LE CRI DE LA BERNACHE

14 novembre 2020

L'ATTENTE DES JOURS HEUREUX

crepuscule

 

A la kommandantur d'Arcachon, « Crème antirides » alias Yves Foulon le maire ne tient plus en place. Il est furax car dans sa ville on ne parle plus que du décès de l'ancien maire Pierre Lataillade. « Lataillade par ci, Lataillade par là, il n'en peut plus. Avec ce deuxième confinement ou il en profitait pour acquérir une conscience écologique afin que sa ville devienne la capitale verte de la côte Atlantique, transformant son bureau en une étable ou une litière lui sert de couchage et embauchant comme conseiller personnel Sarah une coach végan shaman à ses heures trouvée dans les beaux quartiers pour l'aider à sentir toutes les subtilités existentielles à dormir nu sur la paille, il n'arrive toujours pas à ce désintoxiquer des bienfaits de l'urbanisation qui ont imbibé son âme. Il aimerait bien arriver à sentir les vibrations d'un chêne centenaire en l'empoignant pour le câliner mais il n'y arrive pas. Il a pourtant décidé de créer une commission pour travailler sur le développement durable à appliquer dans sa ville pour les prochaines années, en nommant comme membre Rosette la vache, Totor le cochon, Mimie la poule et Brutus le labrador qui partagent son quotidien dans le bureau tout en se réservant le droit d'être l'unique décideur de leurs réflexions.

« - J'ai besoin d'un bon mojito pour me remonter le moral » dit il en agitant la clochette. Sarah entre dans la pièce avec un gros joint d'herbe entre les doigts.

« -Monseigneur voulez vous goûter cette substance des caraïbes qui par sa vertu vous projettera au cœur d'une forêt primaire.

-Non j'ai besoin du fameux cocktail de ma bonne Vévette. Elle seule connaît le bon dosage qui efface tous mes tracas.

-Mais Madame Yvette Maupilé ne fait plus partie de votre organigramme. Votre générosité lui a permis d'accéder à un repos bien mérité. Elle a juste laissé une petite boîte dans laquelle se trouvent quelques petits champignons hallucinogènes, de très haute qualité à mon goût. Je peux vous en préparer avec un cake qui j'en suis certaine, ôtera toutes les turpitudes qui hantent votre esprit.

-Surtout pas malheureuse ! Les champignons de Mundiya, ce maudit chef papou venu nous rendre visite il y a quelques temps ont failli corrompre mon âme à tout jamais. Il a fallu l'aide précieuse de mes amis promoteurs pour me remettre sur le droit chemin afin que mes rêves de palaces retrouvent toute leur place dans mon sommeil... Cours chercher Vévette. Dis lui que je double sa retraite car je veux retourner dans l'ancien temps pour mieux voir le nouveau temps qui annonce les jours heureux.... et enfin pouvoir crier à la face du monde, du haut de ce balcon... « Halte au béton »... et toi ?!...tu es viré. »

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Plus sérieusement, Le décès de l'ancien maire d'Arcachon Pierre Lataillade et les nécrologies distillées dans les médias ont obligé l'édile en place de faire profil bas car la manière d'Yves Foulon pour lui prendre sa place et son pouvoir n'est pas très glorieuse. Si Pierre Lataillade n'était sûrement pas tout blanc, il était quand même un vieux lion politique de la old school qui fonctionnait sur des valeurs hautement plus humanistes que son successeur réussissant à tirer Arcachon vers le haut et à ce jour, c'est l'histoire qui fera le constat des mandats de « Crème antirides » alias Yves Foulon l'actuel maire d'Arcachon.

