LE CRI DE LA BERNACHE

18 août 2017

QUAND VIENT LE NOROÎT

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Dans cette période estivale ou les stations balnéaires ronronnent dans la luxure pour capter des devises dans une météo défavorable, ou les élus locaux font acte de présence dans les fiestas quitte à faire un Paquito endiablé pour que les touristes oublient le manque de soleil, j'aime me promener à pied dans les rues de mon quartier pour ressentir pleinement le brouhaha des humeurs de vacances avant de finir sur la plage pour apaiser mon âme sur les contrastes d'un couchant. Après avoir été chastes comme des nonnes, les résidences secondaires bayent aux corneilles libérant des partitions libidineuses de la vie. Mon voisin René a ouvert les portes fenêtre de son salon pour profiter d'une hypothétique bise qui pourrait rafraîchir sa carcasse et l'énigme du père Fouras résonne dans tout le quartier. Avachi dans son fauteuil la bouche ouverte, les anxiolytiques s'obstinent à lui fournir la réponse. Je ne peux vraiment pas l'aider car je suis nul aux devinettes.  Les éclats de rire et les engueulades tombent en morceaux dans la moiteur puis le bruit des bouchons de bouteilles sert d'alibi à la convivialité. Un jeune aux bras tatoués, adossé à l'encadrement de la fenêtre de sa chambre sirote une bière qu'il tient entre le pouce et l'index en écoutant un rap bien crade. À la croisée de nos regards il monte le son de sa Bose portative. A la fenêtre d'une cuisine des femmes rigolent de vives voies aux exploits de Dédé sur une partie de pétanque improvisée après un apéro corsé. Le temps maussade l'a empêché de poser ses fesses sur le banc d'Arguin alors il s 'est vengé à coup de pastis car le jaune est sa couleur favorite. Sur la plage, la mer tire sa révérence et mon fils qui revient sur son paddle a la banane. Des gens ci et là ont posé un drap sur le sable pour pique niquer en savourant les braises du panorama qui s'étouffent doucement. Une musique Salsa portée par une soudaine bise de noroît arrive à pas feutrés traversant les volutes de sardines et merguez des braseros des villas du front de mer qui enlaceront les fringues sur les fils à linge. Sur le dernier banc caché par le tamaris un jeune couple se bouffe la gueule et des émanations ardentes se libèrent de leur corps. Il y a bien longtemps que je n'ai pas embrassé  Isa comme cela. Peut-être devrais je le refaire mais je ne crois pas car le désir des premiers émois est trop pur et éphémère, pas encore usé par le temps qui creuse les rides puis j'aurais l'impression de passer pour un gros débile. En remontant ma rue pour rentrer dans mes pénates, des notes de piano s'échappent de chez madame Blanc, la dame aux chats. D'habitude elle aime vagabonder sur des sonates ou des préludes et qu'elle ne fut pas ma surprise d'entendre les accords d' «Imagine» fracasser les façades pour entrer dans mes oreilles comme une pièce dans un jukebox. Si seulement les gens pouvaient comprendre cette chanson comme je la ressens. Les volets de René sont clos et ma fille trépigne sur la terrasse. En la voyant dans une tenue terriblement sexy et en revoyant le couple sur le banc, un énorme frisson surfe le long de mon échine car le reflet de l'innocence est plus dur à supporter sur nos proches.

«As-tu entendu le piano.. c'était «Imagine» de John Lennon.

-Connais pas..Encore un de tes chanteurs du siècle dernier... ce n'est pas tout, je dois retrouver mes copines. Tu n'aurais pas 10 balles  s'il te plaît?»

La cruauté saine de son propos me montre de plein fouet ce temps qui passe. J'accepte pleinement cette réalité même si parfois c'est dur à avaler. Alors je lui tends un billet de 10 € qu'elle empoigne sans état d'âme mais avant de partir, elle retire un de ses écouteurs en me montrant une vidéo de youtube sur son smartphone.

«-Cool ton chanteur!!

-Tu rentres à minuit et pas minuit une lui répondis je...en souriant. »

Ps: Ce billet ayant été écrit avant les attentats de Barcelone, la chanson « imagine » se doit de résonner encore plus fort dans le coeur de chacun de nous pour crier haut et fort que la vie et la liberté sont plus fort que l'obscurantisme, la religion et la haine.

