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En regardant la une du Parisien magazine, je me demande si il faut en rire ou prendre cette image au sérieux. J’espère que Monsieur Montebourg s’est préparé à entendre les railleries qui vont fuser car il a donné de la matière. Il me semble qu’il devrait virer urgemment ses conseillers en communication. Le cliché est ringard et dénué de bons sens. C’est très bien de mouiller la chemise mais il faudrait mettre les mains dans le cambouis pour espérer sauver ce qui peut être sauvé. Certes, on ne pourra pas lui reprocher de n’avoir rien fait mais on pourrait lui dire qu’il n’a rien compris. La marinière lui va si bien.

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On pourrait demander à Olivier Laban un exercice du même style  pour sauver l’ostréiculture du bassin d’Arcachon.

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Ou alors lancer une campagne publicitaire de ce style:

Après avoir trempé dans la soude caustique de la Smurfitt, après avoir été irradié dans les eaux japonaises vos huitres de Noël illumineront tous vos convives.

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photo Stéphane Giner

 

Allez, mieux vaut appeler Superdupont et vite…

 

 

 

AD VITAM AETERNAM

Il n’est pas facile de parler de quelqu’un juste après sa mort. Pourtant, je vais vous parler de Robert Cazalet. Pas pour une oraison car il va en pleuvoir mais pour vous expliquer ma vérité sur cet homme.

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On lui doit la mise en place de l’oligarchie arcachonnaise et la plupart des élus du bassin en sont les fils spirituels. Avec son air bourru d’homme du terroir, il a su vite apprendre les ficelles pour monter en haut de l’échelle. Avec un portefeuille bien garni d’une belle fortune dans le BTP il a su construire un réseau relationnel pour mettre en place son pouvoir. Chaban Delmas, Claude Bez, Pasqua, Léotard. Très vite on l’a surnommé « l’empereur du bassin d’Arcachon » Effectivement il était plein d’humanité pour ceux qu’il aimait, pour ses proches, pour ses amis et ceux qui mangeaient dans sa main mais il était intransigeant, impitoyable avec ceux qui le contredisaient. Ses méthodes d’intimidation se rapprochaient du milieu corse n’hésitant pas à utiliser des menaces de mort. Les morts participaient aux élections et les amis parisiens votaient dans deux bureaux. Les appels d’offres pour la mairie n’existaient pas, étant d’office attribuées à son réseau oubliant allègrement les conflits d’intérêts. Sa mauvaise foi était légendaire et bien supérieur à celle de Jean François Copé. Internet n’existait pas encore et heureusement pour lui. Condamné petitement quand même par la justice, il s’en tirait par une pirouette grâce aux ténors du barreau de ses amis. Il a enseigné la méthode Bisouquette à Philippe Pérusat qui consiste a aller dans les maisons de retraite et les maisons de vieilles notables avec un joli bouquet de fleur à la main tout en bisouquant chaleureusement les mamies. Yves Foulon a été élu en partie grâce à cette méthode soufflée à l’oreille par le maire d’Andernos les bains. Quand je lis que Michel Sammarcelli écrit son respect et son admiration pour cet homme, je rigole doucement. Son respect, pourquoi pas mais son admiration, là j’en doute. Les deux hommes se détestaient ouvertement et l’empereur s’était même présenté contre lui faisant du coup même gagner l’élection à la gauche. Quand on lui demandait ce qu’il pensait de Sammarcelli, il répondait avec une petite lueur au coin de l’œil:

« -C’est un bon petit. »

D’un tel personnage, la signification du mot « petit » prend toute son ampleur en donnant une définition égale à lui-même.

Maintenant, Robert Cazalet peut reposer en paix.