LE CRI DE LA BERNACHE

17 mars 2020

DES MOMENTS SOMBRES SUR LE SOLEIL

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Avant de parler du premier tour des élections municipales sur le bassin d'Arcachon, je voudrais revenir sur le coronavirus qui prend possession de notre esprit. Les dernières scènes dominicales ou les gens se sont agglutinés vers des lieux oisifs car le soleil printanier si discret depuis de longues semaines enfumait l'urgence sanitaire puis les ruades chevaleresques des caddys dans les allées des supermarchés pour honorer les héritiers de Panzani et Lustucru et la peur de manquer de ouate afin de ne pas subir la rudesse d'une page d'un quotidien sur l'intime de son séant ont fait surgir le paroxysme de l'égoïsme et l'insouciance de l'âme humaine. Il est difficile de mettre un adjectif et il serait prétentieux de l'utiliser pour décrire de tels comportements. Les bombes ne tombent pas près des maisons, les bottes ne résonnent pas dans les rues mais nous sommes en guerre sanitaire contre une chose qui voudrait enlever la vie. Ce n'est pas rien quand-même mais ce pourrait être pas grand chose si chacun de nous étions solidaires à appliquer des consignes bouleversants nos critères de modes de vie que l'ultra libéralisme a su modeler aux populations occidentales. Malheureusement seule l'anxiété est capable de redonner de la raison pour aller vers un cheminement positif ou le confinement strict est la solution choisie pour combattre le Covid19. C'est sur, ceux qui ont des enfants en bas âge vont vivre quelques passages de «l'enfer de Dante», des couples vont divorcer ou agrandir la famille. Des gens vont mourir et nous risquons presque tous de tomber malade alors pour éviter le pire,la seule contrainte est de rester chez soi, de prendre soin des proches, de prendre du plaisir à ne rien faire et croyez moi je suis un champion du monde en ce domaine. Regarder l'herbe pousser est une excellente activité anti stress. Cette épreuve perturbante pourra peut être ouvrir les consciences pour enfin y voir l'essentiel. Il y aura bien évidemment un après et des remises en questions vont sûrement apparaître évidentes. Seront elles assez divines pour que les dirigeants, les puissants comprennent le changement à opérer ? Je n'en suis pas vraiment sur car le naturel qui reviendra au galop cherchera la meilleure des nouvelles solutions pour revenir comme avant. Par contre je suis certain que le soleil se cache derrière ces moments sombres. Alors faisons face et soyons solidaires.

Je ne reviendrai pas sur le débat de la date du déroulement du premier tour des élections municipales mais sur le bassin d'Arcachon le constat est que les réseaux de l'oligarchie en place sont beaucoup plus virulent que ce maudit virus provoquant un paradoxe pour l'avenir de ce territoire qui apportera d'autres moments sombres au retour du soleil. La déception est grande mais il faut l'accepter. L'amertume qui traîne au fond du gosier m'oblige à l'avaler pour mieux la digérer afin de repartir au combat plus féroce qu'hier. Aujourd'hui je suis triste mais ça ira mieux demain. La presque totalité des seigneurs sont réélus avec des scores qui laminent les opposants. Fessée cul nu les doigts tendus. Seuls ceux de La Teste et Lanton vacillent quand même et le second tour sera intéressant à observer pour débusquer les félons ambitieux qui les mèneront à la victoire. A Arès c'est la fin d'un règne et les casseroles de Véronique Destouesse n'ont pas réussi à régaler les bulletins des urnes. Je commençais à croire en une possibilité de changement pour aller vers la transition écologique mais je me suis trompé. Heureusement « Créme antirides , Niniche, La baleine, le béguey, El chicos et tous les autres sobriquets pourront continuer à emmener mon imagination encore plus loin, pour leur servir des billets satiriques encore plus acides. Cela me réjouit car avec ces gens là, les promesses vont vite disparaître pour laisser la place au naturel car sur le bassin d'Arcachon la cash machine ne doit jamais s'arrêter. Pour l'instant... prenez soin de vous.

 

