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Quand la rentabilité dans le business pourrait entamer une courbe descendante, le naturel de certains esprits revient au galop pour trouver la solution afin de remédier à se désagrément. Léornado di Caprio disait :

« Nous vivons dans un monde ou le plus n'est pas assez, ou l 'opportunisme et la cupidité se généralisent. »

Une phrase qui donne du sens avec ce qui est en train de se passer après la diffusion de l'arrêté préfectoral régulant les nouvelles mesures des dégustations d’huîtres sur le bassin d'Arcachon. En effet, après avoir été dans les instances de la conchyliculture pendant de longues années en jetant de la poudre de perlimpinpin pour la sauvegarde du métier d'ostréiculteur afin d'installer un système opaque ou l’huître ne devienne qu'un vulgaire produit de consommation pour satisfaire le tourisme de masse tant désiré par les barons du bassin d'Arcachon, « Ché Labanos » ou « l'homme qui murmurait à l'oreille d'une huître » alias Olivier Laban revient sous les projecteurs tel Zébulon sortant de sa boîte, pour essayer de tirer le meilleur parti de cet imbroglio juridique afin de maintenir le chiffre d'affaire et peut être le pérenniser d'avantage, en voulant créer une nouvelle profession : « L'ostréiculteur-dégustateur ».

Avant de continuer je vous invite à relire un de mes billets de 2015 :

http://www.lecridelabernache.com/archives/2015/08/08/32460368.html

Il est vrai qu'ils existent des bouchers-charcutiers, des couvreurs-zingueurs, des jardiniers-paysagistes mais le « Commandanté » veut légitimer le concept qu'il a conçu en créant un syndicat d'une profession qui n'existe même pas. C'est énorme quand même ?! Quel culot!! Mais pourquoi donc une telle initiative puisse que « Titi gros minet » alias Thierry Lafon le président du comité régional conchylicole revendique les même points contestés sur le nouvel arrêté préfectoral ? Peut être une affaire d'égo car effectivement leur antipathie l'un envers l'autre suinte sur tous les ports du bassin. Alors profitant toujours d'une aura médiatique et d'un carnet d'adresse plus rempli que son collègue il décide de prêcher pour sa paroisse en cherchant à obtenir l'adhésion de fidèles qui comme lui ne veulent pas voir une baisse de rentabilité dans leur business. Désormais il va devoir chercher des soutiens dans les instances pour afficher une crédibilité à son action. Seulement en dix ans les affinités avec les barons ne sont plus tout à fait les même. A la COBAS (communauté d'agglomération du bassin d'Arcachon sud) « la Baleine » alias Marie Hélène des Esgaulx la présidente et maire de Gujan Mestras qui l'a biberonné sur ses genoux et appris toutes les ficelles politiciennes en faisant de lui son chouchou, aura sûrement un petit pincement au cœur mais une patate étant vraiment chaude sur un règne ou les frasques et les mensonges flottent dans l'air du temps devrait mettre un frein à son engagement. A la COBAN (communauté d'agglomération du bassin d'Arcachon nord) « Le Béguey » petit coq en gascon alias Bruno Lafon le président et maire de facture biganos qui après une communication lamentable vient de prendre une belle beigne aux élections sénatoriales l'obligeant à décommander la livraison de sa nouvelle Harley Davidson et digérer la descente de son amour propre aura sûrement d'autres chats à fouetter en voulant reprendre le pouls de son territoire. Au SIBA, avec le changement du maître de maison, le charme de Kaa qui agissait sur « Don Saluste » alias Michel Sammarcelli pour obtenir l'open bar sur les finances ne devrait en théorie n'avoir aucuns effets sur « Crème antirides » alias Yves Foulon le président et maire d'Arcachon qui à choisir, préfère avoir un beau palace qu'une guinguette à huîtres. Comme l'audace n'a, semble t'il, pas de limites, c'est bien droit dans ses bottes qu'il annonce :

« -L'arrêté préfectoral de 2011 fonctionnait correctement depuis neuf ans, à 99% et apportait toute satisfaction à la profession. Pourquoi avoir accepté de le remettre en questions à 100%. » (source la dépêche du bassin)

Depuis neuf ans, il faudrait être neuneu pour ne pas avoir vu la transformation des ports ostréicole mais aussi être aveugle pour ne pas avoir vu les dérives et les irrégularités qui se sont imposées et installées au fil du temps. Tous les élus en place à cette époque( la plus part encore présent aujourd'hui) ont préféré fermer les yeux pour privilégier l'ascension du tourisme de masse afin de booster l'économie locale, voyant en « le ché Labanos » comme un visionnaire bienfaiteur lucratif. Le résultat de cette politique à court terme est devant nos yeux, avec un constat assez effroyable d'un tourisme de masse dégueulasse, d'une urbanisation archaïque et un plan d'eau à l'agonie... mais c'était tellement prévisible. Non l'arrêté ne fonctionnait pas correctement à 99% (d'ailleurs qui sont les 1% restant?) et il a pratiquement tuer le métier d'ostréiculteur dans le sens le plus noble du terme n'apportant la satisfaction qu'aux vendeurs d’huîtres. Certains même se prétendent pêcheur pour pouvoir afficher sur leur ardoise des daurades royales, venant d'élevage en Grèce que Mericq leurs a livré au petit matin quand les cabanes sont désertes. Voilà pourquoi il est urgent de remettre l'arrêté en question à 100%. Alors à vouloir promouvoir le métier « d'ostréiculteur-dégustateur » en quête de rentabilité, le risque est qu'il devienne à la longue "ostréiculteur-Voleur" au détriment de la qualité.

 

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Encore une grande dame qui vient de s'envoler au pays des étoiles. Une vie exceptionnelle remplie de rencontres inouïes, Miles Davis, Jean Paul Sartre, Simone de Beauvoir, Boris Vian, Albert Camus ... et d'une voie si particulière que les plus grand paroliers, Brel Férré, Gainsbourd, Leprest, Roda Gil... lui ont écrit des chansons intemporelles pour qu'elles résonnent dans les caves de Saint Germain des près. Une femme libre et engagée dans le sens le plus pur qui par son départ devient avec élégance une icône qui illumine le ciel. Bon vent Madame Juliette Gréco.

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