LE CRI DE LA BERNACHE

10 juin 2018

LES COUILLONS DE LA LUNE

LuneMelies

Quel abruti que je suis! Pourquoi n'y avais je pas pensé avant? En voilà une solution pour sauver la planète. Il suffit d'aller squatter la lune pour que la terre redevienne une planète bleue. Jeff Bezos le patron d'Amazon, l'homme le plus riche du monde au 110 milliards de dollars veut coloniser la lune afin de sauver l'humanité. Enfin, d'abord ses enfants puis ses arrières petits enfants et ceux qui suivront. Car dans un futur proche les plus faibles seront de plus en plus nombreux à fuir la famine, les changements climatiques et les guerres pour venir se goinfrer là ou il y a du pognon. C'est irrémédiable comme il dit. Donc il suffira d'embarquer toute cette main d'œuvre pour bâtir la future base spatiale avec les mêmes conditions de travail qu'il fait subir à ses salariés reléguant l'esclavagisme moderne à des chimères aux yeux de ceux qui resteront et au moins là haut, ils  ne rajouteront pas une couche sur les plastiques au fond de la mer Méditerranée.

«-Au final, mon but à long terme est de faciliter la vie des ouvriers de l'espace, qui devront habiter sur des astéroïdes annexes.»

Pour occuper ces nouveaux logements, pas de soucis. Les rats voulant quitter le navire feront la demande tant ils sont légion. Le goinfre à pognon n'est pas une espèce menacée. Les autres n'auront plus qu'à lever la tête ou gratter un ticket de la française des jeux pour espérer gagner deux places pour la prochaine navette. Il ne restera plus qu'à envoyer Wall-E et la terre retrouvera sa splendeur d'antan.

C'est dingue tous ces milliardaires qui croient qu'avoir eu une idée de génie donne le droit de devenir philanthrope ou d'être le sauveur de l'humanité. Mais ça c'est pour la façade, car même tout puissant leur âme ne véhicule que du business au détriment de la chose essentielle que constitue la vie. Cet égoïsme est insupportable et aujourd'hui je vomis sur ces gens, sur leur pognon. Bill Gates crée des écoles, amène de l'eau dans les villages pour les photographes, pour la bonne conscience mais en obligeant ceux qu'il aide, à acheter  les produits aux firmes dont il est actionnaire. Oui je sais... il donne de l'argent... il aide et bla bla bla.. . Mais quand même ce petit retour sur investissement qui lui permet de rester chaque année sur le podium des plus grosses fortunes à de quoi mettre mal à l'aise. Qu'ils partent loin tous ces philanthropes de pacotille, qu'ils aillent dégueulasser  une autre planète pour savourer l'indécence de leur fortune mais qu'ils arrêtent d'être persuadé de vouloir nous sauver. Combien de temps encore faudrait il à ce que nous sommes, pour admettre l'urgence vitale de notre environnement et admettre que la seule solution ne tient plus qu'aux agissements de notre devoir de citoyen. Comment rester aveugle et de marbre à l'idéologie des puissants qui nous abreuve de communications rébarbatives engluée aux pensées dictatoriales des firmes et de leurs actionnaires? Notre «mignon» jupitérien Emmanuel Macron avait beau lancer un flamboyant«Make our planet great again» au yeux du monde mais ses sbires se sont empressés d'écraser comme une vulgaire merde, tous les projets de loi allant dans le bon sens. ( le glyphosate, les pesticides, le broyage des poussins et j'en passe puis le retouchage de la loi littoral alors que ce devrait être intouchable etc etc..) L'avaleur de boa constrictor Nicolas Hulot n'arrive plus trop à savoir comment digérer ces états de faits, ne sachant plus trop quoi faire pour se sortir des griffes du mignon car sa démission pourrait laisser le champ libre à l'aggravation du temps qui passe. Vaste dilemme!  Comment peut-on arriver à autoriser la pêche électrique qui ravage les fonds marins et détruit la pêche artisanale. Sommes nous si cons que cela?  L'association Bloom qui lutte contre cette absurdité, qui vient de recevoir le prix Golman l'équivalent du prix nobel de l'écologie éprouve la plus grande difficulté à récupérer une étude de l'IFREMER sur l'impact électrique sur les juvéniles.

https://www.bloomassociation.org/nos-actions/nos-themes/peche-electrique/

 

La liste serait longue à commenter et à débattre. Les teneurs de HAP ( hydrocarbures aromatiques polycycliques) sur le bassin d'Arcachon ont doublé en vingt ans mais les singes qui se bouchent les yeux, les oreilles et la bouche pouffent de rire. La famille Gaume qui veut récupérer 60 hectares de forêt pour y construire 61 lots immobiliers montre que l'avidité n'a pas de limite face à la philosophie du père fondateur de cet empire. Sûrement que le groupe Gaume envisage de réserver elle aussi quelques parcelles lunaires qui restent à vendre pour les proposer aux futurs acquéreurs.