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10 mars 2020

UN BERBERE CONTRE UN MONDE BARBARE

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Mon silence n'est pas du à la campagne électorale des municipales sur le bassin d'Arcachon sur laquelle j'ai déjà bien écrit mais sur mon besoin d'aller voir ailleurs pour me ressourcer. La nouvelle ligne aérienne directe Bordeaux-Ouarzazate a été comme un signe comme quoi il fallait que je rende enfin visite à Hamid, un vieil ami de longue date que j'avais rencontré alors qu'il faisait des études de commerce dans la capitale girondine. Au regard de l'ambiance actuelle avec son lot de fiel déversé pour les césar, la psychose surmédiatisée du Coronavirus étouffant la souffrance des migrants dans l'indifférence totale tout comme la folie meurtrière du boucher de Damas il est grand temps d'emmener ma petite famille retrouver mon ami. Hamid est un berbère. Un amazigh qui n'avait pas réussi à trouver sa place dans la métropole préférant retourner près des siens afin de redevenir soi même. Il possède désormais quelques boutiques artisanales  mais il a pris trois jours pour vouloir nous faire découvrir sa culture et surtout nous faire rencontrer sa mère qui vit encore avec ses deux dernières sœurs dans un village berbère à flan de montagne dans la vallée du Todra près de Tinghir. Heureusement le village se trouve à un kilomètre de la route principale car le 4x4 souffre sur les rampes d'une piste défoncée. Autre avantage l'électricité est arrivé depuis peu mais pour l'eau courante, elle devrait arriver un de ces jours si « Inch Allah ». De vieilles bâtisses de pierres et de torchis hors du temps se dressent dans ce décors rocailleux ou il ne reste qu'à peine cinq à huit familles qui continuent de perpétuer leur culture. Sur un flan de montagne un jeune berbère assis sur une pierre fixe l'horizon en surveillant ses chèvres broutant paisiblement le vert qui sort entre les roches. Même si les conditions de vie semblent difficiles, une atmosphère chaleureuse et paisible vous happe entièrement. Une femme charge l'âne de gros bidons pour aller récupérer de l'eau dans le oued en contre bas ou à la palmeraie plus loin. Un potier sous une petite toile de tente qui le protège du soleil façonne une jarre avec de la terre glaise par des gestes ancestraux transmis de génération en génération avant de la laisser sécher au soleil. Il faut bien comprendre que ce peuple est toujours encore marginalisé par le pouvoir marocain même si ce dernier fait des efforts mais les amazighs s'en fichent car ils s'autosuffisent à eux même. Hamid a voulu quand même apprendre l'arabe et les bases de français à ses sœurs pour qu'elles puissent aller à l'école en descendant jusqu'à la route pour attendre un hypothétique bus scolaire aux horaires de ramassage très aléatoires. Sa mère est venue à notre encontre en proférant des mots tendres à son fils. Dans ses yeux coulait de l'amour pur. C'était troublant, d'une force incroyable. Nous fûmes invités à partager une omelette berbère avec du pain et du thé. Nous étions totalement sous le charme de cette hospitalité unique, transportés dans des instants magiques que même les smartphones des enfants restaient silencieux. Après le repas nous partîmes pour une marche de deux heures dans le reg afin d'arriver au sommet des gorges et découvrir un décor somptueux baigné par la lumière d'un soleil généreux. En une journée nous venions de prendre une leçon d'humilité bienfaitrice. A notre retour, les chèvres commençaient à redescendre vers le village mais le jeune continuait à regarder le ciel. Au fait, amazigh est une lettre de leur alphabet (le z) mais c'est aussi un mot, un signe qui veut dire « Homme libre » et cela me plaît beaucoup. C'était une petite parenthèse de notre séjour parmi d'autres aussi enrichissantes mais je voudrais aussi revenir sur ces plastiques accrochés à perte de vue sur les cailloux des regs qui séparent les villes et villages rapprochés dans les vallées. C'est effrayant, terrifiant jusqu'à l'intérieur des oueds. Partout. Le peuple marocain essaye de lutter en remplaçant les poches par des fibres recyclables et si la réalité du quotidien est beaucoup plus prioritaire, les dégâts sont vraiment considérables. Ça fait mal aux tripes. Voilà désormais j'ai retrouvé mon monde barbare pour attendre les résultats du premier tour des élections municipales. La saveur n'est pas la même.

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21 février 2020

TOUT PART EN VRILLE

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Non je ne vais pas vous parler de l'état de la planète, du bassin d'Arcachon et du climat qui eux, sont déjà dans le tourbillon mais du spectacle affligeant que l'âme humaine peut produire.Force est de constater que désormais l'intelligence artificielle est en train de s'imposer pour prendre le contrôle de la vie à l'homme. Les algorithmes poussent les dirigeants à adapter une méthode à suivre pour arriver à créer une banalisation des faits et gestes aux populations afin de mieux maintenir leurs soumissions. Les GAFA ont construit des monstres que même leurs concepteurs n'arrivent plus à contrôler et qu'avec leurs fortunes indécentes amassées ils n'arrivent plus à blanchir leur âme pour demander la rédemption ou l'absolution. Je n'ai aucune admiration pour ces gens là. Je me fous de leur pognon. Qu'ils crèvent.Je m'inquiète seulement pour mes enfants et que je suis en colère et triste de voir que presque tout part en vrille. Je me suis toujours offusqué des béni oui-oui qui sans le moindre état d'âme sont capables d'accepter l'inacceptable juste pour garder leur notoriété face à l'ordre établi. Dernier exemple en date le refus de la majorité présidentielle de l'allongement du congé parental pour la perte d'un enfant. La ministre du travail balançait avec mépris :

« - Payé à 100% par l'entreprise, est ce que c'est normal que cela soit la petite entreprise qui paye cela à 100% et pas la solidarité nationale ? »

Une autre député passait la deuxième couche :

« -Quand on s'achète de la générosité à bon prix sur le dos des entreprises, c'est quand même un peu facile. »

