batelier_arcachon

 

Dans ma boite à mail il y a eu un message ou deux mots ont fait scintiller mes yeux.  J'aurais pu sur le champ danser un sirtaki endiablé sur une musique de Lous pignots. J'aurais pu m'arracher la chemise pour me frapper le torse tout en hurlant le cri de tarzan. J'aurais pu faire péter une bouteille de champagne dans le salon comme un vainqueur de formule 1 (Euh..enfin je ne crois pas) J'aurais pu mettre Overkill des Motorhead à fond sur la chaîne hifi en faisant un furieux air guitar (Je ne crois pas non plus). Non, je suis resté calme, béat et heureux. Puis je me suis imaginé , la seconde précise ou ces deux mots « SCOT annulé » se sont affichés sur les smartphones des oligarques arcachonnais pour aller clignoter dans leur cerveau comme un panneau EXIT lors d'un naufrage. Je rigolais avec moi même quand ma grande me fixait comme si j'étais un extraterrestre.

« Pourquoi tu ricanes comme ça ? me demanda t'elle.

Étant en quête d’émancipation ou on lâche peu à peu le père pour essayer de découvrir les premiers émois de la liberté, cette coquine de rebelle me donne bien du fil à retordre.

-Je t'aime ma fille

Elle haussa les épaules puis fit demi tour pour retourner à ses occupations

-Pfff n'importe quoi »

N'importe quoi, c'est bien le terme pour définir ce tel fiasco. Que de combats pour abattre les certitudes des élus et barons qui se sont entêtés à vouloir faire un territoire à leur image sur un fondement totalement illégal . Que de millions d'euros évaporés et que de temps perdu. Tout est à refaire de A à Z . Il va être intéressant de voir leurs réactions et les conséquences à cette annulation. Les médias locaux sont bien silencieux tant la beigne reçue a été violente. Je sens que je vais avoir de la substance pour écrire mes futurs billets. Déjà en 2013 j'avais dénoncé leur funeste dessein :

http://paterzan.canalblog.com/archives/2013/02/06/26351542.html

Le petit déboulait dans la pièce pour me demander du pognon pour aller acheter du pain. Je lui donnais 10 euros en lui disant de garder la monnaie. Malgré son grand étonnement il ne mettait pas longtemps pour déguerpir et monter sur son vélo. Il est trognon ce gosse.

Finalement j'étais dans un drôle d'état. Enfin la justice arrivait à montrer son visage à mes convictions confortant le bien fondé de mes pensées dans ces combats idéologiques comme une satisfaction qui enfume l'atmosphère. Et encore un grand bravo aux associations citoyennes qui ont contribuer corps et âmes à ce résultat.

Ma femme Isa se dorait la pilule sur la terrasse . Assise sur son transat elle dévorait son polar en savourant les ultra violets qui glissaient sur sa peau et la bise marine qui ondulait ses cheveux. A cette seconde précise, je la trouvais très belle...

 

Affaire à suivre.