A l'occasion de la journée de la biodiversité, je viens enfin de trouver une petite sœur qui en 3 minutes 39 a réussi à dire avec beaucoup d'humour ce que je balance depuis 8 ans. C'est un régal à voir ABSOLUMENT et je suis sur que certains vont se reconnaître. Merci Constance.

 

 

QUOI DE NEUF EN ARCACHONIE

 

 

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Nous y voilà, le loup sort enfin du bois. Bon ce n'est pas une surprise.. on s'en doutait lourdement. Christian Panonacle le mari de la nouvelle député de la 8 ème circonscription qui a terrassé le seigneur d'Arcachon Yves Foulon commence à tâter le terrain pour se présenter à la prochaine élection municipale en 2020 avec la liste de la majorité présidentielle. Le hic c'est qu'il va falloir convaincre un électorat de droite pur jus et offrir une gamelle en or aux pique assiette qui gravitent dans la sphère oligarchique. Et ce n'est pas une mince affaire. La plus part sont prêt à bouffer du béton pour garder leur titre de noblesse aux yeux du seigneur mais en tant qu'agent immobilier il ne doit pas cracher dessus. La bourgeoisie arcachonnaise se préoccupe plus des crottes de chiens sur leur trottoir et de garder leur place au port que penser à une vision sur le long terme. Pour autant, il a le droit de se présenter. Je me pose quand même pas mal de questions. Je veux bien comprendre que ce monsieur veut devenir quelqu'un depuis que sa femme a goûté la cantine étatique à sa place, qui veut effacer la frustration de ne pas avoir pu sentir les fastes de la vie parisienne même en proposant son bénévolat. Le monsieur ne manque pas d'ambition et plonge dans l'opportunisme pour faire passer sa candidature. Vous me direz, plus c'est gros plus ça passe. Bon ?!..je veux bien.. mais quand même. Lui Maire et sa femme député, il n'y a plus qu'à mettre le fils à la présidence du SIBA(syndicat intercommunal du bassin d'Arcachon) et la grand mère à la présidence de la COBAS (communauté d'agglomération du bassin d’Arcachon sud) et hop le tour est joué ! Comment ne pas être mauvais esprit et rester le plus objectif possible ?! Sans mettre en doute son honnêteté il est légitime de s'interroger sur une telle candidature. En tous cas, c'est évidemment une affaire à suivre.

https://www.sudouest.fr/2018/05/23/municipales-christian-panonacle-sort-du-bois-ses-ambitions-en-2020-5079852-2733.php

 

CARTON ROUGE

Au journal Sud-ouest qui dans la page locale d'Arcachon sur internet qui ose mettre un article sur les 15 plages girondines qui viennent d'obtenir le label Pavillon bleu sachant très bien que toutes les villes du bassin d'Arcachon ne posent plus leur candidature depuis des lustres. Il serait intéressant d'écouter les raisons par nos édiles...juste pour rigoler.

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A LA SAINTE QUITTERIE

 

Au bureau de la poste, l'horreur est de faire la queue pour récupérer une lettre recommandée. C'est dingue comme il y a toujours du monde. Ils ont pourtant modernisé le lieu mais l'attente règne toujours en mode plus soft. Mon pote de classe Alain est au guichet et le moins que l'on puisse dire c'est qu'il n'a jamais été réputé pour sa vaillance. Il fut facteur un temps mais comme il s'aspergeait trop sévèrement avec certains clients rallongeant un peu trop les horaires de la tournée, la direction l'avait recasé à l'accueil pour une tâche plus thérapeutique. Sur le côté une petite mamie avec son caddie de course se mouille les doigts pour recompter scrupuleusement les 1000 balles en petites coupures qu'elle vient de sortir du livret jaune. C'est marrant cette manie de petits vieux de retirer et de planquer du cash. Par peur de manquer sûrement, vieux réflexe d'après guerre ou pour payer au black le jardinier ou le maçon ?! Je m'aperçois que nous sommes tous hantés de petites manies transmises à l'enfance par la famille qui souvent font sourire. L'autre jour, mes gosses se marraient car à table j'ai pour habitude de me frotter les mains et en rendant visite à ma mère, je remarquais qu'elle faisait la même chose en me parlant. Alors quand j'ai surpris ma fille le faire assise à son bureau, je n'ai pu m'empêcher de sourire. Devant le bureau d'un conseiller financier sur une chaise en plastique une femme mastiquant un chewing gum attendait son rendez vous. Une jolie brune au cheveux longs, grosses lunettes de soleil Chanel en toc, rouge à lèvres rouges vif assorti aux ongles mains et pieds,marinière avec pantalon fuseau noir, jambes repliées ou brillait un sac Vuitton de mauvaise contrefaçon et une petite chaîne à la cheville qui pouvait enflammer tous les fantasmes. J'avais la sale impression qu'elle me fixait car à chaque fois que mes yeux se posaient sur elle, elle me déployait son plus beau sourire. Il y a bien longtemps que mon charme légendaire n'opère plus comme avant et les traces du temps sur mon corps n'emballent plus la jeunesse. Je m'y suis fait et j'accepte cette cruelle désillusion quitte à toujours chercher la petite étincelle dans l’œil. C'est alors qu'elle se leva pour aller à mon encontre puis posa sa main sur mon bras en retirant ses lunettes :