Il y a quinze ans le répondeur téléphonique affichait le numéro de Frank mon copain d'enfance. Le vrai ami. Celui avec qui on avait tout partagé depuis les cours de la maternelle jusqu'aux bancs du collège faisant passer l'amitié en fraternité, celui ou les mots sont inutiles car les yeux disent tout, celui que la vie sépare et que l’absence importe peu car le temps n'a pas d'emprise sur les sentiments. Il vivait dans un petit village du Finistère et j'étais devenu le parrain de sa fille Flora à qui j'envoyais les étrennes chaque fin d'année. Si nos retrouvailles se faisaient en parcimonie, elles étaient toujours intenses mais simples, juste le plaisir d'être ensemble et de partager sans rien demander. Il m'annonçait que sa femme et sa fille étaient mortes dans un accident de la route et que l'enterrement était vendredi. Je dois dire que ce bref message fut comme une bombe à fragmentation, comme si on me débranchait d'un coup. Je n'ai pas osé l'appeler car les mots manquaient, juste posé deux jours de congés et pris un billet de train. A mon arrivée au premier regard j'ai perçu toute sa souffrance qu'il me jeta dessus comme la bouée que l'on jette au naufragé. Alors Je n'avais pas le droit de flancher. Je me devais d’être plus fort que la mort pour pouvoir l'accompagner dans son deuil. Je ne sais pas comment j'ai résisté pour ne pas craquer. C'était horriblement dur, une violence à l'état pur ou le temps semble figé ou plus rien n'est réel. Jusqu'à mon départ, nous sommes restés presque silencieux absorbés par la gravité et sur le quai de la gare je lui ai simplement dit de m'appeler si besoin. Son patron avait été compréhensible lui accordant le temps qu'il voulait pour reprendre son poste. Je ne sais pas comment il a pu traverser cette épreuve mais il retourna au travail un an plus tard. Il y a trois ans, il me fit la surprise de débarquer à l'improviste en plein été accompagné d'une nouvelle compagne. Notre étreinte fut longue, très longue. Je pouvais sentir l'énergie neuve que son corps me propageait comme la volute d'une cigarette après un repas me signifiant que son deuil était fait. J'arrivais même à voir de la vie au travers de la brisure de son âme. J'en fus totalement soulagé et tellement heureux.

Finalement les députés ont retrouvé un semblant d'humanité comme par magie accordant désormais un congé de 15 jours.

Étant farouchement opposé à tous les réseaux sociaux depuis le début, je crois que le paroxysme des effets néfastes de ces derniers est en train de se dévoiler renforçant mon point de vue. Avec l'affaire de la collégienne Mila le blasphème n'est plus toléré et les commentaires haineux sous anonymat imposent une inquiétude grandissante et inacceptable. Le respect semble s'effacer comme un coup de gomme pour laisser place au grand n'importe quoi. Tout n'est pas à jeter mais il est quand même temps de se réveiller pour refuser ce que l'on veut nous imposer. L'affaire Benjamin Griveaux est un condensé représentatif de notre époque. Son immaturité de se filmer en se masturbant va sûrement le faire glisser vers la porte de l'enfer mais les causes qui l'ont poussé sont dégueulasses et condamnables. Seule sa conscience pourra lui indiquer comment remonter la pente. Les pays anglo-saxons savent mieux se protéger contre ce genre d'attaque car les frasques sexuelles sont monnaie courante dans les campagnes électorales et un abruti comme Donald Trump arrive quand même à se blanchir.

Dans une villa Gaume à Pyla sur mer, « Foufou » nu comme un ver remet en place l'étui pénien que lui a offert « Mundi » le chef papou lors de sa visite et s'apprête à faire des essayages de fringues végans devant le miroir. Depuis qu'il carbure aux « magic mushroom » de son nouvel ami il voit tout en vert. Même « Vévette » est devenu raide dingue de « Mundi ». Elle a tout plaqué pour vivre une aventure sensorielle hors du commun car « Mundi » lui aussi a abandonné sa forêt pour s'installer définitivement sur le bassin d'Arcachon en ramenant Kiki son vieil orang outan qui dans le fauteuil club s'amuse avec un smartphone. Le chef papou s'est très vite occidentalisé en adoptant une tenue de jogging et il a trouvé une source d'inspiration pour communiquer avec les dieux en éclusant les bouteilles millésimées de la cave de la maison. Avec « Vévette » sur le grand canapé du salon ils ronronnent de bonheur pendant que près de la véranda, « la baleine » bardée de cuir noir balance des grands coups de fouet sur les fesses de « Flipper » qui hurle son plaisir suspendu à une grosse poutre. La porte d'entrée s'ouvre soudainement et « le béguey » apparaît avec une casquette et un uniforme nazi sur des portes jarretelles qui découvrent des jambes bien épilées.

« - Alors les amis...on ne m'attend pas pour la fiesta ?! »

Une frénésie s'empare de Kiki qui n'a pas lâché l'écran du portable. Il gesticule sur le fauteuil en poussant des cris assourdissants et son gros doigts velu et boudiné appuie sur la touche « Envoyez à tous mes contacts ».