Je vous invite à lire deux rares papiers du journal Sud Ouest sur Pierre Lataillade en lui souhaitant : « Bon vent Monsieur »

https://www.sudouest.fr/2011/02/15/lataillade-sort-du-silence-318719-662.php

https://www.sudouest.fr/2012/03/28/ridicule-pretentieuse-et-fausse-671233-710.php

PS : Il convient de mettre tous les maires du bassin d'Arcachon dans le même sac, avec ou sans étiquettes qui disent « Halte au béton » mais qui laissent une urbanisation anarchique sans âme s'installer sur le moindre mètre carré provoquant une artificialisation des sols catastrophique et destructrice de l'environnement pour les années à venir. Il serait bien de ne plus nous mentir.

 

*******

« La Depêche du bassin » a mis en honneur sur leur une, deux jeunes qui viennent d'obtenir le label Bio pour leurs huîtres et c'est bien.

 

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Il est vrai qu'associer le mot Bio à bassin d'Arcachon peut prêter à sourire et à se poser des questions. C'est en épluchant l'article et en enquêtant sur leur démarche que j'en suis arrivé à être totalement admiratif de cette initiative. Deux jeunes décident à contre courant de remettre au goût du jour le métier d'ostréiculteur, celui que pratiquaient nos anciens et celui de ceux qui travaillent l’huître traditionnelle persistant à le faire pour survivre. Je vois d'ici la pseudo nouvelle corporation des ostréiculteurs- dégustateurs, euh non pardon.. des vendeurs d'huîtres-dégustateurs qui derrière leur comptoir se bidonnent de rire les mains sur leur panse car ils pourront écouler énormément plus de marchandises achetées ci et là que ces deux gentils bambins qui ne connaissent rien au business afin de pouvoir partir au soleil l'hiver et rouler en berline 4x4 sur les quais des petits ports arcachonnais. Il faudra beaucoup de courage, de vaillance et éviter les coups fourrés, les bâtons jetés dans leurs roues pour que ces jeunes arrivent à leur but mais c'est une immense claque qu'ils affligent aux vieux cons boomers que nous sommes, aux haineux qui jettent leur merde dans les commentaires sur les réseaux sociaux pour afficher l'étendue de leur bêtise et de leur ignorance car Anne Marquet et Nicolas Goderel osent relever le défi d'y croire pour couvrir les dégâts de nos égoïsmes. C'est encourageant et je souhaite que les bien-pensants puissent offrir un autre regard à cette jeunesse et qu'il est urgent de les prendre au sérieux pour espérer peut être une issue positive à la sauvegarde du bassin d'Arcachon. Je suis de tout cœur avec eux.

 


04 novembre 2020

LE MANDALA

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C'est en découvrant un article et une vidéo dans le journal Sud ouest intitulé « Vues sur Andernos, une ville à la beauté confinée » https://www.sudouest.fr/2020/11/01/vues-sur-andernos-une-ville-a-la-beaute-confinee-8029684-2729.php que je ne sais pas pour quelle raison, je me suis retrouvé plongé 32 ans en arrière. Lors d'un de mes voyages dans le nord de l'Inde, quittant l’envoûtante moiteur crasseuse de New Delhi je m'étais retrouvé coincé dans une petite ville aux pieds de l'Himalaya car les pluies diluviennes des jours précédents avaient écroulé une portion de l'unique piste obligeant l'antique bus à attendre la réparation pour pouvoir reprendre la route. C'était Brian un vieux prof australien complètement imbibé par cette culture au point de non retour qui m'avait refilé une adresse d'un lieu de méditation dans un bled au milieu d'un somptueux décor sur les hauteurs en me demandant d'y rester quelques temps pour trouver des réponses à l'errance de mon âme et aujourd'hui je lui en suis éternellement reconnaissant. Pour quelques petits dollars je trouvais une piaule poisseuse avec une vue sur un grand terrain vague rempli d'immondices que la pluie avait charrié du flan de la montagne. L'odeur était insoutenable car les eaux usées s'étaient mélangées pour constituer un magma effroyable. Les pales du ventilateur étant très fatigué je fus obligé de laisser entrer un semblant d'air frais par la fenêtre mais comme tout le reste dans ce fabuleux pays, on s'y habitue très vite. Dans l'après-midi une vingtaine de gamins de huit à quinze ans s'activèrent à débarrasser les débris sans ménager leurs efforts. La tâche était énorme mais ils réussirent à dégager l'espace un demi terrain de football. Le lendemain armés de bambous affûtés ils tracèrent des sillons dans l'ocre de la terre asséchée dans lesquels des femmes s'empressaient de les combler de chaux ou de craie en plongeant leurs mains dans des paniers tressés. Tous les gestes étaient méticuleux, si précis que le silence qui régnait me transmettait une totale fascination. Ce fut deux jours plus tard en reprenant la route et les roues du bus calées au bord du précipice à attendre qu'un camion lourdement chargé puisse descendre la piste, que je comprenais la signification de leur dessin. Dans le contraste du vert végétal et du chaos de la misère, leur mandala blanc semblait sortir de son écrin, brillant comme un phare dans la nuit et m’hypnotisant entièrement. J'avais beau cherché un défaut dans les courbes des rosaces ou dans les quelques lignes droites mais tout était parfait sans la moindre erreur comme si par magie ces gamins avaient voulu donner une beauté absolue à la vie. Alors...oui, je suis d'accord on peut être contemplatif et méditer sur la beauté des paysages que nous offre le bassin d'Arcachon. Le seul bémol c'est que je ne porte pas la même attention, ni ne donne la même signification. Je n'y arrive plus car l'interprétation de ces images sont faussées par la réalité.

