LE CRI DE LA BERNACHE

02 mai 2021

LE SON DES HORDES SAUVAGES

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(détournement photo sepanso)

Le marigot gujanais ou le rocambolesque dragage des boues du port de La Teste démontre que l'animosité entre les égos des instances décisionnaires amène qu'un énième résultat catastrophique pour l'environnement et que les actes des barons locaux pour sauvegarder leur suprématie creusent un clivage abyssal entre la raison et le développement durable, sacrifiant l'âme d'un territoire comme le bassin d'Arcachon en un refuge à retraités ou en un pseudo bout de paradis aux néo arrivants aisés qui aspirent à une douceur de vivre dans un cadre enchanteur mais enchanteur que de l'extérieur. Il ne fallait pas sortir de Saint Cyr pour deviner que les vases étaient excessivement polluées et qu'en les déposant sur un lieu non étanche, la toxicité reviendrait au galop sur le plan d'eau par les nappes phréatiques. Si la « Baleine » alias Marie Hélène des Esgaulx maire de Gujan Mestras hurle à tout va qu'elle avait raison, elle omet de signaler que les petits arrangements entre amis avec « Pluto » alias Patrick Davet le maire de La Teste et « Crème antirides » alias Yves Foulon le maire d'Arcachon lui ont permis de récupérer une vingtaine de millions d'euros pour soulager la caisse de la Cobas et le surplus de sa bretelle d'autoroute, l'obligeant finalement à accepter le dragage à son ennemi juré, le syndicat mixte des ports du bassin d'Arcachon (SMPBA). Politique à papa à deux balles... mais qui marche puisque elle est acceptée dans l'opinion publique. Bravo Mesdames et Messieurs, fossoyeurs de l'environnement aux dents blanches et ongles vernis, vous pouvez être fiers de vous. Vous arrivez à imposer vos idées,vos visions en transformant les bijoux de famille de nos ancêtres en de vulgaires pacotilles étincelantes qui provoquent un sentiment de privilège pour appartenir à une caste ou le quidam s'identifie à une communauté de notables qui légitiment votre politique. Du rêve en paillettes ou le « moi je » prédomine l'existenciel. Pendant des décennies vous vous êtes adaptés à l'air du temps afin d'obtenir un pouvoir absolu pour que le bassin d'Arcachon soit entre vos mains. En étouffant toute opposition, en maîtrisant toute communication avec des médias partisans ou en exerçant des pressions à ceux qui pourraient vous critiquer, en mettant des moutons dociles à des postes clefs, vous pensez détenir un total contrôle de la situation. Hélas pour vous, sans la contradiction le pouvoir vous a rendu complètement fou et il suffit de regarder ou en est le bassin d'Arcachon pour comprendre la portée de vos actes. Vous pouvez toujours chercher du réconfort auprès de vos partisans mais vous êtes entrain de patauger dans la semoule en essayant toujours de faire bonne figure à vos électeurs mais la sous estimation que vous portez à vos opposants dévoile vos vrais visages devenant de plus en plus insupportable à ceux qui aiment et défendent vraiment ce territoire. S'il vous plaît, n'essayez pas de vouloir verdir vos convictions car elles en deviennent surréalistes et tellement risibles. Vouloir replanter deux arbres pour chaque arbre coupé est une absurdité totale et si on devait agir en mode rétroactif, l’Amazonie serait repeuplée tant vous avez abusé de la tronçonneuse. En effet replanter des arbres dans une ville ne reconstruit nullement un écosystème. Il donne seulement un espace de verdure et de frais au béton et les arbres que vous offrez à chaque naissance finiront en lambris sur les mur des permis de construire que vous délivrez si facilement. Dernièrement le parc marin veut expérimenter un incubateur d’œufs de seiche récupérés par des pêcheurs professionnels pour essayer de les réintroduire sur le plan d'eau en les déposant sur des fibres synthétiques sensées remplacer les zostères, les herbiers naturels de nidification. Si l'idée de cette expérimentation peut paraître intéressante sur le papier, elle démontre aussi le degré important de la dégradation écologique du plan d'eau et de sa biodiversité. Le 8 juin 2019 j'avais écrit ce billet :