Cette fiction directement sortie de mon imagination montre que la réalité peut hélas s'en approcher affreusement. Tant que les batteries des portables sont chargées, les saloperies peuvent pleuvoir à tout moment. Si le journal sud-ouest trouve que la campagne des élections municipales sur le bassin d'Arcachon s'emballe un peu, je trouve que c'est plutôt le calme plat comme si tout était déjà joué et il faut encore une fois de plus aller sur les réseaux sociaux pour y découvrir le croustillant qui remplace les programmes. Ainsi, il y a peu du côté de la presqu'île de Lège-Cap-Ferret c'est par l'écriture que les contingents d'injures s'impriment sur la toile. Françoise Sammarcelli la femme de l'ancien maire a décidé d'envoyer des sauts de fiel sur Anny Bey pour défendre l'honneur de sa famille et il n'en fallait pas plus pour faire disjoncter une nouvelle fois la néo ferretcapienne qui dans un style plus littéraire lui balance des tombereaux de proses vitriolées...Pathétique.

https://www.ladepechedubassin.fr/2020/02/13/actualites/cap-ferret-sammarcelli-bey-guerre-ouverte-sur-les-reseaux/

Tout comme Jean Pierre Larrue le mari de l'édile de Lanton qui retrouve ses réflexes du bon vieux temps professionnel, en injuriant et bousculant en pleine rue des colistiers du camp adverse comme de vulgaires hooligans du parc des princes pendant que des témoins filment tranquillement la scène avec leur smartphone.

Sur sa page internet Bruno Lafon le maire de Facture Biganos fait part de son indignation de retrouver son visage grimé en Adolf Hitler sur ses affiches de campagne. C'est sur je ne peux pas cautionner ces actions mais il convient quand même de relativiser les choses sans pour autant les rendre légères. Des oreilles d’âne ou un nez rouge seraient ils plus injurieux ? Tous les politiques se font pasticher en führer même Nethanyahou, pas pour l'idéologie néo nazi mais pour critiquer les méthodes employées pour faire passer leur propre idéologie. Par contre on peut constater que dans les commentaires qui suivent la flagornerie ne connaît pas l'anonymat. Les noms de familles et la photo qui va bien sont bien identifiables pour exprimer la compassion face à cet « outrage ». Moi perso... je le trouve rigolo sur les affiches. Je vous le dis, tout part en vrille mais souriez..vous êtes filmé...

https://www.sudouest.fr/2020/02/18/bassin-d-arcachon-la-campagne-des-elections-municipales-s-emballe-7209246-2733.php

 

Posté par paterzan à 19:36 - Permalien [#]
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01 février 2020

LE BAL DES MENTEURS

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Quelle ne fut pas ma surprise de découvrir le flyer de la une du journal sud-ouest en attendant d'acheter ma baguette de pain. Sur le mur derrière la caisse, sur un format A3 on pouvait lire «le bassin d'Arcachon plus pollué avant qu'aujourd'hui» le point d'interrogation avait il été oublié tout comme le point d'exclamation?https://www.google.com/amp/s/www.sudouest.fr/2020/01/08/le-bassin-plus-pollue-avant-qu-aujourd-hui-7033910-2733.amp.html
Apparemment non, c'était bien une affirmation. Partout dans la ville, dans tous les dépôts du journal, cette affiche me sautait aux yeux me faisant monter une colère froide directement dans mes neurones. Qui donc pouvait oser affirmer un si gros mensonge? Je veux pas reprendre une célèbre réplique de Michel Audiard, mais quand même, c'est dur à avaler cette soit disante info. L'auteur de mon courroux venait de «El Fransisco» alias François Déluga maire du Teich, président du parc marin, président du syndicat intercommunal du bassin d'Arcachon et autres cacahuètes lors  de son discours de vœux à la population. En rentrant chez moi mes doigts n'eurent aucunes difficultés à glisser sur le clavier pour pondre un portrait bien vitriolé de sa personne. J'avais envie de le prendre par le colback et le traîner à grands coups de pieds au cul jusqu'à la plage devant chez moi et lui demander pourquoi le sable est noir, pourquoi il n'y a plus d'herbiers, plus de palourdes, pourquoi la mer est marron, pourquoi les oiseaux ont déserté les esteys. Je m'attendais à lire un reportage complet de la part du journaliste ouvrant un débat d'opposition mais non ce fut tout un article d'une ode d'inepties en roue libre de ce monsieur sans aucunes contradictions. La soupe est vraiment bien servie sur ce territoire. Son argumentation sur l'absence de surtourisme sur le bassin d'Arcachon en prenant le Cap dAgde comme référence est carrément grotesque. Le Cap d'Agde est un immense complexe touristique construit sur des marais dans les années 70 alors que le bassin d'Arcachon est un plan d'eau naturel entraînant une évidence sur la différence de lits d'accueil. Je conseillerai même à«El Fransisco» d'aller s'informer sur la restructuration de ce site et l'efficacité des actions pour la sauvegarde de l'environnement. (Mise en place de récifs artificiels). La réserve marine du roc de Brescou vient d'être décidée avec un accord commun empêchant professionnels et plaisanciers de toutes pêches, plongée et ancrage dans cette zone. Peut-être a t'il en tête de promouvoir une nouvelle offre touristique sur le bassin d'Arcachon en proposant un secteur de sable fin pour la pratique du libertinage afin de booster encore plus l'économie locale?! Si Philippe Madrelle son père spirituel lui avait appris à savoir bien caresser les ânes dans le bon sens du poil, son discours à la Donald Trump qui considère ses opposants comme des «prophètes de malheur» met une seule chose en évidence, son ridicule. Mais non non et non je n'allais pas publier le billet car  je me sentais étrangement seul à ressentir une telle opinion. Heureusement il a fallut que la dépêche du bassin publie en une (avec un point d'interrogation) puis 16 jours plus tard(mieux vaut tard que jamais) dans un article perdu dans les pages locales du journal sud-ouest, le communiqué de Jacques Storelli président du CEBA regroupant 27 associations environnementales et citoyennes qui avec des mots politiquement corrects traduisent l'intégralité du fond de ma pensée. A lire absolument.
https://www.ladepechedubassin.fr/2020/01/17/a-la-une/comment-peut-on-soutenir-que-le-bassin-est-moins-pollue-aujourdhui-quil-y-a-50-ans/