Les solutions existent et elles marchent bien, basées sur le bon sens et la relation entre l'humain et la vie. Elles ne rapportent pas d'argent et n'intéressent pas tous ces couillons de la lune mais c'est ce qui me pousse à faire ma part car j'ai compris que rien n'est plus beau que la vie. Alors qu'ils aillent se faire foutre et qu'ils se barrent vite de cette planète. Je continue ma lutte.

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27 mai 2018

A LA SAINTE QUITTERIE..ON RIT

A l'occasion de la journée de la biodiversité, je viens enfin de trouver une petite sœur qui en 3 minutes 39 a réussi à dire avec beaucoup d'humour ce que je balance depuis 8 ans. C'est un régal à voir ABSOLUMENT et je suis sur que certains vont se reconnaître. Merci Constance.

 

 

QUOI DE NEUF EN ARCACHONIE

 

 

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Nous y voilà, le loup sort enfin du bois. Bon ce n'est pas une surprise.. on s'en doutait lourdement. Christian Panonacle le mari de la nouvelle député de la 8 ème circonscription qui a terrassé le seigneur d'Arcachon Yves Foulon commence à tâter le terrain pour se présenter à la prochaine élection municipale en 2020 avec la liste de la majorité présidentielle. Le hic c'est qu'il va falloir convaincre un électorat de droite pur jus et offrir une gamelle en or aux pique assiette qui gravitent dans la sphère oligarchique. Et ce n'est pas une mince affaire. La plus part sont prêt à bouffer du béton pour garder leur titre de noblesse aux yeux du seigneur mais en tant qu'agent immobilier il ne doit pas cracher dessus. La bourgeoisie arcachonnaise se préoccupe plus des crottes de chiens sur leur trottoir et de garder leur place au port que penser à une vision sur le long terme. Pour autant, il a le droit de se présenter. Je me pose quand même pas mal de questions. Je veux bien comprendre que ce monsieur veut devenir quelqu'un depuis que sa femme a goûté la cantine étatique à sa place, qui veut effacer la frustration de ne pas avoir pu sentir les fastes de la vie parisienne même en proposant son bénévolat. Le monsieur ne manque pas d'ambition et plonge dans l'opportunisme pour faire passer sa candidature. Vous me direz, plus c'est gros plus ça passe. Bon ?!..je veux bien.. mais quand même. Lui Maire et sa femme député, il n'y a plus qu'à mettre le fils à la présidence du SIBA(syndicat intercommunal du bassin d'Arcachon) et la grand mère à la présidence de la COBAS (communauté d'agglomération du bassin d’Arcachon sud) et hop le tour est joué ! Comment ne pas être mauvais esprit et rester le plus objectif possible ?! Sans mettre en doute son honnêteté il est légitime de s'interroger sur une telle candidature. En tous cas, c'est évidemment une affaire à suivre.

https://www.sudouest.fr/2018/05/23/municipales-christian-panonacle-sort-du-bois-ses-ambitions-en-2020-5079852-2733.php

 

CARTON ROUGE

Au journal Sud-ouest qui dans la page locale d'Arcachon sur internet qui ose mettre un article sur les 15 plages girondines qui viennent d'obtenir le label Pavillon bleu sachant très bien que toutes les villes du bassin d'Arcachon ne posent plus leur candidature depuis des lustres. Il serait intéressant d'écouter les raisons par nos édiles...juste pour rigoler.

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A LA SAINTE QUITTERIE

 

Au bureau de la poste, l'horreur est de faire la queue pour récupérer une lettre recommandée. C'est dingue comme il y a toujours du monde. Ils ont pourtant modernisé le lieu mais l'attente règne toujours en mode plus soft. Mon pote de classe Alain est au guichet et le moins que l'on puisse dire c'est qu'il n'a jamais été réputé pour sa vaillance. Il fut facteur un temps mais comme il s'aspergeait trop sévèrement avec certains clients rallongeant un peu trop les horaires de la tournée, la direction l'avait recasé à l'accueil pour une tâche plus thérapeutique. Sur le côté une petite mamie avec son caddie de course se mouille les doigts pour recompter scrupuleusement les 1000 balles en petites coupures qu'elle vient de sortir du livret jaune. C'est marrant cette manie de petits vieux de retirer et de planquer du cash. Par peur de manquer sûrement, vieux réflexe d'après guerre ou pour payer au black le jardinier ou le maçon ?! Je m'aperçois que nous sommes tous hantés de petites manies transmises à l'enfance par la famille qui souvent font sourire. L'autre jour, mes gosses se marraient car à table j'ai pour habitude de me frotter les mains et en rendant visite à ma mère, je remarquais qu'elle faisait la même chose en me parlant. Alors quand j'ai surpris ma fille le faire assise à son bureau, je n'ai pu m'empêcher de sourire. Devant le bureau d'un conseiller financier sur une chaise en plastique une femme mastiquant un chewing gum attendait son rendez vous. Une jolie brune au cheveux longs, grosses lunettes de soleil Chanel en toc, rouge à lèvres rouges vif assorti aux ongles mains et pieds,marinière avec pantalon fuseau noir, jambes repliées ou brillait un sac Vuitton de mauvaise contrefaçon et une petite chaîne à la cheville qui pouvait enflammer tous les fantasmes. J'avais la sale impression qu'elle me fixait car à chaque fois que mes yeux se posaient sur elle, elle me déployait son plus beau sourire. Il y a bien longtemps que mon charme légendaire n'opère plus comme avant et les traces du temps sur mon corps n'emballent plus la jeunesse. Je m'y suis fait et j'accepte cette cruelle désillusion quitte à toujours chercher la petite étincelle dans l’œil. C'est alors qu'elle se leva pour aller à mon encontre puis posa sa main sur mon bras en retirant ses lunettes :

