le chat

Non je ne vais pas vous parler de l'état de la planète, du bassin d'Arcachon et du climat qui eux, sont déjà dans le tourbillon mais du spectacle affligeant que l'âme humaine peut produire.Force est de constater que désormais l'intelligence artificielle est en train de s'imposer pour prendre le contrôle de la vie à l'homme. Les algorithmes poussent les dirigeants à adapter une méthode à suivre pour arriver à créer une banalisation des faits et gestes aux populations afin de mieux maintenir leurs soumissions. Les GAFA ont construit des monstres que même leurs concepteurs n'arrivent plus à contrôler et qu'avec leurs fortunes indécentes amassées ils n'arrivent plus à blanchir leur âme pour demander la rédemption ou l'absolution. Je n'ai aucune admiration pour ces gens là. Je me fous de leur pognon. Qu'ils crèvent.Je m'inquiète seulement pour mes enfants et que je suis en colère et triste de voir que presque tout part en vrille. Je me suis toujours offusqué des béni oui-oui qui sans le moindre état d'âme sont capables d'accepter l'inacceptable juste pour garder leur notoriété face à l'ordre établi. Dernier exemple en date le refus de la majorité présidentielle de l'allongement du congé parental pour la perte d'un enfant. La ministre du travail balançait avec mépris :

« - Payé à 100% par l'entreprise, est ce que c'est normal que cela soit la petite entreprise qui paye cela à 100% et pas la solidarité nationale ? »

Une autre député passait la deuxième couche :

« -Quand on s'achète de la générosité à bon prix sur le dos des entreprises, c'est quand même un peu facile. »

Il y a quinze ans le répondeur téléphonique affichait le numéro de Frank mon copain d'enfance. Le vrai ami. Celui avec qui on avait tout partagé depuis les cours de la maternelle jusqu'aux bancs du collège faisant passer l'amitié en fraternité, celui ou les mots sont inutiles car les yeux disent tout, celui que la vie sépare et que l’absence importe peu car le temps n'a pas d'emprise sur les sentiments. Il vivait dans un petit village du Finistère et j'étais devenu le parrain de sa fille Flora à qui j'envoyais les étrennes chaque fin d'année. Si nos retrouvailles se faisaient en parcimonie, elles étaient toujours intenses mais simples, juste le plaisir d'être ensemble et de partager sans rien demander. Il m'annonçait que sa femme et sa fille étaient mortes dans un accident de la route et que l'enterrement était vendredi. Je dois dire que ce bref message fut comme une bombe à fragmentation, comme si on me débranchait d'un coup. Je n'ai pas osé l'appeler car les mots manquaient, juste posé deux jours de congés et pris un billet de train. A mon arrivée au premier regard j'ai perçu toute sa souffrance qu'il me jeta dessus comme la bouée que l'on jette au naufragé. Alors Je n'avais pas le droit de flancher. Je me devais d’être plus fort que la mort pour pouvoir l'accompagner dans son deuil. Je ne sais pas comment j'ai résisté pour ne pas craquer. C'était horriblement dur, une violence à l'état pur ou le temps semble figé ou plus rien n'est réel. Jusqu'à mon départ, nous sommes restés presque silencieux absorbés par la gravité et sur le quai de la gare je lui ai simplement dit de m'appeler si besoin. Son patron avait été compréhensible lui accordant le temps qu'il voulait pour reprendre son poste. Je ne sais pas comment il a pu traverser cette épreuve mais il retourna au travail un an plus tard. Il y a trois ans, il me fit la surprise de débarquer à l'improviste en plein été accompagné d'une nouvelle compagne. Notre étreinte fut longue, très longue. Je pouvais sentir l'énergie neuve que son corps me propageait comme la volute d'une cigarette après un repas me signifiant que son deuil était fait. J'arrivais même à voir de la vie au travers de la brisure de son âme. J'en fus totalement soulagé et tellement heureux.

Finalement les députés ont retrouvé un semblant d'humanité comme par magie accordant désormais un congé de 15 jours.

Étant farouchement opposé à tous les réseaux sociaux depuis le début, je crois que le paroxysme des effets néfastes de ces derniers est en train de se dévoiler renforçant mon point de vue. Avec l'affaire de la collégienne Mila le blasphème n'est plus toléré et les commentaires haineux sous anonymat imposent une inquiétude grandissante et inacceptable. Le respect semble s'effacer comme un coup de gomme pour laisser place au grand n'importe quoi. Tout n'est pas à jeter mais il est quand même temps de se réveiller pour refuser ce que l'on veut nous imposer. L'affaire Benjamin Griveaux est un condensé représentatif de notre époque. Son immaturité de se filmer en se masturbant va sûrement le faire glisser vers la porte de l'enfer mais les causes qui l'ont poussé sont dégueulasses et condamnables. Seule sa conscience pourra lui indiquer comment remonter la pente. Les pays anglo-saxons savent mieux se protéger contre ce genre d'attaque car les frasques sexuelles sont monnaie courante dans les campagnes électorales et un abruti comme Donald Trump arrive quand même à se blanchir.