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Pour l'annonce de sa candidature à un quatrième mandat "Crème antirides" alias Yves Foulon maire sortant d'Arcachon n'a pas lésiné sur l'arrosage de boniments dans son discours, adoptant sans honte la citation de Joseph Goebels:" plus le mensonge est gros, mieux il passe." A première vue on s'aperçoit qu'il a bien lu les consignes de l'ADEME pour les élections municipales à venir recommandant aux futurs maires de privilégier la transition écologique dans leurs programmes. Ses affiches de campagne sont peintes en vert et notre joueur de bonneteau vante la création de jardins dans sa ville et déroule toute sa fierté pour avoir eu la visite d'un chef papou:

« -Il n'est pas venu nous voir par amitié mais parce qu'il savait que cette ville était bien entretenue au niveau de ses espaces boisés»

Elle n'est pas bonne celle là?! Il fallait oser la faire...mais le meilleur reste à venir. C'est vrai quoi, quand Mundiya Kepanga est arrivé à Arcachon, il s'est écrié:

«-Hum...ça sent bon la chlorophylle ici. Le petit chef de cette tribu doit bien nourrir ses crocodiles... mais pourquoi fait il autant de cages à ouistitis?»

http://www.lecridelabernache.com/archives/2018/05/16/36409167.html

En fait, c'est tout simplement un des réalisateurs de ce documentaire,originaire du coin qui a proposé une projection et un débat à l'édile avec la venue du chef papou. L'occasion était trop belle pour accepter ce greenwashing cousu main. Chaud bouillant il a enchaîné par un concours gagné sur « les alternatives à la voiture dans la ville » :

« -Arcachon est la seule ville de France à proposer gratuitement des vélos à ses habitants »

D'abord il faut préciser que les vélos ne sont pas proposés gratuitement mais offerts dans la tradition balkanyenne à des administrés qui préfèrent plutôt sortir la berline pour aller faire du shopping. On pouvait en voir dans les annonces du bon coin, dans les rues de Bordeaux et même jusqu'à Paris. Le concours a été organisé par la Radio RMC dans l'émission d'Eric Brunet, un journaliste bien ancré à droite qui avait écrit un livre en 2012 « Pourquoi Sarko va gagner », qui malgré la défaite continuait à dire qu'il avait gagné quand même et qui depuis des années cherche un petit pied à terre entre le Ferret et Pyla.

« -Tout le volet écologique est au cœur de notre projet. Ce n’était pas le cas avant mais nous avons conscience qu'il faut agir localement. Je veux qu'Arcachon devienne la capitale exemplaire et durable de la cote atlantique . C'est ambitieux mais vous le méritez»

C'est quand même la cerise sur le gâteau. ENORME. Il se contredit ouvertement en disant que pendant ses trois mandats précédents il se foutait royalement de l'écologie mais maintenant comme tout le monde en parle, et bien on va devenir les meilleurs. Emballé c'est pesé. Standing ovation, au revoir les amis et surtout votez pour moi. Le bonhomme est en pleine forme.