« Dans la savane, Balou chasse la gazelle quand elle vient chercher le point d'eau avant la nuit mais le changement climatique a asséché peu à peu ce dernier. La gazelle remonte alors la source pour y trouver un autre point d 'eau. Mais que fait donc Balou ? Reste t'il toujours au même endroit à attendre la gazelle ? Non bien sûr, lui aussi remonte la source et attend que la nuit tombe. Depuis quelques années les rendements de la saison de pêche à la seiche dans le bassin d'Arcachon diminue drastiquement. Chaque année le patron du port D'Arcachon Yves Herszfeld indique ce constat alarmant dans les colonnes du quotidien SudOuest prétextant lui aussi le changement climatique, le vent du nord, la houle dominante et les courants changeant mais jamais il s'est interrogé sur la surpêche et sur la forte régression des herbiers zostères qui demeurent les nids de ces céphalopodes. Qu'aurait fait Balou dans la même situation ? Serait il parti plus haut en Charente Maritime les pêcher ? Non trop loin et déjà beaucoup trop de pêcheurs mais puisque les nids ont disparu, il penserait peut être qu'il suffirait de refaire pousser les herbiers pour que les seiches reviennent y pondre ?! Mais Yves Herszfeld le prendrait par l'épaule en lui disant :

« - Allez viens Balou, retournons dans mon bureau à attendre que les vents tournent, que la houle s'apaise et que les courants nous les ramènent. »

Refaire pousser les herbiers en sanctuarisant les zones de nidification, c'est à dire empêcher les navettes de l'UBA de promener les touristes et interdire l'accès aux plaisanciers ?! Je vois déjà notre philosophe local « Confoulous » alias Joël Confoulan président d'associations de plaisanciers tomber en syncope. Et pourtant …

Mais très prochainement, le son des hordes humaines alléchées par vos campagnes publicitaires promouvant le tourisme vont arriver à vos oreilles et de nouveau envahir le bassin d'Arcachon. Je vois d'ici les grosses gouttes de sueurs qui perlent de vos fronts, les ongles fraîchement manucurés qui se rongent car revivre le calvaire de la précédente saison estivale commence à hanter vos esprits. Arrêtez de flipper, c'est bien vous qui avez créé ce besoin idyllique au consommateur entraînant un tourisme de masse dégueulasse. Cette fois ci avec ce deuxième déconfinement, le curseur des incivilités devrait atteindre son paroxysme tout comme les rires gras devant le rosé et les merguez. L'instinct primaire va vouloir reprendre ses lettres de noblesse après tant de privations et de frustrations livrant des urinoirs à ciel ouvert aux rues de vos stations balnéaires et les réseaux sociaux se chargeront de promouvoir d'avantage le coté festif de votre territoire en mettant en exergue les beuveries monumentales. Je parierais même que vous priez pour qu'il pleuve toute la saison car la moiteur des longues nuits d'été risque d'assécher encore plus les gosiers. L'économie locale voudra à tout prix rattraper le chiffre d'affaire manquant en vulgarisant les consignes sanitaires en un vague souvenir pour que le touriste ouvre les tiroir caisse en chantant « En vacances j'oublie tout ». Il ne manquerait plus que le groupe folklorique « Lous Pignots » se mettent à jouer du punk pour que vous puissiez dire que quelque chose à changer. Tremblez bonnes gens....

Pour finir je voudrait revenir sur un article du journal Sud ouest montrant la photo de l'assassin de la fonctionnaire de police à Rambouillet Stéphanie Monfermé se prendre en selfie sur le port de Larros à Gujan Mestras. Le titre :

« Glaçant, quand le tueur de Rambouillet faisait du tourisme sur le bassin d'Arcachon.

https://www.sudouest.fr/gironde/gujan-mestras/bassin-d-arcachon-quand-le-tueur-de-rambouillet-faisait-du-tourisme-sur-le-port-de-larros-2296478.php

