1

(détournement photo sepanso)

Le marigot gujanais ou le rocambolesque dragage des boues du port de La Teste démontre que l'animosité entre les égos des instances décisionnaires amène qu'un énième résultat catastrophique pour l'environnement et que les actes des barons locaux pour sauvegarder leur suprématie creusent un clivage abyssal entre la raison et le développement durable, sacrifiant l'âme d'un territoire comme le bassin d'Arcachon en un refuge à retraités ou en un pseudo bout de paradis aux néo arrivants aisés qui aspirent à une douceur de vivre dans un cadre enchanteur mais enchanteur que de l'extérieur. Il ne fallait pas sortir de Saint Cyr pour deviner que les vases étaient excessivement polluées et qu'en les déposant sur un lieu non étanche, la toxicité reviendrait au galop sur le plan d'eau par les nappes phréatiques. Si la « Baleine » alias Marie Hélène des Esgaulx maire de Gujan Mestras hurle à tout va qu'elle avait raison, elle omet de signaler que les petits arrangements entre amis avec « Pluto » alias Patrick Davet le maire de La Teste et « Crème antirides » alias Yves Foulon le maire d'Arcachon lui ont permis de récupérer une vingtaine de millions d'euros pour soulager la caisse de la Cobas et le surplus de sa bretelle d'autoroute, l'obligeant finalement à accepter le dragage à son ennemi juré, le syndicat mixte des ports du bassin d'Arcachon (SMPBA). Politique à papa à deux balles... mais qui marche puisque elle est acceptée dans l'opinion publique. Bravo Mesdames et Messieurs, fossoyeurs de l'environnement aux dents blanches et ongles vernis, vous pouvez être fiers de vous. Vous arrivez à imposer vos idées,vos visions en transformant les bijoux de famille de nos ancêtres en de vulgaires pacotilles étincelantes qui provoquent un sentiment de privilège pour appartenir à une caste ou le quidam s'identifie à une communauté de notables qui légitiment votre politique. Du rêve en paillettes ou le « moi je » prédomine l'existenciel. Pendant des décennies vous vous êtes adaptés à l'air du temps afin d'obtenir un pouvoir absolu pour que le bassin d'Arcachon soit entre vos mains. En étouffant toute opposition, en maîtrisant toute communication avec des médias partisans ou en exerçant des pressions à ceux qui pourraient vous critiquer, en mettant des moutons dociles à des postes clefs, vous pensez détenir un total contrôle de la situation. Hélas pour vous, sans la contradiction le pouvoir vous a rendu complètement fou et il suffit de regarder ou en est le bassin d'Arcachon pour comprendre la portée de vos actes. Vous pouvez toujours chercher du réconfort auprès de vos partisans mais vous êtes entrain de patauger dans la semoule en essayant toujours de faire bonne figure à vos électeurs mais la sous estimation que vous portez à vos opposants dévoile vos vrais visages devenant de plus en plus insupportable à ceux qui aiment et défendent vraiment ce territoire. S'il vous plaît, n'essayez pas de vouloir verdir vos convictions car elles en deviennent surréalistes et tellement risibles. Vouloir replanter deux arbres pour chaque arbre coupé est une absurdité totale et si on devait agir en mode rétroactif, l’Amazonie serait repeuplée tant vous avez abusé de la tronçonneuse. En effet replanter des arbres dans une ville ne reconstruit nullement un écosystème. Il donne seulement un espace de verdure et de frais au béton et les arbres que vous offrez à chaque naissance finiront en lambris sur les mur des permis de construire que vous délivrez si facilement. Dernièrement le parc marin veut expérimenter un incubateur d’œufs de seiche récupérés par des pêcheurs professionnels pour essayer de les réintroduire sur le plan d'eau en les déposant sur des fibres synthétiques sensées remplacer les zostères, les herbiers naturels de nidification. Si l'idée de cette expérimentation peut paraître intéressante sur le papier, elle démontre aussi le degré important de la dégradation écologique du plan d'eau et de sa biodiversité. Le 8 juin 2019 j'avais écrit ce billet :