Bon... j'ai hâte de savoir comment il va s'y prendre car moi je préfère la citation d'Alexandre Soljenitsyne :« Crois tes yeux et pas à tes oreilles »

 

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Nous y sommes... les candidatures pour les prochaines élections municipales du bassin d'Arcachon sont presque dévoilées, la course va pouvoir débuter. Avant de lire tous les programmes, il serait bon de définir les enjeux de ce territoire car pour un bilan de la situation il suffit de relire mes billets ou d'ouvrir les yeux. Nous sommes presque tous convaincus que nous devons privilégier la préservation de notre environnement et aller vers la transition écologique avant de concevoir des idées permettant l'amélioration de la vie de la communauté par le bien être. D'abord il convient de féliciter les personnes qui s'engagent dans ces batailles électorales des municipales tant il est difficile aujourd'hui d'exercer le titre de maire en ayant que l'ambition de servir la communauté en conjuguant tous les aspects humains pour une vision à long terme. Attention cependant il ne faut pas omettre, surtout sur notre territoire, que le pouvoir et l'argent peuvent être aussi une motivation supplémentaire, n'en déplaise au journal sud ouest qui s'offusque des gens qui se moquent sur les réseaux sociaux mais qui ferait bien, de moins afficher sa connivence partisane. Une démocratie ne marche qu'avec des contradictions. C'est pour cela qu'il est regrettable de ne voir aucune liste d'opposition dans certaines villes.

 

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ARCACHON

 

Yves foulon le maire sortant possède un électorat bien confortable mais peut être un peu moins fidèle par rapport à la bétonisation outrancière injectée dans leur ville durant ses mandats. Désormais il ne vise l'élection que pour se diriger vers les sénatoriales qui lui apporteraient un fauteuil bien ouaté pour ses vieux jours, à moins de se prendre pour Greta Thunberg.Pour contrer ses ambitions, 5 listes se sont présentées ce qui pourrait emmener à penser à voir un deuxième tour. Possible si les alliances seront communes dans le but de changer d'ère.

Vital Baude(EELV) bien connu des arcachonnais pour avoir déjà battu le fer dans l'opposition a une belle carte à jouer si il arrive à faire l'adhésion d'un projet commun.

Sébastien Hénin tête de liste d'un des piliers de l'opposition Charles Albert Lucas devra faire ses armes pour convaincre.

Laurent Lamara (RN) Autre pilier historique va au combat avec ses idées que je ne partage pas mais c'est honorable.

François Moncel un arcachonnais voulant monter une liste tout en n'excluant pas un rapprochement avec Sébastien Hénin.

Christian Panonacle(LREM) mari de la député qui profite de cet opportunisme pour se lancer dans la bataille faisant grincer les dents ci et là. Pas sûr que ce soit suffisant.

 

LA TESTE

Jean Jacques Eroles(DVD) le maire sortant a réussi à grimper dans l'oligarchie en fabriquant de solides réseaux de notables voués à sa bottes. Mais ses actions et ses projets font couiner beaucoup de personnes dans leur chaumière. Le nombre de prétendants démontre bien que la place est bonne. Je pense qu'il va chercher à tous prix des alliances pour sauver sa tête.

Jean Bernard Biehler ancien adjoint en dissidence tente de prendre le fauteuil.

Valentin Deiss(EELV). Le tout nouveau veut profiter de la poussée verte pour imposer ses idées. Attention cependant aux requins.

Dominique Junjaud un commerçant qui veut afficher ses idées

Véronique Rocchi la touche féminine dans ce monde de brut qui avec un dissident voudrait faire manger le sable à l'édile en place.

Patrick Davet Autre pilier de la mairie qui veut croire que son heure est enfin venue.

Stéphane Géraut(LREM?) représentant de la majorité présidentielle voudrait lui aussi bien avoir une place au soleil.

 

GUJAN MESTRAS

Marie Hélène des Esgaulx maire sortant, poids lourds des mandats électoraux fait campagne pour mettre sur le trône son fidèle dauphin Xavier Paris tout en lorgnant sa réélection à la présidence de la COBAS qui lui sert de pompe à fric. C'est dans cette ville que les combats seront les plus virulents car toutes ses actions menées dans sa ville sous ses mandats sont très loin de faire l'unanimité.

Tony Lourenço Ce dissident montre qu'il a les dents longues avec une campagne déjà très active. Cependant son autosatisfaction dégoulinante pourrait lui jouer des tours. Il va devoir mettre un peu d'humilité s'il ne veut pas voir la désillusion se répandre sur ses pieds.

Jacques Chauvet Un ex adjoint vieux routier du corps électoral qui veut voler de ses propres ailes avec un changement soi disant radical.

Patrick Lahonde(DG) il veut sortir des braises les forces de gauche pour essayer de trouver une existence dans ce paysage de droite conservatrice.

 

LE TEICH

François Déluga élu depuis trente ans avec des scores de dictateur africain, il souhaite conserver son fauteuil et « peut être » se délester de quelques obligations pour pantoufler pépère sans avoir d'opposant à ce jour.

C'est triste et je souhaite voir une liste s'inscrire prochainement.

 

FACTURE-BIGANOS

Bruno Lafon le maire sortant profite encore de solides réseaux qui peuvent lui faire gagner les élections. Devenu une pièce importante dans les rouages du système sur le nord bassin, ses actions et ses décisions deviennent de plus en plus amères dans la bouche de certains administrés. Il fera tout pour briller encore quelques années de plus.

Annie Cazaux L'opposante principale devra muscler son jeu en mettant son programme en lumière et faire face au coups bas à venir.