Lors des attentats islamistes en France, j'avais déjà écrit mon incompréhension au sujet des médias qui chaque fois délivrent le nom des ou du terroriste les rendant instantanément martyr à leur idéologie. Dans l'article, son nom de famille est cité plusieurs fois alors que celui de la victime n’apparaît pas et sur ce selfie pris sur le port à cet instant précis, c'est simplement un touriste qui se prend en photo. Un homme comme vous et moi qui veut garder un souvenir. Il ne faut pas faire l’amalgame avec l'homme qui a accompli un acte barbare et infâme au nom d'un mouvement islamiste et le même qui se prend en photo en vacances. Peut être même que ce jour là, il a fumé une chicha avec la « Baleine » lors des fêtes du port. En cherchant bien il existe peut être un cliché de Monique et Michel Fourniret sirotant un mojito en terrasse sur le front de mer d'Arcachon ou une photo de famille de Xavier Dupont Ligonnès posant sur le banc d'Arguin, ou Emile Louis lors d'un séjour au camp de nudiste de la Jenny, ou un selfie de Guy Georges accompagnant un car de personnes âgées sur la dune du Pilat. Vouloir faire de la promotion touristique avec un fait d'actualité aussi complexe que l'islamisme n'est pas de très bon goût mais c'est un non sens ajoutant de la peur la ou il n'y en a pas.

 


18 avril 2021

LA DAME DU 36

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Pas d'inquiétude, je ne suis pas mort du covid. Enfin pas encore. Pas contre, je commence sérieusement à en avoir ras le bol de cette situation même si mon cadre de confinement amène quelques soupçons de bienveillance dans cette privation de liberté imposée. D'ailleurs sur le bassin d'Arcachon il ne se passe absolument rien ou presque rien. Les seigneurs de l'oligarchie arcachonnaise se contentent de gérer les affaires courantes d'un revers de main en attendant que la machine à cash du tourisme de masse se règle pour tourner à plein régime. Les artisans et promoteurs du BTP, chamans des nouveaux retraités désireux de finir leurs vieux jours en terre sainte transforment la moindre parcelle de verdure en une maisonnette schtroumphique livrée clef en main. Bref rien de nouveau sur le bassin d'Arcachon, pratiquement rien à se mettre sous la dent pour délirer sur les égos des barons mise part la fabuleuse explication de la « Pantoufle » alias François Déluga maire du teich et président du parc naturel marin qui veut expliquer la définition d'un conflit d’intérêt à un avocat comme Jacques Storelli président de la Ceba(coordination environnement du bassin d'Arcachon) qu'il a lui même viré du conseil de gestion du PNM. La condescendance qui transpire dans son argumentaire pourrait même prêter à sourire quand la stupidité de ses propos propose une propagande de sa vérité. Le train train en Arcachonie. Je profite donc de ce printemps assez doux pour ne rien glander si ce n'est regarder les oiseaux occupés à chercher les brindilles pour y construire un doux nid à leur progéniture et écouter leurs chants mélodieux dans la fraîcheur du jour qui se lève puis observer si mes fleurs ne manquent de rien pour m'offrir bientôt des couleurs de bonheur. C'est donc l'esprit léger que je suis allé rencontrer la dame du 36. A Andernos les bains avenue des colonies, il y avait trois grosses demeures contemporaines qui s'imposaient sur un hectare de verdure plongeant sur la berge du ruisseau « le Bétey ». La 34 a été totalement rasée pour y construire illico 2 rangées de quatre appartements dont les séjours et les 8 mètres carré du jardin ont une vue privilégiée sur la maison de la dame du 36. Cette dame pétillante de 80 printemps en a gros sur la patate.Elle m’accueille chaleureusement pour m'expliquer toute l'amertume qui traîne dans ses pensées. Je la laisse parler, m'expliquer toute sa nostalgie des instants de bonheur ou avec ses enfants ils aimaient observer les truites et les anguilles qui gambadaient dans le ruisseau ou entres voisins, l'harmonie dans au milieu d'un écrin naturel imposait un respect mutuel. La 38 vient de laisser son âme à l'appétit d'un promoteur qui envisage 7 nouveaux logements, donc la dame du 36 va devoir de nouveau faire face à quatre nouvelles familles qui auront vue sur sa maison.