 

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photo: Thierry David/SO

Ce panorama est certes sympathique, le bleu du ciel de saison et la marée basse qui augmente le champ de vision peuvent pousser à la rêverie laissant découvrir de la beauté à notre imagination mais comme une illusion qui voudrait cacher l'agonie du plan d'eau et la mort lente d'un écosystème. Les terres autour de la jetée devraient être vertes comme des greens de golf ou les sillons des esteys épais comme des bras sur les grands chenaux alimentent les plages d'une eau claire avant de recouvrir les herbiers pour que la biodiversité puisse s'organiser. Aujourd'hui ce n'est qu'un vaste terrain de vase ou la marée montante déborde des grands chenaux pour amener une eau trouble sur le bord faisant disparaître la biodiversité. C'est ce constat mortifère qui m’empêche de méditer pleinement et les actions politiques pour sa sauvegarde sont tellement remplies de non sens, de visions à court terme et d'hypocrisies qu'il m'est impossible d'y voir de la beauté. Quel gâchis !! Pour mieux éclairer mon propos, j'ai retrouvé cette vieille photo des années 50-60 de ma grand mère attendant le retour de la marée dans un estey.

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Ce n'est pas la mine enjouée de Jeanne qu'il faut regarder mais la hauteur du crassat(la terre) derrière elle qui dépasse la hauteur de la cabine de la pinasse donc approximativement 1,80 mètre. Avant de faire flotter l'embarcation, l'eau montante avait bien le temps de remplir la plage avant de recouvrir le crassat.

 

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Sur cette photo d'aujourd'hui presque au même endroit, le crassat ne mesure qu'une quarantaine de centimètres. Il n'est pas difficile de comprendre que l'eau montante aura vite fait de le submerger drainant la vase en surface et jusqu'au bord, emmenant de la turbidité qui empêche la photosynthèse de nourrir les herbiers. Comprendo ?!

Les vieux niçois arrivent même à méditer assis sur un banc de la promenade des anglais devant la mer Méditerranée, la mer la plus polluée au monde. Le bassin d'Arcachon n'y est pas encore mais en prend le chemin pour que la ressemblance attire encore plus de touristes, de retraités, de gens aisés qui feront marcher les commerces du coin afin de profiter de la douceur de vivre pour assouvir pleinement leur égoïsme.... L'esprit bassin ?! Ha ha ha....

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18 octobre 2020

QUE DU BRUTAL...