« -Bonjour, tu ne me reconnais pas ?? »

Son parfum « la petite robe noire » lui collait bien à la peau et le dosage était parfait mais j'étais dans une grande confusion car je ne savais pas qui était cette personne. Je sentais que pour elle il n'y avait pas de doute alors que le néant me mettait mal à l'aise.

-Je suis Julie Gourriot et tu m'as sauvé la vie aux autos tamponneuses.

La surprise était totale mais son nom de famille me replongea quarante année en arrière.. Dans les années 70 Andernos les bains était une sorte de village ou presque tout le monde se connaissait. A la sainte Quitterie patronne de la ville il y avait foule qui se pressait le dimanche après midi à la fête foraine place Camille Goubet. Les familles endimanchées emmenaient les bambins jouer et discuter de tout et de rien avec les voisins ou les collègues ostréiculteurs. Mais c'était aussi la période de mon anniversaire en sachant qu'à la fin du repas mes parents allaient me donner 10 ou 20 francs en complément du billet de 50 de mon grand père. J'allais pouvoir être le roi du karting, le boss des autos tamponneuses et le dieu au tir à la carabine mais je filais à toute vitesse dans l'espoir d'être le premier à inviter Miss Malabar. Julie quatorze ans la fille d'un notable andernosien avait déjà le corps d'une femme et sa poitrine allumait la soupe de testostérone de tous les adolescents de cette petite ville.Mastiquant deux chewing gum dans la bouche elle attendait patiemment que l'on s’intéresse à sa personne et l'heureux élu pouvait avoir le privilège de l'embrasser et de lui caresser les seins derrière le cimetière. Ma timidité maladive empêchait tout espoir de l'approcher mais ce dimanche là je prenais mon courage à deux mains pour lui proposer un tour d'autos tamponneuses. Je n'en menais pas large mais elle semblait contente en faisant exploser ses bulles de gum. Sauf que mon initiative n'avait pas du tout plu au grand Serge qui se croyait le roi d'Andernos. Ce fils de pêcheur venait d'entrer à quinze ans en deuxième ligne de l'équipe de Salles de rugby. Bati comme une armoire mais avec un cerveau assez limité. Il était fou de rage de s'être fait griller par un petit gringalet. C'est alors qu'il avait surgi de nulle part lancé en pleine vitesse pour nous percuter de plein fouet. Miss Maladar avala son chewing gum qui resta coincé dans sa gorge. Elle commençait à suffoquer terriblement cherchant désespéramment de l'air. Ses yeux indiquait la terreur et son visage virait au rouge vif. J'étais complètement perdu et Serge nous rajouta la seconde couche en déboulant par l'arrière. Le choc expulsa direct les malabar pour rouler sur la piste. Julie retrouvait ses esprits lentement puis prit ma tête entre ses mains pour me rouler ma première pelle magique.

« -Tu es mon sauveur » me disait elle.

Je n'en demandais pas tant et bien sûr j'avais eu le privilège d'aller avec elle se promener derrière le cimetière.

Aujourd'hui quand je la regarde là devant moi et qu'une petite lueur brille au fond de ses yeux noirs, ma mémoire a l'outrecuidance d'avoir sauvegardé l'odeur corporelle de ses seins comme la tarte aux pommes sortant du four de ma grand mère Jeanne. Elle me raconta qu'elle avait eu malencontreusement un gamin avec Serge. Une erreur de jeunesse que cet idiot n'avait pas voulu assumer. Désormais son fils est grand et il a renoué contact avec son père qui malgré le temps qui passe était devenu un bon père pour lui. J'aurais bien aimé lui dire la vérité, que son père finalement était le vrai sauveur mais à quoi bon. Pourquoi vouloir changer le cours de cette histoire ?! J'étais son héros et c'était cool.