« -Que voulez vous, l'argent est capable d'effacer vos souvenirs et c'est une opportunité pour ceux qui ne peuvent plus les entretenir. Une agence immobilière m'a même proposé 2 millions d'euros, si je pars aussitôt. Je résiste car je suis seule, mais c'est dur. Bientôt ces nouveaux arrivants jetteront des cacahuètes à la vieille autochtone que je suis. Je suis en colère mais je résiste. Après moi adviendra ce qui adviendra. »

En partant, je lui ai donné quelques conseils pour que des brise-vue soient installés par les promoteurs afin de préserver son intimité et savourer les jours restants mais entre deux mots de courtoisie elle me glissa :

« Cette situation est minable. »

Je suis rentré à la maison quelque peu perturbé. Les chats sont venus se frotter à mes jambes, ma fille fumait sa clope au soleil en écoutant son cours sur l'ordinateur portable, mon fils me taxa dix balles pour aller skater avec ses potes et ma femme bouquinait sur son transat et pourtant, je restais persuadé que la dame du 36 avait profondément raison.

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19 mars 2021

SORTEZ LES RAMES

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Depuis 25 ans que je sillonne les routes du grand Sud-ouest, j'ai appris à connaître les gens de ces territoires.Gascon moi même et comme dans les rencontres au cours de mes voyages, j'ai réussi à établir de solides relations de confiance avec les clients de mon employeur. Une confiance basée sur le respect, sur la parole donnée et sur l'honnêteté, au grand dam de mon supérieur hiérarchique qui depuis le début cherche à me faire virer. Un psycho-rigide qui ne supporte pas que je le contredise. Le petit chef que l'on croise souvent dans les entreprises, les mairies et les ministères. L'âne qui se prend pour un cheval de course mais qui peut parfois vous pourrir la vie. La direction et les ressources humaines ont mené leur enquête auprès de la clientèle et c'est grâce à l'avis unanime de ces gens que je suis toujours en poste à ce jour. Bien sur, il vaut mieux éviter de dire au béarnais qu'il est basque et vice versa ou que le gars du Gers est un landais mais ils ont tous le point commun d'être ancrés profondément à leur territoire, chose que j'aime. La ligne directrice pour entrer en contact est toujours d'aller à l'essentiel, sans fioritures, sans enfumage et de trouver le meilleur consensus pour les deux parties. Ce n'est pas comme les gascons ou pseudo gascons des barons du bassin d'Arcachon où c'est dans leur condescendance qu'il faut essayer de trouver un compromis. Au fil du temps, des liens forts se font naturellement. Je vois les enfants grandir, les anciens disparaître et mon couvert est mis chez quelques uns. Voir le bleu vif de l’œil qui dépasse sous le béret d'un grand père taiseux surveillant le deal avec son fils puis relevant la tête avec un grand sourire pour m'inviter à boire un café ou l'apéro suffisent à mon bonheur. Mais les gascons sont de très mauvais menteurs car ils n'aiment pas tricher et il est assez facile de déceler le fourbe. Alors quand j'ai vu le discours du premier ministre Jean Castex hier, j'ai eu un profond malaise pour lui. Ses origines gasconnes transpiraient de son corps et l’empêchaient de prononcer des paroles crédibles tant le bonhomme semble être au fond du trou, coincé dans une situation qu'il ne maîtrise plus et obligé de porté le chapeau pour suivre les ordres de son chef. Son accent chantant sonnait terriblement faux et ça doit être très difficile pour lui. Notre «Mignon» président de la république Emmanuel Macron n'en mène pas large non plus et sa stratégie pour lutter contre la pandémie est en train de tourner au ridicule avec à un ras le bol général de la population. Sa visite éclair à l’hôpital de Poissy pour rencontrer les soignants montre le gouffre qui s'est formé entre les deux parties. Si les blouses blanches sont restées polies, la froideur dans leurs paroles ont bien résumé l'ambiance actuelle. Il est reparti la queue entre les jambes sans demander son reste. Je ne veux pas entrer dans le débat du «Mais regardez nos voisins, il faut protéger nos aînés, je ne voudrais pas être à sa place etc etc...» simplement il faut reconnaître quand même que sa gestion de la crise Covid comme celle de l'Europe d'ailleurs est calamiteuse. Entre tous les mensonges sur les masques, l'arrivée des vaccins, les 12000 lits de réanimation promis en août 2020, les primes non versées ci et là puis tout le reste de la liste, l'humilité devrait être de mise pour masquer ce fiasco, car l'Europe patauge dans la semoule. Quand et comment faire comprendre que la seule solution est la vaccination de masse ? L'autre abruti outre manche Donald Trump qui ne croyait pas au virus avait quand même donner un budget illimité aux laboratoires pour pouvoir vacciner le peuple américain rapidement. En moins d'une année, Pfizer et Moderna sortaient des vaccins. Aujourd'hui le pays vaccine 2,2 millions de personnes par jours. Alors je vais vous raconter une histoire qui résume à elle seule le pourquoi de la situation que nous vivons. La société qui m’emploie possède une filiale bio technique qui coopère avec le laboratoire de recherche nantais Valneva. Au début de la crise ,mon PDG a demandé à notre «Mignon» des aides financières pour trouver un vaccin et le gouvernement a refusé car le budget était prévu pour des labos français ayant pignon sur rue tels que « Sanofi et Pasteur » grands amis de la Macronie sur les conseils d'un cabinet américain Mc Kinsey grassement payé par le contribuable et accessoirement actionnaire de Sanofi. En gros, je régale mes amis car nous sommes les meilleurs et je récupère ma mise en douce en faisant croire d'être le sauveur. Sauf que les goinfres ont eu trop d'appétit, qu'ils ont pris le pognon pour se le redistribuer entre eux (ayant au passage aucuns scrupules à vouloir virer 400 chercheurs) mais qui ont lamentablement foirer pour trouver un vaccin. Confinement après confinement, sans bruit Valneva est donc sur le point de sortir un vaccin. A ce jour il est prêt, prévu pour l'automne 2021 sauf qu'il doit passer encore tous les contrôles sanitaires français pour être homologué avant sa mise sur le marché. Sans plus tarder, Valvena demande à Macron le financement d'une usine de production dans la région nantaise avec pas loin de 300 embauches à la clé. Refus catégorique car plus d'argent et la campagne de vaccination est lancée. Boris Johnson ayant eu vent d'un partenariat d'un laboratoire écossais avec Valneva décide de prendre tout en charge pour la construction d'une usine en Ecosse qui en contrepartie devra réserver les premières doses produites pour le peuple britannique laissant une option et des conditions à l'Europe qui devront payer le prix fort. Je vous laisse ajouter l'adjectif que vous voulez pour décrire cette absurdité. Le mien c'est «Lamentable» tout comme faire la fine bouche et mettre le doute dans la tête des gens pour les déboires du vaccin AstraZenaca qui ne représentent que 0,000006 % de risque (30 cas sur 5 millions de vaccination).