 

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01 août 2017

UN DÉCRET ET DES CRIS

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Jacques Storelli président de l'ADPPM (association de défense et de protection de Pyla sur mer) et président du CEBA (coordination environnement du bassin d'Arcachon) vient de découvrir que la majorité de son association est corrompue par leur propre égoïsme en soutenant les associations de plaisanciers et du monde du nautisme pour l'abrogation du décret du banc d'Arguin. Un monde doit s'effondrer sous ses pieds. Les messages de bon sens qu'il diffuse depuis de nombreuses années et tous les combats auxquels il a participé s'enfuient  comme une volée de moineaux. J'en suis profondément triste et lui apporte mon soutien.

http://www.sudouest.fr/2017/07/29/les-plaisanciers-mobilises-le-5-aout-sur-tout-le-bassin-3656168-2733.php


L'être humain est capable de s'adapter à de nombreuses situations, à être solidaire face à l'adversité, à avancer ensemble vers un but commun mais il est incapable de maîtriser le temps. L'action de vouloir préserver une liberté ne peut être légitime que si elle perdure dans l'origine de sa définition pour pouvoir la transmettre. L'amalgame entre préserver une liberté et sauvegarder une liberté que l'on s'est appropriée représente le problème de ce fameux décret du banc d'Arguin. Le côté philosophique que certains veulent défendre se mélange conjointement au côté lucratif que certains ne veulent pas dire en omettant de porter un jugement de bon sens sur une situation que seul le temps qui passe sera  juge. Simplement il faut bien se rendre compte que le temps a un train d'avance sur notre réflexion et avec le réchauffement climatique, la dégradation écologique du bassin d'Arcachon la durée entre les deux trains doit obligatoirement se réduire  pour sauvegarder ces libertés et la biodiversité. Autre point à prendre en considération est le silence assourdissant des élus locaux et barons, premiers responsables de cet amalgame. En effet, en voulant développer l'image et l'esprit du bassin d'Arcachon pour attirer le tourisme de masse avec les millions d'euros d'investissement des contribuables sans faire un état des lieux pourrait être qualifié de scandale. C'est vendre un somptueux palais sur un terrain radioactif. Si les plaisanciers et le monde du nautisme peuvent naviguer sur une mer polluée, les  poissons et la faune ne peuvent pas. Sanctuariser ne veut pas dire « terrorisme écologiste » ou alors les néo zélandais seraient les pires djihadistes de la planète car ils ont sanctuariser un territoire plus vaste que la France autour des îles Kermadec dans le pacifique tout comme le Chili avec l'île de Pâques donnant seulement des autorisations aux pêcheurs indigènes. (Les pêcheurs professionnels du bassin d'Arcachon sont aussi des indigènes). Quand on lit les discours des décideurs, leur motivation et leur leitmotiv sont l'anticipation par rapport au temps qui passe. Pourtant ces lointaines contrées ne subissent pas trop le tourisme de masse( mais il est totalement maîtrisé sur les deux grandes îles). Par contre, comme je l'ai déjà maintes et maintes fois répété dans mes précédents billets, beaucoup d'endroits dans le monde vivant du développement touristique font machine arrière en quantifiant les touristes, en préservant, en interdisant pour sauvegarder l'esprit de leur territoire et le résultat est sans appel. L'économie locale est de nouveau florissante, la biodiversité se reconstruit pleinement et le tourisme raisonné rapporte le double de devises.

 

Il y peu, j'ai eu le malheur d'accepter d'accompagner un bon ami dans une soirée bon chic bon genre ou je ne connaissais pas grand monde. Le sujet du décret est bien sûr arrivé dans la discussion au pire moment, après un apéro corsé et quelques bouteilles de blanc sur les huîtres. Manifestement la large majorité des personnes s'enflammait sur les nouvelles interdictions que tout écologiste aurait été crucifié sur place. Bien évidemment je restais sagement dans mon coin à bouffer mon chapeau et même si je ne suis pas un pur écologiste je n'avais aucune envie de mettre mon grain de sel. Seule une dame d'un certain âge osa s'aventurer à donner quelques contradictions mais fut vite renvoyée dans les cordes par le maître des lieux qui commençait à partir en live. Hélas une vielle connaissance ne me portant pas dans son cœur, sachant très bien ma position balança haut et fort mon pedigree à l'assistance comme le chrétien dans la fosse aux lions. Il n'y avait aucune branche autour de moi pour me récupérer au milieu de tous ces regards qui attendaient ma mise à mort. Ma seule pirouette fut de dire que effectivement j'étais pour une sanctuarisation raisonnée du banc d'Arguin mais que le lieu et le moment pour développer mes arguments n'étaient pas en adéquation pour ouvrir un débat et en me retournant pour me sortir de la lumière, j'entendis :

