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Chose promise chose due. A moins de 100 jours de l'élection présidentielle, il est temps de renifler l'air du temps pour vous donner mon humble avis. Si la campagne de 2017 avait emmené le débat démocratique dans des profondeurs abyssales, celle de 2022 risque bien de toucher le fond. Sans surprise, avec notre «Mignon Manu» alias Emmanuel Macron le président de la république française, les ultras riches sabrent le champagne, les très riches savourent les petits fours, les riches ont la banane sous les Ray ban, les pauvres tirent un peu plus la langue comme une vache assoiffée, les classes moyennes suffoquent à le recherche d'un souffle d'air. Le ruissellement tant annoncé qui devait régaler tout le monde vient de défier les lois de la physique en remontant directement vers le haut dans les poches des puissants au lieu d'asperger les classes sociales prolétariennes qui attendent toujours en bas les bras levés vers le ciel. Déjà en 2016, j'avais bien senti le bonhomme :

«Quand j'ai vu sa tronche arriver au gouvernement, je ne le connaissais pas mais j'ai eu un doute. Cet homme me semblait pas très net. Je ne sais pas...j'avais un pressentiment. Et quand j'ai lu son CV je n'y ai pas cru du tout. Comment un gars qui a copiné et goinfré avec la finance pouvait il se retrouver dans un gouvernement soi disant de gauche. Peut être une stratégie de Hollande pour qu'il soit un alibi pour faire passer de mauvaises mesures? La gueule du gendre idéal le bonhomme hurlait qu'il est de gauche et fidèle au président. Manque de bol des gros reliquats d'idéologie droitière remontaient à la surface de son cerveau et au fil du temps la ficelle devenait de plus en plus grosse à avaler.Droit dans ses bottes, cet imposteur continuait malgré tout ses trucs de bonimenteur commençant beaucoup à séduire un certain électorat populaire puis l'opposition lui faisait doux et le MEDEF lui déroulait le tapis rouge. Après avoir imprimé sa «touch» dans le système, il allait se servir d'un opportunisme génétique commandé en douce par sa blonde qui voit en lui le nouveau sauveur de la France. Le gouvernement tergiversait lamentablement sur son sort et le monsieur arrivait triomphalement à se tirer la couverture à lui tout seul. Adepte de la communication sarkozienne il orchestra sa sortie magistralement avec une omniprésence médiatique criant haut et fort qu'il était de droite et qu'il allait écouter et voir la vraie vie des vraies gens. Si j'avais travaillé avec un type pareil dans mon équipe, j'aurai dit «quelle belle salope!» et si ce monsieur avait été intronisé dans un organe mafieux style Camorra il aurait sans aucun doute fini dans une mangeoire à cochon.»

Pour le premier tour, «Manu» peut rester tranquille, les pieds en éventail au bord de la piscine. En laissant perdurer la crise omicron avec une com bien ciblée et en surveillant les stratégies mises en place par les prétendants tout en prenant soin de ne pas trop intervenir il ne lui reste qu'à préparer le second tour. En 2016 toujours, j'écrivais:

«Parfois une seule phrase sortie de son contexte injectée dans le net par des papier collé médiatique provoque un amalgame percutant comme une goutte d'eau sur un gremlins. Les amalgames sont devenus maître de la communication. Ils donnent un coup d'avance à celui qui les fabrique car l'analyse de la réflexion mélangée à la diffusion instantanée de l'information permet de dominer une situation face à l'adversité. Internet est le meilleur outil pour les propager et il est assez inquiétant d'observer leurs puissances. Les phrases du ministre de l'économie Emmanuel Macron: «La vie d'un entrepreneur est plus dure que celle d'un ouvrier» et «Il faut travailler sur les modalités du licenciement qui sont trop rigides en France» ne sont pas le fruit d'une maladresse ou du hasard. Un gars qui a fait fortune grâce à une banque ne peut pas avoir de considération pour le prolétaire. Il faut arriver à culpabiliser le plus faible pour mieux le plumer. Si tu bosses 42 heures payées 35, que tu supprimes tous tes avantages tu pourras sauver ton entreprise. En travaillant jusqu'à 70 ans tu assureras ta retraite etc etc...Pas questions de prendre de l'argent aux plus riches car ce sont eux qui te font vivre. Macron est très fort en faisant une politique de droite tout en se disant de gauche. Bel amalgame, n'est ce pas?»