En vue des prochaines élections présidentielles, il y en a une qui se régale et qui pavoise discrètement sur son canapé au coin du feu entourée de ses chats, c'est Marine Le Pen et ses amis. Plus cette cacophonie dure, plus le trône approche et sans rien faire. Alors ils faut courir se faire vacciner au plus vite... du moins quand les vaccins seront disponibles.

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06 mars 2021

GREENWASHING PUISSANCE 100

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Décidément sur le bassin d’Arcachon on distribue des bâtons pour se faire battre et quelques précisions s'imposent pour remettre un peu d'ordre dans cette propagande vicieuse qui voudrait installer à tout prix la vertu (voir billet précédent) dans les actions politiques des gouvernants.

https://www.sudouest.fr/tourisme/gironde/bassin-arcachon/gironde-andernos-les-bains-le-colibri-du-developpement-durable-1487726.php

D'abord il est bon de rappeler que la définition du mot «Colibri» dont fait référence l'article est issue d'une légende amérindienne que Pierre Rabhi a raconté en fondant son mouvement et dont je vous invite à regarder et plus si affinités.

https://www.colibris-lemouvement.org/mouvement/legende-colibri#:~:text=Colibris%20tire%20son%20nom%20d,un%20immense%20incendie%20de%20for%C3%AAt.&text=Seul%20le%20petit%20colibri%20s,les%20jeter%20sur%20le%20feu.