Alain au guichet me demanda mon avis de passage et une pièce d'identité mais j'étais venu sans papiers en tongs et en short.

« -Oh Alain... tu me connais quand même. Tu sais qui je suis. Tu connais même Julie, non ?!

-Oui je sais très bien qui tu es mais il me faut quand même un justificatif. Regarde les caméras... Elles me filment. »

-Tu ne veux pas être mon sauveur ?

-Ben..Non, je ne peux pas. »

Ce récit est une oeuvre de presque pure fiction. Par conséquence toute ressemblance avec des situations réelles ou avec des personnes existantes ou ayant existé ne saurait être que fortuite.

 

 

16 mai 2018

DES PAPOUILLES A PAPOU

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Quand j'ai appris qu'un chef Papou allait venir planter un arbre avec les enfants à Arcachon, je dois dire que les bras m'en sont tombés. Je me suis même surpris à rigoler doucement en visualisant la scène puis je me suis interrogé. Si la respectabilité et la mission de Mundiya Kepanga ne peut pas être mise en doute et que tout ce qui peut ouvrir les consciences est bon à prendre, le choix de la ville d'Arcachon est le paradoxe total avec le maire de la ville Yves Foulon alias Foufou complètement addict au bétonnage. Un peu comme si Pierre Rabhi allait boire le champagne à l'assemblée générale de Mosanto ou que Bachar el- Assad allait faire un discours sur les droits de l'homme à l'ONU. Certes le chef Papou veut à juste titre d'abord sensibiliser les enfants mais l’édile ne va surtout pas manquer de figurer sur la photo et d'applaudir à tout rompre à la projection du documentaire. Si à chaque selfie avec Mundiya il pouvait planter un arbre, la cause avancerait plus vite. C'est Luc Marescot le co réalisateur avec Marc Dozier de ce beau documentaire qui a voulu faire plaisir à sa petite sœur Claire pour créer l' événement à Arcachon. Cette dernière conseillère municipale béni oui oui a mis tout son dynamisme pour ajouter du vert à l'image de son seigneur. Donc je suis allé en quête d'informations pour en savoir plus sur ce chef Papou et ma conclusion est que nous avons affaire à un sacré client. J'adhère totalement à sa personnalité hors norme et à la cause qu'il défend mais mon esprit critique relève quand même quelques petits points à mettre en lumière. C'est avant tout une histoire humaine entre Marc Dozier et Mundiya Kepanga. Une de ces rencontres qui bouleverse votre vie. Le réalisateur est entré pleinement dans la quête de ce peuple et a voulu lui rendre la monnaie de la pièce en proposant de le mettre en lumière aux yeux du monde occidental afin de défendre sa cause. Après plusieurs séjours en France Mundiya a très vite compris les faiblesses et le fonctionnement de l'homme occidental pratiquant l'art oratoire avec malice comme à son discours à la COP 21  en disant :

« -Avant moi, les hommes blancs ont parlé 30 minutes chacun, pour ne pas dire grand chose et vous me laissez que 5 minutes. Alors excusez moi si j'en prend 6. »

Il paraît même qu'il ne serait pas insensible aux charmes de la femme blanche, qu'il adorerait le Ricard et les discothèques. Les réalisateurs ont vite compris qu'ils pouvaient avoir un nouveau Roani en se demandant comment être le plus efficace en médiatisant son image. Ils ont choisi de le pipoliser en l'affichant un peu comme un épisode de télé réalité et le bonhomme y a pris goût effaçant quelques peu son objectif philosophique. Le voir déguisé en Elvis Presley ou entre deux filles du Lido me semble ne pas avoir de sens quitte à laisser la crédibilité sur le glaçage des photos. Déjà que défendre une telle cause est presque désormais mission impossible car les puissants et les dirigeants se fichent royalement des états d'âmes d'autochtones de lointaines contrées et que le citoyen lambda se lamente intérieurement des désastres écologiques puis passe à autre chose. Parler aux enfants reste l'ultime recours car Mundiya ira chercher l’innocence dans leurs yeux pour essayer d'allumer une conscience qui pourrait être plus importante que de trouver l'endroit pour recharger le smartphone. Il a raison car dans les yeux de ses hôtes, il ne verra que...pas grand chose au milieu des sourires de compassion. Alors un chef Papou à Arcachon est certes surréaliste mais après tout...tant que le seigneur est content et que ses oailles pourront observer le couchant de la biodiversité sombrer au pied de la dune du Pilat dans l'obscurité d'un écosystème sans lune, le cul sur le sable du banc d'Arguin.