«-Encore un putain d'ayatollah écolo qui veut tout nous interdire. »

Avec trente ans de moins je lui aurai envoyé mon poing dans sa tronche. Je l'ai regardé droit dans les yeux en lui répondant :

«-Vous me traitez d'ayatollah ?! Alors laissez moi vous traiter à mon tour de pauvre con »

Il va de soi que j'étais devenu persona non grata et que j'avais un peu plombé l'ambiance. Non mais, me traiter d'ayatollah, il ne va pas bien lui.. De toute manière, j'étais heureux de rentrer chez moi car faire semblant ou paraître être quelqu'un n'est pas ma tasse de thé. De plus ses mojitos étaient dégueulasses et ses entre deux mers devaient cogner à peine les 3 euros. Alors j'ai souri à la dame d'un certain age et je suis parti. Non mais...Ayatollah.. il est fou lui.

 

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20 juillet 2017

UN LAPIN DANS LES PLEINS PHARES

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"- Mon Cri-Cri d'amour est l'homme parfait et je suis extrêmement blessée que l'on s'en prenne à lui. Le pauvre, déjà que je lui pique sa place, qu'il se dévoue corps et âme pour me seconder bénévolement, sans toucher un centime d'euro, juste pour le feeling, voilà qu'une certaine presse profite que je sois une novice pour enfoncer mon Cri-Cri. C'est vrai que je n'avais pas encore tout lu le protocole du parfait béni oui oui de notre dieu Manu et que les dorures de la république ont quelques peu flatté mon égo me mettant l'ivresse du pouvoir en bouche. Vous savez j'apprends​ vite et il va falloir que je m'imbibe de malhonnêteté pour paraître plus crédible. C'est contre ma nature mais heureusement Cri-Cri ne sera pas loin. Aujourd'hui je compatis à la douleur de Pénélope. Nous sommes un peu sœur jumelles toute les deux sauf que elle, elle gagnait sa vie en ne foutant rien alors que mon Cri-Cri veut travailler en ne gagnant rien. C'est kif kif bouricot, non?! Maintenant je vais attendre les ordres d'en haut et faire les yeux doux à Brigitte pour qu'elle calme son doudou puis il va falloir faire la tournée des festivités de ma circonscription en ingurgitant des huîtres à la pelle pour justifier mon intégration et ma légitimité. Pour mon Cri-Cri, je pense qu'il sera bien mûr pour la mairie d'Arcachon car l'autre lascar sent la loose à plein nez et avec la raclée qu'il vient de prendre je pense qu'il fera tout son possible pour m'éviter le plus souvent. Allez je file à Paris me faire tirer les oreilles et mon Cri-Cri d'amour me rejoint en Blablacar."
- Ps: Merci au journal Sud ouest de ne pas avoir mis au grand jour cette erreur de jeunesse, je m'en souviendrai.

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C'est les vacances, je suis cool et je ne vais pas mettre de l'huile sur le feu. Sans remettre en cause la bonne foi et l'amateurisme de notre député de la 8ième circonscription du bassin d'Arcachon «pleins phares» alias Sophie Panonacle, il ne va pas falloir quand même nous prendre  pour des quiches. Le bénévolat de son époux serait beaucoup plus utile dans des associations caritatives qu'à la buvette de l'Assemblée. Cette mise en garde vient de mettre de la suspicion dans son pedigree et la dame va devoir bien faire attention à ses faits et gestes car le moindre faux pas pourrait emmener son état de grâce jusqu'aux portes de l'enfer.

https://www.marianne.net/politique/deputee-lrem-cherche-assistant-pour-son-conjoint-directeur-de-cabinet-benevole

 

 

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09 juillet 2017

CHOUETTE C'EST LES VACANCES!!

