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Avant de parler du premier tour des élections municipales sur le bassin d'Arcachon, je voudrais revenir sur le coronavirus qui prend possession de notre esprit. Les dernières scènes dominicales ou les gens se sont agglutinés vers des lieux oisifs car le soleil printanier si discret depuis de longues semaines enfumait l'urgence sanitaire puis les ruades chevaleresques des caddys dans les allées des supermarchés pour honorer les héritiers de Panzani et Lustucru et la peur de manquer de ouate afin de ne pas subir la rudesse d'une page d'un quotidien sur l'intime de son séant ont fait surgir le paroxysme de l'égoïsme et l'insouciance de l'âme humaine. Il est difficile de mettre un adjectif et il serait prétentieux de l'utiliser pour décrire de tels comportements. Les bombes ne tombent pas près des maisons, les bottes ne résonnent pas dans les rues mais nous sommes en guerre sanitaire contre une chose qui voudrait enlever la vie. Ce n'est pas rien quand-même mais ce pourrait être pas grand chose si chacun de nous étions solidaires à appliquer des consignes bouleversants nos critères de modes de vie que l'ultra libéralisme a su modeler aux populations occidentales. Malheureusement seule l'anxiété est capable de redonner de la raison pour aller vers un cheminement positif ou le confinement strict est la solution choisie pour combattre le Covid19. C'est sur, ceux qui ont des enfants en bas âge vont vivre quelques passages de «l'enfer de Dante», des couples vont divorcer ou agrandir la famille. Des gens vont mourir et nous risquons presque tous de tomber malade alors pour éviter le pire,la seule contrainte est de rester chez soi, de prendre soin des proches, de prendre du plaisir à ne rien faire et croyez moi je suis un champion du monde en ce domaine. Regarder l'herbe pousser est une excellente activité anti stress. Cette épreuve perturbante pourra peut être ouvrir les consciences pour enfin y voir l'essentiel. Il y aura bien évidemment un après et des remises en questions vont sûrement apparaître évidentes. Seront elles assez divines pour que les dirigeants, les puissants comprennent le changement à opérer ? Je n'en suis pas vraiment sur car le naturel qui reviendra au galop cherchera la meilleure des nouvelles solutions pour revenir comme avant. Par contre je suis certain que le soleil se cache derrière ces moments sombres. Alors faisons face et soyons solidaires.

Je ne reviendrai pas sur le débat de la date du déroulement du premier tour des élections municipales mais sur le bassin d'Arcachon le constat est que les réseaux de l'oligarchie en place sont beaucoup plus virulent que ce maudit virus provoquant un paradoxe pour l'avenir de ce territoire qui apportera d'autres moments sombres au retour du soleil. La déception est grande mais il faut l'accepter. L'amertume qui traîne au fond du gosier m'oblige à l'avaler pour mieux la digérer afin de repartir au combat plus féroce qu'hier. Aujourd'hui je suis triste mais ça ira mieux demain. La presque totalité des seigneurs sont réélus avec des scores qui laminent les opposants. Fessée cul nu les doigts tendus. Seuls ceux de La Teste et Lanton vacillent quand même et le second tour sera intéressant à observer pour débusquer les félons ambitieux qui les mèneront à la victoire. A Arès c'est la fin d'un règne et les casseroles de Véronique Destouesse n'ont pas réussi à régaler les bulletins des urnes. Je commençais à croire en une possibilité de changement pour aller vers la transition écologique mais je me suis trompé. Heureusement « Créme antirides , Niniche, La baleine, le béguey, El chicos et tous les autres sobriquets pourront continuer à emmener mon imagination encore plus loin, pour leur servir des billets satiriques encore plus acides. Cela me réjouit car avec ces gens là, les promesses vont vite disparaître pour laisser la place au naturel car sur le bassin d'Arcachon la cash machine ne doit jamais s'arrêter. Pour l'instant... prenez soin de vous.