 

AUDENGE

Nathalie le Yondre(PS) la maire sortante veut continuer le développement économique de sa ville.La venue des déchets de méthanisation sur la commune remplace l'enfouissement des déchets toxiques. Reste à savoir si tout le monde est ravi ?!

Philippe Polh sans étiquettes propose un « Audenge Autrement » Il faudra être dissuasif.

 

LANTON

Marie Larrue la maire sortante va tenter de garder sa place après avoir subit quelques gros échecs en voulant

imposer sa propre vision à tous ces villages réunis provoquant l'ire des plus irréductibles. Je pense qu'elle va devoir serrer les fesses pendant cette campagne.

Tony Billard ce conseiller d'opposition (PS) fraîchement anobli par LREM a la ferme intention de donner des leçons de dégagisme à l'élue en place. Attention à ne pas s'emballer trop vite.

Jean Charles Perrucho ce commerçant à la retraite veut préserver un cadre vie tranquillou pour mettre de l'harmonie dans tous les villages. Enfin un grain de poésie au pays ou l'on fête la turlutte!!

 

ANDERNOS

Jean Yves Rosazza Le maire sortant n'aura pas à se battre et veut continuer son chemin pour terminer ses projets. L'opposition qui naguère avait régné en maître durant des décennies s'est totalement liquéfiée et il est inacceptable qu'elle ne porte pas un nouveau projet dans une ville de 12000 habitants. La gentrification récente amène un égoïsme malsain ou il est plus important de regarder son nombril que le lieu de vie qui nous entoure. Il est parfois difficile de prendre racine pour s'engager mais ce qui va se passer est sûrement flatteur pour l'édile en place mais ce n'est pas bien du tout. Je le regrette amèrement.

 

ARES

 

Véronique Destouesse le maire sortant Jean Guy Perriere qui a eu l'élégance de ne pas se représenter en comprenant qu’être le dindon de la farce ne pouvait plus rien lui apporter et rapporter, c'est sa conseillère qui reprend le flambeau. Elle va devoir apprendre les ficelles et savoir avaler des couleuvres.

Xavier Daney ancien conseiller d'opposition il devra lancer les débats pour exister. Ce duel s'annonce intéressant.

 

LEGE-CAP FERRET

 

Philippe de Gonneville(LR) dauphin autoproclamé maire suite à l'accident cérébral de Michel Sammarcelli aura la lourde tache de continuer l’œuvre de ses anciens maîtres (Robert Cazalet et MS) Je profite juste pour dire que si j'ai longtemps combattu les idées de Michel Sammarcelli, que je lui avais collé de jolis sobriquets qui régalaient mon esprit pour le mettre en scène dans mes billets , il était un « putain de lion politique »qui aura marqué le bassin d'Arcachon. Je lui souhaite le meilleur rétablissement pour désormais profiter de ses vieux jours.

Anny bey Conseillère d'opposition à Arcachon au caractère bien trempé qui a donné du fil à retordre à Yves Foulon pose sa candidature dans cette ville. Il va lui falloir beaucoup de maîtrise pour ne pas repartir dans ses travers explosifs qui dévalorisent sa crédibilité chaque fois un peu plus. Demander un débat public à l'adversaire pour une élection municipale est carrément inutile, improductif comme deux aimants qui se repoussent. C'est les gens qu'il faut convaincre à défaut de croire en soi pour présenter ses idées, son programme.

Véronique debove (LREM) entartrée Macron il va lui falloir beaucoup de courage pour exister entre deux fauves.

Je n'oublie pas aussi ceux du val de l'Eyre qui font partis de l'intercommunalité. Je souhaite que Marcheprime et surtout Mios ne s'engouffrent pas ou plus dans la frénésie de l'urbanisation qui serait indéniablement néfaste à l'environnement de plan d'eau du bassin d'Arcachon. Bonne chance à tous.

MIOS

Cedric pain(PS) le maire sortant.

Daniel François(LREM)

MARCHEPRIME

Julien Gratadour adoubé par le maire sortant Serge Baudy

Christelle Maurin

Manuel Martinez

15 janvier 2020

SACRE RAYMOND!!

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Pour commencer je vais faire un état des lieux du bassin d'Arcachon en ce début d'année 2020.

Arcachon est toujours la ville de la bourgeoisie bordelaise. Mis à part le quartier de la ville d'hiver, c'est un front de mer bien propre sans grand charme dans un cadre bétonné dégueulasse. C'est clinquant rutilant pour que les crocos des polos puissent se reconnaître aisément au milieu de petits espaces verts qui donnent la touche écolo. Ici tant que la queue de la baleine qui flotte dans l'eau est repeinte tous les ans, le reste importe peu. A coté Pyla sur mer ressemble à Neuilly sur seine en plus exotique. Le charme des villas Gaume perdure toujours même si les pins se tronçonnent plus facilement et que les habitants tiennent plus farouchement à leur quartier qu'à leur cadre de vie. La Laportanostra tient d'une main de maître le coté bling bling au pied de la dune du Pilat et comme leur voisin, le reste importe peu.