La comparaison avec Pierre Rabhi est donc quelque peu monstrueuse tant l'antagonisme entre ces deux personnes est aussi profond que les fosses des Mariannes dans le Pacifique. Il faut quand même rester humble et assumer ses actes au lieu d'essayer de mettre encore une fois de la vertu dans des actions environnementales si dérisoires par rapport aux actes destructifs occasionnés par l'urbanisme excessif. Le colibri lui, chercherait plutôt à éteindre l'explosion des maisons issues des divisions parcellaires pour empêcher les nappes phréatiques de se remplir de nouvelles molécules chimiques qui resurgiront indéniablement dans le bassin d'Arcachon en causant des dégâts presque irréversibles sur les herbiers zostères qui souhaiteraient repeupler les terres d'antan sur le No man's land crée par les décisions politiques depuis plus d'un demi siècle. Le colibri n'aurait surtout pas couper des arbres pour faire des places de parking. Eric Cognat serait plutôt un coucou dans le nid de la communauté qui voudrait se faire passer pour un joli colibri. En jouant sur les ambiguïtés de la définition du « développement durable » car ces actions n'agissent que sur l'effet social pour paraître respectueuses à l'opinion publique, l'écologie qui est le socle essentiel du développement durable est totalement négligée donnant ainsi la définition du greenwashing. Alors si ce monsieur est indéniablement une grosse pointure dans la musique jazz, il devrait davantage écouter les bonnes personnes concernées par l'écologie, la citoyenneté et l'environnement que les chuchotements glissés à son oreille par la voix de son ou ses maîtres.

Une autre action qui complète la précédente est la une du journal sud ouest du 06 mars :«Une seconde vie pour les vases»

https://www.sudouest.fr/gironde/bassin-d-arcachon-un-nouveau-centre-innovant-pour-stocker-et-traiter-les-vases-1519748.php

Le SIBA (syndicat intercommunal du bassin d’Arcachon) annonce en grande pompe deux projets «vertueux et respectueux» par la création de deux nouveaux bassin de décantation pour recevoir les vases qui obstruent inlassablement les chenaux mais surtout tous les ports du territoire. Pour faire simple et bien comprendre, face à une énorme hémorragie qui s'élargit un peu plus chaque année, on rajoute deux petits sparadraps bien stérilisés en en guise de points de compression. Il faut bien garder en tête que le problème de l'envasement a été causé par l'inaction des mêmes gens qui sont encore en place dans les présidences des plus grosses instances territoriales préférant investir dans le tourisme de masse au détriment de la sauvegarde du plan d'eau. Le constat aujourd'hui est terrible et ne plaide surtout pas à leur faveur car il suffit de regarder à quelle vitesse la vase revient sur les lieux de dragage. On préfère enlever cette vase «vertueusement, respectueusement» pour peut être pouvoir la recycler chaque fois que nécessaire, c'est à dire pratiquement chaque année, au lieu d'envisager le retour naturel des herbiers(zostères naines) qui constituent le seul et unique rempart écologique de la vase. Effectivement la mise en place d'un retour des herbiers engagerait beaucoup d'argent, beaucoup de concessions aux acteurs du plan d'eau et du tourisme mais le résultat garantirait une pérennité pour le long terme qui ferait économiser beaucoup d'argent à la collectivité. Vouloir se donner une bonne conscience en faisant croire que les actions engagées pour lutter contre l'envasement sont les bonnes est encore une fois la définition du greenwashing. Bientôt ces gens vont même dire ou faire croire que les eaux de baignade sont aussi cristallines que celles des Caraïbes, aussi saine que l'eau de Lourdes... Ils vont peut être quand même attendre que le Novovirus qui détraque les tubes digestifs déserte rapidement nos plages et que les épisodes pluvieux laissent place à un soleil radieux pour assécher les étrons dans les réseaux d'égouts obsolètes. Honnêtement c'est affligeant, consternant de voir que rien ne change, que le bassin d'Arcachon est mort, tout comme son âme et son esprit et je sais que certaines personnes vont prendre plaisir à me dire que c'est moi qui ne comprend rien, qui s'entête, qu'il faut évoluer, que le monde change etc etc.. Alors je les regarderais dans le blanc des yeux en leur disant que je les emmerde profondément... qu'ils gardent leurs visions, leur morale, leur esprit Bassin, je m'en contrefous car une vérité traîne au fond de mes tripes qui ne demande que de vous la jeter à la face. Si mes propos peuvent choquer, j'en suis désolé et je m'en excuse. Ils sont simplement sincères et la vulgarité qui pourrait s'y trouver ne représente que la hauteur du mépris que je porte à ces petits seigneurs de pacotilles qui font la pluie et le beau temps sur le bassin d'Arcachon. D'autres vont sûrement me dire de me casser, de vendre et de déguerpir. Comme ils ont raison. En revendant mon patrimoine, je pourrais confortablement vivre dans une contrée lointaine chère à mon cœur, j'y pense, seulement il y a un gros Hic. Mes gosses qui portent la marque de fabrique «Bassin d'Arcachon» sont encore plus viscéralement attachés à cette maison familiale et la génétique risque de les rendre beaucoup plus féroces que ma personne. Comme je ne sais pas lire dans le marc de café ni la boule de cristal, je n'envisage à ce jour aucunes hypothèses alors je vais continuer à lutter et dire ce que je pense tout haut juste pour embêter ceux qui me détestent. J'adore ça.

