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Encore un coup de poignard en pleine poitrine. Un des derniers « fleurons » d’Andernos les bains va bientôt disparaitre. Les souvenirs de jeunesse vont être emporter une nouvelle fois  comme une vulgaire feuille en automne. Le Modern Dégustation était un endroit hors du temps gardant la même configuration depuis sa création. Sur la facade on pouvait lire « Du producteur au consommateur, le meilleur des apéros, douze huitres et 1 petit blanc » C’était un endroit totalement désuet mais bourré de charme. Les proprios étaient inflexibles assurant le service avec une déconcertante tranquillité. Un frère et une sœur que l’on surnommait Ringo pour sa coupe de cheveux  et Dalida pour son strabisme évident. Leur mère était vautrée dans un fauteuil dans l’appart jouxtant le bar et elle regardait la télévision en jetant un œil de temps en temps sur ses rejetons. La carte des prix ne variait guère et il était de bon ton de venir s’arsouiller pour pas cher. Plus tard, après une nuit blanche j’aimais me poser à la terrasse pour déguster des huitres et le petit blanc qui va avec. C’est le meilleur remède pour se refaire une santé après une nuit d’excès. Je lisais tranquillement le journal en matant la déambulation des passants matinaux et m’attardait sur deux jeunes inconnues qui buvaient un café au fond du bar. Puis Dalida et la mère sont parties laissant seul Ringo pour continuer à faire tourner la boutique. Ce dernier continua à faire ronronner le Modern jusqu’à l’obtention nécessaire de ses annuités puis la pression d’un promoteur accompagné de quelques bons milliers d’euros mettra un peu de beurre dans sa retraite.
C’est dans un long courrier qui me ramenait que j’ai vu la chute du mur de Berlin et quand je suis arrivé, une pelleteuse faisait tombé la façade de l’ancien casino de la jetée. Alors quand le bulldozer fracassera le Modern, je garderais en mémoire le sourire d’une des inconnues que je matais car elle est devenue ma femme puis mes souvenirs seront emportés par la poussière.

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La palme d’or du plus gros fumier du moment revient sans problèmes à Jean Claude Trichet le futur retraité de la BCE (banque centrale européenne). Avec un salaire de 350 000 euros en tant que président, il va pouvoir couler des jours heureux. Ce monsieur est la plus belle trichet2des marionnettes mise en place par la finance. Dans les années 1990 Il pantouflait peinard au Crédit Lyonnais entrainant la quasi faillite de cette banque par de faux bilans qui aura pour effet d’être rembourser par le contribuable français. Mais comme par magie, il sera blanchi par le juge Courroye (tiens,tiens)pour qu’il puisse diriger la future banque européenne. Il devra simplement suivre la ligne de conduite que le système lui ordonnera. C’est-à-dire, en synthétisant, on prête au banque sans regarder et on demande aux états membres de fermer les robinets au peuple  en prétextant la stabilité de l’inflation pour ne pas que les prix augmentent. Je ne suis pas économiste mais il suffit de se renseigner pour admettre que c’est de la foutaise à l’état pur et pour la succession de ce monsieur, ils vont mettre un italien Mario Draghi. Ce dernier est bien connu dans le milieu. Il a travaillé pour Goldman Sachs en tant que superviseur de l’escroquerie du gouvernement Grecque. Ce monsieur nie publiquement les faits alors que les clauses de son travail sont explicitement écrites noir sur blanc par son ancien employeur. Même Angela Merkel a fait la grimace pendant longtemps avant de céder. Ainsi la pompe à fric peut continuer à tourner à plein régime et le peuple va devoir de plus en plus se serrer la ceinture à cause… à cause?!… de l’inflation bien sûr..

 

 


PS: Benoit Bartherotte a été relaxé. Voir papier précedent.

http://www.sudouest.fr/2011/10/18/les-injures-n-etant-pas-etablies-benoit-bartherotte-est-relaxe-529341-2780.php