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L'été indien a tiré sa révérence comme un malpropre en coupant le thermomètre en deux du jour au lendemain puis les seaux d'eau sur la tronche nous ont signifié l'arrivée de l'automne et Alex nous a mijoté une petite tempête hivernale précoce comme un avant goût du changement climatique. Fini les tongs et le short, vive les bottes et le polaire. C'est raide, mais les ceps d'une superbe qualité sont présents en nombre et les bernaches sont de retour.

Les cris de  « Maman ! » lancés sur le tarmac effacent instantanément toutes les polémiques car l'acharnement de son fils et de sa famille pour obtenir sa libération suffit à maintenir le respect. Sophie Pétronin est libre, libre de faire ce qu 'elle décidera, libre de dire ce qu'elle pense... la raison importe peu. L'humanité qui flotte dans ses yeux est son unique rempart contre les travers du monde civilisé qu'elle retrouve ou les haineux cherchent les motifs les plus brutaux pour décrédibiliser le mot liberté. Seulement après quatre années de captivité, Sophie Pétronin est et restera toujours libre comme un doigt d'honneur lancé aux biens pensants, alors longue vie à vous madame.

La deuxième vague de cette satanée saloperie covid oblige les populations à choisir l'adaptation pour éviter que les peurs ne les maîtrisent. Les gouvernements de chaque pays choisissent des stratégies pour faire front entraînant des incohérences, des incompréhensions légitimes et nécessaires mais il serait dommageable de les rendre populistes. Une solution viendra tôt ou tard mais fera elle avancer la cause des soignants qui pointent du doigt les effets du néolibéralisme qui pendant des décennies ont réduits les budgets des hôpitaux au profit de la rentabilité ? La santé comme l'éducation ne devraient pas avoir de prix car ils sont les garants de la démocratie. La nature ne cesse de nous montrer notre fragilité mais nous préférons regarder notre nombril en disant qu'il est urgent de protéger et sauver la planète. C'est une grave erreur de penser que le plus fort doit protéger le plus faible car dans ce cas présent, nous sommes les plus faibles par rapport à la nature qui quoique qu'il arrive continuera à exister sans nous. Donc c'est elle la plus forte et il est consternant de voir que l'âme humaine s'entête à ne pas l'admettre.

L’obscurantisme religieux est plus redoutable qu'une pandémie virale car vouloir imposer une idéologie par la force ou la terreur ne peut qu'amener le chaos. Des chapitres dans les livres d'histoire en regorgent longuement. L'islamisme qui utilise la barbarie pour sa propagande n'est pas l'islam. Les racines de ce mouvement se trouvent dans les actions politiques du monde occidental depuis les années 70 et à ce jour, c'est un arbre parmi les autres caché dans la forêt. Sauf qu'à l'inverse du covid, la solution pour le combattre n'existe pas ou plus et il faudra, ici aussi, apprendre à vivre avec, à s'adapter sans jamais montrer sa peur car la peur est l'eau qui fait grandir la plante. Apprendre à accepter l'horreur d'une décapitation pour mieux la refuser en prenant soin de ne surtout pas la banaliser afin que notre liberté de pensée puisse remplacer l'eau nourricière de cet arbre maléfique. Plus facile à dire qu'à faire, j'en conviens mais hélas nous sommes au point de non retour, alors prendre l'émotion et l'effroi de cet acte barbare comme une force pour montrer que nous sommes tous des Samuel Paty.

Les meilleurs scénaristes de Netflix auraient été incapables d'écrire une série aussi surréaliste que les quatre saisons passées à la maison blanche par Donald Trump et le bougre en redemande. Aujourd'hui le rêve américain n'a plus la même saveur ni la même définition et si le bonhomme orange est à la ramasse dans les sondages, cet immonde personnage n'est pas près de vouloir quitter son fauteuil aussi facilement. Les ventes d'armes explosent comme jamais à la veille des élections et en cas de défaite, il lui suffira de crier au scandale pour que les doigts se posent sur les gâchettes. Décidément cette élection sort de nulle-part avec du grand n'importe quoi et il est pratiquement impossible d'écrire un épilogue. Je souhaite sincèrement que l'Amérique saura tourner la page de cette imposture pour ne pas se retrouver à se bouffer quatre nouvelles saisons de « Bad Dream »