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01 mars 2021

LES PASSE-PARTOUT

edito du coin

C'est en 2016 que je vous avais parlé du bonhomme. David Body jeune et brillant homme d'affaires qui avait fait fortune en revendant son site Internet de recherche de l'âme sœur Amoureux.com réussissait à embobiner les édiles du coin en voulant transporter des touristes sur un bateau amphibie qui roulerait sur la vase à marée basse pour rejoindre le chenal ou une navette arcachonnaise prendrait le relais pour effectuer une excursion.

http://www.lecridelabernache.com/archives/2016/07/30/34134815.html

Ce projet ne fut pas loin d'être concrétisé malgré l'évidente absurdité sur le non sens écologique mais heureusement le bon sens est revenu illuminer quelques consciences dirigeantes pour définitivement le jeter aux oubliettes. Chasser par la grande porte, David Body revient par la fenêtre. Son cerveau doit être constamment en ébullition à chercher comment pouvoir inscrire son génie au patrimoine du bassin d'Arcachon. Son nouveau projet, son nouveau bébé dont la mise en service devrait débuter le 1er avril est une navette qui assurera plusieurs liaisons entre Andernos-Arcachon et Cap Ferret pouvant naviguer sur un faible tirant d'eau de 30 centimètres pour compenser l'envasement total des accès aux navettes de L'UBA (union des bateliers arcachonnais) qui au fil du temps a réduit considérablement leur business. Une idée sacrément opportuniste sur le papier et séduisante pour offrir une nouvelle offre touristique pour le nord Bassin et les barons locaux ont fondu comme neige au soleil pour accorder l'autorisation à ce navire de naviguer sans avoir à mettre la main à la poche. Il faut avouer que le monsieur est un as de la communication et du marketing pour vendre ses idées. Emballez c'est pesé. Alors je suis allé demander l'avis de mes amis sur le port d'Andernos et mis à part des sourires circonspects et des haussements d'épaules, très peu d'entre eux se sont amusés à argumenter préférant attendre le «Wait and see». C'est en regardant de plus près le projet que j'ai compris leurs attitudes.

En effet, les passagers devront embarquer ou débarquer à la dernière darse du port, autant vous dire que à faible coefficient, les 30 centimètres d'eau vont être long à venir au bout du quai. L'entrée au port s'est rétrécie énormément du à l'envasement et le croisement entre deux embarcations dans un faible tirant d'eau va s'annoncer très compliqué. Sûrement que des gens plus compétent que moi, que des bureaux d'études ont étudié la faisabilité... du moins c'est à espérer. Car si la navette «Le passe marée» présentée est jolie, suivant les heures de traversée il faudra bien se couvrir et la distanciation sociale qu'impose ce putain de virus va réduire sa capacité d'accueil. J'aurais préféré une motorisation plus écologique car les hélices vont sûrement ragasser(creuser des sillons) la vase du fond dans le port et j'ai un gros doute sur les trente centimètres de flottaison avec une pleine charge du navire mais ce n'est qu'une impression personnelle. Puis je m'interroge... le gars n'est sûrement pas un philanthrope car même si il injecte son propre argent, c'est dans l'objectif de minimum le récupérer en espérant un bon retour sur investissement. Le pari est énorme car il va falloir assurer un gros rendement pour rentrer dans les frais et revendre le concept au bout de quelques années d'exploitation en espérant amadouer les instances pour qu'elles subventionnent les pertes qui pourraient se produire. C'est très malin de sa part. Maintenant est ce que ce jeu en vaut la chandelle et est ce que «Passe marée» passera bien partout? Wait and see.

