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En 2010, en 2013 et encore récemment j'avais de nouveau écrit la citation d'Howard Zinn:

«La lutte c'est prendre une allumette , la craquer mais rien ne se passe. On prend une seconde allumette, on la craque mais rien ne se passe. Puis une troisième, une quatrième,une cinquième mais toujours rien. On prend une vingtième allumette, on la craque et le feu démarre.»

Il aura fallu attendre 14 ans et la crise ostréicole plombée au norovirus pour enfin voir les flammes d'un feu balbutiant qui démarre dans les rouages de la «Factory du Bassin d'Arcachon. (lire précédent billet). Dans les forêts alentours, les crastes, les ruisseaux et cours d'eau jusqu'au plan d'eau du bassin d'Arcachon difficile de ne pas reconnaître l'odeur de merde qui flotte dans l'air ambiant en lieu et place de l'iode et de la sève des pins. Pourtant «Son Altesse Sérénissime crème antirides» alias Yves Foulon président du SIBA (syndicat intercommunal du bassin d'Arcachon)qui à la charge des réseaux des eaux usées et pluviales, maire d'Arcachon doit avoir une grosse rhinite pour ne pas la sentir refusant et réfutant d'être le responsable de cette catastrophe de réseaux sanitaires obsolètes dont il a la charge pour désigner les «fameuses» pluies centennales... ou trentenaires ou millénaires … ou celles qui risquent de se reproduire avec le dérèglement climatique, qui sont tombées pendant deux mois sur le territoire, comme les coupables de ce désastre. Ce qui dans l'absolu n'est pas faux mais qui est désastreux déontologiquement. Sa communication médiatique pitoyable devant l'évidence d'un fait a été la bonne allumette qui a déclenché l'étincelle pour allumer la colère légitime de l'opinion publique. Cette fois ci les plaintes contre le SIBA, contre X et autres par des instances associatives, citoyennes ruissellent jusqu'au tribunal pénal et civil. Pour vous mettre dans le bain, je vous adresse un lien d'un article par le Figaro et l'AFP qui résume la situation actuelle:

https://www.lefigaro.fr/conjoncture/huitres-d-arcachon-contaminees-le-parquet-de-bordeaux-ouvre-une-enquete-20240112

Il n'en fallait pas plus pour que la députée de la 8 ème circonscription de la Gironde, «Plein phares» alias Sophie Panonacle ennemi juré du seigneur arcachonnais, se frotte les mains d'une telle aubaine pour profiter de faire un coup politique pour le critiquer ouvertement en le rendant responsable de cette crise dans tous les médias disponibles pour amplifier l'impact face à l'opinion publique et assouvir aussi une petite vengeance personnelle afin de remettre un peu d'honneur à son patronyme dans une guerre d’egos pour toutes les humiliations infligées à son mari en tant qu'opposant lors des conseils municipaux de la ville d'Arcachon. Le piège venait à peine d'être tendu, que «Son Altesse Sérénissime crème antirides» piqué dans son amour propre tomba dedans les deux pieds en avant à vitesse grand V en réunissant illico les douze maires membres du SIBA pour qu'ils signent un manifeste de soutien à lui même avec des mots incendiaires envers la députée pour ses inactions dans les causes reprochées. On peut s'étonner du soutien total des maires envers leur maître mais que pouvaient ils faire d'autres pour que les carottes promises à chaque ville du territoire par le SIBA soient toujours accessibles afin de remplir les caisses de leur mairie. Malheureusement pour eux, dorénavant ils sont tous complices et responsables des accusations portées par la députée. Il ne fallait surtout pas lui répondre mais la cupidité et l'orgueil ne font jamais bon ménage. La dame a raison en disant que son rôle n'était pas d'intervenir puisque le SIBA a la compétence exclusive et obligatoire donnée par la loi et que le syndicat touche des royalties de l'état pour assurer que tout fonctionne bien. Depuis des lustres, à chaque dysfonctionnement le SIBA disait toujours:

«Tout va bien... nous contrôlons la situation»

Si le SIBA lui avait dit que la situation devenait urgente, qu'il faudrait stopper l'urbanisme outrancier, repenser différemment les réseaux sanitaires etc etc.. alors le rôle de la députée aurait été de mettre tout en œuvre avec les acteurs du territoire et l'état pour essayer de trouver une solution à la problématique. C'est ainsi que devrait fonctionner un état de droit mais «la Factory du bassin d'Arcachon» a voulu faire sa propre principauté avec ses propres règles et aujourd'hui elle vient de se brûler les doigts.

En voyant Rachida Dati entrer dans la Macronie, on comprend mieux la mentalité de ces gens là et pourquoi nous en arrivons à des situations comme celle ci. Il ne reste plus qu'au principal intéressé directement touché par cette catastrophe annoncée, celui qui représente les ostréiculteurs de ce territoire d'être dans l'obligation de porter plainte contre le SIBA. «Le Ché Labanos» alias Olivier Laban le président du CRCAA(comité régional de la conchyliculture d'Arcachon et Aquitaine) la tête coincée dans l'étau n'a pas d'autre alternative pour lui éviter le conflit d’intérêt et pour lui assurer une certaine crédibilité aux yeux de la profession et de l'opinion publique. Sacré dilemme pour sa conscience.

Affaire à suivre...

https://www.sudouest.fr/gironde/arcachon/huitres-du-bassin-d-arcachon-contaminees-les-12-maires-du-siba-taclent-la-deputee-sophie-panonacle-18091823.php 

https://www.sudouest.fr/economie/ostreiculture/huitres-du-bassin-d-arcachon-contaminees-pour-la-deputee-sophie-panonacle-le-siba-a-une-responsabilite-dans-la-crise-ostreicole-18058442.php