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A ANDERNOS , ON RASE GRATIS

Dans son bureau de la kommandantur d'Andernos les bains, « Droppy » alias Jean Yves Rosazza le maire termine laborieusement sa grille de sudoku. Son serviteur « Colibri » alias Eric Coignat adjoint chargé du développement durable, de l'environnement, du littoral ouvre la porte en grand en s'écriant :

«-Monseigneur....Sa majesté «La Queen Gujanaise»

«La Baleine»alias Marie Hélène des Esgaulx maire de Gujan Mestras fait son entrée dans le bureau avec sa garde rapprochée qui balance des coquilles d’huîtres Laban sur son passage.

« -ouh la... dis à tes sbires de ramasser leurs merdes, ils vont me rayer le plancher en chêne. Lui dit Droopy furax

-Un ton en dessous. Je te rappelle que tu n'es qu'un petit seigneur et que ce geste signifie longévité et prospérité à mon hôte. Déjà qu'il m'est difficile de m'éloigner vers des contrées lointaines car l'odeur de la vase de ces terres nordiques perturbe fortement mon tube digestif et en plus, je dois te remettre ma ceinture en or du meilleur bûcheron du bassin d'Arcachon que j'avais en titre depuis quelques années grâce à un dur labeur qui a servi d'exemple à tout le territoire. Je dois reconnaître qu'avec 26 platanes, 11 arbres, six pins et quelques arbres remarquables en à peine quelques mois, tu places la barre très haute. Mon amour propre en a pris un coup mais comme c'est pour le bien de la communauté alors en récompense je te remets cette ceinture qui ornera très bien ta cheminée à côté de la truelle d'or fraîchement acquise.

-Oh c'est trop d'honneur, si j'avais su ta venue, j'aurais fait préparer du Dom Pérignon et des dunes blanches dont tu raffoles mais si tu veux il doit me rester un vieux fond de rhum ambré et des cacahuètes.

-Non merci en ce moment je tourne au Spritz et aux bâtonnets de carottes trempés dans l’houmous. Je surveille ma ligne.

-Au fait ma très chère reine. Toi qui as déjà reçu deux tronçonneuses d'or, le Graal suprême en Arcachonie, t'aurais pas un petit tuyau pour compléter ma collection de trophée?

-Je vois que tu y prends goût, que le pouvoir t'a ouvert l'appétit mais pour la tronçonneuse d'or il faut frapper un bon coup. Si tu cherches bien je suis certaine que tu arriveras à tes fins. Alors comme tu es un adversaire redoutable et que j'ai envie de retrouver ma ceinture, je vais vite retourner dans mon territoire pour voir une bien belle parcelle qui pourrait bien me la faire revenir autour de ma taille. Dit la baleine en repartant

-Et les coquilles d'huitres ...Qui va les ramasser ?

-Demande à «Colibri» il aime trop bien faire le ménage pour toi. »

rase

Le massacre des platanes avenue Thiers à Andernos les bains exécuté en catimini a suscité beaucoup d'émois, d'incompréhensions et de colères de la part des gens du quartier et bien au delà. A l'évidence un cap vient d'être franchi car le mot trahison revient souvent dans les mails que je reçois. Je me dois de publier(avec accord) celui du « collectif Lacazien » qui résume bien la situation :

 Collectif Lacazien

 SONT ILS DEVENUS DINGUES?

Mais à quoi va finir par ressembler Andernos les bains ? Aux villes nouvelles autour de Paris où le béton se dispute au béton ? Aux villes sans âmes, comme ils en existent tant en France ?

En son temps l'ancien maire, Philippe Pérusat n'y était pas allé de mains mortes avec, notamment, les platanes de l'avenue du général De Gaulle, livrés à la morsure des tronçonneuses, sans tenir compte de la spécificité d'une rue commerçante et d'une station balnéaire plus que centenaire, avec ses maisons modestes ou luxueuses, mais répondant toujours à une charte architecturale, non pas imposée, mais partagée.