bonnes vacances

Une fois n'est pas coutume je vais vous livrer une partie de ma vie qui entre de plein cœur avec la situation écologique catastrophique du bassin d'Arcachon. Dans la fin des années 80 je faisais du « business » de bijoux et fringues à Ubud avec Kutut sur l'île de Bali. ( Juste pour passer l'hiver au chaud) Kutut est originaire d'une petite île dans la mer de Florès ou sa famille pratique la pêche. Après que mon container fût chargé, il m'invita chez lui pour finir mon séjour. Mon avion partant dans quinze jours j'y suis resté plus de deux mois. Je ne m'étendrai pas sur le cadre paradisiaque du lieu mais sachez quand même que devant la cabane familiale deux fosses marines occupaient le lagon portant le doux nom de «Manta point». Tout autour des îles et archipels il y avait«shark point» et «Turttle point». Ce n'était pas des spots pour touristes mais des sentinelles pour les pêcheurs. Il suffisait de suivre la chaîne de la biodiversité pour trouver l'endroit ou poser ses filets. Tous les deux ou trois jours les raies Manta venaient se nourrir de plancton dans la grande fosse et je dois vous avouer que nager avec elles reste un de mes plus beaux souvenirs. Trente années plus tard, Kutut est retourné sur son île pour subvenir aux besoins de sa famille car la concurrence à Bali était devenue trop féroce avec le développement du tourisme de masse. L'automne dernier je suis retourné le voir sur son île. Outre le choc émotionnel de nos retrouvailles que le temps laisse sur nos visages, que les couleurs turquoises de la mer soient toujours présentes c'est la progression de la blancheur des coraux qui a attiré mon attention comme la noirceur du pétrole des cuves de l'Amoco cadix sur les côtes bretonnes ou un rejet d'une station d'épuration en d'autres latitudes. Kutut avait repris le bateau de son père avec ses deux grands fils devant aller de plus en plus loin pour espérer un retour avec du poisson dans la cale. Dans la grande fosse les raies ne passent qu'épisodiquement, de temps en temps même rarement comme il dit. Alors des touristes venus en speed boat squattent le fond à attendre la promesse de leur venue mais hélas pour satisfaire la déconvenue ils donnent du pain aux poissons clown et multicolores qui peuplent désormais ce nouvel habitat afin qu'ils puissent repartir les yeux remplis de cette féerie. Sauf que les raies Manta n'aiment pas ces nouveaux locataires, que la chaîne de la biodiversité est cassée, que le poisson est ailleurs et que Kutut a raison de s'inquiéter. Je suis allé nager dans la petite fosse et j'y ai vu une vieille tortue qui mangeait des éponges. C'est toujours aussi beau mais un pincement au cœur gâchait mon plaisir. Kutut milite pour que son archipel soit sanctuarisé comme les îles Palaos un peu plus au nord dans la mer des Philippines. Ces îles font parti des plus beaux spots de plongée et de snorkeling au monde mais le tourisme de masse, les pêches intensives ou sauvages pour les ailerons de requins détruisaient à feu doux tout l'écosystème et l'économie locale. Le gouverneur exigea à l'ONU, la sanctuarisation  de ses îles et obtint gain de cause. Aujourd'hui, le tourisme est quantifié, organisé par rapport au temps de reproduction de la biodiversité permettant aux pêcheurs locaux de rester sur leur territoire. Les bateaux philippins,vietnamiens et chinois qui enfreignent les lois sont systématiquement brûlés et coulés. Ainsi les requins vivants rapportent beaucoup plus à l'économie locale que des ailerons dans une soupe chinoise.

Alors au fil de mes errances quand je revenais sur mon beau bassin d'Arcachon et que je voyais sa dégradation dans l'indifférence totale je me sentais étrangement seul. Maintenant les propos de Kutut prennent toute leur importance et continuent de hanter ma tête comme une rengaine. Nous sommes de plus en plus nombreux à constater l'évidence de l'urgence sauf les élus et barons qui continuent aveuglément leur quête vers le profit donnant des lettres de noblesse au tourisme de masse et à l'urbanisation au nom du développement durable. Nous ne devons plus rester silencieux. C'est pour ces raisons entre autres que je justifie mon point de vue sur la sanctuarisation du banc d'Arguin. Ce n'est pas pour emmerder qui que se soit c'est juste pour dire qu'il est urgent d'agir pour la sauvegarde du bassin d'Arcachon en Général. Après Scaph Pro qui chaque année dénonce la régression des zostères dans les grands chenaux, après les thèses d'universitaires et rapports alarmants des organismes d'état, la CESER (conseil économique social et environnemental régional d'Aquitaine) vient de publier un rapport édifiant sur la qualité des eaux d'Aquitaine jugeant la situation du bassin d'Arcachon préoccupante et urgente appelant les élus et décideurs de mener des politiques plus préventives que curatives. Heureusement que la dépêche du bassin est encore là une nouvelle fois pour dénoncer ce que je viens de vous dire car le quotidien Sud ouest ne veut surtout pas égratigner les décideurs qui alimentent leur fond de commerce. Lisez quand même ce rapport avant de partir bronzer, bonnes vacances à tous mais n'oubliez pas qu'il est urgent d'agir, de le crier haut et fort dans les oreilles de vos édiles et même de botter le cul de certains.

