le retour à la nature des ruraux et du camping redevenu à la mode. Il suffit de placer le produit sur des sites touristiques bankables pour assurer un bon développement. Du marketing quoi. Alors quand ils ont vu un maire socialiste sur le bassin d'Arcachon, ils ont crié cette expression désuète et pas très bien vu de nos jours:«Y'a bon Banania» https://europe.huttopia.com/destinations/campings/

Mais, car il y a un mais, le site convoité est sur un site naturel et l'écotourisme que veut porter ce projet ne tient que dans son nom, c'est à dire à l'utopie. C'est un centre de vacances qui surfe sur la fibre verte pour s'imposer ou le bois remplace le mobilhome. J’entends déjà ceux qui hurlent que ces putains d'écolos ne veulent que rien ne bouge, qu'ils sont contre tout etc etc. C'est un devoir de citoyen d'informer et de signaler les petits arrangements entre amis, les petites modifications des lois pour passer en force mais c'est aussi pour mettre en avant l'utilité d'un tel camping dans cet environnement. Comme Notre Dame des Landes, je pense qu'il est nécessaire d'en faire une ZAD (zone à défendre) même si il est fort à parier que bientôt des bivouaqueurs se délasseront au milieu des quelques pins sauvegardés en respirant le bon air de la Smurfitt.

Pour en savoir plus : http://www.ecocitoyensdubassindarcachon.org/pages/le-teich-projet-huttopia.html

 

Je ne vais peut être pas me faire des amis mais tampis...

3585133-bertrand-cantat-en-couverture-des-inrock-950x0-2

La une du magazine les inrocks a provoqué une onde de choc dont je ne parviens pas à bien comprendre, qui me laisse dubitatif et qui me désespère. Il suffit de mettre la tête de Bertrand Cantat en une pour que la Haine se repende dans les commentaires, les réseaux sociaux et les médias comme une traînée de poudre. Il est curieux de voir qu'une émotion vive peut amener quiconque à la dérive et à la déraison. Même si elle peut être compréhensible et justifiée, elle ne doit pas permettre de juger l’âme humaine. Dans le cas contraire elle ramène l'esprit et l'analyse au même niveau que le départ de l'onde de choc en donnant une autre réflexion tout autant destructrice. Désormais Bertrand Cantat devient l'artiste maudit condamné à exister avec l'odeur des charognards autour de lui. Le jugement ne peut porter que sur l'acte et cet homme a été jugé pour son crime, condamné et a purgé sa peine alors aujourd'hui, le traiter de meurtrier ou assassin est diffamatoire quoi qu'on en pense. La rédemption n'est pas qu'un mot philosophique et ses déclinaisons apparaissent toujours dans toutes les religions, dans toutes les croyances Il serait bon de le remettre à l'ordre du jour ou dans un coin de notre cerveau.. Voyage au bout de la nuit est un de mes livres de chevet pourtant les actes de Céline étaient dégueulasses. La vie de Bertrand Cantat ne doit pas avoir la même saveur que ceux qui lui crachent dessus et il faut qu'il chasse les démons de la pénitence dans chaque regard qu'on lui porte, qu'il trouve les mots justes à ses enfants car ils portent le même nom. Sauf que c'est un artiste et qu'on l'aime ou pas c'est indiscutable. Alors, ayons la décence de le laisser s'exprimer, de trouver une lumière qui apaise ses maux afin qu'il puisse donner un sens à sa vie. Que cela plaise ou pas. Si c'est trop pour vous, si vous seriez ravi d'apprendre son suicide, vous ne valez pas mieux de ce qu'il a pu être, en devenant vous même un assassin.

16af274e1eee93440817780d2abc1271

L'édito du magazine Elle vient justifier mon propos en proposant la même mise en page que les inrocks avec Marie Trintignant déclenchant une émotion tout aussi vive. Que Marie Trintignant devienne une icône, que Elle en fasse un symbole contre les violences conjugales et le harcèlement c'est légitime, mais en écrivant « il faudra davantage que la médiatisation obscène de Bertrand Cantat pour éteindre la flamme » prouve que la rédemption ne pourra jamais existé pour lui et que sans rédemption on meurt. Donc, qu'on le pende haut et court ?!...

 

 

 

 

116515277

La nouvelle m'a rendu très triste. Il avait l'élégance d'être un Maître de l’autodérision alors j'ai signé la pétition adressée à Dieu pour le retrait immédiat de sa mort. Bon vent Monsieur Rochefort.

https://www.change.org/p/dieu-retrait-imm%C3%A9diat-de-la-mort-de-jean-rochefort

3f39177d98adcd62de0fa71660f97088--jean-rochefort-portrait-photo