« Dans la savane, Balou chasse la gazelle quand elle vient chercher le point d'eau avant la nuit mais le changement climatique a asséché peu à peu ce dernier. La gazelle remonte alors la source pour y trouver un autre point d 'eau. Mais que fait donc Balou ? Reste t'il toujours au même endroit à attendre la gazelle ? Non bien sûr, lui aussi remonte la source et attend que la nuit tombe. Depuis quelques années les rendements de la saison de pêche à la seiche dans le bassin d'Arcachon diminue drastiquement. Chaque année le patron du port D'Arcachon Yves Herszfeld indique ce constat alarmant dans les colonnes du quotidien SudOuest prétextant lui aussi le changement climatique, le vent du nord, la houle dominante et les courants changeant mais jamais il s'est interrogé sur la surpêche et sur la forte régression des herbiers zostères qui demeurent les nids de ces céphalopodes. Qu'aurait fait Balou dans la même situation ? Serait il parti plus haut en Charente Maritime les pêcher ? Non trop loin et déjà beaucoup trop de pêcheurs mais puisque les nids ont disparu, il penserait peut être qu'il suffirait de refaire pousser les herbiers pour que les seiches reviennent y pondre ?! Mais Yves Herszfeld le prendrait par l'épaule en lui disant :

« - Allez viens Balou, retournons dans mon bureau à attendre que les vents tournent, que la houle s'apaise et que les courants nous les ramènent. »

Refaire pousser les herbiers en sanctuarisant les zones de nidification, c'est à dire empêcher les navettes de l'UBA de promener les touristes et interdire l'accès aux plaisanciers ?! Je vois déjà notre philosophe local « Confoulous » alias Joël Confoulan président d'associations de plaisanciers tomber en syncope. Et pourtant …

Mais très prochainement, le son des hordes humaines alléchées par vos campagnes publicitaires promouvant le tourisme vont arriver à vos oreilles et de nouveau envahir le bassin d'Arcachon. Je vois d'ici les grosses gouttes de sueurs qui perlent de vos fronts, les ongles fraîchement manucurés qui se rongent car revivre le calvaire de la précédente saison estivale commence à hanter vos esprits. Arrêtez de flipper, c'est bien vous qui avez créé ce besoin idyllique au consommateur entraînant un tourisme de masse dégueulasse. Cette fois ci avec ce deuxième déconfinement, le curseur des incivilités devrait atteindre son paroxysme tout comme les rires gras devant le rosé et les merguez. L'instinct primaire va vouloir reprendre ses lettres de noblesse après tant de privations et de frustrations livrant des urinoirs à ciel ouvert aux rues de vos stations balnéaires et les réseaux sociaux se chargeront de promouvoir d'avantage le coté festif de votre territoire en mettant en exergue les beuveries monumentales. Je parierais même que vous priez pour qu'il pleuve toute la saison car la moiteur des longues nuits d'été risque d'assécher encore plus les gosiers. L'économie locale voudra à tout prix rattraper le chiffre d'affaire manquant en vulgarisant les consignes sanitaires en un vague souvenir pour que le touriste ouvre les tiroir caisse en chantant « En vacances j'oublie tout ». Il ne manquerait plus que le groupe folklorique « Lous Pignots » se mettent à jouer du punk pour que vous puissiez dire que quelque chose à changer. Tremblez bonnes gens....

Pour finir je voudrait revenir sur un article du journal Sud ouest montrant la photo de l'assassin de la fonctionnaire de police à Rambouillet Stéphanie Monfermé se prendre en selfie sur le port de Larros à Gujan Mestras. Le titre :

« Glaçant, quand le tueur de Rambouillet faisait du tourisme sur le bassin d'Arcachon.

https://www.sudouest.fr/gironde/gujan-mestras/bassin-d-arcachon-quand-le-tueur-de-rambouillet-faisait-du-tourisme-sur-le-port-de-larros-2296478.php

Lors des attentats islamistes en France, j'avais déjà écrit mon incompréhension au sujet des médias qui chaque fois délivrent le nom des ou du terroriste les rendant instantanément martyr à leur idéologie. Dans l'article, son nom de famille est cité plusieurs fois alors que celui de la victime n’apparaît pas et sur ce selfie pris sur le port à cet instant précis, c'est simplement un touriste qui se prend en photo. Un homme comme vous et moi qui veut garder un souvenir. Il ne faut pas faire l’amalgame avec l'homme qui a accompli un acte barbare et infâme au nom d'un mouvement islamiste et le même qui se prend en photo en vacances. Peut être même que ce jour là, il a fumé une chicha avec la « Baleine » lors des fêtes du port. En cherchant bien il existe peut être un cliché de Monique et Michel Fourniret sirotant un mojito en terrasse sur le front de mer d'Arcachon ou une photo de famille de Xavier Dupont Ligonnès posant sur le banc d'Arguin, ou Emile Louis lors d'un séjour au camp de nudiste de la Jenny, ou un selfie de Guy Georges accompagnant un car de personnes âgées sur la dune du Pilat. Vouloir faire de la promotion touristique avec un fait d'actualité aussi complexe que l'islamisme n'est pas de très bon goût mais c'est un non sens ajoutant de la peur la ou il n'y en a pas.