Dans une villa Gaume à Pyla sur mer, « Foufou » nu comme un ver remet en place l'étui pénien que lui a offert « Mundi » le chef papou lors de sa visite et s'apprête à faire des essayages de fringues végans devant le miroir. Depuis qu'il carbure aux « magic mushroom » de son nouvel ami il voit tout en vert. Même « Vévette » est devenu raide dingue de « Mundi ». Elle a tout plaqué pour vivre une aventure sensorielle hors du commun car « Mundi » lui aussi a abandonné sa forêt pour s'installer définitivement sur le bassin d'Arcachon en ramenant Kiki son vieil orang outan qui dans le fauteuil club s'amuse avec un smartphone. Le chef papou s'est très vite occidentalisé en adoptant une tenue de jogging et il a trouvé une source d'inspiration pour communiquer avec les dieux en éclusant les bouteilles millésimées de la cave de la maison. Avec « Vévette » sur le grand canapé du salon ils ronronnent de bonheur pendant que près de la véranda, « la baleine » bardée de cuir noir balance des grands coups de fouet sur les fesses de « Flipper » qui hurle son plaisir suspendu à une grosse poutre. La porte d'entrée s'ouvre soudainement et « le béguey » apparaît avec une casquette et un uniforme nazi sur des portes jarretelles qui découvrent des jambes bien épilées.

« - Alors les amis...on ne m'attend pas pour la fiesta ?! »

Une frénésie s'empare de Kiki qui n'a pas lâché l'écran du portable. Il gesticule sur le fauteuil en poussant des cris assourdissants et son gros doigts velu et boudiné appuie sur la touche « Envoyez à tous mes contacts ».

Cette fiction directement sortie de mon imagination montre que la réalité peut hélas s'en approcher affreusement. Tant que les batteries des portables sont chargées, les saloperies peuvent pleuvoir à tout moment. Si le journal sud-ouest trouve que la campagne des élections municipales sur le bassin d'Arcachon s'emballe un peu, je trouve que c'est plutôt le calme plat comme si tout était déjà joué et il faut encore une fois de plus aller sur les réseaux sociaux pour y découvrir le croustillant qui remplace les programmes. Ainsi, il y a peu du côté de la presqu'île de Lège-Cap-Ferret c'est par l'écriture que les contingents d'injures s'impriment sur la toile. Françoise Sammarcelli la femme de l'ancien maire a décidé d'envoyer des sauts de fiel sur Anny Bey pour défendre l'honneur de sa famille et il n'en fallait pas plus pour faire disjoncter une nouvelle fois la néo ferretcapienne qui dans un style plus littéraire lui balance des tombereaux de proses vitriolées...Pathétique.

https://www.ladepechedubassin.fr/2020/02/13/actualites/cap-ferret-sammarcelli-bey-guerre-ouverte-sur-les-reseaux/

Tout comme Jean Pierre Larrue le mari de l'édile de Lanton qui retrouve ses réflexes du bon vieux temps professionnel, en injuriant et bousculant en pleine rue des colistiers du camp adverse comme de vulgaires hooligans du parc des princes pendant que des témoins filment tranquillement la scène avec leur smartphone.

Sur sa page internet Bruno Lafon le maire de Facture Biganos fait part de son indignation de retrouver son visage grimé en Adolf Hitler sur ses affiches de campagne. C'est sur je ne peux pas cautionner ces actions mais il convient quand même de relativiser les choses sans pour autant les rendre légères. Des oreilles d’âne ou un nez rouge seraient ils plus injurieux ? Tous les politiques se font pasticher en führer même Nethanyahou, pas pour l'idéologie néo nazi mais pour critiquer les méthodes employées pour faire passer leur propre idéologie. Par contre on peut constater que dans les commentaires qui suivent la flagornerie ne connaît pas l'anonymat. Les noms de familles et la photo qui va bien sont bien identifiables pour exprimer la compassion face à cet « outrage ». Moi perso... je le trouve rigolo sur les affiches. Je vous le dis, tout part en vrille mais souriez..vous êtes filmé...

https://www.sudouest.fr/2020/02/18/bassin-d-arcachon-la-campagne-des-elections-municipales-s-emballe-7209246-2733.php