Aujourd'hui les oppositions réduites en miettes lors des précédentes élections peinent à rassembler jouant sur les peurs des lendemains dans l'esprit morose de l'opinion publique. Les jeunes durement touchés psychologiquement par ces deux années de crise sanitaire n'entendent plus leurs discours. Ils veulent du rêve et de l'espoir pour leur avenir mais on leurs demande d'aller chercher la lumière dans ce long, très long tunnel sauf que désormais ils connaissent les responsables de leurs maux. Un climat nauséabond de la peur de l'autre de la peur de tout s'installe dans la campagne électorale prête à mettre le feu sans regarder le dérèglement climatique qui sans pitié mettra tout le monde d'accord. Le RN a eu le temps de se banaliser en adoucissant son idéologie pour des fachos tempérés mais en laissant les plus extrêmes avoir la tentation de rejoindre le nouveau zébulon de l’extrême droite ultra dure Eric Zemmour. Les Républicains ont décider d'envoyer au front Valérie Pécresse mais la droite dure d'Eric Ciotti pose tout de même sa main sur sa hanche avec plus de 40% des voix du parti. La gauche n'a pas réussi à se reconstruire laissant leur idéologie se diluer dans le fatras de batailles d'égos ou plusieurs candidatures surnageront autour des 10%. Un énorme gâchis qui enterre malheureusement un peu plus l'écologie. Vu comme cela se présente, il est évident qu'il n'est pas facile de se laisser aller à rêver et d'avoir le sourire. En gros nous avons une ou deux équations qui ne vont donner qu'un piètre résultat. Je n'oublie pas les petits candidats qui malgré de bonnes idées que je partage ne rentreront pas hélas dans la formule. Il va être intéressant malgré tout de voir quelle droite dure va se confronter au «faux mielleux» avec des débats qui risquent d'enliser les pattes de ces petits coqs. Du rêve oui, ils vont nous en offrir... Ha! Ha! Ha! Ne pas oublier que Valérie Pécresse a mangé à tous les râteliers, qu'elle a été à la bonne école chiraquienne, sarkosienne et filloniste. Elle partage les idées de la «Manif pour tous» et voulait supprimer un TGV de fonctionnaires. Marine Le Pen malgré un lifting de sa bonne conscience n'oublie pas ses racines en édulcorant les pensées de son père. Zemmour raciste, xénophobe aux pensées fétides veut se prendre pour le nouveau sauveur de la France avec des idées rétrogrades et obsolètes bâties sur des mensonges qui déforment l'Histoire. Ouais...je ne sais pas vous... mais cela fout les jetons, non? Je pense que la vraie bataille pour l’Élysée démarrera à partir du 4 mars, date limite du dépôt des 500 parrainages car si Eric Zemmour n'entre pas dans la danse (tout à fait probable) ce sera une équation à trois inconnues et quoi qu'il en soit le «Mignon» aime bien arriver à séduire les cougars. Reste à savoir aussi si Brigitte est prête pour un deuxième mandat. Des ruissellements de bassesses en tous genres n'ont pas fini de remplir les écuries des chaînes infos en continu. Une chose est sure, il ne sera pas simple de choisir le bon bulletin à mettre dans l'urne...enfin pour moi.

 

Alors en ce début d'année si maussade, je vous offre cette vidéo qui aura le privilège de vacciner tout le monde. Mettez un casque sur les oreilles et montez le son. Laissez vous aller, ne pensez à rien, juste écouter le son...10 minutes de bonheur rien que pour vous.