 

 

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A Audenge la «Ségolène des esteys»alias Nathalie le yondre la maire patauge dans la semoule avec ses histoires de permis de construire ubuesques qui mettent sérieusement dans la merde quelques honnêtes administrés.

https://www.ladepechedubassin.fr/2021/02/25/urbanisme-mais-que-se-passe-t-il-a-audenge/?fbclid=IwAR0cssZ2mHyaxjzD1NStQaIspCuyR4ad-oO7CuaRfwGuioCFM07CuGnGN-4

 

Si la ville rattrape à grande vitesse son retard sur ses voisines en abusant du bétonnage massif et liquidation du patrimoine, la dame semble vouloir se donner une nouvelle virginité en voulant copier le même enfumage que notre «Mignon» président de la république en créant «la participation citoyenne» afin de donner une démocratie active à son territoire pour essayer d'édulcorer ses turpitudes administratives car il semblerait que des citoyens audengeois de plus en plus nombreux commencent à crier haut et fort leurs désaccords sur ses décisions politiques. Je suis très heureux qu'une telle initiative s'impose et j'apporte tout mon soutien en souhaitant que d'autres actions puissent se créer dans les autres villes du territoire ou rejoignent les associations citoyennes et environnementales déjà très présentes et nécessaires sur le bassin d'Arcachon. https://www.facebook.com/audengecitoyenne/

Je disais donc, que pour redorer son blason, elle a demandé à son adjointe déléguée au développement durable de lui pondre rapido une solution pour éteindre l'incendie. Stéphanie Catalayud est une personne qui a grimpé quatre par quatre les échelons de l'échelle sociale du paysage politique du bassin d'Arcachon et elle a les dents aussi longues que notre ami du « Passe marée ». L'ambition lui pousse dans les oreilles mais c'est bien d'avoir de l'ambition. Avec un bagage de psychologie et de philosophie son cérébral est aussi en fusion pour résoudre tous les problèmes qu'on lui soumet. Elle a commencé avec des café-philo dans les endroits branchés du bassin d'Arcachon en surfant sur l'air du temps pour enrichir intellectuellement les autochtones puis son curriculum vitae s'épaississait en conférencière, rédactrice multimédia, formatrice et j'en passe, de quoi devenir une sorte de gourou, une voie qu'on écoute et qui a su charmer tous les barons, permettant à sa crédibilité de lui obtenir un golden pass. Dans un de ses café-philo, le thème abordé était : «La vertu peut elle s'enseigner?» Vaste question j'en conviens ou il est bien difficile d'en trouver autour du bassin sauf comme un vulgaire terme de communication pour mieux cacher les vices des intentions politiques; Un PLU vertueux, un urbanisme vertueux, le plan du parc marin vertueux etc etc... Alors si madame est devenue la confidente de la «Ségolène des esteys» peut être pourra t'elle user de son pouvoir afin de lui enseigner toutes les définitions du mot Vertu pour que puisse être sauvegarder l'ancienne Pharmacie près du château d'eau condamnée à devenir un vulgaire immeuble avec commerces et parking. J'en doute car les passe-partout ne vivent que par l'opportunisme pour nourrir leur égocentrisme en laissant aux autres une interprétation subjective de leur pensée et cette participation citoyenne ne sera qu'un simple leurre pour mieux dissimuler les décisions politiques des gens qu'ils servent. «Wait and see»

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Restons dans la philosophie avec le philosophe Émile Auguste Chartier dit Alain :

«Le citoyen n'a pas encore bien saisi cette idée que tout pouvoir est mauvais s'il n'est surveillé, mais que tout pouvoir est bon, autant qu'il sent une résistance pacifique, clairvoyante et obstinée. L'abus de pouvoir est un fruit naturel du pouvoir. Les pouvoirs sont nos serviteurs et non points nos maîtres. Tout pouvoir est méchant dès qu'on le laisse faire. Tout pouvoir abuse et abusera. Tout chef sera un détestable tyran si on le laisse faire. Ce qui importe, c'est le contrôle continu et efficace que les gouvernés exercent sur les gouvernants. C'est le contrôle qui fait la pensée juste et équilibrée, et tout pouvoir sans contrôle rend fou. Il faut limiter, surveiller, contrôler, juger ces terribles pouvoirs, car il n'est point d'hommes au monde,qui, pouvant tout et sans contrôle, ne sacrifie la justice à ses passions

A méditer...

 

Posté par paterzan à 22:39 - Permalien [#]
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