Philippe Pérusat après 40 ans de règne sans partage avait ouvert la voie au grand n'importe quoi : immeubles sans style, réalisations invendables (la saga du Vita Hotel) mais c'était un homme d'affaires, un promoteur immobilier et il n'avançait pas masqué. Avec lui les choses étaient claires...

Avec Jean Yves Rosazza, un nouveau pas a été franchi. Elu en 2014 comme enfant du pays, il se présentait comme un défenseur du pauvre de l'orphelin et de l'environnement.

Hélas, Bolsonarosazza comme il est désormais surnommé par un bon nombre de ses administrés doit avoir une phobie des arbres: après la rue du 11 novembre dénaturée, après les 11 pins anciens coupés sans concertation sur la place Camille Goubet pour installer le marché provisoire, après les arbres coupés du bois du broustic présenté pourtant comme « inviolable » en 2014 pour faire un chemin piétonnier et plus loin des places de parking, après les arbres remarquables chez des particuliers laissés aux mains des promoteurs(dernier en date rue de la mairie) c'est maintenant au tour de l'avenue Thiers de subir cette infamie environnementale, la coupe rase de tous les platanes qui faisaient le bonheur des promeneurs et des riverains. Et tout ça pour quoi ?

POUR PERMETTRE AUX CAMIONS DE PASSER

A l'heure de la transition écologique, quelle ville allez-vous laisser à nos enfants ? Un cinéma ou là encore le béton est roi. Une place de marché tellement minérale que les arbres restants semblent tristes. Des permis de construire à gogo avec des divisions parcellaires qui artificialisent encore plus les sols.

Quelle sera la prochaine étape ? Vendre le bois du Broustic pour bâtir une résidence pour seniors aisés, un lotissement pour de nouveaux arrivants aisés parsemé de quelques logements sociaux ?.... On s'interroge... collectif lacazien

 

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Il semblerait que la fièvre balkanyenne soit revenue frapper plus fortement «Son Altesse Sérénissime Crème Antirides» alias Yves Foulon le maire d'Arcachon. En Décembre 2017 mon billet s'intitulait «Arcachon Papers»:

Revenons aux affaires car le rififi traîne sur le bassin d'Arcachon et plus particulièrement au sud bassin. A Arcachon les « Arcachon Papers » viennent d'exploser lors du dernier conseil municipal. La libanaise chéguévarienne alias Anny Bey de l'opposition a sorti la sulfateuse en balançant dans la marre, un gros pavé de conflits d’intérêts qui pointe ouvertement un adjoint au maire pour être associé à une société de promotion immobilière agissant dans la ville et impliquant le maire en personne, pour d'étranges liens avec la société Hemingway Entreprises SI basée aux îles Canaries . C'est du lourd et du très lourd et il va être intéressant de voir l'évolution de cette affaire. En effet la réaction du maire et de son adjoint est assez surprenante. Ils ont levé les yeux au ciel, crié au scandale mais n'ont jamais employé le mot diffamation. Cela pose question et la réponse d'Yves Foulon le maire laisse vraiment perplexe:

«-A titre privé, j'ai acheté avec mon frère un local vide et inoccupé depuis de nombreuses années dans le quartier de l'aiguillon, dans le but de le louer à un professionnel. Son prix est de 370000 euros et j'ai donc investi à titre personnel 185000 euros pour me constituer un complément de revenu pour ma retraite.»

(Assurer ses arrières c'est humain mais 185000 euros est une belle somme. S'agit il d'un crédit, d'un emprunt, ou d'économies, mystère?)

«-Pour acheter ce local, nous avons crée une SCI dénommée Mestrezat, dont je détiens la moitié des parts, qui bien sûr est immatriculée en France à Arcachon et qui paiera les taxes et impôts en France.»

(Jusqu'ici rien d'anormal ni illégal. Le siège social de cette SCI est au 54 boulevard Mestrezat dans le quartier de l'aiguillon et sur Google Map on peut y découvrir un entrepôt à l'abandon sur une belle surface foncière. Maintenant un édile qui monte une SCI dans sa propre ville amène obligatoirement des questions ou la moralité joue avec la légalité)

«- Mon frère Roger Padois a vécu une grande partie de sa vie professionnelle de salarié aux Canaries jusqu'à sa retraite. Il a crée, en 2005, quand il habitait aux Canaries une société de droit espagnol dénommée Hemingway respectueuse de la loi espagnole et européenne.»