 

Au buffet après la projection Mundiya(MK) et Marc Dozier(T) son traducteur attendent la venue du maître des lieux. Le chef Papou a remarqué que la boisson anisé de l'homme blanc lui ouvre l'esprit comme par magie et que son absorption sans être mélangé avec l'eau de Veolia lui présente toutes sortes de personnages et d'animaux légendaires qui gambadent dans sa tête. Foufou(F) alias Yves Foulon maire d'Arcachon suivi de près par sa fidèle adjointe Vévette alias Yvette Maupilé(V) déboulent sourire aux lèvres et bras grand ouvert pour être immortalisé par l'objectif de Bernie alias Bernadette Dubourg(B) journaliste à Sud Ouest qui attend dans un coin de la salle en se goinfrant de petits fours.

F«-Ah mes amis quel beau film! J'ai encore les larmes aux yeux.

MK-(Ce petit ver luisant dégage de mauvaise ondes) en langage pidgin

F- Euh... que dit notre bel ami?

T- il vous remercie pour votre accueil.

Mundiya fixe le regard de Vévette en vidant son verre d'un trait.

MK-(Cette femme avale des couleuvres et ferme les yeux comme un petit singe, il me la faut. Dis lui que je la veux comme troisième épouse.)

F- Dès demain je change le mobilier de mon jardin et le pont de mon bateau.

T-( Vas mollo sur la boisson Mundiya, je ne peux pas traduire ton offre. Je te rappelle que nous sommes invités.)

Vévette est troublée par le regard du chef. Elle regarde autour d'elle mais mise à part Bernie qui se ramène la bouche pleine pour prendre la photo, c'est bien sa personne qui hypnotise Mundiya.

MK-(Il y a plein de fourmis rouges dans l'esprit de petit ver. Je dois lui offrir un petit champignon pour le sauver)

T- (Euh...Je crois que ce n'est pas une bonne idée)

MK- (les visions seront bonnes pour son âme. Alors donne lui en un)

Mundiya sort une petite pochette en cuir pour en retirer un petit champignon noir tout sec qu'il tend à Foufou.

T- Vous devez avaler ce petit champignon. C'est une coutume de sa tribu en signe de bienvenue. Refuser serait une offense.

F- Non non... Pas de drogue. Mis à part le mojito bien corsé de Vévette, je ne touche à rien.

T- Pas d'inquiétudes, c'est un vitalisant naturel pour la santé.

B- Et moi, je pourrais en avoir un aussi ?

Mundiya en donne un à Bernie puis attrappe délicatement la main de Vévette pour lui poser un baiser avant de lui en faire avaler un aussi. Tout ce beau monde prend la pose pour la photo puis :

MK- (Bon il va falloir filer en douce car petit ver commence à s'agiter. On doit aller en face au Cap Ferret. Il paraît que le vieux chef blanc aime couper les pins et il me reste encore deux champignons)

Quelques minutes après avoir quitter les lieux, l'effervescence commence à monter autour du buffet.

F- Dis donc Vévette, j'ai le dos qui me démange. J'ai l'impression que des branches veulent sortir et que des racines poussent sous mes pieds. Mais regarde toi, tu as plein de plumes. Tu ressembles à un dindon.

V- Mais c'est vrai monseigneur. Glou Glou Glou...Glou Glou Glou

B- Quelqu'un peut il me traduire ce que disent ces huitres qui parlent toutes en même temps ?!... Tiens c'est bizarre j'ai des écailles sur la peau ?!

 

PS : Vivement la photo officielle !!

05 mai 2018

EN MAI LA COLÈRE

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Dès que le soleil revient on se sent de suite mieux. Ces rayons encore frileux qui viennent me lécher la carcasse dans mon hamac arrivent quand même à me glisser des images dans mes pensées. La photo de Donald Trump tirant la main de notre président jupitérien Emmanuel Macron a de quoi créer le malaise. Pourtant ce dernier était sûr de son coup avant de s'envoler outre Atlantique.

«-Dis Bibi, il va falloir mettre le paquet coté fringues, mettre du bling bling à paillettes car l'autre abruti va vouloir m'en mettre plein la vue avec le glamour de Mélania.»

A la maison Blanche, Donald envoie un tweet à sa femme.

Mets le paquet côté sexy car la vioque du mignon va vouloir être la reine des MILF.

Cette visite officielle était vraiment pathétique avec ces scènes d'empathie dégoulinantes sur les papiers glacés et journaux télévisés. Macron croyait sûrement se tirer la couverture vers lui mais il est tombé les deux pieds dans le plat dans les griffes de Donald. On peut être idiot mais redoutable dans le business. En deux trois mouvements il a rendu un prétentieux au dents longues en un simple caniche toiletté faisant les choux gras de tous les humoristes de la planète et donnant du grain à moudre à tous les pseudos experts des chaînes infos en continu. L'humiliation suprême est venue par le numéro du nettoyage de pellicules sur le smoking accompagnée de la phrase qui flingue:

«-Nous devons le rendre parfait.. il est parfait.»

Tout est dit, rien à rajouter. Le boss renvoi le gamin à ses chères études.