Sur le bassin d'Arcachon la ville d'Andernos les bains vient de détrôner Arcachon pour devenir la ville préférée des retraités.(source le Figaro) Étant moi même proche de la fin de ma vie professionnelle, je ne sais pas si il faut s'en réjouir et dire bravo. Si la métamorphose de la ville a été nécessaire, à la vue de l'anarchie urbanistique opérée pour accueillir les futurs nouveaux privilégiés je commence sérieusement à ressentir comme de très grosses inquiétudes avec des gouttes de sueur sur le front et comme tout le reste... c'est du brutal.

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Comment oublier de rendre hommage à un immense guitariste qu'était Eddie Van Halen. Alors puisque nous sommes dans le brutal, les riffs que crachaient sa guitare n'étaient que du bon son bien brutal, juste ce qu'il faut pour vous caresser les oreilles sans arracher les tympans. Bon vent Monsieur Van Halen.

Posté par paterzan à 22:00 - Permalien [#]
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02 octobre 2020

COUCOU ME REVOILOU!!

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Quand la rentabilité dans le business pourrait entamer une courbe descendante, le naturel de certains esprits revient au galop pour trouver la solution afin de remédier à se désagrément. Léornado di Caprio disait :

« Nous vivons dans un monde ou le plus n'est pas assez, ou l 'opportunisme et la cupidité se généralisent. »

Une phrase qui donne du sens avec ce qui est en train de se passer après la diffusion de l'arrêté préfectoral régulant les nouvelles mesures des dégustations d’huîtres sur le bassin d'Arcachon. En effet, après avoir été dans les instances de la conchyliculture pendant de longues années en jetant de la poudre de perlimpinpin pour la sauvegarde du métier d'ostréiculteur afin d'installer un système opaque ou l’huître ne devienne qu'un vulgaire produit de consommation pour satisfaire le tourisme de masse tant désiré par les barons du bassin d'Arcachon, « Ché Labanos » ou « l'homme qui murmurait à l'oreille d'une huître » alias Olivier Laban revient sous les projecteurs tel Zébulon sortant de sa boîte, pour essayer de tirer le meilleur parti de cet imbroglio juridique afin de maintenir le chiffre d'affaire et peut être le pérenniser d'avantage, en voulant créer une nouvelle profession : « L'ostréiculteur-dégustateur ».

Avant de continuer je vous invite à relire un de mes billets de 2015 :

http://www.lecridelabernache.com/archives/2015/08/08/32460368.html

Il est vrai qu'ils existent des bouchers-charcutiers, des couvreurs-zingueurs, des jardiniers-paysagistes mais le « Commandanté » veut légitimer le concept qu'il a conçu en créant un syndicat d'une profession qui n'existe même pas. C'est énorme quand même ?! Quel culot!! Mais pourquoi donc une telle initiative puisse que « Titi gros minet » alias Thierry Lafon le président du comité régional conchylicole revendique les même points contestés sur le nouvel arrêté préfectoral ? Peut être une affaire d'égo car effectivement leur antipathie l'un envers l'autre suinte sur tous les ports du bassin. Alors profitant toujours d'une aura médiatique et d'un carnet d'adresse plus rempli que son collègue il décide de prêcher pour sa paroisse en cherchant à obtenir l'adhésion de fidèles qui comme lui ne veulent pas voir une baisse de rentabilité dans leur business. Désormais il va devoir chercher des soutiens dans les instances pour afficher une crédibilité à son action. Seulement en dix ans les affinités avec les barons ne sont plus tout à fait les même. A la COBAS (communauté d'agglomération du bassin d'Arcachon sud) « la Baleine » alias Marie Hélène des Esgaulx la présidente et maire de Gujan Mestras qui l'a biberonné sur ses genoux et appris toutes les ficelles politiciennes en faisant de lui son chouchou, aura sûrement un petit pincement au cœur mais une patate étant vraiment chaude sur un règne ou les frasques et les mensonges flottent dans l'air du temps devrait mettre un frein à son engagement. A la COBAN (communauté d'agglomération du bassin d'Arcachon nord) « Le Béguey » petit coq en gascon alias Bruno Lafon le président et maire de facture biganos qui après une communication lamentable vient de prendre une belle beigne aux élections sénatoriales l'obligeant à décommander la livraison de sa nouvelle Harley Davidson et digérer la descente de son amour propre aura sûrement d'autres chats à fouetter en voulant reprendre le pouls de son territoire. Au SIBA, avec le changement du maître de maison, le charme de Kaa qui agissait sur « Don Saluste » alias Michel Sammarcelli pour obtenir l'open bar sur les finances ne devrait en théorie n'avoir aucuns effets sur « Crème antirides » alias Yves Foulon le président et maire d'Arcachon qui à choisir, préfère avoir un beau palace qu'une guinguette à huîtres. Comme l'audace n'a, semble t'il, pas de limites, c'est bien droit dans ses bottes qu'il annonce :

