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Je déteste le mois de novembre. Un mois de transition entre la fin de l'été indien et les premiers prémices de l'hiver qui me plonge dans une profonde mélancolie.  La première flambée de bois dans le poêle, la grêle qui cogne aux carreaux, les couleurs qui fanent, l'arc en ciel grignoté par la noirceur d'un nuage, les pousses tardives de cèpes, la machine à laver qui tombe en rade, le rapport du GIEC qui va faire pleurer Sammarcelli le maire de Lège Cap Ferret http://leclimatchange.fr/les-elements-scientifiques/  les fêtes de fin d'année qui pointent leur nez, l’infâme beaujolais nouveau qu'il va falloir goûter et puis cette maudite fête d'Halloween que je hais. Je refuse de participer à cette mascarade anglo saxonne qui ne nous concerne nullement au grand dam de mes gosses. Alors ma grande a trouvé la parade :

« - Papa je vais dormir chez Eva avec des copines pour fêter Halloween. Trop cool. Même sa mère se déguise. On va déchirer.

-Très bien, lui répondis je, tu lui enverras bien le bonjour. »

Sauf que mon petit ne voulait pas rester tout seul en rade et que lui aussi voulait participer au rituel à la tombée de la nuit. Il enfila un jean plus que troué et le sweat SWAG trop grand de sa sœur puis il se noircissait le tour des yeux et se fit un sourire diabolique avec le rouge à lèvres. En sortant de la salle de bains il ne ressemblait pas à grand chose :

«- je suis Mike le serial killer de la ville.

-Ouais, répondis je l'air septique, tu as intérêt d'être plus convaincant.

-Mais j'ai le truc qui va avec.

Il ouvrit son cartable pour extraire une parfaite réplique d'un Beretta 9 mn

-Avec ça je vais être dissuasif. T'inquiètes pas Pa, il est bidon.

-Oui heureusement, tu me rassures. Mais ne mange pas trop de bonbons, penses à ton appareil dentaire. Demandes donc du pognon à la place. plaisantais je.

-Ah très drôle. Me répondait il narquoisement avant de filer. »

J'ai entendu dire que certaines villes avaient interdit le déguisement du clown car des crétins remettaient les légendes urbaines au goût du jour. Pourtant, des clowns il y en a partout autour de nous. Il suffit d'ouvrir les yeux, d'imaginer un nez rouge sur la personne pour déterminer à quelle catégorie elle appartient. Si on prend François Hollande sous la pluie sur l'île de Sein qui a dit:

« -Je ne peux pas empêcher la pluie de tomber »

Certes, mais rien ne l'empêchait de faire son discours sous une tente. Voilà un homme qui est en train de devenir le président le plus minable de la cinquième république. Désormais le hollande bashing est en train de perforer sa carapace laissant sa crédibilité dégouliner le long de son costume. Alors, si on lui pose un nez rouge en lui faisant réciter ses anaphores, il devient un... clown triste.

« -Moi président je... Moi président je... »

Lui président ...finira Calimero.

Pour Pierre Gattaz le patron du MEDEF ce serait Pifpaf le clown qui prend des baffes à chaque bêtise qu'il dit. Ce monsieur cherche à revenir dans le passé, à l'époque de Zola. En janvier on lui donne 40 milliards pour  créer de l'emploi. En juillet on apprend que les actionnaires ont été augmentés de 30 % pour zéro embauche. En octobre Pifpaf  demande encore plus de fric, voudrait supprimer le SMIC, les 35 heures, les jours fériés et avoir le droit de licencier sans justificatif bafouant allègrement les lois sociales que nos anciens ont pu établir après de longues luttes. Si vous le voyez,mettez lui une grande beigne de ma part.

Chez certains, pas la peine d'y voir un nez rouge. Il suffit de regarder la tête de Balkany pour sourire puis de rigoler quand il parle :

« -Il n'y a pas de pauvres à Paris. Le virus Ebola est aux portes de la capitale. Je vis dans un modeste deux pièces à Levallois. »

Mais l'as des as, le king des bonimenteurs, le top chef culinaire politique aux casseroles d'or est sans contexte Sarkozy. Plus guignol que clown il suffit de faire trois tours à la clef dans son dos pour qu'il délivre un show très lucratif ou il  déglingue à tout va, tronçonne dans le lard, capable de vendre du sable à l’émir du Qatar et de faire casquer l'addition de ses dépenses aux groupies fanatiques de droite :

« -Hollande il est mal fagoté, il mange des frites, quand on fait un métier public, il faut faire attention. Valls il devrait porter des lunettes, il a le regard fuyant, il fait un peu illuminé. Marine Le Pen a des airs de déménageur, c'est une masse, elle fait hommasse, épaisse. A l'UMP, tous des cons. Xavier Bertrand ce bon à rien, ce petit assureur.C’est un médiocre, ce n’est pas la reconnaissance qui l’étouffe.Lui, ce sera pieds nus, avec des plaies ouvertes, dans les mines de sel.»( Propos tirés du livre Ca reste entre nous, hein?)

Le sarko tour sera bientôt dans toutes les villes.

Sur le bassin d'Arcachon nous avons aussi de beaux spécimens. Je laisse votre imagination trouver dans le lot, un clown blanc, un auguste et un contre pitre.

Petit indice pour le dernier, il a dit :

« Moi je veux être président du parc marin. »

Tous ces clowns que je viens de décrire ont tous un point commun. Ils sont devenus plus malèfiques que les personnages de Stephen King, que la poupée Chucky et que Kiri le clown.

Par contre, ne jamais oublier que la personne en face de vous, peut vous voir aussi avec un nez rouge.

Le petit rentrait plus tôt que prévu puis déposa son butin sur la table de la cuisine. Il avait pris mon vieux borsalino sûrement pour être plus effrayant. A l’intérieur du chapeau se trouvaient quelques fraises tagada , deux carambars, environ 350 euros en petites coupures et une carte bleue.

« - C'est la vieille folle au bout de la rue. Quand j'ai tendu le revolver elle a ouvert le placard de la cuisine pour retirer l'argent qui était dans une boite banania puis elle m'a jeté sa carte bleue avant de s'évanouir. » me disait il d'un air fier.

A cet instant précis, une voiture et un fourgon déboulaient dans la rue toute sirène hurlante.

bernache