«-Bibi habille toi léger on file à Sydney.
-Mais qu'est ce que l'on va foutre en Australie?!
-J'ai envie d'entendre le son d'un didgeridoo dans le désert.»

Il faut croire que son séjour au States a quelque peu perturbé ses neurones jusqu'à perdre les subtilités de la langue de Shakespeare qualifiant la femme du premier ministre australien Lucy Turnbull de «délicious wife» dont la traduction est que ta femme est bonne au lit. Les éclats de rire ont résonné dans tout le continent et Emmanuel porte désormais le surnom de « Pépé le putois» personnage d'un célèbre dessin animé.

«-Bibi enfile le string on file au club Med à Nouméa, au moins les kanaks ils parlent français.
-Ouhla vas y mollo, tu sais que le jetlag n'est pas bon pour les rides.
-Oui mais la bas le sable n'est pas sous les pavés.»

Effectivement il y a cinquante ans mai 68  embrasait les consciences pour emmener les luttes à leur terme et les slogans fleurissaient les murs des villes pour laisser les trottoirs à la violence du pouvoir en place. Coïncidence ou pas, à la même époque le Général de Gaulle était parti lui aussi se réfugier à Baden baden laissant Pompidou gérer la situation. Aujourd'hui l'enfumage du gouvernement pour imposer l'ultra libéralisme navigue entre l'incertitude des réactions des classes sociales à se positionner afin que la culpabilité ronge les luttes en cours. Quoi qu'il en soit je soutiens les cheminots, Air France, les EPAHD et tous ceux qui osent dire non. La lutte est toujours légitime et l'humanité ne peut avancer qu'avec des contradictions. Ne pas oublier que beaucoup sont morts pour avoir lever le poing donnant un sens aux trois mots des facades de mairie « Liberté, Egalité ,Fraternité»

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Dans tout ce marasme ambiant il y a une lutte qui pourtant ne suscite que trop peu d'intérêt alors qu'elle se devrait d'être essentielle. Tous les signaux d'alarme sont écarlates. Nous sommes presque tous à l'admettre mais nous préférons protéger et adapter nos égoïsmes par peur de voir la réalité en face nous exploser au visage. L'écologie est la source de vie, sans elle nous ne sommes rien. Refuser de vouloir la transmettre est criminel pour les générations à venir. Il est temps d'agir et de montrer les responsables, pas en tant qu'écologiste mais en tant homme et citoyen. Comme chaque année, comme un sujet marronnier au journal télévisé je décris inlassablement le déclin du bassin d'Arcachon. Malheureusement je constate aucune amélioration, alors j'en ai marre. J'accuse les élus de toutes les municipalités, le SIBA (syndicat intercommunal du bassin d'Arcachon), la COBAS( communauté d'agglomération du bassin d'Arcachon sud), la COBAN (communauté d'agglomération du bassin d'Arcachon nord) de ne rien faire ou presque rien faire, de ne plus être responsables mais coupables. Comment ne pas être atterrer d'entendre que le maire d'Arcachon Yves Foulon le roi du béton va accueillir un chef Papou pour y planter un arbre dans sa ville, comment ne pas être révolter de voir l'argent public se dilapider à des causes futiles, comment ne pas être en colère quand le maire de Lège cap Ferret distribue les permis de construire comme des petits pains s'opposant même à l'état et que couper les pins c'est faire remonter le sable à la surface. Je ne vous fais pas un dessin sur les possibles conséquences.

 

Le banc d'Arguin est une réserve naturelle alors ... point barre. Pourquoi tant de haine et de passion. Appliquons simplement la loi et le bon sens et prions pour un été pluvieux. Seule la CEBA (Coordination environnement du bassin d'Arcachon) qui avec plusieurs associations écologistes et citoyennes propose une opposition qui lutte contre la dégradation de l'écosystème et de la biodiversité. Je la soutiens pleinement.

 

« La lutte c'est prendre une allumette, la craquer mais rien ne se passe. On prend une seconde allumette, on la craque mais rien ne se passe. Puis une troisième, une quatrième, une cinquième mais toujours rien. On prend une vingtième allumette, on la craque et le feu démarre. » Howard Zinn

 petite piqure de rappel:

 

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http://www.lecridelabernache.com/archives/2017/04/04/35131850.html

 

 

14 avril 2018

WEEK END A ARCACHON

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LETTRE OUVERTE A YVES FOULON

 

Je ne mets pas en doute votre compassion  pour les victimes mais mettre de la vanité dans le débat ne fait que donner de l'obscurantisme aux faits reprochés. Une affaire de pédophilie n'est pas une histoire de conflits d'intérêts ou de clientélisme ou d'urbanisme et quelque soit le lieu ou elle se déroule la transparence est une obligation pour donner au plus vite, une justice au coupable et aux victimes. L'innocence des enfants se doit d'être sacré et Alexis Blad le journaliste de la dépêche du bassin n'a fait que son travail en relançant une affaire qui tombait  dans l'oubli avec le désespoir des parents des victimes. Votre attitude lors du dernier conseil municipal est inacceptable et indigne d'un élu de la république. Peut-être que pour votre défense vous allez évoquer une maladresse ou un malentendu, quoi qu'il en soit il est urgent de donner toute la transparence afin qu'elle puisse légèrement gommer votre faiblesse.
Je tiens à féliciter tous ceux qui ont manifesté leur opposition à votre geste ainsi qu'à Bernadette Dubourg(sud ouest) qui a été solidaire avec son collègue.