« -L'arrêté préfectoral de 2011 fonctionnait correctement depuis neuf ans, à 99% et apportait toute satisfaction à la profession. Pourquoi avoir accepté de le remettre en questions à 100%. » (source la dépêche du bassin)

Depuis neuf ans, il faudrait être neuneu pour ne pas avoir vu la transformation des ports ostréicole mais aussi être aveugle pour ne pas avoir vu les dérives et les irrégularités qui se sont imposées et installées au fil du temps. Tous les élus en place à cette époque( la plupart encore présent aujourd'hui) ont préféré fermer les yeux pour privilégier l'ascension du tourisme de masse afin de booster l'économie locale, voyant en « le ché Labanos » comme un visionnaire bienfaiteur lucratif. Le résultat de cette politique à court terme est devant nos yeux, avec un constat assez effroyable d'un tourisme de masse dégueulasse, d'une urbanisation archaïque et un plan d'eau à l'agonie... mais c'était tellement prévisible. Non l'arrêté ne fonctionnait pas correctement à 99% (d'ailleurs qui sont les 1% restant?) et il a pratiquement tué le métier d'ostréiculteur dans le sens le plus noble du terme n'apportant la satisfaction qu'aux vendeurs d’huîtres. Certains même se prétendent pêcheur pour pouvoir afficher sur leur ardoise des daurades royales, venant d'élevage en Grèce que Mericq leurs a livré au petit matin quand les cabanes sont désertes. Voilà pourquoi il est urgent de remettre l'arrêté en question à 100%. Alors à vouloir promouvoir le métier « d'ostréiculteur-dégustateur » en quête de rentabilité, le risque est qu'il devienne à la longue "ostréiculteur-Voleur" au détriment de la qualité.

 

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Encore une grande dame qui vient de s'envoler au pays des étoiles. Une vie exceptionnelle remplie de rencontres inouïes, Miles Davis, Jean Paul Sartre, Simone de Beauvoir, Boris Vian, Albert Camus ... et d'une voie si particulière que les plus grand paroliers, Brel Férré, Gainsbourd, Leprest, Roda Gil... lui ont écrit des chansons intemporelles pour qu'elles résonnent dans les caves de Saint Germain des près. Une femme libre et engagée dans le sens le plus pur qui par son départ devient avec élégance une icône qui illumine le ciel. Bon vent Madame Juliette Gréco.

