07 mars 2011

DE BOBBY A ANNIE

Quand mon père ouvrait la porte de ce petit salon de coiffure, le temps s’arrêtait net et les regards de l’assistance convergeaient vers nous. « - Je te laisse le petit pour une heure? - Comme d’habitude? - Oui, court devant et ras derrière. » Alors Bobby me regardait avec ses yeux de fouine, l’arme à la main et me montrait la chaise vide pour attendre mon tour. Je détestais aller chez Bobby . C'était une institution dans le village. Tous les commérages sortaient de son salon et mieux que quiconque il savait... [Lire la suite]