Patrick Erzan.

http://www.ladepechedubassin.fr/app/uploads/2018/03/ddq_dba_20180328_040p-2.pdf

 

Week end à Arcachon

(attention ce texte pourrait blesser certaines personnes)

 

Sur le siège arrière de la vieille Clio blanche, Paul essuie la buée sur la vitre pour y poser sa tête. La voiture file lentement dans les embouteillages du centre ville en travaux et sur le trottoir un collégien attend le moment opportun pour traverser la chaussée. Les yeux de Paul cherchent inlassablement à capter son regard tel un pêcheur surveillant son leurre dans la rivière. Le jeune qui mâche son chewing-gum s'aperçoit qu'un type assez louche l'observe depuis un moment alors il décide de le défier du regard.

«- ça y est, j'en étais sûr. Encore une âme égarée, pense Paul. Pauvre enfant. Heureusement le seigneur t'a guidé vers moi.»

Ses doigts de sa main ondulent doucement comme si la chevelure jouait avec sa caresse. Les souvenirs refont alors surface car ils n'ont toujours pas disparu de sa mémoire. Il peut ressentir ses mains sur les frêles épaules descendre sur le dos imberbe pour taquiner l'épiderme afin que les frissons l'amène délicatement sur les courbes des petites fesses blanches. Puis quand il sera en pleine possession de ce corps, sa main serrera fermement la bouche pour que le mal ne se libère pas en sanglots et quand des larmes glisseront sur son bras comme un signal il pourra lâcher la semence du seigneur qui n'est fait que d'amour pour purifier cet être perdu. Sauf que Paul n'a plus le feu qui lui brûlait le bas ventre en faisant remonter des pulsions ardentes jusqu'aux tempes et il ne pourra plus être son sauveur car la castration chimique a rendu sa puissance en un simple bout de chair tout fripé. Le gamin s'engage sur la chaussée pour traverser et balance un gros doigts d'honneur vers la Clio avant de disparaître. Paul referme alors ses yeux.

«- Mon dieu, je ne reconnais plus cette ville, lance Jacques le chauffeur, on dirait que l'arcachonnais s'est marié avec une bétonnaise. Quelle horreur tous ces immeubles.»

Dans le rétroviseur intérieur Paul a les yeux fermés et son passager Claude est dans le cosmos car les toubibs lui ont administré une dose chevaline avant de quitter l'hospice. Son regard est vitreux et un filet de bave fait l'élastique dans le coin de sa lèvre. Jacques sort une petite flasque de prune de l'abbaye pour se rincer le gosier car il déteste la mission qu'on vient de lui confier puis il rajuste le crucifix or qui orne le col de sa veste.

Au même moment madame de Montsaingeon ouvre la porte du commissariat, exigeant haut et fort qu'elle veut déposer une plainte. Coco son caniche abricot grogne à la vue du moindre uniforme. Elle a sorti la fourrure, la quincaille qui va avec et elle vient de se faire refaire la façade dans son salon préféré. A sa vue le commissaire cache son journal l'Equipe et s'empresse de l'installer confortablement dans son bureau avec Coco sur ses genoux.

« - Que me vaut l'honneur de la visite de madame de Montsaintgeon ?

-Assis toi grand dadais et écoute moi bien. Tu sais que mon cher et tendre regretté époux Raymond était avant toi sur ce trône et les confidences n'étaient pas son gage de confiance. Il aimait bavasser et j'en ai entendu des vertes et des pas mures. Je sais tout ou presque tout sur le fonctionnement de cette Ville. Alors pas de chichis, je ne vais pas y aller par quatre chemins. Mes copines et moi de la maison de retraite voulons déposer une plainte pour harcèlement moral contre l'édile de cet ville. Nous en avons assez de ses cadeaux empoisonnés. Un vélo par ci, un coffret foie gras par là, des bouquets de fleurs aux anniversaires et à toutes les fêtes qui existent, à noël, au solstice d'été, des invitations à chaque buffet pour croiser toujours les même pique assiette, le minibus qui vient nous chercher pour les élections avec l'enveloppe préparée sur le siège et surtout nous n'en pouvons plus de ses bises. Depuis qu'il a changé sa crème de visage il colle comme les papiers mouches. Puis la ville...c'est un vrai désastre mon bon monsieur. Alors nous sommes décidées à vouloir porter plainte.