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19 septembre 2020

A FOND LES LAFON

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Je voudrais revenir sur l'article de Bruno Béziat journaliste et correspondant du journal Sud-ouest à Arcachon, intitulé: « Bassin d'Arcachon:Entre les élus, les tensions et les divisions s'accentuent »

https://www.sudouest.fr/2020/09/16/comment-les-maires-du-bassin-se-sont-divises-7850479-2733.php

Si le titre résume bien la situation actuelle sur le bassin d'Arcachon, si l'ensemble de l'article est objectif, la synthèse accréditant le clivage droite-gauche comme la cause de cette dégradation ne me semble pas tout à fait juste car c'est donner un alibi aux barons pour satisfaire l'opinion publique en couvrant une réalité qui est en train de devenir une évidence. En effet, ce territoire a toujours eu l'étiquette d'une droite conservatrice de ses privilèges et la gauche a réussi à y entrer dans les années 90. Cependant les méthodes politiciennes old school qui aujourd'hui font les gros titres en remplissant les tribunaux ont vite étouffée les pensées de Jean Jaurès à ces nouveaux élus. Le gâteau fût partagé pendant des décennies en établissant des consensus pour que tout le monde se régale mais en suivant les directives imposées sans apporter une contradiction. Le beurre, l'argent du beurre mais surtout pas le cul de la crémière. Le clientélisme avait l'avantage de fabriquer des notables qui constituaient de solides réseaux pour assouvir leurs ambitions ainsi la crémière pouvait parader comme un paon en rut. Après presque un demi siècle Le résultat de leur politique se dresse devant nos yeux et les tensions, les divisions qui arrivent aujourd'hui ne sont pas le fruit du hasard. Le bassin d'Arcachon subit une démographie galopante,peu contrôlée par une urbanisation libertaire qui accentue davantage l’artificialisation des sols en utilisant un obsolète réseau d'évacuation des eaux usés qui peine à se moderniser. En privilégiant les services à la personne les retraités ont investi en masse ainsi que des familles à haut revenus ayant pour effet une augmentation fulgurante du prix de l'immobilier, terriblement défavorisant pour les jeunes couples. Le plan d'eau exceptionnel doté d'un écosystème unique est en grand péril et en préférant développer le tourisme de masse tout en « soi disant » sauvegardant l'environnement, la biodiversité essentielle qui régulait jadis la vie des autochtones se retrouve désormais en extrême urgence. A ce jour, il est absolument nécessaire d'arrêter ce compte à rebours funeste. C'est peut être une part de ce bon sens qui commence à entrer dans les consciences et qui provoque la zizanie dans l'oligarchie mais sûrement pas un clivage droite-gauche. «  la pantoufle » alias François Déluga maire du Teich qui aujourd'hui se retire de la vie publique après avoir bien pantouflé de longues années dans les instances de l'Arcachonie semble retrouver les valeurs gauchistes de sa jeunesse en critiquant ouvertement le système qui l'a nourrit. Mieux vaut tard que jamais mais c'est encourageant. En ce qui concerne le clash à la COBAN (communauté d'agglomération du nord bassin d'Arcachon, voir billets précédents) il suffit de lire la défense du « Béguey » alias Bruno Lafon le maire de Facture Biganos pour apercevoir les fêlures d'une politique à papa :

« Je n'ai pas prévu de démissionner et l'idée n'a même pas effleuré mon esprit

(traduction : Mais qui sont donc ces trous du cul qui osent vouloir me destituer de mon trône...pour qui ils se prennent ?!)

pour être honnête, j'ai surtout longuement hésité (dix secondes) avant de me présenter à cette élection sénatoriale et je regrette, aujourd'hui, que cette affaire prenne une tournure politique.

( voilà, voilà.. c'est la faute à la gauche, c'est pas moi. Ces vilains gauchistes sont jaloux. Un point c'est tout)

Je n'ai jamais hésité à mouiller ma chemise pour aider à ce que Mios et Marcheprime puissent entrer au SIBA(syndicat intercommunal du bassin d'Arcachon)

( Effectivement mais c'est le rôle d'un président de faire appliquer les décisions collégiales)

Pareil pour Audenge, quand il a fallut se pencher sur le dossier de l'ancienne décharge pour trouver une solution.