 Fichier à télécharcher: http://ceser-nouvelle-aquitaine.fr/essai-6/

 

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01 juillet 2017

DE LA PLUIE EN ETE

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Après les grosses chaleurs à s'enduire de crème solaire, le retour de la pluie nous enfile la polaire. Même si les sols ont besoin d'eau, c'est le soleil qui fait marcher les bateaux. Dans une location les pieds dans l'eau on peut regarder les cormorans mais sous une tente au milieu des flaques, c'est moins marrant. Et puis il y a les enfants qui commencent à râler, à dire « Qu'est ce qu'on fait ? » Alors on va aller flâner dans les rues pour s’empêcher de penser et ouvrir l'appétit des commerçants pour vous faire dépenser en vous disant que le soleil reviendra, à la prochaine marée. Les bateliers arcachonnais ont l'esprit morose de ne pas remplir leurs caisses pour aller à Arguin et les sternes sur leur banc pourront dire enfin « On se repose ». Les festivités n'auront pas la même saveur, aussi fadasse que le nouveau béton imposé aux administrés par « Crème antirides » alias Yves Foulon le maire d'Arcachon accroc au PPP (partenariat public privé) pour cacher son manque de pognon. Mais rien n’empêchera les risettes de nos élus aux fêtes de la mer bénissant leur business à marée haute afin de ne pas garder la tête basse quand leur eau bénite se retire. Le SIBA (syndicat intercommunal du bassin d’Arcachon) mettra de la peinture fraîche sur les vieilles stations de pompage des eaux usées pour que la couleur fasse oublier les fuites des canalisations obsolètes qui les entourent. Mais la pluie amène les visiteurs aux cabanes pour déguster de sympathiques huîtres quatre saisons en omettant de dire qu'elles sont génétiques et qu'il faut les croquer à défaut de les gober. Pas d’inquiétudes, le soleil reviendra lécher les peaux blanches et les pailles retourneront dans les Mojitos pour se faire aspirer.

Pour ma part je dois vous dire que je m'en fiche un peu car je préfère justifier mon salaire pendant cette période pour aller chercher le soleil l'hiver dans de lointaines contrées. Chacun son truc. Quoi qu'il en soit, bonnes vacances à tout le monde profitez en pour lâcher prise, faites vous plaisir, soyez heureux mais sachez aussi que cet endroit enchanteur du bassin d'Arcachon est en grand danger écologiquement et qu'il faut avant tout le respecter. Merci.

 

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Avant que le soleil ne revienne, je me dois de tirer mon chapeau et de m'incliner sur la disparition de deux êtres diamétralement opposés mais qui avaient la droiture comme leitmotiv.

La lumière irradiait son visage et son feu sacré a livré victorieusement bataille à tous ses combats. Elle rentrera en majuscules dans les livres d'histoire et son aura restera un guide à ceux qui ont le courage de dire non.

Sa gouaille de bon vivant et la vulgarité fleurie qui sortait de sa bouche en faisaient un personnage atypique dans lequel des vérités se cachaient bien souvent dans sa mauvaise foi. En restant toujours fidèle à lui même, il a su transmettre pendant presque un demi siècle sa passion pure pour le sport.

Aujourd'hui et demain, il sera de plus en plus rare de retrouver des personnalités aussi fortes. Bon vent à vous deux.

 

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Et je voudrais finir par une vidéo qui me met en joie car elle représente enfin ce qu'est « l'esprit bassin » par rapport aux multitudes proposées pour le tourisme avec l'argent public.La flagornerie n'est pas dans mes gènes mais Joël est un vrai grand ami et nous partageons ensemble beaucoup de combats pour la sauvegarde du bassin d'Arcachon. Il est la continuité de la transmission de ses parents et poursuit sa quête à vouloir vivre d'un produit naturel né et élevé sur ce plan d'eau. Même « Elvis » son chien fidèle approuve sa manière d'être. Je vous laisse juge.