L'été indien traîne les pieds sur le bassin d'Arcachon. C'est bien. C'est bon. On peut enfin pleinement profiter de la lumière et de la quiétude qui émanent de cette saison. L'automne n'a pas encore trouver ses couleurs mais les feuilles d'impôts et factures se répandent sur la table. Des sommes à trois ou quatre chiffres dégringolent comme quand on coupe un filet de bille en verre. Pas des millions, bien sûr mais l'addition des sommes à verser est toujours dure à avaler . Comme tout bon(pigeon) citoyen je vais payer une nouvelle fois . Peut être que mamie Lili bettencourt pourrait faire un petit geste ? Non, je ne veux pas un Picasso ni un Chagall. Non plus une île ( sauf l'île aux oiseaux), non ni une enveloppe (quoi que?) non, je veux qu'elle rende les 100 millions d'euros que vous et moi lui avons versé.

Oui, j'ai le blues. Le blues de voir ce qu'il se passe actuellement ici et ailleurs. Corruption,oligarchie, traffic d'influence, reconduite à la frontière,injustices sociales etc etc... Quand va disparaître l'enfumage des conscience? Le capitalisme gère la planète d'une manière éhontée. On régale les riches en rognant les prestations sociales et personne n'ose bouger. Nicolas Sarkosy pratique en copie conforme la politique de Carter et de Reagan à la différence que chez nous, les puissants profitent allègrement du système à la place de l'armée américaine qui entretenait les dictatures en place pour protéger les profits de leurs multinationales. Le système est identique. Regardons ou en sont les américains. Ce n'est vraiment pas joli, joli. Patience, on y arrive. J'arrête car je vais vous plomber le moral. Pour info, lisez le livre de Michel et Monique pinçon " Le président des riches". Ces éminents sociologues de gauche qui roulent en Kangoo ont écrit un livre brûlant sur la présidence de Sarkosy. Les vérités qui en ressortent sont quand même difficile à contredire. Je vous encourage à le lire. Voici un papier trouvé sur Le monde.fr

arton1981

C'est un livre de combat. Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot ont passé leur vie de sociologues à examiner à la loupe les riches et les puissants, avec l'idée bien ancrée qu'ils ne doivent leur richesse qu'à la bonne fortune de leur naissance, à leur héritage culturel, éducatif et financier bien plus qu'à leurs qualités innées, ce qu'ils ont eu le talent de faire oublier. Les Pinçon l'ont patiemment démontré à travers quinze ouvrages, Le Président des riches prouve qu'ils ne s'assagissent pas avec le temps.
Les sociologues ignorent "le discours politiquement correct qui dénie toute validité à la notion de classes sociales". "Il y a une guerre des classes, c'est un fait, disait Warren Buffett, l'un des hommes les plus riches du monde, mais c'est ma classe, la classe des riches, qui mène cette guerre, et nous sommes en train de la gagner." En France, Nicolas Sarkozy incarne pour les auteurs le pouvoir d'une oligarchie qu'il a constamment privilégiée depuis son accession au pouvoir, même s'il prétend incarner les aspirations des plus modestes.
"L'arbitraire de la domination et le népotisme ne doivent pas apparaître au grand jour, pour laisser aux classes dominées l'illusion que les qualités et le mérite sont bien à la base des choix du président de la République", écrivent-ils. Or, "pour contrer la collusion des élites, la connaissance de leur fonctionnement est un premier combat".
L'aventure commence inévitablement au Fouquet's, où celui qui avait indiqué qu'il serait le président de la France qui se lève tôt a fêté sa victoire avec la France qui se couche tard, dans un hôtel de luxe à 1 000 euros la nuit. Ce rite de passage, avec "les différentes composantes de la classe dominante", donne le sens du changement : "L'argent ne doit plus se cacher." Au bout de deux mois, le nouveau président baisse le plafond du bouclier fiscal de 60 % à 50 %, alors que les indemnités aux victimes des accidents du travail sont devenues imposables depuis décembre 2009 : "Le bouclier fiscal est révélateur de la base sociale sur laquelle repose ce régime, écrivent les auteurs, ce sont désormais les grandes fortunes qui tiennent les rênes du pouvoir."
Avec Nicolas Sarkozy, l'oligarchie a trouvé "son fédérateur", qui décore ses amis et place ses proches. La télévision étant "un enjeu stratégique de premier plan", les Pinçon retracent sa reprise en main par le pouvoir, de l'annonce, depuis l'Elysée, du recrutement à TF1 de Laurent Solly, directeur adjoint de campagne de Nicolas Sarkozy, jusqu'à la nomination du président de France Télévisions, à qui on supprime les coupures publicitaires pour en répartir la manne sur le privé.
L'autre caractéristique du pouvoir est, pour les sociologues, "le mélange des genres" entre l'Etat et la famille. C'est le président de la République lui-même qui bataille avec l'assemblée des copropriétaires du cap Nègre, dans le Var, pour faire installer le tout-à-l'égout dans la maison de sa belle-famille, qui force la main aux Monuments historiques ou qui essaie de placer son étudiant de fils à la tête du quartier d'affaires de la Défense.
L'inventaire est minutieux et argumenté, les Pinçons proposent en conclusion "de lancer des propositions pour contrecarrer le fonctionnement de l'oligarchie". D'abord par "la vigilance", dont le livre se veut un premier pas. Ensuite en mettant fin au cumul des mandats, en nationalisant les banques, en supprimant la Bourse... "Il faut faire des riches notre exemple, concluent les chercheurs. Leur puissance est due à leur solidarité."

LE PRÉSIDENT DES RICHES. ENQUÊTE SUR L'OLIGARCHIE DANS LA FRANCE DE NICOLAS SARKOZY de Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot. Zones, 223 pages, 14 euros.