(Ouh là !!! le dossier épineux et scandaleux de l'ancienne décharge d'Audenge dont tous les élus (certains encore en place à ce jour)ont fermé les yeux en ouvrant leur portefeuille pour enfouir des déchets toxiques venus de toute la région, qui au fil du temps se sont désagrégés et transformés en lixiviats, avant de rejoindre la nappe phréatique qui se jette dans le bassin d’Arcachon pour agir comme le meilleur Round up de la planète. Des troisième couteaux ont été tenu responsables de ce désastre et ont été condamné à ne pas rire. Alors pour sauver les apparences face à la populace, il a fallu faire un curetage a minima pour étanchéifier le site. La communauté a donc mis la main à la poche pour aider financièrement la mairie d'Audenge. Alors se prendre pour un chevalier blanc est un peu excessif.)

Je demande si certains de ceux qui souhaitent ma démission se souviennent de ces dossiers là ?

(Je pense qu'ils s'en souviennent tous)

En tous cas je refuse de fonctionner à coups d'ultimatum. On ne me parle pas comme cela. Il va falloir qu'on se remette autour d’une table, qu'on se parle. »

Sincèrement je pense que pour le bien de la communauté, il serait bien qu'il soit élu aux sénatoriales pour laisser libre les postes qu'il occupe. Sa défense ne tient pas la route et pourrait presque paraître pitoyable car c'est la trahison de sa parole d'homme donnée pour attirer la confiance des autres qui est mise en cause et rien d'autre. Le coq gascon a les pieds dans la merde et il va lui être de plus en plus difficile de parader dans certaines basses cours.

Sur les marchés en Corse, les saucissons du terroir se vendent comme des petits pains pourtant j'ai remarqué qu'il n'était pas facile de voir les porcs ou les ânes brouter les glands et l'herbe en liberté et que vu la quantité astronomique vendue aux touristes, l'île devrait avoir plus de cochons et d'ânes que d'habitants. C'est Paul un petit éleveur trouvé au hasard sur un chemin de randonnée qui m'a donné une explication. En fait les morceaux de barbaques viennent du marché européen, surtout des pays de l'est car le français est plus cher, puis ils sont préparés sur place pour avoir l’appellation afin d'être revendu plus cher. Puis quelque peu dépité il me dit :

« -Finalement c'est plus économique de tricher. Moi j'ai choisi de faire de la qualité, d'autres préfèrent la rentabilité »

Un Lafon pouvant en cacher un autre, son homonyme  « Titi gros minet » alias Thierry lafon président du comité régional de la conchyliculture est furax du nouvel arrêté préfectoral fixant les nouvelles modalités pour encadrer l'activité de dégustation ostréicole sur le bassin d'Arcachon. A y regarder de plus près, pas de gros changement sauf que l'arrêté essaye de protéger la profession et le consommateur, à l'inverse du saucisson corse, en interdisant l'achat d’huîtres porteuses d'un agrément autre que celui de l'exploitant...mais en achetant de la bretonne au cul des camions qui sillonnent les ports ou de la triploïde et en les trempant six semaines dans les parcs, elles deviennent de l'arcachonnaise comme le saucisson corse. En gros rien ne change sauf que les lois sont écrites sur le papier et que certains éviteront de trop partir au soleil en hiver ou de changer de berlines. Mieux vaut méditer sur la pensée humoristique de « Titi gros minet » :

« Je me sens bien plus ostréiculteur en faisant cuire mon huître plutôt qu'en ouvrant une boite de crevettes de Madagascar »

En Corse ou sur le bassin d'Arcachon, Paul a raison, finalement c'est plus économique de tricher.

 

 

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Il suffit d'accrocher son portrait dans une Ehpad pour voir apparaître les sourires sur tous les résidents. Une grande dame, tout en majuscules qui distillait de la bienveillance et de la joie de vivre. Une belle artiste qui n'était pas que Tata Yoyo mais bien plus que cela. Ecoutez bien les paroles de cette vidéo. Oui, sous mon grand chapeau il y a des tas d'oiseaux alors je m'incline et chapeau bas. 

Bon vent à vous Madame Annie CORDY.