« -Bonjour, tu ne me reconnais pas ?? »

Son parfum « la petite robe noire » lui collait bien à la peau et le dosage était parfait mais j'étais dans une grande confusion car je ne savais pas qui était cette personne. Je sentais que pour elle il n'y avait pas de doute alors que le néant me mettait mal à l'aise.

-Je suis Julie Gourriot et tu m'as sauvé la vie aux autos tamponneuses.

La surprise était totale mais son nom de famille me replongea quarante année en arrière.. Dans les années 70 Andernos les bains était une sorte de village ou presque tout le monde se connaissait. A la sainte Quitterie patronne de la ville il y avait foule qui se pressait le dimanche après midi à la fête foraine place Camille Goubet. Les familles endimanchées emmenaient les bambins jouer et discuter de tout et de rien avec les voisins ou les collègues ostréiculteurs. Mais c'était aussi la période de mon anniversaire en sachant qu'à la fin du repas mes parents allaient me donner 10 ou 20 francs en complément du billet de 50 de mon grand père. J'allais pouvoir être le roi du karting, le boss des autos tamponneuses et le dieu au tir à la carabine mais je filais à toute vitesse dans l'espoir d'être le premier à inviter Miss Malabar. Julie quatorze ans la fille d'un notable andernosien avait déjà le corps d'une femme et sa poitrine allumait la soupe de testostérone de tous les adolescents de cette petite ville.Mastiquant deux chewing gum dans la bouche elle attendait patiemment que l'on s’intéresse à sa personne et l'heureux élu pouvait avoir le privilège de l'embrasser et de lui caresser les seins derrière le cimetière. Ma timidité maladive empêchait tout espoir de l'approcher mais ce dimanche là je prenais mon courage à deux mains pour lui proposer un tour d'autos tamponneuses. Je n'en menais pas large mais elle semblait contente en faisant exploser ses bulles de gum. Sauf que mon initiative n'avait pas du tout plu au grand Serge qui se croyait le roi d'Andernos. Ce fils de pêcheur venait d'entrer à quinze ans en deuxième ligne de l'équipe de Salles de rugby. Bati comme une armoire mais avec un cerveau assez limité. Il était fou de rage de s'être fait griller par un petit gringalet. C'est alors qu'il avait surgi de nulle part lancé en pleine vitesse pour nous percuter de plein fouet. Miss Maladar avala son chewing gum qui resta coincé dans sa gorge. Elle commençait à suffoquer terriblement cherchant désespéramment de l'air. Ses yeux indiquait la terreur et son visage virait au rouge vif. J'étais complètement perdu et Serge nous rajouta la seconde couche en déboulant par l'arrière. Le choc expulsa direct les malabar pour rouler sur la piste. Julie retrouvait ses esprits lentement puis prit ma tête entre ses mains pour me rouler ma première pelle magique.

« -Tu es mon sauveur » me disait elle.

Je n'en demandais pas tant et bien sûr j'avais eu le privilège d'aller avec elle se promener derrière le cimetière.

Aujourd'hui quand je la regarde là devant moi et qu'une petite lueur brille au fond de ses yeux noirs, ma mémoire a l'outrecuidance d'avoir sauvegardé l'odeur corporelle de ses seins comme la tarte aux pommes sortant du four de ma grand mère Jeanne. Elle me raconta qu'elle avait eu malencontreusement un gamin avec Serge. Une erreur de jeunesse que cet idiot n'avait pas voulu assumer. Désormais son fils est grand et il a renoué contact avec son père qui malgré le temps qui passe était devenu un bon père pour lui. J'aurais bien aimé lui dire la vérité, que son père finalement était le vrai sauveur mais à quoi bon. Pourquoi vouloir changer le cours de cette histoire ?! J'étais son héros et c'était cool.

Alain au guichet me demanda mon avis de passage et une pièce d'identité mais j'étais venu sans papiers en tongs et en short.

« -Oh Alain... tu me connais quand même. Tu sais qui je suis. Tu connais même Julie, non ?!

-Oui je sais très bien qui tu es mais il me faut quand même un justificatif. Regarde les caméras... Elles me filment. »

-Tu ne veux pas être mon sauveur ?

-Ben..Non, je ne peux pas. »

Ce récit est une oeuvre de presque pure fiction. Par conséquence toute ressemblance avec des situations réelles ou avec des personnes existantes ou ayant existé ne saurait être que fortuite.