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bern

Ce n'est jamais très bon de réagir à chaud et le conseil municipal d'Arés du vendredi 23 septembre 2016 restera à jamais dans les mémoires comme une tâche indélibile. En effet le préfet a sélectionné la commune pour accueillir une cinquantaine de migrants suite au futur démantèlement de la jungle de Calais. Cette décision provoqua un tsunami dans les consciences de tous les habitants du bassin d'Arcachon. Une hystérie collective s'empara de la population d'habitude si tranquille et tous les travers de l'âme humaine se sont répandus comme un seau d'eau renversé sur le sol. D'un coup la peur montait au ventre. Les pauvres bougres que l'on voyait à la télévision, sur lesquels on s'apitoyait en picorant des olives allaient peut être devenir nos voisins. Les scénarios catastrophiques imageaient toutes les conversations. Le prix de l'immobilier baissera en flèche ainsi que les réservations touristiques. Nos femmes et nos enfants seront des proies idéales pour ces bêtes libidineuses. Il va falloir construire une mosquée...Le chef des barbus en rigole encore.

Sans jeter la pierre à quiconque il serait bon de retrouver ses esprits. Nous sommes en train de parler d'hommes, d'êtres humains. On leurs a donné le nom de « migrants » car c'est plus clinquant, plus vendeur que dire « Réfugiés » qui fait plus pitié. On les a assimilé à des animaux en nommant la jungle de Calais pour ne pas entacher le pays avec le mot Bidonville. Pourtant ce sont des hommes des femmes des enfants qui ont fui les bombes pour atterrir dans le plus grand bidonville européen. Il est vrai que depuis des années nos dirigeants se sont renvoyés la patate chaude en laissant empirer la situation et à la veille d'une élection présidentielle ils décident d'agir à la va vite sans aucunes concertations. Si ce fait est tout à fait légitime pour exprimer une colère il ne justifie en rien de tels comportements. Il est de notre devoir de tendre la main sans jugement à tout être humain en danger en laissant de coté notre égoïsme et si nous en sommes pas capables nous en seront réduits à être de simples cafards. Je veux encore croire que les gens ayant financé un ovni-port pour accueillir des martiens, puissent avoir le courage de vouloir offrir un port à des naufragés. Sinon, je vous hais.

Affaire à suivre.