-Mais votre plainte n'est pas recevable ma bonne chère dame et notre maire est notre père à tous dit le commissaire en rapprochant sa main pour caresser Coco. Sauf que ce dernier montre les crocs et d'un geste vif essaye de lui choper les doigts en guise de saucisses. C'est avec beaucoup de chance que le drame est évité.

-Ah je vois, monsieur a peut être de la famille à la mairie ou connaît bien l'emplacement de la boite à cirage... Bon, je vais quand même faire une main courante. »

Dans la circulation, la voiture avance dans la lassitude des temps des feux de signalisation provisoires.

« -Mes frères, dit Jacques, la mission du diocèse qui m'a été confié est de vous emmené dans un refuge gracieusement délivré par le maire pour retrouver toute la sérénité nécessaire afin de revoir la lumière de notre seigneur qui apaisera votre âme abîmée. Enfin...si j'arrive à retrouver la route. »

Sur le kiosque à journaux devant le commissariat, une grande affiche promotionnelle du magazine Hot Vidéo attire l'attention de Jacques. Une belle créature brune dans une position explicite vante les vertus des pratiques de l'amour anal.

« Mon dieu si seulement ma bonne vieille Madeleine pouvait lui ressembler, pense Jacques. J'en ai marre de cette vieille carne qui voudrait tant que je l'emmène au ciel une nouvelle fois. Je vois bien la petite lueur dans ses yeux quand elle astique la sacristie. L'autre jour j'ai même du me fâcher. Après la messe, elle m'avait coincé dans le coin du presbytère et même à travers mon aube, j'ai pu me rendre compte de la poigne virile que possède la bougresse. Au moment ultime j'ai du lui hurlé « Ça suffit » trois fois dans les oreilles avant que l'air satisfaite, elle ne relâche son étreinte.

Claude ouvre les paupières et découvre lui aussi la belle brune mais les yeux de cette dernière deviennent de plus en plus rouge, le sourire s'élargit laissant apparaître des incisives en pointe et de petites cornes se forment sur le haut du front. Elle prend ses deux seins entre les mains pour les remuer énergiquement.

-Alors mon gros loup, on vient pas voir maman !

Claude est pris d'une panique totale et devient hors contrôle. Il gigote dans tous les sens et son visage indique la terreur.

- Exorcizamus te omnis immundus spiritus omnis satanica 

-Bon sang Frères Jacques donnez lui ses pilules pour l'amour de dieu. Dit Paul

-Si je commence maintenant j'en n'aurai pas assez pour le week-end répond Jacques en secouant Claude pour qu'il retrouve ses esprits.

C'est alors qu'une classe de maternelle traverse la route sur le passage clouté. Les enfants, deux par deux se tiennent la main en chahutant gentiment. Claude regarde ces petits êtres de chair et de sang remplis d'innocence et comme par magie une paix intérieure s'installe en lui. Il replonge dans sa léthargie en ravalant sa salive.

Madame de Montsaingeon s'apprête à quitter le commissaire en signant sa main courante.

-Et quand tu le verras pour lui remettre, tu lui diras aussi qu'il reprenne le gars qu'il a envoyé pour soi disant aider les pauvres aide soignante qui sont surchargées de travail. Sauf que d'après certaines pensionnaires, le bonhomme est un peu trop long dans les toilettes  intimes. Mise à part Madame Joubert qui le réclame et comme je sais très bien que tu connais parfaitement ses mœurs, il serait de bon aloi qu'il dégage très vite pour ne pas qu'un nouveau scandale éclabousse sa soi disante jolie petite ville.

-Excusez moi, dit Jacques en entrant dans le bureau, je cherche la route pour aller à l'ancien centre de loisirs« les mille potes».

-Ah mon père, vous tombez bien. La maison de retraite que mes enfants se sont empressés de m'offrir se trouve à quelques pas de votre endroit. Si vous avez une petite place dans votre véhicule ce serait avec joie que je vous guiderai à bon port.

-Avec grand plaisir madame, je suis votre humble serviteur.

-Enfin une âme charitable, répond elle en quittant le commissaire.

Arrivée devant la voiture, elle hésite à monter

-C'est quoi ça? Il n'a pas l'air d'être très bien votre collègue?

-Frère Claude ne supporte pas les trajets en voiture. Montez donc à l'arrière, frère Paul vous sera d'une agréable compagnie.

Jacques aide madame Montsaingeon à s'assoir à côté de Paul qui l'observe avec empathie.

-Madame... une lumière céleste illumine votre visage.dit Paul.

-120 balles de soin au salon de Maïté. Allez mon père, quittons cet affreux centre ville.

 

 

Posté par paterzan à 18:17 - Permalien [#]
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