La Teste et Gujan mestras autrefois haut lieu de l'ostréiculture sont devenues des villes dortoirs ou les nouveaux quartiers et nouvelles résidences poussent aussi vite que les champignons, desservies par une voie express toute fraîche pour relier rapidement Bordeaux. Les promoteurs s'éclatent comme des fous et la propagande coule à flot. Mis à part les près salés encore à peu prés authentiques et les petits ports de moins en moins authentiques ou comme tout autour du bassin, les ostréiculteurs deviennent des restaurateurs à cabane de dégustation donnant presque de l'authenticité à l'arnaque. Il faut chercher mais certains jouent quand même le jeu correctement. Jusqu'à quand ?!

Le parc ornithologique du Teich qui est la touche green washing reste heureusement bien protégé et le delta de la leyre qui draine les pesticides des maïs landais jusqu'au bassin offre toujours des ballades sympas. Facture Biganos est une énigme. Ses petits ports judicieusement réhabilités qui sont très agréables à visiter ont l'inconvénient de se situer proche de l'usine Smurfitt qui suivant le sens du vent embaumera l'air d'un parfum assez désagréable. Cette papeterie qui pendant des décennies a déversé des tonnes de déchets dans la nature tout autour, qui aujourd'hui essaye de montrer patte blanche mais qui refile quand même un peu de sa merde dans nos canalisations d'eaux usés jusqu'à l'océan se veut exemplaire auprès de l'opinion publique. La papeterie est l'industrie qui pollue le plus mais heureusement les autorités compétentes déclarent que la qualité de l'air et de l'eau sont bonnes voir excellentes. Le reste est une immense zone industrielle à enseignes mercantiles que le maire essaye d'étendre comme on tire sur un vieux chewing gum.

Audenge continue de se développer en faisant le deuil de sa décharge de déchets toxiques fraîchement et à minima réhabilitée en espérant que les fleurs repoussent puis une prochaine zone forestière qui accueillera les digestats des usines de méthanisation des alentours fera le bonheur des maires qui n'en veulent pas sur leur commune. Heureusement le domaine de Certes est le joyau qui cache l'amertume. Une bouffée de nature ou il est bon de flâner. Lanton et ses petits villages résiste farouchement aux visions funestes de leur édile et Taussat reste mon village préféré ou j'adore m'égarer.

Andernos ma ville se gentrifie comme un peu partout mais plus qu'ailleurs. Les nouveaux arrivants prennent leurs habitudes et l'urbanisation dites « des dents creuses » fait de terribles ravages. L'immobilier flambe emmenant irrémédiablement une clientèle de plus en plus bourgeois bohème. L'empreinte du nouveau maire se met doucement en place mais peu à peu c'est moi qui ne trouve plus ma place ou alors, je deviens un vieux con comme dit parfois ma femme. Arès jalouse toujours sa voisine sans pour autant freiner l'urbanisation mais ses près salés sont une des plus belles pépites de ce territoire. Les villages ostréicoles de la presque île offrent toujours leurs décors carte postale devenant totalement invivables en périodes estivales. Le prix des parcelles à bâtir se font de plus en plus rares et le prix grimpe en flèche jusqu'à atteindre des sommets au Cap ferret qui est devenu « the place to be » des gens fortunés mais qui risque de payer très cher écologiquement ce développement en or massif constitué de clientélisme, passe droit et toute la panoplie qui va avec. L'endroit reste sublime malgré tout.

Les élections municipales approchant à grands pas sur le bassin d'Arcachon, je suis allé voir mon ami Raymond qui grand sage divinateur à temps perdu va m'éclairer sur l'avenir du territoire. Je le retrouve chez lui attablé avec son fidèle compagnon Henry, un poney qu'il avait récupéré et sauvé d'une mort certaine. Il faut préciser que outre l'affection sans bornes que l'animal voue à son maître, outre qu'il tète la boisson autant que lui, il est stupéfiant de voir que parfois il arrive même à être plus lucide dans ses prévisions que Raymond. Vu la tronche de mon ami et l'haleine fétide d'Henry je sais que c'est le bon moment pour la consultation.
«-Salut les amis, je viens vous voir pour entendre votre avis sur les prochaines élections municipales et l'avenir du bassin.»
Raymond éclate de rire puis décapsule une nouvelle canette avec ses dents et Henry frétille du popotin aspirant d'un coup sur la paille pour descendre son verre tout en tapotant ses sabots sur le parquet pour qu'on le reserve aussitôt. Raymond ferme les yeux en prenant une longue inspiration. Il reste quelques minutes dans ses pensées, ronchonnant parfois puis souriant aussi mais quelque chose semble le déranger. Henry enfile sa bière d'un trait en fixant mon regard. Son ventre gargouille bruyamment sortant Raymond de sa léthargie. Sa queue en panache se dresse fièrement et un pet aussi monstrueux que nauséabond s'échappe de la bestiole. Raymond enchaîne :
«- Voilà la réponse à ta question mon ami...»
Sacré Raymond!!