(là, je dois dire qu'il arrête de nous prendre pour des saucisses. Son demi frère Roger Padois n'est pas le premier perdreau de l'année, ni le petit ouvrier d'une société espagnole. Il suffit de voir le pedigree de ce monsieur sur internet pour se rendre compte que c'est un homme d'affaires terriblement redoutable sachant s'encadrer efficacement pour faire fructifier son business. Prétextant un solide attachement filial à la ville d'Arcachon, il rachète Sainte Anne (les eaux Abatilles) en perte de vitesse, en s'associant avec le groupe Bertrand qui est un empire dans la brasserie et l’hôtellerie de luxe, pouvant donc augmenter le volume de production. Ainsi le chiffre d'affaire grimpe fortement alors il peut revendre cette société rapidement avec une belle plus value. C'est effectivement de l'investissement. Entre temps, le monsieur n'a eu aucuns scrupules pour vendre à l'acquéreur en vue d'agrandissement, les terrains de tennis d'un club plus que centenaire. Effectivement sa société est basée sur les îles Canaries qui sont devenues un peu plus propres au niveau fiscal mais qui bénéficient quand même d'avantages non négligeables)

«-Roger Padois a choisi d'être représenté dans la SCI Mestrezat par cette société à la hauteur de 50% des parts de ladite SCI. Je précise que je ne suis pas associé dans la société Hemingway qui détenue en totalité par mon frère. Cet investissement représente une somme équivalente à un petit appartement à Arcachon.»

(Alors pourquoi avoir fait tout ce montage financier pour simplement acheter un petit T1?)

« -Tout est donc transparent, légal et ne dépend en rien d'une décision ou d'un acte découlant de mes fonctions d'élu. » Yves Foulon.

(No comment...)

Cinq ans plus tard, il semblerait donc que cette fièvre a ouvert d'avantage l'appétit du seigneur arcachonnais et encore une fois il convient de saluer le journaliste Alexis Blad de la dépêche du bassin pour avoir mis de la lumière dans l'opacité des affaires de l'empereur.

 

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Nous ne sommes plus sur une petite affaire de quelques milliers d'euros représentant un modeste appartement en front de mer mais sur plusieurs millions d'euros. Cette fois ci, toujours avec son cher frérot, Sa majesté a envie de régner dans la luxure digne de son rang, alors quoi de mieux de de retaper et d’améliorer une villa Historique les pieds dans l’eau et qui tombe en décrépitude. La villa Salesse ou jadis Salvador Dali et sa femme Gala sirotaient des Mojitos sur la terrasse en croquant un carré de chocolat Lanvin. Classée architecture remarquable, cette vieille dame appartient au patrimoine local et il serait raisonnable de penser qu'elle le reste.

Que nenni, «Crème antirides » y voit un joli pied à terre pouvant accueillir plein d'amis avec une petite surélévation qui ne devrait pas gêner grand monde.» Hélas la gourmandise est vraiment un vilain défaut. Bien sur, seul le nom du frérot apparaît sur le permis de construire mais l' association de sauvegarde du site d'Arcachon (ASSA) veille au grain pour que cette maison reste remarquable. L'opposition est vent debout en accusant, à juste titre, la profonde opacité des acquéreurs qui flirtent chaudement avec les conflits d’intérêts de tous genres. Si on regarde sur le site gouvernemental Etilad (image ci joint) on découvre que l'acte de vente de la villa Salesse n'est toujours pas acté (pourtant le permis de construire est sur le portail) et que la petite maison du 137 bis a été vendue pour 2,5 millions d'euros. Combien vaut la villa Salesse?

 

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Comme pour l'édile d'Andernos les bains, on s'interroge... surtout en ayant entendu la magnifique parole du défenseur Bernard Lummeaux :

« -Il n'est pas légitime qu'un maire dispose de quelques biens immobiliers dans sa commune »

C'est tellement vrai....